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dimanche 24 février 2019

Quand la grâce de Portier Dean nous enchante...


Avec « Ancien Majesty », le dernier album du groupe Portier Dean, le duo nous prouve que les Français peuvent aussi brillamment maîtriser les codes de la musique pop anglophone. Biberonnés au rock, Gwendal et Gildas ont choisi comme « musique maternelle », à défaut de langue maternelle, la musique anglo-saxonne et grand bien leur en a pris. Dans cet album, en quelques accords les trentenaires nous font voyager avec des titres forts comme Pythia où les artistes nous font passer d’un registre orchestral à une pop douce sur laquelle on a envie de se laisser emporter. Les médias comparent parfois Portier Dean à The National ou Arcade Fire. On leur souhaite autant de succès.


Comment avez-vous fait vos premiers pas dans la musique ?
Nous ne sommes pas du tout issus de familles de musiciens. Nous avons eu l'idée de faire de la musique parce que nous avions des amis au collège qui jouaient de la batterie et de la guitare. On a vite accroché. On trouvait ça réjouissant de pouvoir reproduire nous même la musique qu'on aimait. Et puis après, on s'est amusé à composer des morceaux.
D'où vient le nom "Portier Dean" ?
Portier et Dean ce sont deux noms de familles rencontrés par hasard sur un interphone. Nous les avons adoptés. Ils sont très différents, c'est ce qui nous a tapé dans l’œil : « Portier » évoque quelque chose de physique, d'ordinaire tandis que « Dean » est cinématographique, littéraire et légendaire.
Lorsqu'on écoute votre musique on pourrait penser que vous êtes un groupe anglais ou américain. Comment votre style musical s'est construit ?
Très clairement nos influences sont majoritairement anglophones. On baigne dedans depuis qu'on est petits, surtout du rock au départ. De la même façon que notre langue maternelle est le Français, notre "musique maternelle" est la musique anglo-saxonne. Nous ne cherchons pas à faire "américain" mais par la force de ce "maternage sonore" notre vocabulaire et notre accent musical peuvent sonner américains.
Mais nous écoutons vraiment de tout sinon, du rock bien sûr mais aussi de la pop, de l'électro, du hip-hop... et pas exclusivement en Anglais. Plus le temps passe et plus nous intégrons ces influences variées dans notre musique. C'est le cas dans notre album Ancient Majesty.
Que raconte votre 1er album Ancient Majesty ?
Ancient Majesty rassemble des titres qui évoquent des valeurs qui nous sont chères : l'amour, l'espérance, la nature, le partage...
De qui vous êtes-vous entourés pour le créer ?
Il y a eu deux phases, nous avons composé surtout à deux, dans un premier temps, en nous laissant guider par le jeu, l'expérimentation.  Dans un second temps, pour les arrangements et la réalisation, nous avons été épaulés et guidés par Adrien Leprêtre de Samba de la Muerte et Concrete Knives. Il a été très précieux en nous aidant à aller au bout de nos idées et à rendre notre son plus abouti.


Que raconte le titre Pythia ? En quelques minutes vous changez de registre dans ce titre, comment ce morceau a été construit ?
Pythia parle de la prêtresse d’Apollon dans le temple de Delphes. Les puissants de la Grèce antique venaient la consulter pour connaître leur avenir. Droguée, plongée dans une forme de transe, elle se mettait à parler dans son délire et livrait des phrases incompréhensibles. Mal interprétés, ces augures incitaient des malheureux à des actes qui les menaient à leur perte.
Ce morceau est parti d'une improvisation avec une ligne de basse et un rythme brut, répétitif. Nous avons voulu tirer ce fil tout au long du morceau avec les mêmes accords en introduisant des variations, une montée. Un peu comme une transe qui atteint son apogée.
Quels sont vos projets ?
Dans l'immédiat, nous voulons faire vivre notre album qui vient de sortir. Nous avons pas mal de concerts qui s'organisent jusqu'à l'été, qui vont nous faire voyager en France et même en Allemagne. Et puis nous avons déjà des envies et des idées pour composer de nouveaux morceaux.
Vous êtes plus addicts à Facebook, Twitter, Snapchat ou Instagram ?
Surtout Facebook et Instagram. Mais on n'est pas vraiment "addicts", pas encore en tout cas on espère :-)
Vous écoutez quoi en ce moment ?
Gwendal : Je fais tourner pas mal un album de 2015 "Kinshasa" de Mbongwana Star. Une musique vraiment puissamment charnelle.
Gildas : Je suis constamment en train de fouiller sur Spotify, de surveiller les nouveautés sur Pitchfork et NPR par exemple, je vais souvent aller chercher des disques plus anciens aussi. En ce moment j'écoute beaucoup de death metal, Thy Art is Murder, par exemple, mais j'écoute pas mal aussi Lord Esperanza et Odezenne, qui sont beaucoup plus hip-hop... Je n'ai pas vraiment de barrières en termes d'écoute.


Selfie - Gwendal

Selfie - Gildas

Portier Dean en ligne

mercredi 23 janvier 2019

(This is) Redeye : « J’ai voulu capter le son du voyage, aussi bien physique qu’intérieur »



J-2 avant le grand retour de (This is) Redeye avec la sortie du nouvel opus « Desert Eyes », le 25.01.19. Dans cet album, l’artiste français Guillaume Fresneau revient sur ses 4 ans d’expatriation au Texas, ses voyages et rencontres effectués aux Etats-Unis. Le chanteur dévoile des chansons folks au rythme entrainant et toujours aussi finement travaillées, idéales en bande son d’un bon road-trip.

 
 
Pourquoi avoir décidé de repartir t'installer au Texas, la terre de ton enfance ?
Je suis reparti vivre 4 ans au Texas car j’avais besoin de retrouver une forme d’inspiration, me rapprocher de la musique que j’aime et que j’avais envie de faire, dans un environnement qui me convient et me motive : musiciens, producteurs, studios, clubs, radios etc. J’ai donc fait énormément de musique sur place !

Que raconte « Desert Eyes » qui va sortir le 25.01 ? De qui t'es-tu entouré pour le réaliser ?
« Desert Eyes » raconte ma trajectoire et mes voyages aux Etats-Unis, notamment à travers le désert de l’Ouest Texan, et comment ça m’a nourri personnellement, musicalement, spirituellement… J’ai rencontré un réalisateur et musicien incroyable, Dan Duszynski, qui a travaillé avec Loma, Molly Burch, Cross Records, Shearwater entre autres et qui a très bien compris et accompagné ce que je voulais faire, capter le son du voyage, aussi bien physique qu’intérieur. Son studio est installé en pleine campagne à quelques kilomètres d’Austin.



Et que raconte le premier single « A Name To A Face » ?
« A Name to a Face » raconte une errance sans but, d’être à la recherche de quelque chose sans trop savoir quoi… et espérer, un jour, mettre le doigt sur ce quelque chose, comme enfin retrouver le nom associé a un visage !

La présentation de l'album évoque un changement de son, qu'est-ce que cela veut dire ? Prends-tu un tournant musical ?
Oui, un changement de son dans la façon dont il a été enregistré, avec des magnétos à bande, ou dans de simples chambres, pas forcément dans le studio. Et puis la grosse influence de la scène musicale d’Austin : des echos, des delays, des reverbs, un peu de psyché, un peu de country, etc.

Et le projet est rebaptisé en (Thisis) Redeye au lieu de RedEye, pourquoi ce changement ?
Pour marquer ce changement de son justement. Les disques précédents étaient très travaillés, orchestrés, arrangés, celui-ci est clairement plus brut, comme un re-centrage : this is…


Pour ton album « Be the one », tu avais photographié la pochette de l'album. Es-tu à l'origine de certaine(s) création(s) graphique(s) de ce nouvel opus ?
La photo est de Caroline Ruffault, qui a trempé ses photos dans des bains qui modifient et donnent un côté magique/surréaliste au paysage…mais oui, les dessins sur la photos sont de moi…je voulais des dessins ou écritures qui puissent rappeler les signes rupestres.

Ton groupe Dahlia est-il toujours en pause ?
Oui toujours en pause !

Tu es plus accro à Facebook, Twitter, Instagram ou Snapchat ?
Instagram je pense, pour le côté visuel, je suis beaucoup de dessinateurs, graphistes etc

Que trouve t'on dans ta playlist de cet hiver ?
Coup de Coeur pour Rainbow Kitten Surprise ! Et les nouveaux disques de Molly Burch et RF Shannon.

(This is) Redeye en ligne


dimanche 30 décembre 2018

San Carol : « Enregistrer « Houdini » c’était illustrer une bagarre de loubards sur un nuage, un jour de messe »


Avec son 3e album « Houdini », le groupe San Carol revient sur le devant de la scène avec une écriture plus personnelle voire même politique, où la mélancolie et la joie se côtoient. Maxime Dobosz, leader du groupe, qui a quitté son travail plus « traditionnel » pour vivre de sa passion, évoque également dans cet album cette affection pour la musique qui de manière ambivalente peut aussi être très destructrice… 

Maxime, comment as-tu fait tes 1er pas dans la musique ?
Je suis venu à la musique un peu par hasard, suite à un pari d'été avec des amis d'enfance. A l'adolescence on s'était dit que chacun d'entre nous commencerait à jouer d'un instrument à la rentrée. Moi j'avais choisi la guitare, mes parents m'ont donc offert ma première guitare électrique. Quelques mois après la rentrée, je m'exerçais à reprendre comme tout le monde « Come As You Are », en jouant cette chanson au pouce, pratique.
J'ai eu comme un coup de foudre avec l'instrument. J'ai revendu ma console de jeux et j’ai commencé mes premières démos sur « Audacity » avec un micro que j'avais récupéré je ne sais où. J'ai pris une année de cours mais ça ne me parlait pas trop, mon truc c'était d'écrire des chansons, bidouiller des sons, faire des trucs d'une manière ou d'une autre. A 27 ans, j'oublie encore régulièrement ce qu'est un chevalet ou une frète sur une guitare, c'est dire si je m'intéresse à la technique, qu'elle soit matérielle ou musicale.
J'ai eu un autre coup de foudre un peu au même moment en entrant dans la chorale de mon collège avec un professeur qui était exceptionnel au point d'avoir défini quels sont mes groupes préférés, encore maintenant. C'était une chorale dans laquelle nous chantions beaucoup de classiques rock et de chansons populaires qui nous plaisaient étant jeunes. C'était parfait pour développer une passion viscérale.
Mes parents, mon frère et ma sœur n'étaient pas spécialement musiciens même si un peu tout le monde a joué d'un instrument un jour ou l'autre. Par contre, de la musique était jouée constamment à la maison. J'ai des souvenirs de mon père me faisant écouter très fort « Space Oddity » de Bowie ou « Child In Time » de Deep Purple sur la route entre Fontevraud l'Abbaye et La Ferté Bernard que nous faisions alors tous les weekends, aller et retour. On avait tous les weekends une heure et demie à écouter un nombre incalculables d'albums et de playlists faits par mon père et parfois par ma sœur. Pour dire, encore aujourd'hui une des meilleures manières que j'ai d'apprécier un disque est en voiture, j'estime que c'est la parfaite méthode pour évaluer aussi bien le son que la qualité des chansons, c'est facile de s'emmerder en voiture même avec de la musique.
Je n'ai pas été vraiment été poussé à la musique mais avec le recul je pense que j'ai eu un éveil musical assez rêvé, tout sauf rébarbatif ou écœurant. Je suis très reconnaissant à ma famille et à quelques mentors pour cela. 

Maxime Doboscz © Fred Lombard

Comment as-tu pris la décision de lâcher ton travail dans l'administration pour te consacrer à la musique ?
Je suis toujours étonné que cette histoire revienne aussi souvent, on l'a écrit dans le dossier de presse en réaction je pense, à l'album d'avant où je revendiquais à l'époque l'attachement que j'avais à mon ancien travail, que j'ai finalement d'ailleurs encore. Bon, j'imagine que je ne peux m'en prendre qu'à moi-même. La décision n'a pas été simple car j'avais une situation financièrement très arrangeante et pleine de sécurité qui plus est, dans un cadre que j'estime. Je travaillais à la Sécurité Sociale, l'Assurance Maladie plus précisément, qui sont pour moi des ciments de notre société, qui sont malheureusement émiettés et souvent insultés par manque de savoir.
J'ai quitté mon travail car mon poste là-bas était profondément ennuyeux et que j'y étais de plus en plus triste car une aussi grande administration, pour un jeune gars avec des espoirs artistiques, ce n'est pas compatible avec mes souhaits. Au bout d'un moment, quand on se rend compte que l'on n'est que l'ombre de soi-même, c'est qu'il faut passer à autre chose et prendre un peu de risques. Ma dulcinée m'a énormément aidé à cela, à réaliser que je n'étais pas heureux et elle m'a offert l'opportunité de faire autre chose de manière plus concrète. Elle travaillait à Nantes et ça m'a un peu décidé à avoir des envies d'ailleurs, casser ma vie métronomique.

Que raconte l'album "Houdini" (Freemount Records) et que signifie "Houdini" ?
Je ne sais pas pourquoi l'album s'appelle « Houdini », j'imagine qu'il y a forcément un sous-texte dicté par mon subconscient. A l'époque, j'ai fini par retomber sur ce nom car c'était le nom que j’avais donné à un vieux projet musical quand j'habitais encore au Mans « Little Houdini ». Je n'avais pas vraiment sorti de musiques, c'était très amateur car à l'époque j'étais dans la découverte la plus totale, mais finalement des années plus tard en réécoutant des chansons de ce temps là, quelques unes ont vraiment retenu mon attention au point de les retravailler et de les intégrer à cet album. « Lone Star » et « Doesn't Matter » qui ferment le disque en l'occurrence.
Maxime Doboscz © Fred Lombard
En quoi la tournée au Texas a influencé le groupe dans la création de cet album ?
Je ne crois pas que les quelques dates au Texas aient influencé quoi que ce soit de manière artistique. Ce qui est certains c'est nous sommes entrés en studio à peine une semaine après notre retour et que nous étions encore dans l'excitation provoquée par cette ville géniale qu'est Austin. Jouer aux Etats-Unis pour des petits Français, c'est forcément un énorme challenge même si nous n'avons pas joué dans des grandes salles devant des foules là-bas, les Américains ont la musique dans le sang et sont généralement à mes yeux des musiciens très bons, il y a comme un complexe d'infériorité. Résultat, nous sentir capable de jouer devant ce public et de les faire aimer notre musique, cela nous a mis dans des conditions optimales pour enregistrer un disque, il y avait l'alchimie du groupe qui joue ensemble, l'envie d'expérimenter et de prendre un plaisir fou.
Etait-ce voulu de prendre une autre direction musicale que les deux précédents albums ?
Je ne pense pas qu'elle ait fondamentalement changé entre « Humain Trop Humain » et « Houdini ». Pour moi les deux albums se ressemblent beaucoup si ce n'est que le premier est plus frontal que le deuxième. Ce qui fait ce ressenti provient à mon sens de la production, du son du disque. En tout cas, quel que soit le disque de San Carol, même en comprenant le premier album « La Main Invisible », je ne me suis jamais trop posé la question de quelle direction prendre, ça dépendant avant tout des moyens à disposition et de l'inspiration. J'aime beaucoup les sons vaporeux et les rythmiques qui claquent, le reste on verra.
De qui t’es-tu entouré pour réaliser "Houdini" ? 
Raphaël d'Hervez (Pégase, Minitel Rose) a réalisé l'album. Il est un peu le 5ème membre du groupe sur cet album. Il a énormément apporté à la patine sonore de ces chansons. On s'est bien trouvé car nous avons énormément de références communes et de terrains d'entente, notamment sur la musique ambiante et les batteries de vandales. En fait, enregistrer « Houdini » avec Raphaël était en gros illustrer une bagarre de loubards sur un nuage, un jour de messe. J'ai du mal à m'imaginer enregistrer de la musique avec quelqu'un d'autre à l'heure actuelle.

Le 1er single « Cancer » est assez mélancolique, non ? Que raconte cette chanson ?
« Cancer » parle des doutes que j'ai quant à la musique et le fait de vouloir développer un projet musical, si ça foire, que faire après ? Une passion est quelque chose de très destructeur dans le sens où il est impossible de s'en passer malgré l'environnement et tout un tas de signaux négatifs emmêlés à des flashs aveuglants assez rares.
Le pire, c'est que cette chanson n'a pas répondu à ma question du tout. Je n'ai juste qu'une profonde conviction, souhaiter être musicien ne sert pas à grand chose, c'est un plaisir profondément égoïste qui peut violemment aider quelques rares personnes. D'autant que désormais, il y a tellement de propositions musicales cachées dans chaque recoin du monde et de l'espace temps qu'à quoi bon, tout ceci est vain et qu'un apport de pollution sonore et visuel supplémentaires. Pourtant, je ne peux pas m'empêcher de vouloir exister dans ce merdier. Jusqu'à nouvel ordre.
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Je suis uniquement accro au sucre.


dimanche 25 novembre 2018

Ulrich Forman dévoile une nouvelle pépite où pop et folk cohabitent !


Alors que le 3e single du dernier album « Chapter III – A Perfect Storm » d’Ulrich Forman sort aujourd’hui, l’artiste aux influences anglo-saxonnes nous montrent encore une fois qu’il est capable de nous surprendre. En effet, le chanteur qui avait pris l’habitude de « tout faire seul », a su s’entourer de talents pour ce nouvel opus aux chansons pop intemporelles, où larmes et joie coexistent dans un même tableau.

Selfie Ulrich Forman
En 2014, vous m'expliquiez que Philippe Zdar affirme que « 90% d’un morceau se crée en quelques heures mais que les 10% restants peuvent nécessiter plusieurs mois de réflexion ». Mais vous ajoutiez qu'il faut savoir s’asseoir sur les 10% restants car on perd en fraicheur ». Pour ce nouvel album vous vous êtes assis sur les 10% restants ?
Haha je suis toujours aussi d'accord avec lui sur ce point et je le constate même au quotidien. Pour répondre à la question, je ne me suis pas assis sur les 10% restant et pour être tout à fait honnête j'estime même avoir pris plus de temps qu'il n'en fallait pour finaliser cet album. Autrement dit, j'ai eu du mal à m'assoir sur ces 10%.
J'ai dû enregistrer, produire et mixer une petite trentaine de titres, pour un album qui au final n'en compte que dix. De plus, pour chaque titre, j'ai enregistré différentes versions d'arrangements et le choix final ne s'est finalement fait que très peu de temps avant d'envoyer l'album en fabrication... la veille je dirais.
Il est donc sans doute fort probable que dans les mois à venir je sorte une partie de se travaille d'une façon ou d'une autre. 

Que raconte cet album ?
Je crois que le titre de l'album synthétise bien son propos. ''Chapter III - A Perfect Storm'', un nouveau chapitre, une parfaite tempête. Un paradoxe qui sied bien aux chansons de cet album. Des mélodies plutôt positives portant souvent des propos plus introspectifs et parfois même douloureux. Cet album a été écrit lors d'une période charnière de ma vie d'homme et d'artiste. L'album parle d'amour, de rencontre, de ruptures, de chamboulements de vie dans tout ses excès. Les larmes et la joie coexistant dans un même tableau.

Et de qui vous êtes-vous entouré pour le créer ?
Pour cet album, et contrairement à ce que j'avais fait jusqu'ici, je ne voulais pas tout faire seul. J'ai eu besoin de la présence, de l'écoute et du regard bienveillant de proches. De personnes qui connaissaient l'homme que je suis et pas seulement le musicien. Je co-signe donc certains titres avec Cédric O'Heix ou Loïc Desplanques.
Je suis par ailleurs parti quelques mois à New York pour travailler avec Fab Dupont (Paul McCartney / The Do ...) qui m'a de plus, permis de rencontrer une partie des musiciens de Paul McCartney et notamment son batteur Graham Hawthorne qui joue sur plusieurs titres de l'album.

En France, j'ai collaboré avec Florent Livet (Phoenix / Bloc Party) et Pavle Kovacevic (Sébastien Tellier) qui sont des amis proches et qui ont respectivement travaillé sur le mixage et les arrangements de certains titres de l'album. Le mastering a été confié à Antoine ''Chab'' Chabert (Feist / Daft Punk), un ami de longue date.

Cet album est le fruit d'un travaille en famille et ce n'est pas une formule toute faite ! Pour preuve, mes filles chantent sur certains titres !


D'où vous est venue l'envie de passer derrière la caméra pour le clip « Today » ?
Pour cet album, et compte tenu de son propos très personnel, j'avais envie exploiter moi même chaque media pour compléter les pièces du puzzle. C'est pour cette raison que je tenais à réaliser moi même les clips des ''singles'' de cet album dont trois sont déjà sortis. Par ailleurs, il est important de souligner que ces clips, je les ai co-réalisés avec Alexandre Tissot avec qui je crois nous nous complétons bien sur ce terrain là. 

Ce clip évoque-t-il votre envie de retourner en enfance ?
Sans rentrer dans une explication de texte, le clip de ''Today'' met en scène le parcours d'un homme qui au contact d'une personne qui a su garder son âme d'enfant, parvient lui même à retrouver la sienne.
Le clip ne montre que le reflet de leurs âmes et la route, que le chemin de vie. Tout est une question de rencontres.

Est-ce que vous continuez votre activité multiple : création de musiques de films, de publicité, votre propre label ?
Je continue bien sûr de composer et produire pour d'autres. Au printemps sortira notamment le film ANDY de Julien Weill avec Vincent Elbaz et Alice Taglioni dont la bande originale est signée Ulrich Forman.
Par ailleurs, au cours des prochains mois sortiront sur mon label AU REVOIR MA BELLE PRODUCTIONS les maxis des projets respectifs de deux des musiciens qui m'accompagnent sur scène, Gaëtan Allard (Solar Parachute) et Clément Febvre. 


Vous êtes plus addict à Facebook, Twitter, Snapchat ou Instagram ?
Je suis addict à plein de choses mais pas trop aux réseaux sociaux. Ceci dit, celui sur lequel je passe le plus de temps est sans aucun doute Instagram.  

Quelle est la chanson que vous écoutez en boucle en ce moment ?
Le titre que j'écoute en boucle en ce moment c'est ''Don't Miss It'' deJames Blake. Un pur bijou ! Dans le propos et dans la façon dont il est produit.

Vous rêveriez de collaborer avec qui ?
Je rêvais de collaborer avec Feist dont la musique me touche profondément et ce depuis des années. J'ai eu la chance de pouvoir échanger avec elle à ce sujet là. Ça a failli se faire puis ''plouf'', pour des questions d'agenda de sortie ça ne s'est pas fait. Peut-être une prochaine fois. Le rêve reste donc intact. 

Ulrich Forman en ligne


mercredi 31 octobre 2018

Quand Jean-Paul Gaultier déniche la pépite Demi Mondaine


Demi Mondaine est une des grandes révélations du Fashion Freak Show, le spectacle qui retrace la vie de Jean-Paul Gaultier, actuellement sur la scène des Folies Bergères (Paris). Ainsi, l’enfant terrible de la mode a recruté des artistes spectaculaires et charismatiques pour ce show d’un nouveau genre qui mélange brillamment chant, danse, humour, défilés... Jean-Paul Gaultier a ainsi posé son dévolu sur Demi Mondaine... A 39 ans, la chanteuse cumule 12 ans de carrière, dont 4 années passées à refuser les sollicitations de « The Voice » pour participer à l’émission. Son fils, Zakary la fera changer d’avis et beaucoup d’entre nous connaissent la suite de l’histoire. La chanteuse aux accents rock est éliminée aux portes de la finale de « The Voice » mais a gagné en notoriété et a conquis le cœur de nombreux Français dont celui d’un certain couturier… Malgré un emploi du temps très chargé, la chanteuse, adoubée par Iggy Pop (!) multiplie les projets, elle prépare son sixième album « très aquatique » et un cabaret de monstres qu’elle écrit et compose. Une chose est sure, l’artiste n’a pas fini de nous épater.

©Vincent Capman

Comment as-tu fait tes premiers pas dans la musique ?
Mes parents ne sont pas musiciens mais petite, ils m'ont mise au piano et à la danse. J’étais nulle en danse classique mais j’assurai au piano. Plus tard, j’ai préféré la gymnastique et je partais tous les week-ends en compétitions. 
Aussi, dès l’enfance j’écrivais des mini-pièces de théâtre avec quelques mots. Je dirigeais mes amis et je fabriquais des spectacles pour les parents. J’écrivais des petits poèmes sous le saule pleureur du jardin que j’enfouissais sous la terre comme des trésors. Et une carte du jardin en guise de carte aux trésors permettait de les retrouver. J’écrasais les myrtilles et autres baies du potager pour en faire des confitures. Je chantais à tue-tête en pleurant sous la pluie. Un besoin d’expression urgent me violentait.
D'où vient ce nom de scène "Demi Mondaine" ? 
Ce nom vient du livre "Venus in furs"/ la Venus à la fourrure de Sacher Masoch. Le père du sado masochisme en somme.... Je le lisais en anglais et le mot m’est apparu. Demi Mondaine. Je ne savais pas pourquoi à la base mais c’était parfait. Maintenant, je sais que c’est mon nom pour bien longtemps.
©Marjorie Ray

Qui sont les membres du groupe Demi Mondaine ? Aujourd'hui où en sont les projets du groupe ?
J’ai commencé il y a 12 ans. Mon premier album Key Hole a été enregistré à Londres avec Howie B puis 3 ans plus tard, Mystic Gordon a rejoint le groupe. Il est depuis 10 ans mon partenaire dans "Demi Mondaine, le groupe". Et nous avons écrit les autres albums ensemble, « Pig Head », « Private Parts », « Aether » et « Paris-Desert ».
D’autres musiciens sont entrés puis sortis avec qui j’ai partagé de grandes aventures comme avec Sarah Gadrey (marraine de ma fille avec qui, sans doute, je travaillerai à nouveau d’une façon ou d’une autre) ou Zoé Hoch, qui a fait ses premières mains avec moi (comme batteuse) et qui aujourd'hui tourne et travaille énormément, elle a beaucoup de talent et d’ambition, Nico, Jaumain, Willy, Bourdon...
Aujourd'hui, Allan Houdayer, Erwan More Ice, Hugo Sarton nous accompagnent Mystic Gordon et moi. 
J’ai beaucoup écrit, beaucoup de premiers jets. J’ai organisé mon travail d’artisan pour que ces mots criés deviennent maintenant des textes de chansons. Nous avons commencé les compositions et le nouvel album Demi Mondaine s’annonce Aquatique, dans les mots, maux comme dans la forme, sous le signe de l’élément "eau".
On raconte que des équipes de casting t'ont plusieurs fois proposé de participer à l’émission de télévision « The Voice » et que tu as refusé. Qu'est-ce qui t'a fait changer d'avis ?
Oui, pendant 4 années successives,  les équipes m’ont contactée avec une insistance certaine. Je ne me voyais pas du tout dans leur émission que je ne connaissais que très peu et pour qui j’avais une répulsion viscérale. « L’ennemi télévision… Le diable… » (sourire).
Finalement, mon fils m’a fait changer d’avis et j’ai décidé de passer à « The Voice », estimant que je pouvais les utiliser bien autant qu’ils nous utilisent, que droit dans ses bottes, on ne craint pas de passer pour autre chose que ce que nous sommes. C’est un media extraordinaire (des pics à 6 millions de téléspectateurs !) alors, avec sincérité, y montrer ce que nous savons faire et prendre la parole est une opportunité.
©OdieuxBody
Main dans la main avec Zakary, je chantais un premier titre dans cette émission et l’aventure durera une année. C’est là que Jean-Paul Gaultier m’a découverte... Evidemment comme énormément de gens qui n'avaient pas eu accès a mon travail ou à ma musique. Le lendemain du premier passage, j’avais cette proposition de contrat que j’honore quotidiennement aux Folies Bergères, le Fashion Freak Show.
Je me souviens de ce rendez-vous où Jean Paul accompagné de Tonie Marshall, la metteur en scène, autour d’un déjeuner délicieux dans les bureaux de Jean-Paul Gaultier où il me présentait, étoile pétillante dans les yeux, son projet de vie, le déroulé de son rêve de gosse  me convainquant en un instant de son amour, sincérité et de l’envie de le partager avec moi. Merci Jean-Paul qui réalise son rêve d'enfant tout en réalisant le mien ! 
Comment s'est déroulée la préparation ? Combien de temps de répétition a exigé le show ? Qu'as-tu appris tout au long de la création du « Fashion Freak Show » ?
On a commencé les répétitions en juin au studio Calentito, à Paris. Au départ, on a beaucoup dansé. Alors je me fondais tant bien que mal dans le groupe de danseurs heureusement bienveillants.
Nous avons travaillé avec la chorégraphe Marion Motin qui s’est arrangée de nos diversités pour monter ce spectacle. Le casting est hétéroclite avec de fortes personnalités, de très belles personnes. Je suis enchantée de faire partie de cette équipe, il n y a pas d’ombre, pas de relou.

©Christophe Chaumanet

Lors de la première du Fashion Freak Show, de nombreuses personnalités étaient dans la salle, Line Renaud, Marion Cotillard, Coco Rocha... Cela implique t-il une préparation spécifique ?
Nous avons eu droit à un parterre de stars pour la première. En plus, il faut savoir que pour la première, le show n’était pas rodé... C’est toujours un peu tremblant mais terriblement humain et plein d’amour et d’énergie. C’est cette générosité qui compense la fragilité des débuts. Ensuite le spectacle se rode et se précise mais l’essence, tu l’as au début, la « Vérité »…
Le plus impressionnant pour moi reste toujours de jouer devant les personnes que j’aime. Mon amoureux, mes parents, mes amis... me donnent mal au ventre avant d’entrer sur scène puis envie de tout donner pour qu’ils soient fiers de moi. 
Mais j’avoue avoir eu les jambes qui tremblaient quand j’ai dû jouer et interpréter "Express Yourself" de Madonna.... devant Madonna ! Quelle histoire, elle m'a appréciée ! Heureusement ! Ouf ! Je me rappelle les posters d'elle affichés dans ma chambre d’enfant... les vinyles que je collectionnais.

©Mélanie Fazi
Est-ce que le show s'exportera en Europe ? Si oui, feras-tu toujours partie du casting ?
Bonne question, j’aurai sans doute cette réponse incessamment sous peu. Je ne sais pas encore.
Mais oui, nous savons que le show va tourner, non seulement en Europe mais aussi à l’international : Japon, Canada, en Chine peut-être... C’est un succès et ce serait formidable de faire encore partie de l’équipe !
Je pense aussi à ma vie de famille, j'ai 2 enfants, Zakary et Dune Billie,  mon homme… Et j’ai aussi des projets personnels : l’album , le groupe et mon « side project »,  le "créature book", un cabaret de monstres que j’ai écrit et composé, conceptualisé qui se monte doucement mais surement.

©Christophe Chaumanet
Tu es plus addict à Facebook, Twitter, Instagram ou Snapchat ?
Je ne suis pas véritablement accro aux réseaux sociaux... Ca me gonfle vite mais bien sûr il m'est indispensable d’être connectée, j’archive des photos sur Instagram. Je tiens informé mes proches et ceux qui s’intéressent à mon travail.
Quelles chansons écoutes-tu souvent en ce moment ?
Encore et toujours Nina Simone, Iggy Pop, Nick Cave ou Johnny Cash, au milieu de tant d’autres et j’écoute aussi le dernier titre de Zazie que j aime beaucoup « Speed ».
Tu as fait la première partie d'Alice Cooper, Iggy Pop t'a offert une chanson "Private Parts", tu as chanté avec Gary Lucas un tribute to Jeff Buckley dans les clubs de jazz de Broadway et de Brooklyn et Howie B. a produit ton premier album "Key Hole"... Quelle serait la prochaine collaboration rêvée ?
J'adore et rêve d'Asaf Avidan, mais aussi dans un autre genre, LP. Mon rêve inaccessible est Nick Cave et j’ai très envie de retrouver Iggy Pop.

Demi Mondaine en ligne



mardi 18 septembre 2018

Place de concert à gagner pour voir Enrique Iglesias le 11 novembre 2018 à l'Accord Hotels Arena à Paris !

Vous rêvez d'assister au concert Enrique Iglesias, le 11 novembre 2018 à l'Accord Hotels Arena, à Paris ? Rien de plus simple... Pour tenter de gagner 1 place, il suffit de liker & retweeter ce tweet : https://bit.ly/2NqhU0j

vendredi 31 août 2018

No Money Kids : « L’écriture d’un titre ne se réfléchit pas »

 Vous êtes prêts à écouter retentir les nouvelles notes de blues électro rock du groupe No Money Kids ? Patience… le duo français nous donne rendez-vous le 16 novembre 2018, date de la sortie de leur nouvel album « Trouble ». Félix Matschulat (guitare, chant) et Jean-Marc Pelatan (basse, machines, samples) le promettent leur public ne sera pas déconcerté par la couleur de ce nouvel opus. Il reste certes encore 2 mois à patienter avant d’écouter leurs guitares rock mais ils nous laissent méditer sur des vers d’Aragon qui, selon Félix Matschulat résument au mieux les thèmes de l’album : « Rien n’est jamais acquis à l’homme. Ni sa force. Ni sa faiblesse, ni son cœur. Et quand il croit ouvrir ses bras, son ombre est celle d’une croix ». La preuve qu’une nouvelle fois, les deux Français vont puiser dans leurs souffrances pour extraire toute la beauté de leur musique. « Trouble » a déjà tout pour être sublime.



 
Comment avez-vous faits vos premiers pas dans la musique ?
Félix Matschulat : Mon père et mon oncle étaient tous les deux musiciens et mes héros d’enfance étaient Chuck Berry, Brian Setzer, Steve Crooper et Jimi Hendrix. Chez moi tout était en lien avec la musique, je ne pouvais pas faire autre chose que de suivre ce chemin.
Jean-Marc Pelatan : Mon père était guitariste classique aussi, il jouait tous les jours pendant des heures, ça aide à choisir une voie !

Comment vous êtes-vous rencontrés ? Et comment est née l'envie de créer un groupe ensemble ?
Félix Matschulat : On s'est rencontré en studio. J’étais là pour enregistrer chez JM, mais de fil en aiguille les heures de travail se sont transformées en jours puis en mois jusqu’à ce qu’on nous demande de signer au bas de la page pour notre premier contrat avec nos partenaires de toujours, Alter K et Roy Music.

©No Money Kids
Pendant 1 an, vous avez travaillé pour un label/concept store qui a fini par vous fournir un studio à New York. Que s’est-il passé ?
Félix Matschulat : Pas tout à fait, nous travaillions en partenariat avec ce label/concept store depuis Paris. Des membres du label/concept store intervenaient en tant que directeurs artistiques sur le projet, chaque titre était enregistré à Paris puis validé par leurs bureaux à New York. Nous avons travaillé ensemble presque un an mais le manque de la scène se faisait trop présent et des désaccords artistiques nous ont poussés à reprendre les rênes de la production, changer de nom et lancer No Money Kids par nos propres moyens.

Que raconte votre deuxième album « Hear the Silence » ?
Félix Matschulat : C’est une introspection, une ode à la remise en question, aux doutes. J’ai perdu mon père et deux grands-parents durant l’écriture et l’enregistrement de cet album, je pense que l'écriture m'a permis de garder un lien avec eux, que j’ai plaisir dorénavant à retrouver sur scène.

Des thèmes très lourds sont évoqués comme l'esclavage moderne, le deuil... Et pourtant cette mélancolie est très belle et donne même le moral. Est-ce voulu de vouloir aborder des thèmes graves sans pour autant les accompagner de mélodies tristes ?
Félix Matschulat : Pour moi l’écriture d’un titre ne se réfléchit pas. A la composition de cet album, j’avais juste envie de raconter certaines histoires pour qu’elles ne me tuent pas. L’esclavage moderne me révolte, la perte de personnes chères m’ensevelit, les amis perdus me font perdre la raison, et pour autant sans tout cela, je ne serai pas ce que je suis. La musique peut parfois paraître en désaccord avec les mots mais cela permet parfois d'affronter les sujets sans en être victime.
Jean-Marc Pelatan: Parfois la tristesse d'une mélodie sur un sujet déjà lourd fait double emploi. Pour moi, tout est une question de nuances, d'épices comme en cuisine.



Le clip « Man Down » est très esthétique. Pourquoi l'avoir réalisé en noir et blanc ? Était-ce une volonté de votre part que la danseuse Coralie Hédouin y joue un rôle ?
Félix Matschulat : Depuis nos premiers titres, le noir et blanc est très présent dans notre imagerie, c’est Djamel Boucly, notre ami et photographe de l’époque qui nous a orientés dans cette direction. Mais tout dépend des sujets abordés, des titres et des personnes avec qui nous collaborons. Chaque clip est né d'un échange, mais il est important pour nous que le réalisateur apporte son interprétation visuelle personnelle, c'est à chaque fois une collaboration, un dialogue. Pour « Man Down », nous avons travaillé avec un duo de réalisatrices nantaises, Sherkan. Nous avions déjà collaboré ensemble par le passé, et l’idée de faire intervenir Coralie nous plaisait beaucoup. Nous leur avons fait totalement confiance là-dessus.

Un album est en préparation pour le mois de novembre 2018 que va-t-il raconter ? De qui vous êtes-vous entourés pour le créer ?
Félix Matschulat : Le nouvel album sortira le 16 novembre 2018 et s'intitule « Trouble ». Pour résumer les sujets abordés dans cet album, il n’y a pas mieux que ces vers d’Aragon : « Rien n’est jamais acquis à l’homme. Ni sa force. Ni sa faiblesse, ni son cœur. Et quand il croit ouvrir ses bras, son ombre est celle d’une croix ».
Jean-Marc Pelatan : D'un point de vue musical, il y aura des nouvelles machines et nouvelles couleurs, enregistrées dans un nouveau lieu de création puisqu'on a déménagé notre studio. Je crois qu'un auditeur de No Money Kids ne sera pas déconcerté, mais la palette est plus large avec des nuances inédites. Peut-être moins "noir et blanc" pour le coup.

©No Money Kids
Vous êtes "adoubés" par le monde de la mode, des séries américaines (Banshee, The Returned, Night Shift, Goliath, etc.) qui utilisent vos chansons. Vous avez maintenant envie qu'on entende vos chansons où ?
Félix et Jean-Marc : Partout !

Avez qui rêveriez-vous de collaborer ?
Félix Matschulat : Beck ou Dan Auerbach. Mais pourquoi pas Céline Dion aussi...
Jean-Marc Pelatan : Michael Jackson ! Mais ça risque d'être compliqué...

Vous êtes plus addict à Facebook, Twitter, Instagram ou Snapchat ?
Félix Matschulat : Je fuis les addictions…

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