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samedi 31 décembre 2011

Julien Ribot, le Frenchie qui ose toucher à la langue de Shakespeare avec "Songs for Coco"



                                            17 décembre 2011, Julien Ribot autoportrait, Place verte
Julien Ribot n’a pas vraiment le profil de l’artiste au vu de son baccalauréat : un bac C obtenu avec une moyenne de 16 en maths et ce, avec un an d’avance. Et pourtant c’est pendant sa jeunesse qu’il fait des rencontres déterminantes. Elles l’ont amené à être diplômé en 1995 de l’Ecole supérieure d’arts graphiques Penninghen et à sortir le 23 janvier 2012, son quatrième disque, l’EP « Songs for Coco », dédié à sa fille.
Julien n’a pas 10 ans quand il commence les cours de piano, très vite il se met à composer des mélodies. Difficile d’analyser cette aptitude, le chanteur avance diverses possibilités : une « vie antérieure », « bébé est-ce que j’ai entendu des chansons à la radio ? », le diamant de la platine vinyle de ses parents qui, enfant, le fascinait.
En 3ème, il se trouve un ami qui dessine sur les tables au fond de la classe et caricature les professeurs. Même en étant un très bon élève, « j’étais toujours copain avec les « nerds », les gens bizarres ». Rapidement les deux garçons commencent à sécher les cours pour écouter The Velvet Underground, The Doors, Miles Davis. Julien se désintéresse alors des maths et veut intégrer une école de dessin. Il part  s’installer à Paris à l’âge de 17 ans. En 1995 il est diplômé et commence sa carrière d’illustrateur.
Une autre rencontre lui permet d’avancer dans ses projets musicaux, celle avec Kahimie Karie, une chanteuse japonaise proche de Philippe Katerine. Elle aime sa musique et lui demande de composer pour elle, Julien s’exécute. Il commence à côtoyer le monde de la musique professionnelle. De 2001 à 2008, il sort trois albums (Hôtel Bocchi, La métamorphose de Caspar Dix, Vega) mais reste déçu par l’attitude de sa maison de disque de l’époque, pas assez impliquée dans le développement de son image. De 2008 à 2011, Julien gagne sa vie en créant des musiques pour des publicités, en exposant ses dessins, il écrit des nouvelles pour la revue littéraire Bordel créée en 2003 par Frédéric Beigbeder et Stéphane Million, fait ses propres films d’animation. L’artiste touche à tout.
« Songs for coco » un voyage auprès de sa muse 
La prochaine étape dans la carrière de Julien Ribot reste devant lui, avec la sortie de « Songs for Coco » le 23 janvier 2012. A 38 ans, avec ce quatrième opus il manie avec habileté la langue anglaise, « exactement ce qu’il ne faut pas faire en ce moment » souligne le chanteur amusé de défier les maisons de disques frileuses quant à l’idée de signer un artiste français avec des chansons en anglais. « Avec l’anglais tu peux aborder des thèmes plus intellectuels sans que cela ne paraisse pédant ou des choses très simples sans que cela ne paraisse bête ».
Dans ce voyage et avec des rythmes pop entrainants, Julien accompagne ses auditeurs auprès de sa muse Annabelle, leur raconte des histoires d’amour en les plongeant dans le monde de l’art contemporain avec « Cyclop », une référence à la l’œuvre du Suisse Jean Tinguely et de sa femme Niki de Saint Phalle. Il fait preuve de fortes connaissances musicales lorsqu’il fait référence à Moondog, le muscien américain, inventeur de nombreux instruments.
« Je suis conscient que je ne rentre pas dans le cadre d’une musique commerciale et je n’ai d’ailleurs pas comme ambition de vendre des millions de disques ». Il n’est donc pas toujours facile de monter financièrement des projets, c’est pourquoi son prochain clip « Love » est cofinancé par des internautes via le site internet Kisskissbankbank. Le chanteur se donne les moyens de réussir puisqu’une célèbre jeune actrice  - dont le nom ne peut pas encore être révélé - figurera dans ce clip.
2012, reste encore en chantiers puisque Julien aimerait trouver une maison de disque et avoir du temps pour ses très nombreux projets. Une chose demeure acquise lorsque l’on écoute son message vocal où sa fille déclare amusée «Bonjour vous êtes bien sur le répondeur du célèbre chanteur Julien Ribot », sa première fane reste conquise !

 Les liens web vers Julien Ribot

lundi 5 décembre 2011

François & the Atlas Mountains à la conquête de l'hexagone et même plus si affinités


François, Robert et Amaury, trois membres de François & the Atlas Mountains les 27 & 28 novembre

Révélation du Printemps de Bourges, "jeunes talents" de Rock en Seine 2011, en première partie d’Anna Calvi, le groupe François & The Atlas Mountains a de beaux jours devant lui.
« Indie pop » pour les uns, « alternative folk » pour les autres il est difficile de se mettre d’accord pour définir le genre musical de François & The Atlas Mountains et pour cause, le groupe reste en constante évolution.
Leader français du groupe, François est parti pendant 7 ans puiser son inspiration à Bristol en Angleterre, « une ville où je savais que je serai entouré par la musique » souligne le chanteur. Tout commence alors qu’il est bénévole au Cube cinéma, « un vivier d’artistes », il y rencontre le violoniste et le joueur de harpe présents sur son premier album. «J’ai emprunté un enregistreur quatre pistes, j’ai fait le tour des vides grenier pour trouver un clavier, en jouet ». L’artiste se fait la main et auto-produit ainsi trois albums jusqu’en 2008 où il rentre en France, pour se remettre en question. « A force d’être en tournées, j’ai perdu mon travail d’assistant de français.  La Grande Bretagne a un mode de vie particulier, le travail et l’argent finissent par prendre le dessus ».
Plaines inondables sort en 2009, François s’y entoure d’une formation symphonique du pays basque, « Unkle Jelly Fish ». Le chanteur se rappelle avec plaisir que pour la première fois un de ses albums bénéficie  « d’une vraie distribution ». 2010 marque un tournant, le groupe effectue assez de concerts pour pouvoir vivre modestement de sa musique. « Beaucoup d’artistes ont eu un rythme de vie qu’ils n’auraient pas dû avoir dans les année 1990. Aujourd’hui j’aspire à un niveau de vie de l’ordre de la décence : pouvoir m’acheter à manger, payer mon loyer et acheter du matériel pour ma musique » plaide le chanteur au nom du groupe.
François & The Atlas Mountains, un groupe dont le chiffre reste indéfini
Mais qui sont François & The Atlas Mountains ? La réponse demeure floue puisque le groupe est extensible en fonction des amis qui viennent apporter leur contribution plus ou moins longtemps. Le dernier opus  « E Volo Love », sorti en France le 3 octobre 2011, s’est doté de la participation d’Amaury Ranger, «un musicien hors pair qui a un goût affirmé pour le groove » et qui permet au groupe de « s’orienter vers une musique universelle » ; Robert Hunter le batteur, lui, apporte des influences pop.
François constate mystérieusement que le titre de l'album « E Volo Love », palindrome signifiant « Et je vole mon amour », résonne comme « une formule magique ». Le titre laisse donc planer un certain mystère autour de l'album aux accents pop et où il faut se plonger pour se laisser immerger par le style du groupe. Le son de François semble se bonifier avec le temps, même si le chanteur de 29 ans constate qu’au contraire, lui, perd du plaisir avec l’âge: « J’ai fait le tour de beaucoup  de procédés de création, rencontré de nombreux musiciens, je m’émerveille moins qu’à mes débuts ». Pourtant lorsque François évoque la chance de pouvoir un jour arriver à amener son groupe sur la scène de l'Olympia, il semble aussi enjoué qu’un enfant. 
Piscine live par François & The Atlas Mountains

François & The Atlas Mountains sur scène:
December 9th: FR Le Camij, Niort
December 15th: FR Le Cargö, Caen
December 16th:FR Le temps Machine, Tours
January 12th: Eurosonic, Nederland
January 18th: FR Nantes, Bis fest
January 22nd: UK Celtic Connections, Scotland
January 25th: UK Slaughtered Lamb, London
January 26th: Uk Brighton
January 27th: Uk Bristol, MotorcycleShowroom
January 28th: Uk Gateshead
Feb 1st: UK Reading
Feb 2nd : Uk Shepheard's Bush Empire, London
Fev 13 : Paris Café De La Danse

lundi 21 novembre 2011

MELTONES : « On savait qu’il avait travaillé avec le groupe PHOENIX»


                                                     3 Meltones sur 4 au Gymnase, autoportrait le mardi 15 novembre
The Kooks, Phoenix, de prestigieux noms de groupes affluent pour comparer Meltones, le groupe pop-rock français âgé de 20 à 22 ans. Le début de carrière des quatre garçons ressemble à un scénario hollywoodien.
Daniel, Etienne, Pierre et Thomas se rencontrent au collège et se lient d’amitié grâce à des passions communes : le skateboard et la musique. En 4ème, ils fondent un groupe, pas toujours pris au sérieux puisqu’en « balance » ils étaient surnommés « les petits lapins ». Eux mêmes aujourd’hui reconnaissent certaines faiblesses aux prestations de l’époque.
Du « home made studio » à la signature chez My Major Company
Au lycée, le groupe commence à composer leurs propres titres. Aidée par une copine de classe, Margaux, la bande fait des tremplins et là « c’est l’éclate, on s’est rendu compte que la scène c’est jouissif ». Meltones trouve son style « pop rock tropical », traduction : « de la pop anglaise, des années 70 et d’aujourd’hui ». Margaux leur trouve des dates et même un studio pour faire une première maquette alors qu’ils n’ont que 16, ans pour le plus jeune. Bilan : « ce premier essai studio nous a beaucoup appris ». « Après cette expérience, on a commencé à composer des chansons qui nous représentaient plus  mais cette fois dans un studio aménagé chez nous». Margaux a joué un rôle déterminant dans la suite de leur carrière, puisqu’en Terminal sans en parler aux garçons la jeune fille envoie des chansons signées Meltones à My Major Company, le label communautaire qui permet à des internautes de financer des projets musicaux. Alors qu’Etienne est en vacances à l’étranger, il reçoit un coup de téléphone du co-fondateur de My Major Company, Michaël Goldman, sans comprendre le lien de parenté avec le chanteur, et apprend que le projet de Meltones est retenu. En mai 2008, Daniel Ventura, Etienne Lunzo, Pierre Duval et Thomas Valencelle signent leur premier contrat musical. Les dés sont lancés mais l’avenir reste incertain puisqu’il faut attendre 8 mois pour que Meltones récoltent 700 000 euros via  les dons des 923 internautes contributeurs et puissent donc avoir l’opportunité d’enregistrer avec un matériel de professionnels.
52 jours d’immersion en studio
Le groupe est entouré par deux pointures : Phillipe Zdar connu pour avoir travaillé avec Phoenix - ce qui n’a pourtant pas mis de pression particulière au groupe - supervisait le projet et Florent Livet, constamment en studio. Durant ces 52 jours d’enregistrement, la collaboration est riche en apprentissages : « Ils nous ont appris à enregistrer correctement », « on a revu nos méthodes de travail, notre façon de penser la musique, à réfléchir à la musique en terme de tensions, de relâchement. Maintenant on reconnaît un son ». « Philippe nous a montré qu’il ne faut pas avoir peur d’aller loin dans son idée ».
Pierre a écrit en anglais les textes des 11 chansons de l’album « Nearly Colored » sorti le 6 juin, le passage à l’âge adulte et ses interrogations y sont relatées. Difficile encore pour le groupe d’arriver à gagner sa vie en jouant mais leur musique les a déjà emmenés au-delà des frontières françaises : à Glasgow et Lausanne par exemple. Le futur reste flou, le plan B : « arriver à bien jouer en live ».
Leur musique pop est entrainante et ramène dans les contrées anglaises explorées par The Kooks, le jeune âge des quatre français n’a pas pollué le niveau musical de l’album. Espérons qu’ils sachent aussi bien s’entourer au moment de produire le deuxième opus. Mais le groupe vit au jour le jour, aujourd’hui, ils se préparent pour leur scène de demain, à la Maroquinerie.
                              Meltones Don't Stop Breathing

MELTONES sur scène
22/11/2011
LA MAROQUINERIE (Paris)


23/11/2011
Club Laiterie (Strasbourg)


25/11/2011
Arcade (Notre Dame de Gravenchon)


26/11/2011
Le Rack' Am (Bretigny sur Orge)

01/12/2011
Bars en Trans (Rennes)


02/12/2011
Le Florida (Agen)


10/12/2011
La Luciole (Herblay)


Metlones sur Facebook




dimanche 6 novembre 2011

Sydney Valette, le clubber philosophe qui aimerait que tous les jours soient dimanche

 Sydney Valette, chez Jeannette, rue du Faubourg Saint-Denis, mardi 1er novembre

Le jour de notre rencontre, Sydney Valette ne s'est pas fait remarquer par sa ponctualité. Mais lorsqu'on discute avec l'artiste on le pardonne et comprend vite son style: ne pas s'imposer de contrainte et surtout pas dans son langage.

Une question l'ennuie ou "l'emmerde" (dixit Sydney), il sort son ordinateur pour nous lire un texte qui perd l'auditeur sur un bateau où "tout le monde et aux anges" mais qui "coule quelques secondes après le départ". Bilan de l'histoire on ne saura pas comment il est arrivé à faire ses armes dans la musique électro. Au détour d'une question, il lâchera tout de même qu'il a découvert l'électro grâce à un logiciel donné par un colocataire, il a tout de suite ressenti "une sorte de synergie". "Je passais des heures et des heures à travailler sur ce logiciel tandis que le reste m'ennuyait. C'est bon signe."

Le chanteur a eu raison de persévérer puisqu'il se fait remarquer par le label De Bonton grâce à sa page Myspace. A cette époque, le garçon n'est pas novice. Il a reçu une éducation à la musique classique en faisant ses premières gammes au piano, des bases qui lui servent dans les structures et arrangements de ses actuels morceaux. En parallèle à ses études de philosophie puis d'art, l'étudiant se professionnalise dans la musique. Faut-il comprendre qu'il devient un grand clubber ? Certainement.

Peurs viscérales: "une grosse blague"
De sa démarche musicale ressort son côté philosophe: "Je fonctionne à l'absurde et à la tautologie". Un concept que l'on comprend à l'écoute de "Plutôt mourir que crever", son premier album, sorti le 28 septembre."Cet album a des connotations violentes et teintées d'espoir". "Il est très personnel voire même un peu trop, le prochain sera moins introspectif".
Il décrit la chanson "peurs viscérales" comme "une grosse blague" qu'il associe à "une histoire mélodramatique, une régression infantile, une fuite en avant, une explosion de joie". Difficile en l'écoutant de ne pas faire un rapprochement avec son homologue Philippe Katherine pour son côté décalé.  La comparaison est vite balayée: "Philippe Katerine me fait beaucoup rire, nous avons des voix qui se ressemblent et se confondent mais nous n'avons pas la même démarche à la fois dans la teneur de nos textes et leurs accompagnements musicaux".

Au final, l'album est un clin d'œil à son enfance, au jeune homme qui a quitté Bordeaux pour Paris, une ville comparée "à une machine à désirs énorme qui peut vous bouffer si vous ne vous fixez pas de limites". Au détour de certaines chansons, Sydney nous perd parfois mais il arrive à rallier tout le monde lorsqu'il compare le dimanche à "un trésor, que le lundi viendra corrompre". Les fans de low-fi techno pop adoreront.

                                     

                                                       Sydney Valette "Dimanche"


Sydney Valette
http://www.facebook.com/svalette 

Sydney Valette sur scène
18 novembre à Glazart
20 décembre à l'International




jeudi 29 septembre 2011

La phrase du mois par Miles Davis

“I never thought that the music called "jazz" was ever meant to reach just a small group of people, or become a museum thing locked under glass like all other dead things that were once considered artistic.” - Miles DAVIS

mardi 20 septembre 2011

Nothing but...David Guetta


Samedi dernier, David Guetta a investi le Grand Rex pour présenter en avant première mondiale son film "Nothing But the Beat"produit par la boisson énergétique Burn. L'excellente organisation de la soirée a permis de mieux digérer le film...

David Guetta sait accueillir ses invités: tapis rouge, sucettes à l'effigie de la soirée, hôtesses aux couleurs de Burn, une salle VIP remplie d'alcool et de nourriture fine, discours de remerciement du DJ, lui-même, à la fin de la projection.
Dans la salle de cinéma, arrivé à son siège, l'invité VIP trouve un sac rempli de cadeaux (la compilation de David Guetta, un T-Shirt F*** Me I'm Famous, une canette Burn, un lipstick, un porte clef). Certains se payent même le luxe d'aller fouiller dans les sacs des retardataires pour trouver un T-shirt à sa taille ou d'une autre couleur !

Arrivée l'heure du film, le son de cloche est différent.
Certes on apprend comment le DJ est arrivé, avec un dur labeur, à se construire une renommée mondiale, à influencer plusieurs générations et surtout à ouvrir la voie aux autres DJ.
Seul problème, on tourne en rond tout au long du documentaire. Will I Am ne fait que répéter ou paraphraser ce que dit son collègue Snoop Doog. Katy Guetta, qui a joué un rôle fondamental dans la carrière de son mari, n'est pas à son avantage dans ce film où on a plutôt envie de sourire en l'écoutant parler anglais. Malgré la super production, le documentaire n'arrive pas au niveau de l'Envoyé Spécial de 2010 sur David Guetta. Oui, on attendait plus du DJ qui transforme tout ce qu'il touche en tubes interplanétaires.

mardi 30 août 2011

AVA fait ses premiers pas au cinéma en musique

Jérémy et Dimitri, jeudi 25 août 2011, Square Jean XXIII, Paris

Le duo français AVA aurait pu ne jamais voir le jour si un soir de décembre 2010, Dimitri et Jérémy n'avaient pas été forcés à se parler. Jusque là, les deux musiciens se rencontraient en soirées via des amis en commun mais préféraient s'éviter. Pour Dimitri, "Jérémy avait une tête de con". "Et puis, un soir, on s'est retrouvé face à face et on a été obligé de discuter". Les aprioris se lèvent en découvrant le travail de l'autre, Dimitri décide d'envoyer une composition à Jérémy. Le lendemain le chanteur y aura apposé sa voix avec un texte en français. "Ca m'a hyper bluffé", confie aujourd'hui le compositeur. AVA vient de naître.

Un mois à peine après cette rencontre, les deux musiciens croisent le réalisateur Gérald Hustache-Mathieu. Il recherche des musiques pour la BO de son nouveau film, Poupoupidou, avec Jean-Paul Rouve. Dimitri et Jérémy lui font des propositions, au final cinq titres sont retenus. Le duo doit alors rapidement trouver un nom de groupe. AVA sera un clin d’œil à l'actrice américaine, Ava Gardner. "En cherchant un nom, on est tombé un peu par hasard sur cette icône féminine du cinéma, ce nom nous correspondait parfaitement, Jérémy ayant une voix un peu féminine et ce film propulsant notre carrière". "Si on extrapole, les deux "A" c'est nous et le "V" reste le symbole de la féminité".


Du cinéma à leurs racines pop-rock
Ces cinq titres sur la BO de Poupoupidou ne révèlent pas complètement l'atmosphère du prochain album du groupe. "On a dû se mettre au service de Gérald, on a eu la chance de voir les différentes étapes de construction du film" mais "pour notre prochain album on n'oublie pas nos racines pop-rock". "L'album sera très mélancolique, non pas que nous soyons des garçons tristes mais certaines musiques sont "badantes", un titre s'appelle même "Dépressif anonyme".
Dans ce projet, le duo souhaite mettre la musique en avant. "On a eu le temps d'expérimenter différents styles de musiques à travers nos groupes, de métal pour Dimitri et de pop pour Jérémy. Leur expérience réciproque leur permettra, sans doute de produire un projet abouti. En effet Dimitri fait de la musique depuis l'âge de 5 ans avec un passage imposé par ses parents au Conservatoire, Jérémy, lui, est un autodidacte et ravi d'apprendre de nouveaux accords grâce à l'expérience de son aîné.
Aujourd'hui, leur objectif reste de vivre de leur musique et surtout de la transmettre à un public: "notre vie est occupée par la musique, dès qu'on a une idée, on l'enregistre sur notre téléphone portable. Il faut y croire, le but n'est pas de rouler en Rolls Royce demain"."Pour le moment, notre stratégie consiste à se montrer disponible pour se produire sur scène."
L'album sortira en 2012 mais tout pourrait s’accélérer si un label signait le duo.






AVA sur scène:
- 12 septembre, La loge, à Paris
- 17 septembre, à la FNAC de Vélizy
- 23 septembre, au Bus Palladium, à Paris
- 21 octobre au Sentier des Halles, à Paris

lundi 22 août 2011

Nadeah présente son premier album lors d'un concert sauvage !


Nadeah - la première chanteuse interviewée sur ce blog - recèle d'idées pour se faire connaître.
Et pour cause, jeudi 25 août, à 19h30, elle organise un concert sauvage (c'est-à-dire gratuit) au kiosque du Square Jean XXIII (Quai de l'Archevêché, rue du Cloître Notre-Dame, Métro: Cité). Elle dévoilera en exclusivité des titres de son prochain album, Venus Gets Even, dont la sortie est prévue le 19 septembre.

Bonus de la soirée, la jeune australienne viendra accompagnée de RedEye et d'AVA.

mercredi 3 août 2011

Red Eye, un oeil nouveau sur la folk française

                                                    Self made photo by Red Eye le 31 juillet chez Ginette, Montmartre

Guillaume Fresneau demeure l'exemple typique de l'artiste touche à tout. Chant, musique, photographie, graphisme, un peu de réalisation, rien ne lui résiste. Son domaine de prédilection reste la musique.

Sa première rencontre avec la musique, Guillaume la décrit comme "ratée". Enfant, alors qu'il vit au Texas, le franco-américain fait ses gammes à la guitare. L'exercice n'est pas aussi facile qu'il le pensait. Il lâchera rapidement l'instrument.
Puis à l'adolescence, alors qu'il est rentré dans sa Bretagne natale, Guillaume donne une seconde chance à la musique avec "une envie plus affirmée". Même s'il ne s'en rend pas encore compte, il écrit les premières notes d'une longue histoire.

"Les bonnes rencontres au bon moment"
"La musique c'est d'abord une passion puis des rencontres" préfère souligner Guillaume. A 18 ans, Armel Talarmain a croisé sa route et ils ne se sont plus quittés puisqu'en parallèle à leurs études ils ont formé ensemble le groupe Dahlia qui compte déjà trois albums à sa discographie et ne souhaite pas s'arrêter en si bon chemin. Mais poussé pour sa curiosité, Guillaume est en train d'expérimenter les joies de la carrière solo avec Red Eye.

"Dahlia, c'est un groupe alors on échange, tout le monde donne son avis sur tout. Avec Red Eye, j'ai eu envie d'explorer un nouveau territoire seul." Le chanteur folk lance ainsi sa carrière solo avec des textes en anglais, un clin d’œil à sa double nationalité, et sort "This is Red Eye" en 2008 puis "Run Away" en 2009. Il réitère l'aventure, cette année, avec un EP "Be the one", sorti le 14 février. La voix chaude du chanteur vous transporte dans des contrées américaines, celles du monde de la folk. Lorsque l'on discute avec Guillaume, on a même du mal à croire que cette voix quelque peu timide puisse avoir autant de puissance sur scène. L'artiste avoue ainsi avoir conscience de prendre de plus grands risques en solo qu'avec son groupe : "Seul, j'ai davantage de responsabilités, je ne peux pas me cacher derrière une image, si les chansons déplaisent, je suis le seul responsable". Le chanteur essaye alors de se construire une carapace en guise de marketing, il évite au maximum de montrer son visage: "Je préfère que le public découvre d'abord ma musique. Le fait de mettre des visages en avant, ça fait très chanson française. En Angleterre, il y a beaucoup de paysages sur les pochettes d'album"et cela fonctionne très bien.

Un album "do it yourself"
"Be the one" est un album que les Anglais pourraient décrire comme "do it yourself" (bricolé à la main). La pochette de l'album a d'ailleurs été photographiée par le chanteur. "J'aime beaucoup cette démarche, ne rien avoir à attendre de ton label et construire toi même ton album".

Entre la France et les Etats-Unis le cœur du chanteur oscille :Avignon, Bordeaux, Paris, Rennes, Los Angeles, San Francisco, la liste des salles de concert où il est passé s'allonge. Aux Etats-Unis, il est attendu comme le "frenchie" mais la surprise est grande lorsqu'il commence à chanter... en anglais ! Malgré sa certaine popularité, Guillaume reste très lucide et reconnait que le système français permet aux artistes comme lui - non reconnu à tous les coins de rues - d'arriver à vivre de la musique, ce qui n'est pas le cas aux Etats-Unis.

Certains comparent le chanteur avec Elliott Smith ou Jeff Buckley, Guillaume est presque gêné d'être assimilé à deux artistes autant "glorifiés après leur mort". Amy Winehouse est d'ailleurs la dernière en date à ajouter sur cette liste. Guillaume analyse finement la carrière de la chanteuse: "Elle était un personnage attachant, c'est d'ailleurs son côté sombre qui la rendu sympathique".  "A la différence de ce que j'essaye de faire, elle a repris un concept et n'a pas cherché à en lancer un mais à l'écoute de sa première chanson, j'ai tout de suite accroché". Nous aussi on a tout de suite accroché à l'écoute de ton dernier EP.

                                                         Red Eye "Be the one"


Red Eye


Sa playlist de l'été

- The head and the heart
- Lost in my mind
- The horrors
- Cults
- La session acoustique sur le site internet d'Iron and Wine

Où voir Red Eye sur scène ?
-





vendredi 29 juillet 2011

A la découverte du théâtre interactif avec Dernier coup de ciseaux de Sébastien Azzopardi


"Dernier coup de ciseaux" nous fait plonger dans le théâtre interactif. Le spectateur devient acteur et les acteurs se fient tous les soirs aux recherches effectuées par le public. Les amateurs de Cluedo géant seront comblés. Standing ovation pour Romain Canard.



jeudi 21 juillet 2011

Fnac Festival



Demain, samedi et dimanche on file écouter de la musique live (et gratuite) sur la place de l'hôtel de ville de Paris !

 Jeudi 21 Juillet 2011 // 18h00-23h

" PARIS CAPITALE DU MONDE " :
- 18h15 : Antoine LéonPaul (découverte)
- 18h50 : Nadeah
- 19h35 : Mamani Keita
- 20h20 : Asaf Avidan & The Mojos
- 21h05 : Moriarty
- 22h00 : Aaron

Vendredi 22 juillet 2011 // 19h00-Minuit

" PARIS ELECTROCITE " :
- 19h10 : Owlle (découverte)
- 19h45 : Loane
- 20h30 : Nasser
- 21h15 : Chilly Gonzales
- 22h00 : Cascadeur
- 23h00 : Christophe

Samedi 23 Juillet 2011 // 18h30-23h

"PARIS REBELLES" :
- 18h30 : Luce (découverte)
- 19h00 : Lisa Portelli
- 19h45 : Oh La La
- 20h30 : Zaza Fournier
- 21h20 : Brigitte
- 22h15 : Mademoiselle K

Dimanche 24 juillet 2011 // 18h00-23h

" PARIS ROCK(S) " :
- 18h10 : Da Brasilians ( Découverte)
- 18h45 : Bertrand Belin
- 19h30 : Mokaiesh
- 20h15 : Selah Sue
- 21h00 : Florent Marchet
- 22h00 : Catherine Ringer


Hôtel de ville de Paris
5 rue Lobau
75004 Paris

Accès
Bus : 67, 69, 76, 96
Métro : Ligne 1 - Hôtel de Ville
Ligne 11 - Hôtel de Ville

Patrick Dethlefs est tombé dans la musique folk quand il était petit

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A 21 ans, Patrick Dethlefs est l'artiste prometteur du monde de la folk musique. A son palmarès, il peut déjà inscrire le prix du meilleur compositeur décroché à l’âge de 18 ans. Son parcours ne se trace pas en une ligne droite mais Patrick semble déterminé à essayer de vivre de sa musique. Cet été, c’est chez lui, dans le Colorado qu’il se produit. Interview avec un jeune compositeur qui pourrait  imposer son style et faire la différence dans l’industrie musicale.
1. Quels sont vos premiers souvenirs en lien avec la musique ?
Mes souvenirs les plus marquants me ramènent chez moi lorsque je trouvais mon père en train de chanter, de jouer de la guitare. Je ne pense pas que l’on soit une famille de mélomanes mais mon père me soutenait lorsque je jouais et me faisait écouter de la bonne musique. La musique c’est quelque chose qui nous obnubilait tous les deux.
2. À seulement 21 ans, vous avez déjà enregistré votre premier album. Quelle opportunité vous a permis de sortir cet album ?
L’album est né du désir d’enregistrer avec des amis des chansons que je n’avais encore jamais enregistrées. J’ai arrêté la fac après un semestre, j’ai alors ressenti le besoin de trouver un projet qui m’occuperait et cet album était ce qu’il me fallait.
3. Certaines chansons de l’album Stays the same ont été écrites lorsque vous aviez 15 ans. Est-ce qu’à l’école vous étiez perçu comme l’artiste de la classe ?
Au lycée, on se moquait un peu de moi, j’ai donc fini par changer d’école, une super école où je ne pense pas qu’on me percevait comme à part. J’ai eu des moments dincertitude, des moments où j’étais un peu perdu mais la musique m’a toujours entouré durant ces périodes.
4. Quel jugement portez-vous aujourd'hui sur ces chansons écrites à 15 ans ?
J’adore les chansons de l’album et je suis heureux de les avoir écrites maintenant je me concentre sur les prochaines à écrire.
 5. Vous avez reçu la récompense du meilleur jeune compositeur. Est-ce que cela ouvre des portes ?
J’ai reçu cette récompense à l’âge de 18 ans, la cérémonie se déroulait dans une salle appelée Swallow Hill Music, c’est un excellent endroit pour jouer et on y rencontre une grande communauté de musiciens. Je pense que gagner cette récompense était un bon début pour continuer de travailler en lien avec Swallow Hill. Grâce à cela peut-être que quelques personnes supplémentaires me connaissent, globalement c’est positif de l’inscrire sur son curriculum vitae.
 6. Pour votre 21ème anniversaire, vous avez enregistré des chansons pour la Daytrotter session (ndt : Daytrotter est un site internet diffusant chaque semaine des chansons enregistrées par des artistes aux influences diverses), comment cela est-il arrivé ?
En fait on a enregistré la session un ou deux mois avant mon anniversaire, c’est moi qui ait demandé à l’équipe de mettre la session en ligne le jour de mes 21 ans, c’était le jour idéal. J’avais discuté des gens de Daytrotter pour fixer une date d’enregistrement, le studio étant à Rock Island (Illinois), j’ai profité d’un voyage vers le Kentucky pour m’y arrêter. Je me suis bien amusé dans le studio, tout s’est déroulé assez facilement. On a installé quelques microphones, je me suis assis au milieu, j’ai fait la liste de mes chansons et puis tout a été enregistré en une seule prise. J’ai adoré l’atmosphère qui se dégageait de ce studio, il est rempli d'un veil équipement analogique. Tout est enregistré directement sur des cassettes puis transféré vers un ordinateur. Et puis l’équipe est formidable.
 7. Est-ce qu’il est facile de gagner sa vie en jouant de la musique ? Est-ce ton métier ou un loisir ?
Vivre de sa musique demande beaucoup de travail et j’y travaille depuis un moment maintenant et pendant encore quelque temps. Dernièrement cela est devenu mon travail principal même si j’accepte des petits boulots, j’aide des amis. En ce moment, j’ai l’impression d’être au début de ma carrière musicale. J’apprends beaucoup et tout at l’air d'aller dans la bonne direction. Ces dernières années des choses géniales sont arrivées, j’espère que cela va continuer.
8. Comment vois-tu l’avenir de l’industrie musicale ? Les réseaux sociaux vont-ils prendre une place proéminente dans la vie des artistes ?
J’ai du pain sur la planche pour y arriver dans la musique. J’aimerais faire davantage de tournées, un projet d’autant plus facilement réalisable que je suis jeune et très enthousiaste quant à l’idée de faire voyager ma musique. J’ai l’habitude d’utiliser les réseaux sociaux et cela peut-être très utile lorsque je fais de longues coupures. Concernant les CD, mon prochain album sera diffusé en compact disc et en vinyle également. Personnellement, je préfère avoir un produit entre les mains, pour moi cela a plus de valeur d’où l’importance d’un packaging de qualité. Si j’aime les compact discs, je suppose que c'est également le cas d’autres personnes mais pour ceux qui préfèrent le produit sous sa forme MP3, mon prochain album respectera également ce critère.
9. Quels sont tes projets pour l’été ?
Cet été, je jouerai près de chez moi et je vais travailler sur de nouvelles chansons. En novembre, je commencerai à enregistrer le nouvel album. 

10- Qui me recommandez-vous d’écouter (un seul nom) ?
Nathaniel Rateliff, il est génial.

11- Que puis-je te souhaiter pour la suite ?
 Hum….Peut-être de la chance et de plus en plus de gens qui écoutent ma musique.







L'interview en VO // English version of the interview

1- You're only 21 years old and you have already recorded an album realeased last year.
How did everything started with music ? How did you manage to record an album?
My Dad played the guitar, so some of my favorite memories are coming home and finding him singing and playing the guitar, I wouldn't say we are a very musical family but my Dad was very supportive of my music and he exposed me to quite a bit of great music, I’d say it was something both me and him obsessed over. The album was a result of having some songs that I hadn't recorded and wanting to record them with friends and get them out there, I was in college for almost a semester before I recorded the album and then stopped going to school and felt like I needed a project to do to keep myself busy and this was that exact project.

2- Some songs from "Stays the same" were written when you were 15 years old. In your class, were you seen as an artist?
Well when I first started High school I was teased quite a bit and then ended up moving to another school, which was a great school and Im not sure I was ever classified as something, I had quite a few off moments, where I seemed a little lost, but music was always there.
3. What apparaisal do you give to these songs today?
I love the songs on the album and am glad that Iv'e wrote them, now its just working on making up new ones.

4- When did you receive the best teen songwritter award? Does it open doors ? 
I was awarded the Teen Songwriters Award when I was 18 years old. I think maybe a few more people know about me from it, and its a good thing to have under your belt. The place it was held at was called Swallow Hill Music and its a great place to play and great community of musicians, so I think winning the award was a good starting point for doing more work with Swallow Hill.

5- For your 21st birthday you've been invited to record your very own Daytrotter session.
How did everything happened?
Actually we had recorded the session a few months ago maybe 1 or 2, I was on my way out to Kentucky and had been talking with the folks at Daytrotter and had set up a date to record on my way out there. There studio was in Rock Island, Illinois and I was traveling by myself, I had a great time in the studio, it was a pretty simple process. We set up a few microphones and I sat around them and named off my tunes and then played them all in one take. I liked recording in there studio because they have a lot of cool old analog gear, and they record straight to tape and then run it through a computer, the whole studio just sounded nice and the people at Daytrotter are great people. As for my birthday I had been talking to Daytrotter about when we could released it and then I came up with the idea of releasing it on my birthday, which couldn't of been a better day to do it on.

6- Is it easy to earn a living playing music ? Is it your main work or a distraction?
Playing music for a living is a lot of work, and Im still working at it and will be for a long time. Lately it has been my main work, Ill work some odd jobs here and there or help out friends. But right now I feel like I'm in the beginnings of my music career, Im learning a lot and hopefully going about things in the right way. A lot of great things have happened in the past year or so, and hopefully it keeps continuing.

7- How do you see the future of the music industry? 
I guess I'm gonna do what I have to do, to make music work for me. Id like to be touring more and I wouldn't mind doing it a lot but that could be because I'm young and excited about getting my music out there. As for social networks I dont mind it and am kinda of used to it, because Im kinda of doing it all on my own at this point, I have had some great breaks and help along the way too. With Cds, Ill still put out my next album in the Cd format and hopefully vinyl as well, I personally would rather have a physical product, it seems more worth it and I love a quality packaged cd. So I figure if I like it there has to be a few other people who do to, and for the other people who prefer mp3s they can have those too.

8- What are your projects for the summer?
This summer I'm playing quite a bit locally, really working on writing some new songs. A little further in the future, hopefully this November start recording a new album.

9- What band and or singer you recommand me to listen to? (Just one)
Nathaniel Rateliff I'd say he's great.

10- What can I wish you?
 Um maybe wish me luck, and for more and more people to listen.
Patrick Dethlefs
http://www.facebook.com/pages/Patrick-Dethlefs/137140692987427

dimanche 26 juin 2011

Bientôt tous addict à Nicotine

 Mark Lim, rédacteur en chef de Nicotine marklim@nicotinemag.com


Nicotine, ce n'est pas le premier nom qui vient à l'esprit lorsque l'on pense à un titre pour un nouveau magazine mensuel, en ligne, d'art et de mode et pourtant Mark Lim y a pensé.
Le rédacteur en chef s'explique: "Ce titre vient de mon amour pour la cigarette, une sale habitude. Au début l'exercice est occasionnel puis plus fréquent et au final on a en besoin pour se sentir bien. Je pense que cet état est le reflet de beaucoup de choses, bref il était évident que le magazine devait s'appeler Nicotine". "J'ai voulu créer ce magazine après avoir accumulé de nombreuses expériences. Je reste insatisfait face à ce que je vois dans de nombreuses publications et mon amour pour la création y est également pour quelques chose. Il m'a donc semblé naturel de commencer à créer mon propre magazine où chacun pourra s'exprimer librement à travers son travail, à travers sa propre vision d'artiste. Mais le chemin a été très long pour arriver à ce que le premier numéro voit le jour".
Le résultat a des airs de Vogue et de Citizen K.

Lizzy Oppenheimer fait partie de l'aventure
Mark n'a pas fait les choses à moitié puisqu'il s'est entouré de collaborateurs de renom. Sa photographe, par exemple, Lizzy Oppenheimer a dernièrement eu le droit à un article sur le blog Le Monde pour ses photos des aires de repos américaines prises avant leur fermeture liée à des restrictions budgétaires. La qualité artistique du magazine est donc assurée.

Le deuxième numéro est prévu pour le mois d'août, le rédacteur en chef ne peut pas encore révéler les noms des invités mais il avoue: "je suis très excité de travailler avec eux, ce sont tous d'incroyables artistes !".

Pour le moment le magazine manque de fond et de renommée pour penser sérieusement à un futur en version papier par exemple mais qui sait on va peut-être tous finir par être en manque de Nicotine !



samedi 11 juin 2011

Richard Miller, un Américain fait swinguer les Parisiens

                                                       Richard Miller le lundi 6 juin 2011

En écoutant Richard Miller se remémorer ses premiers pas en tant que musicien, on remarque tout d'abord sa voix éraillée qui laisse présager le long parcours du personnage.

Né en 1936, dans le Wisconsin, cet Américain décide à la fin des années 1980 de se rendre en France après avoir lu un article dans le National Geographic sur les musiciens ambulant dans les rues de Paris. Il laisse derrière lui sa carrière de réalisateur, cumulant tout de même 48 documentaires réalisés pour le gouvernement américain et monte dans un avion avec comme simple bagage une licence de journaliste et son cor. Cet instrument lui a été remis par un fermier allemand en guise de remerciement du travail effectué par le père de Richard. Rien de tel pour donner une vocation à un enfant. Et c'est à l'âge de 10 ans que Richard découvre dans son lit, caché sous les couvertures pour écouter en secret radio "WWL New Orleans", "une nouvelle musique très étrange", des notes de jazz. Cette anecdote marque le début d'une passion qui le ne quittera plus.

A Paris, il monte un groupe The Riverboat Shufflers, un clin d’œil à la chanson "Riverboat Shuffle" enregistrée en 1924 par The Wolverines. Le son est très jazzie et nous ramène dans les années 1920. En 1989, Richard accueille dans son groupe Madeleine Peyroux, désormais comparée à Billie Holiday. Mais sept mois à peine après sa formation, The Riverboat Shufflers se sépare, Richard rentre en Californie. Aux Etats-Unis, il multiplie les contacts en faisant des concerts dans des festivals de jazz tout en enseignant dans une école primaire.


Une addiction au jazz
En 1994, l'appel de la France est trop fort, il revient à Paris et se crée un réseau en montant sur la scène du Petit Journal Montparnasse. Et pourtant c'est seulement à l'automne 2009 que Richard Miller revient définitivement s'installer dans la ville des lumières pour reformer son groupe et exercer sa passion. Il ne s'agit pas pour lui d'utiliser un moyen original pour compléter à chaque fin de mois sa retraite mais d'assouvir sa passion: "Je n'aime pas le terme addiction" souligne-t-il et pourtant c'est surement ce qui définit le mieux sa relation avec le jazz.

Désormais the Riverboat Shufflers se compose de Richard Miller au cor et au chant, Jacques Montebruno à la clarinette et au saxohone, Philippe Audibert au saxophone, Alan Kelly au banjo et à la guitare et enfin Pascal Segard le seul membre présent depuis la création du groupe, à la contrebasse.

Alors si vous vous promenez dans Paris et tombez à l'angle d'une rue nez à nez avec une bande de septuagénaires entrainant la foule au rythme de leurs instruments, vous n'êtes pas dans le dernier film de Woody Allen mais simplement en train d'assister au talent qui opère.

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                                                 Richard Miller, les Halles lundi 6 juin 2011

The Riverboat Shufflers:

http://www.facebook.com/pages/Richard-Miller-the-Riverboat-Shufflers/120441081345196?sk=wall
http://www.myspace.com/riverboatshufflers

Lundi 13 juin: 15h00 Place des Vosges, concert gratuit

Pour contacter Richard Miller: bixmiller@yahoo.com




dimanche 15 mai 2011

Nadeah, un vent australien souffle sur la France

Nadeah, Chez Jeannette, rue du Faubourg Saint-Denis, dimanche 15 mai 2011
A 31 ans, la chanteuse Nadeah a décidé de poser ses valises en France pour vivre de sa passion, la musique. Mais elle a parcouru de nombreux kilomètre avant de choisir l'hexagone comme point d'ancrage et de sortir son premier album solo, Venus Gets Even.

Née à Melbourne, en Australie, la jeune fille se fait remarquer à l'âge de 12 ans lorsqu'elle gagne un concours de chant à l'école. Nadeah n'est pourtant pas élevée dans une famille d'artistes même si elle se rappelle que son grand-père chantait.
A 18 ans, elle s'éloigne de l'Australie pour se consacrer en cachette à la musique. Au lieu d'honorer son contrat de mannequin, à Londres, Nadeah atterrit en Suisse où elle fait la manche et joue de la musique "pour les hobos". Puis de nombreuses destinations se suivent et s'enchaînent, Londres, Brighton, New York où elle danse. Elle trouve des maisons de disque, fondent des groupes mais finit par se rendre en France après avoir été virée d'Angleterre, explique-t-elle avec le sourire. "J'ai eu beaucoup de chance mais il est mille fois plus facile de faire de la musique en France que dans n'importe quel autre pays, notamment grâce au statut d'intermittent du spectacle. Quand je suis arrivée en France, tous mes amis m'ont conseillé de souscrire à ce régime de salarié intermittent.""Si tu maîtrises ton art, il y a de la place pour toi. En plus, en France, les influences sont multiples et c'est un pays très ouvert". De l'Angleterre, elle se rappelle du froid, de la nourriture mangeable et des gens sympas lorsqu'ils sont ivres. "Mais les fans anglais restent très fidèles".

De Châtelet à Venus Gets Even

Le 19 septembre 2011, Nadeah sortira son premier album solo, Venus Gets Even. "Les chansons ont été écrites rapidement, en trois mois environ, mais cela a pris beaucoup de temps" pour aboutir à l'objet final, souligne la chanteuse. Il a fallu, en effet, trouver le temps de produire l'album tout en enchaînant les concerts avec son groupe Nouvel Vague.

Nadeah a su s'entourer pour cet opus. L'album a été créé, à Châtelet, avec l'aide de deux sœurs reconnues pour leur talent de pianiste,  Marielle et Katia Labèque, filles de la pianiste italienne Ada Cecchi. On raconte déjà que les influences sont très riches. Facile à croire lorsque l'on sait que certaines chansons ont été écoutées (et probablement retouchées) par des copains australiens.
Côté coeur, l'Australienne refuse d'infirmer ou de confirmer sa romance avec Charlie Winston mais elle avoue tout de même qu'il a été "aidant et présent pendant le développement de l'album".

Septembre est encore loin, la sortie de Venus Gets Even n'est donc pas pour tout de suite mais il est toujours possible de se consoler en écoutant son EP (format musical entre l'album et le single), The Odile EP. Qui sait, l'été peut passer en un coup de vent !

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L'artiste fait une prestation improvisée de Whatever Lovers Say



L'actualité de Nadeah:
9 juin: Le Point Ephémère, Paris
12 juin: La Flèche d'Or, Paris
2 juillet: Soirs d'été (concert gratuit), Paris
8 juillet: Festival de la côte d'opale, Etaples
16 juillet: Eté frappé (concert gratuit), Macon
30 Juillet: Festival Jazz en liberté, Andernos
3 août: Parc floral, Paris