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mardi 18 juillet 2017

Jonathan Haidle, un maître dans l’art de l’improvisation


Le hasard des publications Instagram pourrait vous faire découvrir les improvisations de Jonathan Haidle. Le compositeur de musiques de films, de publicités prend un malin plaisir à emporter ses auditeurs en live sur Instagram dans la création de ses compositions qu’il réalise de chez lui, à Portland. Ces véritables séances de travail filmées avec son téléphone sont une bonne occasion de rentrer dans le quotidien d’un talentueux musicien qui a même fondé une école de musique où tout est fait pour éveiller la créativité des élèves. Rencontre avec Jonathan Haidle qui vient de sortir Preludes, un album comprenant 3 improvisations et un poème (téléchargeable ici).
Selfie par Jonathan Haidle

Comment as-tu fait tes premiers pas dans la musique ?
Quand j’avais 12 ans mes parents avaient des amis dont le fils jouait du piano. Il avait quatre ans de plus que moi donc je l’admirais beaucoup. Après l’avoir vu jouer face à des personnes émerveillées, j’ai voulu l’imiter et j’ai fini par prendre des cours avec le même professeur que ce garçon.
Comment es-tu devenu musicien professionnel ?
Je considère un professionnel comme quelqu’un qui donne toujours le meilleur de lui même et qui connaît la différence entre la pratique, les process et attendre que l’inspiration vienne… En partant de ce constat, j’ai donc commencé par travailler. De 2005 à 2011, j’ai vécu une période difficile où je ne faisais pas trop de musique. Et puis je me suis repris et depuis, je suis de retour !

As-tu une méthode précise lorsque tu composes ?
J’improvise BEAUCOUP et quotidiennement. J’essaye de générer de nouvelles idées, je me lance dans différentes variations, etc. Généralement, je fais des enregistrements sur mon iPhone pour ne pas polluer mon esprit à essayer de me souvenirs des mélodies. Puis je les mets de côté et j’y reviens pour faire un peu de tri et voir si ça me parle toujours. Mais je ne réécoute pas toutes les musiques enregistrées. Ces six dernières années, j’ai probablement enregistré plus de 3 000 idées. L’objectif est plus d’affûter mon style.


Quel est le film sur lequel tu as travaillé qui t’a le plus marqué ?
En 2012, j’ai travaillé sur une musique de film pour un documentaire « K2 ». La complexité émotionnelle, les vues fabuleuses et la tension s’harmonisaient tellement bien avec ma musique… Faire la musique de tout un film, c’est comme donner l’opportunité à un acteur de montrer toute sa palette de jeu dans un même film. J’ai pu me plonger dans ce projet et en extraire de nouveaux sons.
Pourrais-tu envisager de sortir ton propre album avec des chansons qui ne te seraient pas commandées par des clients ?
Oui ! J’ai beaucoup d’idées  et des ébauches de projets. Je vais bientôt travailler sur ce projet.
Pourquoi as-tu décidé d’ouvrir une école de musique à Portland (Forte Music School – aux Etats-Unis) ? Est-ce une école de musique traditionnelle ?
J’ai une licence de piano et un master d’éducation car je voulais enseigner l’art. Et une opportunité m’a permis de combiner mon expérience en musique avec de nouvelles façons d’enseigner. Donc l’école que j’ai ouverte à Portland repose sur une éducation musicale assez traditionnelle mais avec une pédagogie moderne comme l’auto-évaluation. Notre façon de travailler est moderne, tous les élèves enregistrent par exemple leurs morceaux sur Garageband. Après l’enregistrement initial, ils peuvent alors ajouter de la batterie, faire leurs propres arrangements et laisser libre cours à leur créativité. On évite ainsi de leur faire jouer une musique déjà écrite !
Quels sont tes projets en ce moment ?
Je travaille sur des collaborations et sur un nouveau film. Une des collaborations est avec un poète, je vais mettre ses poèmes en musique. Par ailleurs, je travaille toujours sur de nouvelles mélodies.

©JonathanHaidle


Quel est ton réseau social préféré Facebook, Instagram, Snapchat ou Twitter ?
Je suis vieux, j’ai donc un peu de mal à m’habituer à Snapchat ! Et il y a tellement de choses sur Twitter que je n’arrive pas à m’y faire. En ce moment, je suis sur Instagram et YouTube. J’ai commencé sur Instagram en publiant de courtes compositions, même non abouties. Et puis des gens ont commencé à me demander la version complète des musiques alors que je n’avais pas de version complète ! J’ai donc fini par poster des musiques complètes sur YouTube.  
Tu as composé une chanson intitulée « Instagram », un titre plutôt inattendu pour une chanson. Pourquoi as-tu écrit cette chanson ?
Il s’agit d’une bande originale que j’ai écrite pour un documentaire sur des photographes. Et cette musique a été créée pour une partie du documentaire où ils font  plein de selfies, photos destinés à des publications Instagram. Le titre est donc purement fonctionnel et descriptif !
On dirait que tu apprécies particulièrement poster des vidéos sur Instagram. Pour toi c’est le réseau social le plus adapté pour partager facilement sa musique ?
Comme je le disais précédemment, Instagram est une très bonne plateforme pour partager mon process de création. De temps en temps j’y fais même des performances live alors que je suis en train de chercher des idées. Ou je poste des bribes de chansons sur lesquelles je travaille. Le seul côté négatif d’Instagram c’est que les publications ont une courte durée de vie. L’objectif étant plus de partager ce qui se passe maintenant.

Avec qui rêverais-tu de jouer ?
Bonne question… Je pense que cela serait fabuleux de collaborer avec Bjork. Et aussi Flying Lotus, s’il utilise mon piano comme Thundercat utilise sa basse. Ca serait génial


Tu écoutes quoi en ce moment ?
J’écoute une grande variété de musiques différentes mais j’écoute beaucoup Colin Stetson. Il fait de la musique expérimentale, il utilise son saxophone de manière non conventionnelle. C’est très intense et pas facile à écouter mais je sens qu’il m’emmène vers de nouvelles directions.
Jonathan Haidle en ligne

dimanche 28 mai 2017

De Los Angeles à Paris, Swann ne cesse de nous enchanter


Selfie par Swann - mai 2017

Laissée en 2013, lors de la sortie de son album Neverending, Swann a poursuivi sa route en multipliant les projets. Alors que la chanteuse française travaille sur son prochain album depuis 3 ans, elle réapparait sur le devant de la scène avec « Wild is the wind », une reprise de la BO du film réalisé par George Cukor et notamment interprétée par David Bowie. Toujours là, où on ne l'attend pas...
Qu'as-tu fait depuis la sortie de l'album Neverending en 2013 ?
Je n'ai pas arrêté. J'ai sorti un EP "Angels" en septembre 2013, puis un vinyle de reprises "The Wonderful World Of Swann" en 2014. Je suis allée enregistrer des chansons au Pays de Galles, en 2015 mais le résultat ne convenait pas, alors j'ai retravaillé sur les morceaux avec un label en 2016. J'ai eu la chance d'être invitée par Rodolphe Burger pour chanter lors d'un hommage au Velvet Underground à la Philharmonie de Paris, de jouer dans un court métrage international en réalité virtuelle. J'ai aussi sorti un EP "Black Lights" en juin 2016, puis j'ai quitté mon label.
En ce moment, je travaille sur mon prochain album mais j'essaie de me recentrer sur ce que j'aime vraiment. Je n'ai plus les mêmes personnes autour de moi, et je dois retrouver un équilibre, retrouver ma voix, sans mauvais jeu de mots. J'essaie d'oublier toutes les voix extérieures et de n'écouter que la mienne pour écrire des morceaux qui me ressemblent. Après, j'ouvrirai la porte à d'autres voix pour travailler sur ces morceaux. Je crois que c'est le travail le plus difficile. 

Pourquoi avoir décidé de reprendre « Wild is the wind », BO du film réalisé par George Cukor ? N'est-ce pas trop de pression de chanter un titre déjà repris par Nina Simone, David Bowie, Cat Power, Barbara Streisand ? 
Pas du tout ! Je suis fan de tous ces artistes, la chanson est superbe, je la chantais sous la douche. C'était donc complètement normal. Et lorsque je l'ai enregistrée, je ne pensais pas la sortir publiquement. Je l'avais fait uniquement pour moi au départ. J'adore me mettre chez moi au piano, à la guitare, et enregistrer des choses pour "tester".
Comment as-tu rencontré Jean-Baptiste Kerallan qui a réalisé le clip de cette chanson ? Que raconte ce clip ?
(Sourire) J'ai rencontré Jean-Baptiste Kerallan un 14 juillet, au bord de la mer. Nous avons voulu que ce clip soit plus dans la suggestion. "Wild Is The Wind" parle d'un amour interdit. Ce clip est en quelque sorte un parcours vers l'inconnu, vers "l'autre côté", vers "l’au-delà", vers "l'interdit", vers "le rêve"... Chacun peut y voir l'histoire qu'il souhaite. 
©Zankovision
En février, tu t'es produite sur scène à Los Angeles. Qu'y as-tu fait ?
J'ai été invitée à chanter pour un événement hors du commun, dans une superbe villa de Los Angeles, pour des acteurs de la musique et du cinéma. J'ai eu la chance de rencontrer des personnes très intéressantes, et de visiter Los Angeles. C'est une ville vibrante, douce, dans laquelle l'art a une place essentielle. J'ai été très inspirée par cette ville, et j'y retourne bientôt car j'y travaille aussi depuis février. 
Un LP est indiqué en préparation sur ta page Facebook... Quand sortira-t-il ?
L'album est en préparation depuis maintenant 3 ans ! Mais le contexte actuel fait que les choses ne se passent pas toujours comme on les prévoit. Je ne peux pas vous dire quand il sortira, car il y a beaucoup de paramètres. En revanche, j'ai une multitude de chansons qui attendent d'être écoutées ! 
Tu es plus une Instagram, Facebook, Snapchat ou Twitter "addict" ?
Instagram ! J'aime ce que disent les images. 
Quelle chanson tourne en boucle en ce moment chez toi ?
Les albums de Timber Timbre et d'Anderson 

Swann en ligne

jeudi 27 avril 2017

Guillo, tout sauf un long fleuve tranquille !


Selfie - Guillo - avril 2017

Guillaume Galiana, alias Guillo, c’est d’abord un timbre de voix particulier qui alterne entre force et douceur. C’est un style qui pourrait s’apparenter à celui de Vincent Delerm ou Bénabar. Et aussi, des notes aériennes et des paroles subtiles, comme marque de fabrique. Dans son dernier album « Soulage », le chanteur interroge le monde,  sa folie consumériste (« Made in Madness ») et nous montre qu’il est emprunt de nostalgie, tout en faisant preuve d’humour (« Le chien de la fille »). Ecoutez  les maux qu’il appose sur ses notes pop dans son livre-disque (Lamao Edition - sortie le 26.04.17) « Je ne suis pas un long fleuve tranquille », vous ne pourrez que vous laisser emporter.

Comment as-tu fait tes premiers pas dans la musique ?
J'ai bien tenté de pianoter et d'apprendre le solfège quand j'étais enfant, en banlieue parisienne, mais sans grand succès. Je me suis vraiment lancé dans la musique un peu plus tard, par les mots. Mon grand-père était poète et romancier à compte d'auteur, mon père professeur de français, mon frère écrivait un peu, lui aussi...Il y avait beaucoup de livres autour de nous, et l'amour très présent du verbe, de la littérature. J'ai commencé à écrire en vers à l'âge de 16 ans, des choses très simples inspirées de mon quotidien d'adolescent, en français puis en anglais, parce que je me destinais aussi au métier d'interprète. C'est à la FAC de Pau que j'ai rencontré un trio basse-batterie-guitare, à la recherche d'un chanteur. Je me suis rendu à une de leurs répétitions dans un local à côté de l'hippodrome, un jeudi soir. C'est parti comme ça, un peu par hasard... Avec eux, j'ai posé mes premiers couplets refrains sur des harmonies, des rythmes. Les mélodies semblaient arriver de nulle part. Comme si toutes les musiques dont je m'étais abreuvé depuis des années : soul, rap, rock, variété, chanson, prenaient corps dans quelque chose d'assez instinctif, que je ne n'avais pas soupçonné jusque-là. Mes textes étaient loin d'être parfaits, mais semblaient sonner et plaire aux autres membres du groupe. Je me suis senti dans mon élément tout de suite, à ma place derrière le micro. Quelques mois plus tard, j'achetais ma première guitare. 


Comment en es-tu venu à faire de la musique un métier ?
Des métiers, j'en ai essayé beaucoup. Livreur, barman, disc-jockey, manutentionnaire, ouvrier agricole, veilleur de nuit, puis commercial, après l'obtention d'un BTS. En parallèle, la musique était plus qu'un passe-temps, elle était très présente et je l'ai toujours prise au sérieux. Que ce soit des reprises dans les bars le week-end, ou bien mes propres chansons, peu importe la grandeur de la scène et l'auditoire, je n'ai jamais considéré cette activité de façon anodine. Je sentais qu'il fallait s'y investir totalement, corps et âme, ne pas tricher. Mais j'ai longtemps "imité" avant de trouver mon style, que ce soit dans le chant, dans l'écriture ou la façon de jouer de la guitare. Les trois premières années, j'ai partagé mon temps entre le spectacle, les disques, et le métier de vendeur dans un centre de remise en forme. C'est là que j'ai rencontré mon futur manager, Sébastien, qui tenait la boutique avec moi. Le jour, on accueillait les clients pour les renseigner sur les abonnements à l'année, les cours collectifs, la piscine et le sauna. Le soir, je restais après la fermeture pour travailler et enregistrer mes chansons dans la grande salle. Notre patron était au courant et m'encourageait. C'est lui qui m'a permis de franchir le pas pour devenir musicien professionnel. Le jour où je lui ai annoncé mon désir de me lancer dans la musique et soumis ma démission, il l'a refusé. A la place, il m'a licencié pour faute légère : j'ai pu bénéficier des allocations chômage pendant un an, le temps de réunir le nombre de cachets suffisants pour devenir intermittent du spectacle. 



Après la sortie de ton 1er album Super 8 comment as-tu réussi à faire près de 200 concerts sans tourneur ?
C'est là que le métier de vendeur m'a un peu aidé, probablement. Avant Super 8, j'avais déjà produit plusieurs albums, en bénéficiant d'une ou deux subventions, sur mes deniers personnels et l'argent mis de côté lors des premiers concerts. Devant la difficulté à trouver une maison de disques ou un tourneur prêts à investir sur moi, il a fallu s'organiser. Démarcher, trouver des lieux, jouer le plus souvent possible et au départ, c'est vrai, parfois dans des conditions improbables. Sébastien, mon manager de l'époque, a fait ses armes lui aussi en apprenant petit à petit le métier, en se rendant à des rencontres professionnelles ou en potassant les fiches de l'IRMA, de l'officiel de la musique, en échangeant avec d'autres acteurs de l'industrie du spectacle. Il y a tellement de métiers qui gravitent autour d'un artiste, c'est dingue. Et on en apprend tous les jours...Mais prendre son téléphone, envoyer des mails, postuler à des tremplins, c'est à la portée de tout le monde. Il suffit juste de s'en donner les moyens. Une structure est née pour soutenir mon projet d'artiste : La Bonne compagnie. Pendant que Sébastien s'occupait des démarches à ma place, je me sentais libéré d'un poids énorme et j'avais plus de temps pour penser à ma musique. Le travail que j'avais effectué les premières années, plus le sien, ont fait que mon nom a commencé à circuler un peu plus. Trois ou quatre ans  avant, j'avais participé aux rencontres d'Astaffort. A l'issue de ce stage d'écriture, l'équipe de Voix du sud, l'association créée par Francis Cabrel, m'avait permis de travailler mon répertoire et de faire de belles premières parties. C'est aussi à cette époque que j'ai commencé à proposer des concerts chez l'habitant. On a ensuite sorti Super 8 en 2011, puis une autre édition en 2013 : cette fois le disque était distribué, un attaché web et une attachée de presse travaillait avec nous. Tout cela nous a permis de présenter l'album un peu partout en France, en Suisse et au Québec, pendant près de cinq ans sur la route, en groupe ou en guitare voix. 

De qui t'es-tu entouré pour créer l'album Soulage ?
Comme pour l'album Super 8, David Mignoneau (Fergessen) était aux manettes. Je suis arrivé dans les Vosges avec une trentaine de chansons, nous en avons gardé dix. Au départ je voulais quelque chose de très minimaliste, sans basse. Mais on se laisse vite prendre au jeu des arrangements. Après trois sessions de dix jours, étalées sur un an, l'album était là. De nombreux musiciens étaient passer déposer quelque chose : la guitare de Jérémie Bossone ici, les percussions de Cyrille Lecoq là, les voix d'une vingtaine de chanteurs sur un des titres. Entre temps, j'avais également sollicité Benoît Crabos (Le trottoir d'en face) pour plancher sur des arrangements additionnels. Cela nous a fait repousser de plusieurs mois la sortie du disque, parce que la carte blanche donnée à Benoît fut une surprise. Il apportait une énergie supplémentaire, et des sons qu'on n’aurait pas imaginé comme le banjo, les cuivres...On a donc pris le temps d'accueillir ces nouvelles idées pour les mêler à ce qu'on avait déjà. Ce qui donne à Soulage cet aspect hybride assez particulier, un côté "soft-rock" qui me plait beaucoup et me ressemble, je crois, entre force et douceur.

L'argent collecté via Kiss Kiss Bank Bank t'a permis de faire quoi ?
Nous avons pu financer une grande partie de la promotion ainsi qu'un clip. Mais au delà de l'aspect financier, le crowdfunding permet aussi de tisser des liens étroits avec certaines personnes. Pouvoir communiquer avant la sortie d'un album, recueillir le soutien et les encouragements, est quelque chose de très précieux quand on est un artiste auto-produit. 

Comment t'es venue l'inspiration ?
L'inspiration est un muscle qu'on entraine, au fil du temps. Tout le monde peut créer, inventer, que ce soit en musique, en cuisine ou dans le bâtiment. Les artistes ont cette capacité à capter des détails autour d'eux, dans l'air, dans leur comportement ou celui des autres, dans une phrase, un film, un livre, ce qui deviendra peut-être une histoire sous forme de chanson. Il faut juste observer, rester en alerte, noter sur un carnet ou sur son téléphone ces bribes d'idées qui peuvent être un peu partout. Dans mon livre-disque "Je ne suis pas un long fleuve tranquille", je raconte, pour chaque titre de l'album Soulage, ce qui a pu déclencher cette inspiration : en le lisant, vous vous rendrez compte, j'espère, que tout ça peut venir de très loin, mais qu'il faut toujours un déclencheur pour coucher les mots et les mettre en musique.

Que raconte cet album ?
Il évoque mon départ de Paris pour le sud-ouest de la France, quand j'avais 18 ans, et ce que j'ai trouvé en arrivant là-bas : l'océan, la nature, la musique, l'amour et de façon plus générale, mon entrée dans l'âge adulte. Soulage est aussi un clin d'œil au peintre et graveur Pierre Soulages, qui n'a toujours peint qu'avec du noir et utilisé les reliefs pour faire émerger une lumière, en dépit de sa couleur sombre.  



Que raconte la chanson Mahatma ?
Qu'il faut être "le changement que l'on souhaite voir dans le monde" comme le disait Gandhi. Que chacun doit faire sa part, comme les colibris de Pierre Rabhi, pour que le monde ne sombre pas dans la noirceur, et que l'équilibre écologique, sociologique, soit maintenu sur terre. Je ne crois pas à une planète complètement débarrassée de violence, je ne suis pas utopiste à ce point. Je sais que le bien et le mal ne vont pas l'un sans l'autre. La statue de bronze du Mahatma, dans la ville de Québec, était le prétexte idéal pour évoquer ces valeurs là, de façon rassurante et sereine, à travers une figure historique emblématique.


En quoi consiste les ateliers de création que tu animes pour Voix du Sud ? Est-ce en lien avec la chanson "Automne et Printemps" que tu as composée lors d'un atelier avec des collégiens ?
Voici un passage de mon livre qui raconte, à la troisième personne du singulier (car c'est la vie qui s'exprime à ma place dans ce livre) les différentes expériences qui jalonnent mon petit parcours. Il est ici question, justement, des ateliers d'écriture proposés par Voix du sud : « Il se rend régulièrement dans les écoles primaires ou les collèges, pour y animer des ateliers d’écriture et tenter de bousculer, à sa façon, les lignes du quotidien. Cette expérience a démarré en marge de son projet artistique, mais les deux activités sont intimement liées. 
Ils sont quelques artistes à mener ces projets dans l’académie de Bordeaux. Ils interviennent aussi en milieu psychiatrique, dans des centres de jour, des maisons de retraite. »
Olivier Daguerre, œil noir et voix rocailleuse, fait partie de ce dispositif depuis le début et résume l’exercice en ces termes : « Nous faisons un acte citoyen. » 
Dans ce genre d’interventions ponctuelles, ils ont le beau rôle : ni prof, ni copain, un peu les deux. Aucun rapport de force, pas de hiérarchie. Ils restent le plus souvent une semaine, en immersion dans une classe ou un petit groupe. 
Ils arrivent avec leur guitare, utilisent un tableau pour y inscrire les idées de chacun. Leur mission est de stimuler les émotions. Pour cela, il leur faut poser des questions sur le thème, l’histoire, la psychologie des personnages. Qui parle ? A qui ? De quoi ? Ils discutent beaucoup, tout le monde doit pouvoir s’exprimer et défendre ses arguments. 
Ce sont des moments intenses pendant le processus de création, puis sur scène quand vient la soirée de restitution. Interpréter en public les œuvres créées au cours de la semaine, devant la famille, les copains, est loin d’être évident pour des artistes novices. Il leur faut affronter le trac, les lumières, le micro. Bien souvent ils ressortent grandis de ce voyage, plus forts et plus confiants. 
Automne et Printemps est né d’un de ces ateliers d’écriture. Le morceau prit ensuite sa place dans Soulage, avec le consentement des auteurs. Quatre élèves de troisième du collège Gaston Fébus, à Orthez, avaient relevé ce titre en partant de coupures de journaux. À quatorze ans, ils avaient choisi d’évoquer cette manière dont on peut s’échapper d’une enveloppe trop âgée, trop usée pour continuer. Ils associèrent simplement la fragilité d’un être à une feuille sur le point de tomber, entre saisons et éléments. 




Pourquoi as-tu créé le label indé Cinq Secondes ?
Parce que les chemins se séparent et qu'après dix ans de "vie commune" mon manager et moi avons cessé de travailler ensemble. Il fallait donc repartir avec une nouvelle structure, afin d'organiser et financer un autre album, une autre tournée. J'ai rencontré ma compagne, Audrey, par le biais des rencontres d'Astaffort. Elle travaillait dans l'événementiel aux côtés d'Aurélie Cabrel, leur agence s'appelait le "Nougat Rose". Aujourd'hui de l'eau a coulé sous les ponts, mais Audrey et moi avons fait notre vie ensemble, et donné naissance à une petite fille.  Nous n'habitons pas sous le même toit et sommes "non-cohabitants" dans le même département, mais nous avons créé Cinq Secondes qui est un peu notre maison commune. Cette petite structure associative défend mon projet, recherche des financements et organise des évènements tels que des concerts à domicile ou des ateliers d'écriture. Audrey participe également aux choix artistiques, me conseille sur mon image, mes fringues. C'est elle qui entend les chansons avant tout le monde, planche avec moi sur les scénarios des clips, répond aux sollicitations des programmateurs, prépare les contrats ou envoie les commandes d'albums qui arrivent sur la page boutique du site. Bref, je ne suis pas seul, et ça compte énormément...


Tu es plus un Instagram, Twitter, Facebook ou Snapchat "addict" ?
Facebook, sans hésiter. J'aime pourtant les formules courtes et j'ai un compte Twitter, mais je préfère partager des vidéos, des articles, des humeurs sans la contrainte du nombre de mots.


Quelle chanson tourne en boucle chez toi en ce moment ? 
J'écoute de la musique essentiellement en voiture, et c'est très, très éclectique. Dernièrement j'ai ressorti ma collection de rock/métal, période 1990-2000 : Guns N' Roses, SIlverchair, Metallica, Sugar Ray, Suicidal Tendencies, Deftones...ça me plait toujours autant, mais c'est par périodes, tout comme le rap. Le must, depuis sa sortie, reste pour moi le dernier album en date de Charlie Winston "Curio city" pour les textes, les mélodies, la voix, les arrangements, l'émotion qui se dégage de tout ça : c'est une grande réussite à tous points de vue, un album dont je ne me lasse pas... Dans mes disques de chevet, il y a aussi Batlik, Oxmo Puccino, Daran, Martin Léon, Alexi Murdoch et avec les enfants, le grand trip, c'est l'intégrale de Stupeflip. 

Guillo en ligne

vendredi 31 mars 2017

De Cocoon aux Songes de Léo, Morgane Imbeaud poursuit sa route sans fausse note !


Qui se cache derrière Morgane Imbeaud ? Après avoir connu un succès notoire avec le groupe Cocoon, la chanteuse française s’est lancée dans d’autres projets musicaux avec Peaks et Un Orage. Aujourd’hui, l’artiste revient sur le devant de la scène,  là où on ne l’attendait pas, avec le conte musical « Les songes de Léo ».  Ce spectacle qui mêle dessins et musique emporte avec brio les spectateurs dans l’histoire de Léo, personnage mi-humain, mi-félin. Mi-concert pop, mi-dessin animé,  la nouvelle création de Morgane Imbeaud prouve que l’artiste n’a pas fini de nous surprendre !

Selfie - Morgane Imbeaud - mars 2017

 
Pourquoi avoir décidé de ne plus faire partie de l'aventure Cocoon ? 
Lorsque Marc m'a contactée en me parlant du troisième album de Cocoon, j'étais assez occupée et je voulais aller au bout de mes projets. Je n'avais pas le temps de  faire ce troisième album et je ne voulais pas être partiellement présente. Je préfère me concentrer pleinement à ce que je fais. 
 Est-ce que de nouveaux projets verront le jour avec tes groupes Peaks ou Un orage ?
Très certainement ! Rien n'est figé. Dès que nous aurons du temps ensemble, nous referons des chansons et des concerts. 
Comment est née l'idée de ce conte musical « Les songes de Léo » ? T'es-tu inspirée de certains personnages de Walt Disney ?
J'ai toujours lié la musique à l'image et lorsque je compose, je m'imagine toujours une scène, un tableau. J'ai commencé "Les songes de Léo " en composant des thèmes de piano, sans parole. La musique est un exutoire, un besoin d'exprimer une émotion en manque de mot. 
Durant 5 mois, j'ai composé plein de chansons et de thèmes et le soir, j'écrivais ce que je ressentais, les tableaux que je m'imaginais, ceux qui correspondaient à l'état dans lequel je me sentais. Je les ai ensuite mis bout à bout, dans un ordre précis puis j'ai commencé à écrire l'histoire en liant les scènes ensemble. 
Je me suis inspirée des histoires de Walt Disney mais également celles de Tim Burton. 
Quel est ton dessin animé Walt Disney préféré ?
Je ne sais pas lequel choisir mais je suis une grande fan du roi lion ! 
Comment as-tu rencontré Christophe Chabouté et Jean-Louis Murat ? Quelle a été votre méthode de travail pour collaborer à 6 mains ?
J'ai découvert Christophe Chabouté en lisant son roman graphique "Tout seul". Ses dessins m'ont vraiment touchée, je ressentais une émotion particulière, j'étais attachée à son personnage. Lorsque j'ai commencé à imaginer Léo, je voulais que ce soit un personnage mi homme, mi félin et je rêvais de le voir dessiné par Chabouté. Je l'ai contacté sur Facebook, au culot, il m'a répondu, nous nous sommes appelés, nous avons échangé quelques mails dans lesquels je lui racontais l'histoire et quelques souvenirs très personnels pour qu'il comprenne bien le personnage. Quelques jours après, je recevais le premier dessin de Léo et la petite bête, Léo prenait enfin vie comme j'en rêvais. 
Au moment du choix des chansons, composées pour la plupart en anglais, j'ai essayé d'en réécrire certaines en français mais je n'arrivais pas à trouver les bons mots, les bonnes sonorités. J'étais sur la route avec Jean-Louis Murat pour son album "Babel". Je lui ai présenté le projet en lui expliquant que chaque chanson correspondait à un chapitre de l'histoire et il m'a aidé en écrivant 6 textes. 
Le conte évoque notamment le rejet, avec ce petit animal à qui il manque une oreille, as-tu voulu dénoncer certains standards de notre société ?
Le monde change, on ne réfléchit plus comme avant, on ne se pose plus les bonnes questions, on enferme les gens dans la peur, on devient alors intolérant. L’intolérance, c'est la peur de l'autre, celui qui ne nous ressemble pas, celui qui n'a pas les mêmes traits physiques, celui qui n'a pas les mêmes valeurs, les mêmes idées, la même façon de penser. Et de cette peur nait le rejet. 
C'est assez drôle car l’intolérance s'accorde dans ce cas avec la prétention alors que je rencontre beaucoup de gens autour de moi qui manquent de confiance en eux. A travers cette histoire, je veux rassurer les gens en leur montrant que lorsqu'on devient tolérant, qu'on accepte l'autre tel qu'il est, on est plus heureux. 

Fin 2016, tu lançais une campagne de crowdfunding pour « Les Songes de Léo ». Pourquoi as-tu lancé cette campagne qui s'est clôturée avec succès ? Et que va permettre de faire l'argent récolté ?
La première version de l'album est sortie fin 2015. Ensuite, le label s'est mis en stand by et du coup il était difficile de faire avancer à ce moment là. Depuis la fin de l'été 2016, j'ai trouvé de nouveaux partenaires, un tourneur, un éditeur. Je ne voulais pas laisser le projet de côté car nous avions travaillé comme des dingues pendant 2 ans, avec une équipe de 15/20 personnes en tout pour le live, la vidéo d'animation. J'ai donc récupéré les droits de l'album et je me suis dit qu'il fallait tenter de ressortir cet album pour accompagner le spectacle qui sera en tournée en 2017/2018 et le livre qui est toujours disponible à la vente. 
Grâce à l'argent de la collecte, j'ai pu ajouter 5 titres en plus dans l'album, changer la pochette, intégrer un livret de 28 pages dans un bel objet. Tout est expliqué sur le site de KissKissBankBank mais il a fallu payer la graphiste, les attachées de presse, les mixs de nouveaux titres, la SDRM (société pour l’administration du droit de reproduction mécanique des auteurs, compositeurs et éditeurs), un clip qui verra bientôt le jour, et la part de KissKissBankBank.  
Après un passage par la capitale, as-tu ressenti le besoin de revenir aux sources et de te réinstaller à Clermont-Ferrand ?
J'ai vécu trois ans à Paris, entre 2008 et 2011. Pour moi, Paris représente la fin de mes peurs d'enfants, le début de ma vie d'adulte. J'avais peur de la solitude, peur de rester seule pendant une nuit et je me suis lancée le défi d'aller vivre à Paris afin de vaincre toutes ces petites angoisses qui m’empêchaient de vivre comme je le voulais. Seulement la dernière année, je me suis rendue compte que cette ville m'étouffait, que je ne supportais pas son rythme et que je n'arrivais pas à composer. De plus, mes amis de Clermont me manquaient, et j'étais vraiment loin de ma famille. Je sentais que je m'éloignais trop de mes racines et ça ne me convenait plus. 
Je suis revenue vivre à Clermont au printemps de l'année 2011, j'avais un appartement avec vue sur le puy de dôme, je me sentais apaisée et libre. J'ai besoin de vivre près de ces montagnes, besoin de les ressentir, besoin de me promener dans ces hauteurs où je me libère de mes peurs, tracas quotidiens. Je n'ai jamais autant fait de musique depuis que je suis revenue vivre ici. 
J'aime vivre à Clermont mais je n'aime pas y rester, j'ai besoin de bouger régulièrement et mon métier me le permet donc c'est parfait. 

La Coopérative de mai, salle clermontoise, a-t-elle eu une place importante tout au long de ta carrière ?
La coopé m'a toujours soutenue, depuis le début. Ils ont été très présents lors des débuts de Cocoon et bien sûr par la suite. Depuis 2011, lorsque je leur ai présenté un projet, ils se sont toujours montrés présents. C'est un peu une deuxième maison, une deuxième famille. 
Pour mon projet " Les songes de Léo", je suis allée tout de suite voir Didier Veillaut (ndlr : directeur de La Coopérative de Mai) qui m'a accompagnée dans toute l'aventure. Si ce projet a pu naitre et se faire c'est aussi grâce à lui, à eux. 
Quels sont les lieux à voir lorsqu'on vient pour la première fois à Clermont-Ferrand ?
Lorsqu'on vient à Clermont pour la première fois, il faut remonter la rue des gras en regardant la Cathédrale, aller boire un verre place de victoire, continuer dans les petites rues et s'arrêter chez "Spliff", notre résistant disquaire, puis au "Frac" pour voir des expos et enfin chez "Ne rien faire", la boutique de Kutu Records. Le soir vous pouvez aller voir un concert à la Coopérative de mai et terminer votre soirée en allant boire un verre au Bikini, le bar rock, avenue Trudaine. 
Le lendemain vous pouvez aller déjeuner au jardin Lecoq, regarder les cygnes, puis au musée "Lecoq". Ensuite vous prenez le tramway pour rejoindre le musée d'art " Roger Quillot ". Si vous avez du shopping à faire, vous pouvez aller place de Jaude et choisir le centre commercial qui vous plait le plus entre le centre Jaude et le carré Jaude. Vous pouvez ensuite aller diner au "Sisisi " et terminer votre soirée au " Derrière", place de la Victoire. 
Si vous restez un jour de plus, vous devez absolument monter au Puy de Dôme, à pied ou en petit train afin de prendre un grand bol d'air frais en admirant la chaine des puys. 
Qu'écoutes-tu comme musique en ce moment ?
Je viens de découvrir Andy Shauf, j'écoute beaucoup son album " The bearer of bad news" dont la chanson " Wandell Walker ". On retrouve Elliott Smith dans sa voix, et sa façon de composer. 
Tu es plutôt une Facebook, Twitter, Instagram ou Snapchat addict ?
La photo est ma deuxième passion, je suis complètement fan d'Instagram !

Morgane Imbeaud en ligne

mardi 31 janvier 2017

L’amour selon Dusk Totem


Selfie par Dusk Totem - janvier 2017

Dusk Totem est de retour avec un EP « LOVE » aux couleurs pop qui donne envie de danser ! Après avoir rencontré le duo en 2015 pour la sortie de leur EP « Map of You », Fanny et Julien sont repartis en studio concocter sept titres particulièrement entraînants. Les chansons « Love », « Magic » et  « Map of you », qui peut rappeler certaines mélodies de Lana Del Rey, ne vous laisseront pas insensibles.

On s'est quitté en février 2015 pour la promotion de votre EP « Map of You », qu'avez-vous fait depuis ce temps ?
On a changé de configuration sur scène. Nous sommes désormais tous les deux accompagnés d'un batteur. Ce n'est pas facile de trouver la bonne formule mais aujourd'hui, on en est très content. Et puis, après la sortie de notre EP « Map of you », nous avons joué dans plusieurs festivals et salles. On a bien sûr continué de composer des chansons dont certaines se trouvent sur l'EP « LOVE ».

Que raconte votre nouvel EP « LOVE » sorti en octobre 2016 ?
C'est la chanson « Love » qui donne son nom à cet EP car globalement y souffle un vent de liberté. Que ce soit l'envie de se lâcher et de trouver de la magie dans le quotidien, de se libérer du regard des autres et d'exprimer qui on est vraiment... Quoi de mieux pour ça que l'amour ? Avec cet EP, on avait envie d'exprimer le côté positif des choses pour en faire une force.


D'où vous est venue l'inspiration pour ces titres ?
On a de nouveau collaboré avec Mathieu Denis parce qu'on adore travailler ensemble et qu’une dynamique, un « flow » se sont établis entre nous. Les titres sont inspirés par l'envie, le besoin de plus de magie et plus d'amour. C'est peut-être une sorte de mue pour atteindre un état d'intense joie et en même temps de sérénité ! En fait, on avait envie de recréer ce qui se passe en concert ! Et cette fois-ci, nous avons moins planifié les choses. Nous nous sommes dit au bout de quelques séances qu'il nous fallait que nous soyons plus spontanés. Cette cession avait une allure de « labo » (sourire) ce qui en termes de créativité permet beaucoup de choses.
Le titre « Map of you » était déjà sur votre dernier EP, pourquoi avez-vous eu envie que ce titre se retrouve de nouveau sur cet EP ?
On pense que ce titre a quelque chose de très fort et très imagé qui correspond bien à l'ambiance de "LOVE". Il nous semblait logique de l'intégrer à l'histoire.

Avez-vous d'ores et déjà des envies particulières pour votre prochain EP ?

Notre prochain EP est en cours de préparation. On va creuser les pistes qui se sont déjà dégagées sur le dernier en allant plus loin dans ce qu'on aime. Avec l'expérience, on apprend à repérer la direction qui nous parle le plus. Mais on est encore dans la phase où tout est possible !

Comment en êtes-vous à concourir pour la finale du Prix Ricard S.A Live Music ? Pourquoi a-t-on jamais faillir voir cette vidéo (cf. ci-dessus) ?
Ce concours est une belle exposition et dépeint bien la façon dont fonctionne le milieu de la musique de nos jours. L’équipe qui organise ce concours fait un travail de fond, à la fois très « do it yourself » et « passionné ». 
Lors du tournage nous avons passé 3 heures à préparer les lumières et la pièce où nous tournions. Ensuite nous avons fait des photos, une interview et bien sûr le tournage du titre. Tout se passe bien, tout le monde se félicite du tournage et là c'est le drame ! Un problème de carte et d’ordinateur... Tout ce qui avait été tourné a été perdu. On a tout refait mais au final, c'était une très bonne expérience. Quand tu travailles avec des gens passionnés qui portent un projet, on ne peut qu'en retirer un bénéfice.
Si tout était possible avec qui souhaiteriez-vous collaborer ?
Bowie à l'époque « Let's Dance » ;)

Quels titres y a-t-il dans votre playlist en ce moment ?
Toute la discographie d'Agnès Obel ! Walkway blues d'M83, Tripping de Policà, death on two legs de Queen et War is coming de Jeanne Added et Warpaint bien sur !

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