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mardi 18 septembre 2018

Place de concert à gagner pour voir Enrique Iglesias le 11 novembre 2018 à l'Accord Hotels Arena à Paris !

Vous rêvez d'assister au concert Enrique Iglesias, le 11 novembre 2018 à l'Accord Hotels Arena, à Paris ? Rien de plus simple... Pour tenter de gagner 1 place, il suffit de liker & retweeter ce tweet : https://bit.ly/2NqhU0j

vendredi 31 août 2018

No Money Kids : « L’écriture d’un titre ne se réfléchit pas »

 Vous êtes prêts à écouter retentir les nouvelles notes de blues électro rock du groupe No Money Kids ? Patience… le duo français nous donne rendez-vous le 16 novembre 2018, date de la sortie de leur nouvel album « Trouble ». Félix Matschulat (guitare, chant) et Jean-Marc Pelatan (basse, machines, samples) le promettent leur public ne sera pas déconcerté par la couleur de ce nouvel opus. Il reste certes encore 2 mois à patienter avant d’écouter leurs guitares rock mais ils nous laissent méditer sur des vers d’Aragon qui, selon Félix Matschulat résument au mieux les thèmes de l’album : « Rien n’est jamais acquis à l’homme. Ni sa force. Ni sa faiblesse, ni son cœur. Et quand il croit ouvrir ses bras, son ombre est celle d’une croix ». La preuve qu’une nouvelle fois, les deux Français vont puiser dans leurs souffrances pour extraire toute la beauté de leur musique. « Trouble » a déjà tout pour être sublime.



 
Comment avez-vous faits vos premiers pas dans la musique ?
Félix Matschulat : Mon père et mon oncle étaient tous les deux musiciens et mes héros d’enfance étaient Chuck Berry, Brian Setzer, Steve Crooper et Jimi Hendrix. Chez moi tout était en lien avec la musique, je ne pouvais pas faire autre chose que de suivre ce chemin.
Jean-Marc Pelatan : Mon père était guitariste classique aussi, il jouait tous les jours pendant des heures, ça aide à choisir une voie !

Comment vous êtes-vous rencontrés ? Et comment est née l'envie de créer un groupe ensemble ?
Félix Matschulat : On s'est rencontré en studio. J’étais là pour enregistrer chez JM, mais de fil en aiguille les heures de travail se sont transformées en jours puis en mois jusqu’à ce qu’on nous demande de signer au bas de la page pour notre premier contrat avec nos partenaires de toujours, Alter K et Roy Music.

©No Money Kids
Pendant 1 an, vous avez travaillé pour un label/concept store qui a fini par vous fournir un studio à New York. Que s’est-il passé ?
Félix Matschulat : Pas tout à fait, nous travaillions en partenariat avec ce label/concept store depuis Paris. Des membres du label/concept store intervenaient en tant que directeurs artistiques sur le projet, chaque titre était enregistré à Paris puis validé par leurs bureaux à New York. Nous avons travaillé ensemble presque un an mais le manque de la scène se faisait trop présent et des désaccords artistiques nous ont poussés à reprendre les rênes de la production, changer de nom et lancer No Money Kids par nos propres moyens.

Que raconte votre deuxième album « Hear the Silence » ?
Félix Matschulat : C’est une introspection, une ode à la remise en question, aux doutes. J’ai perdu mon père et deux grands-parents durant l’écriture et l’enregistrement de cet album, je pense que l'écriture m'a permis de garder un lien avec eux, que j’ai plaisir dorénavant à retrouver sur scène.

Des thèmes très lourds sont évoqués comme l'esclavage moderne, le deuil... Et pourtant cette mélancolie est très belle et donne même le moral. Est-ce voulu de vouloir aborder des thèmes graves sans pour autant les accompagner de mélodies tristes ?
Félix Matschulat : Pour moi l’écriture d’un titre ne se réfléchit pas. A la composition de cet album, j’avais juste envie de raconter certaines histoires pour qu’elles ne me tuent pas. L’esclavage moderne me révolte, la perte de personnes chères m’ensevelit, les amis perdus me font perdre la raison, et pour autant sans tout cela, je ne serai pas ce que je suis. La musique peut parfois paraître en désaccord avec les mots mais cela permet parfois d'affronter les sujets sans en être victime.
Jean-Marc Pelatan: Parfois la tristesse d'une mélodie sur un sujet déjà lourd fait double emploi. Pour moi, tout est une question de nuances, d'épices comme en cuisine.



Le clip « Man Down » est très esthétique. Pourquoi l'avoir réalisé en noir et blanc ? Était-ce une volonté de votre part que la danseuse Coralie Hédouin y joue un rôle ?
Félix Matschulat : Depuis nos premiers titres, le noir et blanc est très présent dans notre imagerie, c’est Djamel Boucly, notre ami et photographe de l’époque qui nous a orientés dans cette direction. Mais tout dépend des sujets abordés, des titres et des personnes avec qui nous collaborons. Chaque clip est né d'un échange, mais il est important pour nous que le réalisateur apporte son interprétation visuelle personnelle, c'est à chaque fois une collaboration, un dialogue. Pour « Man Down », nous avons travaillé avec un duo de réalisatrices nantaises, Sherkan. Nous avions déjà collaboré ensemble par le passé, et l’idée de faire intervenir Coralie nous plaisait beaucoup. Nous leur avons fait totalement confiance là-dessus.

Un album est en préparation pour le mois de novembre 2018 que va-t-il raconter ? De qui vous êtes-vous entourés pour le créer ?
Félix Matschulat : Le nouvel album sortira le 16 novembre 2018 et s'intitule « Trouble ». Pour résumer les sujets abordés dans cet album, il n’y a pas mieux que ces vers d’Aragon : « Rien n’est jamais acquis à l’homme. Ni sa force. Ni sa faiblesse, ni son cœur. Et quand il croit ouvrir ses bras, son ombre est celle d’une croix ».
Jean-Marc Pelatan : D'un point de vue musical, il y aura des nouvelles machines et nouvelles couleurs, enregistrées dans un nouveau lieu de création puisqu'on a déménagé notre studio. Je crois qu'un auditeur de No Money Kids ne sera pas déconcerté, mais la palette est plus large avec des nuances inédites. Peut-être moins "noir et blanc" pour le coup.

©No Money Kids
Vous êtes "adoubés" par le monde de la mode, des séries américaines (Banshee, The Returned, Night Shift, Goliath, etc.) qui utilisent vos chansons. Vous avez maintenant envie qu'on entende vos chansons où ?
Félix et Jean-Marc : Partout !

Avez qui rêveriez-vous de collaborer ?
Félix Matschulat : Beck ou Dan Auerbach. Mais pourquoi pas Céline Dion aussi...
Jean-Marc Pelatan : Michael Jackson ! Mais ça risque d'être compliqué...

Vous êtes plus addict à Facebook, Twitter, Instagram ou Snapchat ?
Félix Matschulat : Je fuis les addictions…

No Money Kids en ligne

mardi 31 juillet 2018

Le spleen de Safia Nolin nous enchante


A 26 ans, Safia Nolin est une pépite québécoise que tout amateur de musique indie pop folk saura apprécier à sa juste valeur (consacrée révélation de l’année en 2016 puis interprète féminine en 2017, au gala de l’ADISQ). Cette auteure compositrice interprète a choisi la musique comme porte voix de son mal-être alors qu’elle quitte l’école vers l’âge de 16 ans. Ses premiers titres « Igloo » ou « La Laideur » donnent d’ailleurs le ton qui la caractérise si bien. Après deux albums (Limoilou en 2015 - Reprises vol.1 en 2016), la chanteuse sort un nouvel opus toujours si peu optimiste (« Dans le noir » - 5 octobre 2018 – en précommande dès maintenant) mais d’une extrême beauté et douceur qui ne laisseront aucune oreille indifférente. Avec cette artiste, en plus dotée d’un sacré sens de l’humour, on n’aura jamais autant aimé le spleen. Aucun doute, Safia Nolin est la révélation québécoise de cet automne.
©Raphaël Ouellet
 
Comment as-tu fait tes premiers pas dans la musique ?
La musique a toujours fait partie de ma vie mais de façon quand même lointaine. C’était un truc un peu inaccessible, quand j’ai lâché l’école mon frère m’a trouvé une guitare à ma demande, j’ai appris sur Internet en regardant des tutorials sur YouTube.
Était-ce une volonté de ta part t'intégrer une école de la chanson ?
Je pense que j’avais la volonté d’y aller, dans l’optique où je croyais que la musique s’apprenait mieux en classe. Finalement, ce n’était pas « full » pour moi. 
Est-il vrai que tu as commencé par faire des reprises sur Internet pour être amie avec Miley Cyrus et Jonas Brothers ? Est-ce que ça a marché ?
Hahahaha ! Je ne voulais pas être amie avec eux mais plus être comme eux. Je rêvais de leur vie, et non malheureusement, ça n’a pas fonctionné. Mais par contre, j’espère un jour pouvoir être amie avec Miley... 


La "légende" raconte que tu as composé ta première chanson Igloo en 30 minutes... Est-ce vrai ?
Oui !
Comment ça s'est déroulé ?
Ben un peu comme du vomi dans le fond, genre BLAAAAAAAEREEEJEUWJEUEU : une chanson. 
Que raconte "Dans le noir" ton nouvel album qui sortira le 5 octobre 2018 ? De qui t'es-tu entourée pour faire cet album ?
C’est un album que j’ai réalisé avec Joseph Marchand et Philippe Brault, de grands amis à moi et des mentors. Je pense que c’est un album encore plus triste; il parle des mêmes choses, l’angoisse des relations, mais de façon un petit peu plus mature. Musicalement, c’est similaire mais un peu plus à « gauche », ça me ressemble beaucoup. 
Que raconte "Les Chemins", le 1er extrait de l'album ?
C’est une chanson sur la mort, qui explique un peu de façon cynique que certain aspect change quand on se souvient qu’on n’est pas immortel. 

Avec qui rêverais-tu de collaborer ?
Céline Dion, Sufjan Stevens.
Dans une récente interview dans laquelle tu parles d'homophobie, tu expliques souffrir beaucoup plus du regard des autres en France qu'au Québec. Te sens-tu obligée de changer ta façon d'être quand tu viens en France ?
Non pas du tout, j’ai juste constaté que ça me prenait plus d’énergie en France d’ignorer le regard des gens. Ca m’a aussi fait réaliser (ndlr : voir son interview dans l’article du Huff Post) la chance que j’ai dans mon pays et l’admiration que j’ai face au courage des Françaises et Français qui osent être eux mêmes. 
Quand tu viens en promotion à Paris, où aimes-tu aller ?
J’adore le Nanashi, je suis aussi une grande fan de La fée verte et du Bazar bio. Et parfois, je vais à Monoprix.
Tu es plus addict à Facebook, Twitter, Snapchat ou Instagram ?
Instagram. A l’aide lol. J’en peux plus. 

Safia Nolin en ligne

samedi 30 juin 2018

Justin Nozuka revient avec « Run to Waters », un voyage musical entre nature et spiritualité

« I know that after tonight you don't have to look up at the stars, no no no no »... Cet air entrainant a beau dater d’il y a plus de 10 ans (2007), si vous étiez en âge d’écouter la radio à l’époque, vous vous rappelez de ce tube planétaire, extrait du premier album de Justin Nozuka alors âgé de seulement 17 ans. Le chanteur américano-canadien a désormais (un peu) vieilli et cumule les premières parties de grands artistes comme Stevie Wonder, Mary J. Blige, John Mayer, Jason Mraz… En octobre 2017, il dévoilait « High Tide », un premier EP porté par le titre très entrainant « All I Need » qui confirme la maturité artistique du chanteur dont la musique alterne entre pop mélodique et folk mélancolique. Depuis le mois de mai 2018, l’artiste fait la promotion  de son album « Run To Waters » enregistré au Canada et en Angleterre dans lequel on découvre son implication pour la défense de la nature.


Comment as-tu fait tes premiers pas dans la musique ?

 J’ai commencé à chanter à cause de mon frère aîné, George. Très jeune, il se consacrait déjà sérieusement à la musique. Et mes frères et moi, comme toujours, on l’a imité. Très tôt, on a su qu’on voulait se diriger dans cette voie. On a ainsi grandi en admirant les artistes de la fin des années 1990. 

Tu es l’auteur de titres à grands succès comme After Tonight. Est-ce que ce grand succès implique une exigence supplémentaire quand tu écris de nouvelles chansons ? Tu dis que cet album a mis plus de temps que prévu à sortir. C’était pour peaufiner certaines chansons ?

Je fais toujours tout mon possible pour donner le meilleur de moi-même lorsque j’écris. Quand je sors une nouvelle chanson, parfois, je me demande comment j’aurais pu mieux faire. Pour ce nouvel album, le process d’écriture m’a pris  2 ans à lui tout seul. J’ai passé une année entière à écrire pour au final, tout jeter parce que ce n’était pas assez bien. Heureusement, j’étais bien entouré, notamment d’oreilles extérieures en qui je peux avoir confiance, ce qui m’a permis de comprendre que je devais écrire de meilleures chansons.


Que raconte ton nouvel album "Run To Waters", sorti le 18.05.18 ?

“Run to Waters” évoque le fait de se déconnecter du stress et des soucis qui nous entourent pour trouver une certaine sérénité en vivant tout simplement. Cet album parle aussi de la connexion avec des éléments puissants de la nature.


Pourquoi as-tu décidé de travailler avec Chris Bon, entre autre producteur de Ben Howard, pour cet album ?

Chris Bon a produit des musiques qui me font vibrer au plus profond de moi-même. Son précieux travail a su capter quelque chose en moi qui m’a permis de me retrouver en harmonie avec la nature. J’aime aussi beaucoup les rythmes de sa musique, ses percussions, et l’énergie qu’il dégage en tant que muli-instrumentaliste. Cétait le producteur de mes rêves pour cet album et je suis tellement reconnaissant qu’on ait pu travailler ensemble.

La nature, la spiritualité sont très présents dans cet album. Es-tu investi dans la cause environnementale ?

J’essaye d’apporter ma contribution à la nature en faisant du vélo au lieu de conduire, en essayant de ne pas du tout utiliser de plastique et en achetant des produits locaux. En toute franchise, je pourrais et devrais faire tellement plus…
  

Avec qui rêverais-tu de travailler ?
Je rêverais de travailler avec Dave Matthews, Feist, and Leif Vollebekk.

Tu es plus addict à Instagram, Twitter, Facebook ou Snapachat ?

Instagram, sans aucun doute. C’est malheureux à dire mais Instagram est indispensable pour moi en ce moment ! Je vais d’ailleurs devoir trouver une solution !

Justin Nozuka en ligne :

jeudi 31 mai 2018

L’été sera rythmé par l’électro-pop de LUDE


Cet été, il y a de fortes chances que vous dansiez sur les sons électro-pop du producteur français LUDE. Ce jeune multi-instrumentaliste de 24 ans, formé dans des écoles de renoms au Royaume-Unis et aux Etats-Unis, cumule pas moins de 4 millions de streams grâce à ses compositions très entrainantes ! Bonne nouvelle, l’artiste est de retour avec son sens inné de la mélodie et il nous laisse enfin officiellement écouter le son de sa voix en passant pour la première fois derrière le micro. Le premier single « Missing You », un mélange subtile d’electro-pop aux accents folk ne peut pas laisser indifférent tout clubbeur qui se respecte.


Selfie par LUDE

Comment as-tu fait tes premiers pas dans la musique ? Puis comment est-ce devenu ton métier ?
A l'âge de 6 ans, mon père m'a offert ma première guitare. Peu de temps après, j'intégrais le Conservatoire dans lequel j'ai étudié jusqu'à l'âge de 12 ans.
La musique est devenue un métier quand j'ai décidé après le bac, d'intégrer deux écoles de musique : Brighton Modern Institute of Music (Royaume-Uni) et Berklee College of Music (Etats-Unis). Durant mes études, j'ai notamment préparé 4 premiers titres dont "Walk Of Shame".

Pourquoi as-tu décidé de changer de nom de scène et de passer de Lucas à Lude ?
Mon premier nom "LUCAS." était difficile à identifier sur les plateformes et les réseaux. J'ai préféré trouver un nom unique qui me corresponde, "LUDE".

Que raconte ton nouveau single « Missing you » ?
Cette chanson raconte une relation « longue distance ». J'y exprime ces sentiments, bons et moins bons. 
  
©Yann Orhan
Comment as-tu rencontré Trévor de Verteuil qui chante sur ce titre ?
J'ai rencontré Trevor à Berklee lors de mes études. Excellent chanteur et compositeur, j'ai décidé de collaborer avec lui sur ce titre, après avoir travaillé sur « Walk of Shame » auparavant.

C'est la première fois que tu passes derrière le micro en faisant les cœurs de cette composition. En avais-tu envie depuis longtemps ? Va-t-on désormais plus entendre ta voix dans tes prochaines compositions ?
C'est une première "officielle". Je compose naturellement les voix avant des les présenter aux chanteurs et chanteuses. J'ai donc l'habitude de les chanter préalablement. Il y a des chances que vous retrouveriez ma présence vocale dans mes prochaines compositions.

Le décès d'Avicii a beaucoup touché la profession. Quel est ton regard sur son parcours, sur sa contribution dans ce milieu ?
Tim (Avicii), c'est littéralement le producteur qui m'a donné le goût de la musique Electro. J'avais déjà été très touché lorsqu'il a annoncé son retrait quelques temps auparavant. Je connaissais et étudiais chacun de ses albums. J'ai été profondément choqué par sa disparition. Il restera à mes yeux mon exemple principal. Qu'il repose en paix.

Quels sont tes projets ?
Aujourd’hui, je me concentre énormément sur le processus créatif et compose de nouveaux morceaux. Beaucoup de choses seront à annoncer...

Tu es plus addict à Snapachat, Twitter, Instagram ou Facebook ?
J'essaye de garder une approche délicate avec les réseaux sociaux pour ne pas en abuser. Cependant Instagram est mon favori.

LUDE en ligne 

lundi 30 avril 2018

Woody Murder Mystery : « Il y a déjà suffisamment de règles pour que je m’en impose en musique »


Le 25 mai 2018, Woody Murder Mystery reviendra sur le devant de la scène avec un nouvel album « Lost in Beaucaire » (Freemount Records). Ce trio français a concocté 12 titres pop doux et apaisants, en anglais ou en français, qui nous transportent jusqu’à Beaucaire, une ville du Sud de la France. Rencontre avec Baptiste Rougery qui non seulement écrit et chante sur cet album mais on peut aussi l'entendre derrière la batterie, les percussions, la basse, le clavier et la guitare…

En mode selfie ! © Jeanne Monteix
Comment avez-vous faits vos débuts dans la musique ?
Avec mes parents ! J’étais entouré des Beatles avec ma mère et Jacques Dutronc avec mon père. Après avoir écouté ce qu’ils avaient à me faire écouter, je me suis mis à la pratique instrumentale en commençant par le saxophone puis l’accordéon (pourtant peu présents dans ce que j’écoutais), puis j’ai appris seul à jouer d’autres instruments tout en étoffant mon bagage d’influences.

Comment vous êtes-vous rencontrés avec les autres membres du groupe (Jeanne Monteix et Grégoire Lafarge) ? Et comment est né le nom du groupe Woody Murder Mystery ?
Je suis à l’origine de la création de ce groupe qui a vu le jour en  2012. Il est la continuité de mon premier groupe de musique que j’avais  formé en 2004. Les influences avaient cependant évolué et pour marquer  le coup le groupe a changé de nom. J’aime beaucoup le cinéma de Woody  Allen et le nom est simplement emprunté à l’un de ses films « Manhattan  Murder Mystery ».

© Jeanne Monteix

Que raconte la chanson "Lost in Beaucaire" ? Pourquoi avoir choisi ce titre pour
cet album ?
Elle est la bande originale de la ballade que j’ai faite dans cette ville du Sud de la France, en 2014. L’ambiance y était particulière, un peu comme s’il s’y était passé beaucoup de choses à une époque lointaine.
Concernant le titre, il fallait choisir un titre pour l’album qui regroupe de vieilles chansons et des chansons plus récentes. Elle  exprime quelque part le mélange anglais et français que l’on retrouve dans l’album.

De qui vous êtes-vous entourés pour créer l'album ?
Pour la partie enregistrement et mixage : de moi-même, puis à un moment donné de Benjamin Tessier (ex-Kissinmas) et Jérémie Bois (Adam Wood). Pour la partie mastering : Simon Caponi de Basalte Studio. Et la maison de disque est Freemount Records !

On peut lire sur la biographie du groupe que l'album est écrit en forme de kaléidoscope. Qu'est-ce que cela signifie ? 
La biographie du groupe a été écrite par le journaliste Hervé Deffontis, il s'agit surtout d'une image qu’il s’est faite de l’album. Je n’ai pas encore eu l’occasion de le croiser, mais je lui demanderai !

© Jeanne Monteix

En règle générale, les artistes choisissent de chanter en français ou en anglais... Dans cet album, on trouve des chansons en français et en anglais. Pourquoi ce choix ?  
Et bien pour moi il n’y a pas de règle ! Il y a déjà suffisamment de règles pour que je m’en impose en musique. J’aime ces deux langues. C’est venu naturellement lors de la composition des morceaux.

Que raconte le titre "White Guy" ?
Ce titre raconte mon histoire d'amitié avec mon ami d'enfance Pierre. Nous sommes très proches mais avons pris deux chemins de vie différents.

Vous êtes plutôt accro à Twitter, Facebook, Instagram ou Snapchat ?
Aucun. Je déteste les réseaux sociaux. Le groupe à une page Facebook par contre !

Vous écoutez quoi en ce moment ?
Felt Mountain de Goldfrapp.

Quels vos projets ?
Nous sortons l’album Lost in Beaucaire en France, le 25 mai. Et un concert aura lieu au Fotomat à Clermont-Ferrand pour fêter la sortie. J’espère que d’autres concerts suivront !

 Woody Murder Mystery en ligne
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SoundCloud



dimanche 25 mars 2018

Part Time Friends : « Certains groupes auraient mieux fait d’ouvrir une agence de pub »


30 mars 2018… Cette date est inscrite dans l’agenda de nombreux fans du duo français Part Time Friends puisqu’elle signe leur grand retour avec un album confectionné entre Los Angeles et le Royaume-Uni. Ce nouvel opus intitulé « Born To Try » est une réponse à la dictature du cool et aussi à des critiques reçues sur leur physique… Pauline et Florent ont ainsi perdu une certaine naïveté mais ils n’ont pas perdu la main pour fabriquer des titres pop qui donnent envie de danser, dévoilés en avant-première le 20 mars au Café de la Danse (Paris). On entend désormais plus distinctement la voix de Florent, les synthés organiques et les guitares électriques contribuent à apporter un son plus musclé. Loin du star système, la pureté de Part Time Friends apaise tous les maux.
Selfie - Part Time Friends

Qu'avez-vous fait depuis notre dernière rencontre en mars 2015, pour parler de votre deuxième EP « Art Counter » ?

Ola ! Ça fait 3 ans tout pile quand on y pense ! Pas mal de choses…

Après la sortie de notre 1er album en 2016, tout ne s'est pas déroulé exactement comme on l'aurait voulu. Il y a eu plein de petites choses cool, des supers concerts et rencontres mais on a eu beaucoup de mal à faire décoller l’album. Le vrai déclencheur ça a été d’apparaître dans une publicité de Citroën, ça nous a donné une exposition que les médias ne nous avaient pas permis d’avoir jusque-là.

Après, on a été très occupés et on a vécu des moments magiques, ceux pour lesquels on a voulu faire de la musique il y a 10 ans : des scènes incroyables, comme celle des Francofolies 2017. On a eu la chance de voyager à Los Angeles et Tokyo par exemple et surtout... On a gagné le droit de faire ce deuxième album dans des conditions magiques. Big up pour « Un plan simple », notre label. Et donc nous voilà !


Que raconte ce nouvel album « Born To Try » (30.03.18) ?

On avait envie d'un titre qui résume tout. On a longtemps pensé appeler l'album « Streets And Stories » mais on trouvait ça trop générique, pas assez marquant. Pendant l'enregistrement, on bloquait sur une chanson. On n’était pas satisfait et cette phrase est sortie puis le reste du morceau a suivi. Au final, le titre de cet album veut dire exactement la même chose que le titre de notre premier disque mais 3 ans plus tard, avec toujours autant d'envie et d'espoir mais bien moins d'illusions.

« Born To Try » parle de ces 3 dernières années : de nos moments forts, bons et mauvais. On y raconte aussi des histoires sur des lieux qui nous ont marqués.  « Born To Try » quand on y pense, c'est quasiment un oxymore.



Vous dites avoir perdu en naïveté après avoir subi de plein fouet la dictature du cool et les remarques sur votre physique. Cet album est-il une réponse à vos détracteurs ?

Oui, on a perdu en naïveté car la musique est devenue un job à bien des égards et puis on a aussi vu le vrai visage de beaucoup de choses, de certaines personnes…

Attention on n’est pas des « bisounours » mais on a quand même l'impression que de nombreux groupes auraient mieux fait d'ouvrir une agence de pub. Aujourd'hui on parle de « projets » et plus de « groupe ». On a rien contre communiquer, c'est même marrant mais ça doit venir après, pas avant les chansons et s’il y a un fond de vérité dans ton image, c'est bien aussi.
Mais non, jamais la musique ne sera une réponse à ça, ni à n'importe quoi d'autre. C'est trop important pour nous pour qu'on le réduise. Écrire, composer, jouer c'est ce qui nous prend le plus aux tripes, ça sera toujours dans l'action pas dans la réaction.

Crédit photo : Simoné Euzebio

De qui vous êtes-vous entourés pour réaliser « Born to Try » ?

On est reparti au même endroit (Monmouth - Pays de Galles) que pour le 1er disque avec exactement les mêmes personnes. Tom Manning aux mannettes, qui entre temps a repris le studio Monnow Valley, Ben Christophers nous a aidés à arranger l'album aussi. Ils étaient déjà là pour le premier disque et on avait confiance en eux. On avait des chansons ainsi qu'une ligne directrice claire et forte cette fois-ci. Et puis Tom n'hésite pas à nous pousser vers le haut, ce qui crée des jolis moments de tensions durant lesquelles on a envie de se coller des gifles, mais aussi et surtout des putains de bonnes chansons !

On a aussi fait un titre avec Dan Black qui est devenu notre grand frère et psychiatre parfois quand ça ne va pas entre nous ! Enfin nous avons fait une chanson avec Guillaume L'Hostis qui est notre ingénieur son, notre guitariste et qui a mis en place tout notre live. C'est vraiment quelqu'un de super et talentueux. Du coup, on voulait vraiment faire un titre avec lui.

Ce disque on l’a fait avec des gens en qui on a confiance, qui ont quelque chose à jouer et surtout qui aiment Part Time Friends.

Sur cet album, on entend davantage la voix de Florent. Est-ce une volonté de votre part ?

Oui c'est voulu. Sur le premier album, c'était un peu sous mixé. C'était un axe d'amélioration... Et puis je chante un peu moins mal ah ah…

Le titre « Streets & Stories » a été enregistré à Los Angeles. Qu'est-ce qui vous a amené là-bas ? Pourquoi n'y avoir enregistré qu'un seul titre ?

Ça c'est une belle histoire. Un éditeur américain a entendu un peu par hasard « Here We Are » et ça lui a donné envie d'écouter l'album, qui lui a donné envie que l'on vienne à Los Angeles pour des sessions de songwriting avec ses artistes à lui. Durant l'une d'entre elles, nous avons fait ce qui est devenu « Streets & Stories ». Ce gimmick de sifflets, on l'avait depuis très longtemps et là on en a finalement fait une chanson. A la base, ces chansons se destinaient à d'autres artistes mais celle-là on voulait vraiment la garder !



D’où vous est venue l’inspiration pour créer « Street & Stories » ?
 
Rune Westberg avec qui nous avons fait « Streets & Stories » est un Danois, installé aux Etats-Unis depuis plus de 10 ans. Et le côté "européen" de nos villes lui manque, on est donc parti sur cette idée pour créer cette chanson. Contrairement à L.A qui est une ville relativement récente, carré et assez impersonnelle, on voulait parler de ces villes où tu peux te déplacer et vivre à pied, ces villes qui deviennent ta ville, presque comme une personne à part entière. On adore L.A aussi mais c'est vraiment différent des villes européennes.

Vous avez de nouveau collaboré avec Dan Black qui a coécrit le titre « Hear That Sound ». Aviez-vous gardé le contact avec lui depuis « Summertime Burns», enregistré ensemble ?

Dan, c'est vraiment un chic type. Il nous a toujours aidés tout au long de ces trois dernières années. On a fait des chœurs sur son album, coécrit des chansons. C'est lui qui nous a présenté Guillaume L'Hostis. Il a toujours été bienveillant et de bon conseil dans les moments difficiles. On a senti depuis le début qu'il aimait vraiment nos chansons.

« Hear That Sound » est née en studio quand nous étions au Pays de Galles et quand nous sommes rentrés, on avait vraiment envie de la finir avec lui. On en est très content et comme d'habitude, on s'est bien marré !


Avez qui rêveriez-vous de collaborer ?

Plein de gens : Rihanna, Christopher Owens, Bill-Ryder Jones, Frankie Cosmos, Belle And Sebastian, Franck Black (Pixies), les XX,  Daughter... Et pleins d'autres ! Faire des chansons avec ces gens ça serait génial.


Vous écoutez quoi en ce moment ?

Les albums qui nous ont marqués en 2017 sont ceux des XX et de DMA’s, un groupe australien improbable et très 90´s dans le son et la compo. On écoute un peu de tout sur la route sinon, d’Alex Cameron à Harry Styles, en passant par Véronique Sanson et Liam Gallagher dont on a adoré le grand retour !


Vous êtes plutôt Facebook, Instagram, Twitter, Facebook ou Snapchat ?
Je pense que notre préféré c'est vraiment Instagram, on aime bien faire des stories assez drôles. Mais on utilise les 3, c'est devenu une obligation aujourd'hui.

Part Time Friends en ligne