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dimanche 26 juin 2011

Bientôt tous addict à Nicotine

 Mark Lim, rédacteur en chef de Nicotine marklim@nicotinemag.com


Nicotine, ce n'est pas le premier nom qui vient à l'esprit lorsque l'on pense à un titre pour un nouveau magazine mensuel, en ligne, d'art et de mode et pourtant Mark Lim y a pensé.
Le rédacteur en chef s'explique: "Ce titre vient de mon amour pour la cigarette, une sale habitude. Au début l'exercice est occasionnel puis plus fréquent et au final on a en besoin pour se sentir bien. Je pense que cet état est le reflet de beaucoup de choses, bref il était évident que le magazine devait s'appeler Nicotine". "J'ai voulu créer ce magazine après avoir accumulé de nombreuses expériences. Je reste insatisfait face à ce que je vois dans de nombreuses publications et mon amour pour la création y est également pour quelques chose. Il m'a donc semblé naturel de commencer à créer mon propre magazine où chacun pourra s'exprimer librement à travers son travail, à travers sa propre vision d'artiste. Mais le chemin a été très long pour arriver à ce que le premier numéro voit le jour".
Le résultat a des airs de Vogue et de Citizen K.

Lizzy Oppenheimer fait partie de l'aventure
Mark n'a pas fait les choses à moitié puisqu'il s'est entouré de collaborateurs de renom. Sa photographe, par exemple, Lizzy Oppenheimer a dernièrement eu le droit à un article sur le blog Le Monde pour ses photos des aires de repos américaines prises avant leur fermeture liée à des restrictions budgétaires. La qualité artistique du magazine est donc assurée.

Le deuxième numéro est prévu pour le mois d'août, le rédacteur en chef ne peut pas encore révéler les noms des invités mais il avoue: "je suis très excité de travailler avec eux, ce sont tous d'incroyables artistes !".

Pour le moment le magazine manque de fond et de renommée pour penser sérieusement à un futur en version papier par exemple mais qui sait on va peut-être tous finir par être en manque de Nicotine !



samedi 11 juin 2011

Richard Miller, un Américain fait swinguer les Parisiens

                                                       Richard Miller le lundi 6 juin 2011

En écoutant Richard Miller se remémorer ses premiers pas en tant que musicien, on remarque tout d'abord sa voix éraillée qui laisse présager le long parcours du personnage.

Né en 1936, dans le Wisconsin, cet Américain décide à la fin des années 1980 de se rendre en France après avoir lu un article dans le National Geographic sur les musiciens ambulant dans les rues de Paris. Il laisse derrière lui sa carrière de réalisateur, cumulant tout de même 48 documentaires réalisés pour le gouvernement américain et monte dans un avion avec comme simple bagage une licence de journaliste et son cor. Cet instrument lui a été remis par un fermier allemand en guise de remerciement du travail effectué par le père de Richard. Rien de tel pour donner une vocation à un enfant. Et c'est à l'âge de 10 ans que Richard découvre dans son lit, caché sous les couvertures pour écouter en secret radio "WWL New Orleans", "une nouvelle musique très étrange", des notes de jazz. Cette anecdote marque le début d'une passion qui le ne quittera plus.

A Paris, il monte un groupe The Riverboat Shufflers, un clin d’œil à la chanson "Riverboat Shuffle" enregistrée en 1924 par The Wolverines. Le son est très jazzie et nous ramène dans les années 1920. En 1989, Richard accueille dans son groupe Madeleine Peyroux, désormais comparée à Billie Holiday. Mais sept mois à peine après sa formation, The Riverboat Shufflers se sépare, Richard rentre en Californie. Aux Etats-Unis, il multiplie les contacts en faisant des concerts dans des festivals de jazz tout en enseignant dans une école primaire.


Une addiction au jazz
En 1994, l'appel de la France est trop fort, il revient à Paris et se crée un réseau en montant sur la scène du Petit Journal Montparnasse. Et pourtant c'est seulement à l'automne 2009 que Richard Miller revient définitivement s'installer dans la ville des lumières pour reformer son groupe et exercer sa passion. Il ne s'agit pas pour lui d'utiliser un moyen original pour compléter à chaque fin de mois sa retraite mais d'assouvir sa passion: "Je n'aime pas le terme addiction" souligne-t-il et pourtant c'est surement ce qui définit le mieux sa relation avec le jazz.

Désormais the Riverboat Shufflers se compose de Richard Miller au cor et au chant, Jacques Montebruno à la clarinette et au saxohone, Philippe Audibert au saxophone, Alan Kelly au banjo et à la guitare et enfin Pascal Segard le seul membre présent depuis la création du groupe, à la contrebasse.

Alors si vous vous promenez dans Paris et tombez à l'angle d'une rue nez à nez avec une bande de septuagénaires entrainant la foule au rythme de leurs instruments, vous n'êtes pas dans le dernier film de Woody Allen mais simplement en train d'assister au talent qui opère.

video
                                                 Richard Miller, les Halles lundi 6 juin 2011

The Riverboat Shufflers:

http://www.facebook.com/pages/Richard-Miller-the-Riverboat-Shufflers/120441081345196?sk=wall
http://www.myspace.com/riverboatshufflers

Lundi 13 juin: 15h00 Place des Vosges, concert gratuit

Pour contacter Richard Miller: bixmiller@yahoo.com