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jeudi 30 juin 2022

Barbara Carlotti, chevalière de l'ordre du mérite à la Villa Médicis

Le 10 juin n'était pas une journée comme les autres pour l'autrice-compositrice-interprète, réalisatrice et productrice de radio française, Barbara Carlotti. En effet, elle s'est vu remettre la médaille de "chevalière" de l'ordre du mérite dans le domaine artistique à la villa Médicis. L'autrice a volontairement choisi de féminiser le titre ("chevalière") et d'insister sur l'apport des femmes dans le domaine artistique et culturel. 

                               

Cela a été l'occasion de retracer le parcours de l'artiste qui a plusieurs cordes à son arc : ses 7 albums musicaux (2005 à aujourd'hui), ses duos et collaborations, la bande dessinée musicale avec le dessinateur Christophe Blain, ses émissions de radio pour France Inter et ses ateliers de créations radiophoniques sur France Culture ainsi ses spectacles mêlant littérature et musique ("Nébuleuse, Dandy", "Rock and Roll Lies", "Le laboratoire Onirique",  son premier film comédie musicale "Quatorze ans" tourné dans le village familial de Poggio Di Venaco tourné en 2019,  son dernier son album "Corse île d'amour" en hommage à la chanson corse des années 1960 et 1970 sorti en 2020 et finissant par évoquer le prochain album à venir composé en grande partie lors d'une résidence à la Villa Médicis. 

L'artiste a donné un concert sur la Terrasse du Bosco à la Villa Médicis, avec ses amis Bertrand Belin et David Numwami qui figureront sur son nouvel opus. Elle a interprété avec eux des duos surprises et reprises. Accompagnée de son groupe pop avec Pierre Leroux (guitare électrique), Benjamin Esdraffo (claviers), Mathias Fisch (batterie), elle a chanté des titres de ses 7 albums et 2 titres de son nouvel album, à paraître au printemps 2023, ont été dévoilés pour la première fois. 

Concert de Barbara Carlotti à la Villa Médicis
Source : Instagram


mardi 31 mai 2022

Fnac Live Paris 2022 : 3 journées de concerts gratuits du 29 juin au 1er juillet


C'est le retour d'un événement musical parisien majeur et ouvert à tous. Le Fnac Live Paris se déroulera du 29 juin au 1er juillet 2022, au cœur de Paris. Au programme de ces trois journées, 29 concerts gratuits, répartis sur 2 scènes (la grande scène extérieure sur le parvis de l'hôtel de ville de Paris et la scène intérieure, dans les salons de ville de Paris).

Cette année encore de grands noms vont se succéder face au public : Keren Anne, Jane Birkin, Jacques, Lonny, Isha, Thylacine, Pierre de Maere, Jazzy Bazz, Bob Sinclar & Pedro Winter, PR2B, Youv Dee, Sam Isha, Florent Marchet, Bachar Mar Kalife, Superpoze, Aloïse Sauvage, Terrenoire, The Doug, Arooj Aftab, Bertrand Belin. 

Le festival sait faire durer le suspense car les noms de six autres artistes participant à l'événement seront dévoilés le 16 juin.

En 10 ans l'événement peut se targuer de rassembler 100 000 spectateurs chaque année et d'offrir gratuitement au public une programmation très riche.







dimanche 24 avril 2022

Demi Mondaine fait frissonner les Trois Baudets avec son Cabaret des Monstres, jusqu'au 30 avril

Plus que quelques jours pour aller frissonner (de plaisir) en assistant au Cabaret des Monstres de l'artiste Demi Mondaine sur la scène des Trois Baudets (Paris), jusqu'au 30 avril 2022.

"Le Cabaret des Monstres est un petit cabaret gothique qui joue avec jubilation des ambiances macabres du fantastique. « La Blanche », dame fantôme en robe de mariée, au piano, au chant et dans une interprétation miel et fauve, influe la vie à quinze monstres : Ghoul, Glob, Sorcière, Monstre Plante, Monstre de Frankenstein… Demi Mondaine a composé une partition dessinant des portraits tendrement horrifiques, mélancoliques et hallucinatoires."

Une chose est sûre, on sort des codes traditionnels du cabaret car pour ce spectacle, Demi Mondaine fait appel à des artistes venus du monde de la danse ou du cirque qui donnent vie à de magnifiques créatures terrifiantes. Pendant 1h30, les spectateurs se laisseront envoûter par 6 "artistes-montres". A ne pas rater !

En attendant, l'album "Aqua" de Demi Mondaine, prévu en 2023, c'est aux Trois Baudets qu'il faut vite aller côtoyer les monstres.

Pour réserver (entre 20€ et 12€ en prévente) : https://lestroisbaudets.com/l-agenda/demi-mondaine

Pour relire l'interview de Demi Mondaine par Camille Green en 2018 : http://camillegreen.blogspot.com/2018/11/quand-jean-paul-gaultier-deniche-la.html




mercredi 16 mars 2022

Tom Odell au plus près du front ukrainien

L'auteur compositeur interprète britannique, Tom Odell était à la gare de Bucarest (Roumanie) le 11 mars afin d'accueillir les réfugiés ukrainiens en chanson. L'artiste portant un t-shirt aux couleurs de l'Ukraine a essayé d'apaiser les esprits en chantant notamment son tube "Another love", cumulant près de 400 millions de vues YouTube.

Le chanteur de 31 ans indique sur son compte Instagram :  https://www.instagram.com/p/CbAd5JdsvML/

"Hier, j'ai eu l'honneur de chanter "Another love" à la gare de Bucarest en compagnie de nombreux réfugiés ukrainiens. Des milliers d'ukrainiens fuyant la guerre transitent tous les jours par cette gare et beaucoup voyagent depuis 3 jours sans repos, déracinés de leur maison, de leurs biens, de leur travail et de leur famille. Leur monde a été bouleversé de façon inimaginable. Ce sont principalement des femmes, des enfants et des personnes âgées mais ce qui est le plus remarquable chez eux c'est leur force d'esprit. Ils sont formidables."

Selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), depuis le début de l'invasion de l'Ukraine par l'armée russe, 3 millions de personnes ont fui l'Ukraine à date (15.03.22).





lundi 28 février 2022

Ulrich Forman est de retour, encore plus vulnérable

Voici une raison de plus de s’impatienter avant l’arrivée du printemps : la sortie à cette période du nouvel album d’Ulrich Forman « CHAPITRE IV - Vulnerable ». En attendant, l’artiste a tout prévu pour nous faire patienter en douceur. Il a d’abord sorti en janvier un très beau titre « Breathin », aux accents pop dont il a le secret. Le chanteur nous parle de tomber amoureux sans y être préparé, le souffle tourne court ou s’accélère au premier baiser… Ceux qui s’impatientent déjà peuvent être rassurés, rendez-vous le 4 mars pour un nouveau clip !

On s'est laissé en 2018, avec "Chapter III - A perfect Storm", qu'as-tu fait depuis ?

Depuis 2018, je n'ai pas vraiment chômé ! J'ai composé et/ou produit les albums d'autres artistes comme ''Safe and Sound'' de Awa Ly ou encore ''No Curfew'' de Bergmann et même certains albums dont les sorties sont imminentes comme ceux de Omoh ou de Toukan Toukan. J'ai par ailleurs signé quelques bandes originales pour le cinéma dont celle du film ANDY de Julien Weill avec Alice Taglioni et Vincent Elbaz et dont est tiré un « maxi » que j'ai sorti en 2019 porté par le titre ''Before The Night''.

Ton confinement a-t'il été créatif ou a-t-il imposé une pause ?

J'ai été testé positif au Covid la veille du premier confinement… à ce moment-là, on connaissait mal ce virus et j'ai jugé préférable pour mes proches de m'isoler. Assez rapidement, j'ai choisi de me confiner dans mon studio d'enregistrement et non chez moi.

Ça a véritablement été à cette période que j'ai posé les premières bases de cet album qui allait devenir mon Chapter IV. Une pause imposée mais créative que je me remémore avec une certaine nostalgie.

Que raconte "Chapter IV - Vulnerable" ? De qui t'es-tu entouré pour faire cet album ?

Comme je l'évoquais, j'ai entamé l'écriture de cet album pendant le premier confinement. Les thèmes évoqués dans ces nouveaux morceaux, la rupture, les blessures, la reconstruction, la résilience … j'avais même provisoirement trouvé le titre de ''Vulnérable'' pour cet album...

Puis, presque un an après, j'ai eu un accident de moto assez sévère. Plus que jamais la notion de ''Vulnérabilité'' prenait une dimension encore plus large que celle à laquelle je pensais initialement.

Immobilisé, je ne pouvais plus jouer de piano ou de guitare qui sont les instruments principaux avec lesquels j'avais jusqu'ici l'habitude de composer. J'ai donc dû revoir ma façon de travailler et pour la première fois j'ai commencé l'écriture de nouveaux titres par les paroles. Les mots avant les mélodies. Des mots, des phrases, des expressions plein les carnets et plein le téléphone.

Puis, j'ai travaillé avec des samples, des textures, des boucles. Et enfin, j'ai cherché les mélodies qui seraient l'écrin de ces paroles introspectives tournées vers une forme de renouveau.

J'ai alors sollicité un ami de longue date guitariste, Hugo Martin, avec qui nous avons ouvert de nouvelles perspectives harmoniques pour ces titres.

J'ai coécrit le dernier titre de cet album, ''Abide With Us'' avec un ami trompettiste avec qui je jouais dans un groupe lorsque nous avions 15 ans, Yann Lupu.

Et pour la première fois, j'ai invité deux artistes sur un titre, Bergmann et Days (RacecaR) sur le titre ''I Wish I Loved You More''. Super expérience !

Enfin, mon acolyte Florent Livet a mixé cet album masterisé par Antoine ''Chab'' Chabert ! La Famille !

Quel sera le prochain chapitre ?

C’est un peu tôt pour le prédire surtout que je réserve encore quelques surprises autour de cet album.


Que raconte « Breathin » ainsi que son clip ?

Le titre ''Breathin'' évoque la peur que l'on peut avoir à aimer à nouveau après une rupture. Faire confiance et se faire confiance à nouveau.

A quel moment sommes-nous prêts à aimer ? Le sommes-nous jamais vraiment ?

Alors, peu importe les cicatrices du passé avec lesquelles il faudra apprendre à vivre et peu importe l'issue, il faut se lancer, sans réserve, vivre l'instant sans compter les minutes, même si on a le souffle court. ''Rien ne sert de fuir''... C'est ça que raconte ce titre et ce clip.

Pourquoi avoir comparé le fait de tomber amoureux avec la course effrénée que l'on voit dans le clip ?

Ce coureur illustre la personne qui regarde sans cesse vers l'avant et jette de temps en temps de furtifs coups d'œil en arrière, vers le passé, mais n'ose jamais s’arrêter pour vivre l'instant présent. S’arrêter pour contempler, aimer, tout simplement vivre.

Lorsque cette course prendra fin, d'une manière ou d'une autre il sera trop tard, alors ''Osons !''.

Quels sont tes projets ?

Je travaille actuellement à la finalisation des petites ''surprises'' que j'évoquais tout à l'heure.

Par ailleurs, je termine la bande originale de la première série Warner France, VISITORS écrite et réalisée par Simon Astier et qui sortira en mai, presque en même temps que mon album.

Tu es plus addict à Facebook, TikTok ou Instagram ?

Clairement plus addict à Instagram ! Même si j'y perds de précieuses heures de sommeil.

Quelle chanson écoutes-tu en boucle en ce moment ?

Depuis la nuit du SuperBowl regardé avec des amis à la maison et ce show de mi temps incroyable, je me réécoute en boucle le titre ''Love Yourself'' de Eminem... avec les images c'est encore meilleur !

En 2022, tu aimerais… que cet album m'ouvre les portes de certaines collaborations dont je rêve depuis des années. Leslie, si tu m'entends...;)

Ulrich Forman en ligne

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lundi 31 janvier 2022

DEER trace sa route vers un nouvel album et une nomination parmi les lauréats 2022 des Labos Artistiques de Montpellier

C’est depuis 2018 que nous n’avions pas croisé la route de l'auteur compositeur DEER, accompagné de son brillant trio, Yoann Godefroy (contrebasse/chant), Nagui Mehany (guitares/chant) et Axel Hache (batterie/chant). A l’époque, ils montaient sur la scène des Trois Baudets pour la sortie de leur EP « From the Shore ». Quatre ans se sont écoulés durant lesquels DEER a multiplié les projets (2 tournées nationales en 2019 et 2020, la composition musicale du spectacle "Seareines" mis en scène par Malou Vigier/compagnie Halem théâtre, etc.) et revient sur le devant de la scène avec une riche actualité (nouvel album, futur EP, etc.) sans oublier d’allier musique et éco-responsabilité grâce à des concerts qui « consomment moins ». Au fil des années, DEER trace sa route et se fait repérer, il fait ainsi partie des lauréats 2022 des Labos Artistiques de Montpellier. Rencontre avec un artiste, toujours aussi passionné.

 

DEER ©sidiomaralami

Notre dernière discussion remonte à 2018, pour la sortie de l'EP "From the Shore". Que s'est-il passé depuis pour DEER ?

Tout d’abord le clip « From The shore » a reçu le prix SACEM X ULULE ce qui nous a permis de le produire plus facilement, il a donc bénéficié de plus de visibilité.

J’ai été Lauréat Du RIFFX en 2018 dans le 92 et j'ai fait plein de concerts qui ont porté la sortie de l’album ainsi que des résidences avec mes musiciens. J'ai rencontré de super coachs qui nous ont permis d’améliorer le set. J’ai bénéficié d’une bonne revue de presse avec un article Rolling Stone magazine, et surtout trois sélection FIP notamment dans "l’émission sous les jupes de FIP."

Le live s’est enrichi au cours de nos deux tournées nationales de 2018 et 2019 que j’ai auto-produites :  les fameux « DEER SUMMER TOUR ».

A partir de 2020 je me suis concentré sur mon album avec :

- Matthieu Lefèvre, un super réalisateur/ingé son/directeur duTIKI Studio, qui m’a aidé à produire l’album dans son studio. 

- Edouard Bonan qui nous a accueillis dans son studio Edroom pour enregistrer les batteries et les basses de l’album.

- Gunnar Ellwanger (Gunwood) à la direction artistique avec moi, qui signe l’arrangement d’un de mes titres

- Et "last but not the least" Alex Finkin (réalisateur du projet Roseaux), mon mentor, réalisateur de mon premier EP avec qui j’ai re-enregistré les voix de 5 chansons et qui a re mixé certains titres et masterisé l’album.

J’ai gardé mon équipe de musiciens avec Nagui Mehany, à la guitare, Axel Hache, à la batterie et Yoann Godefroy, à la contrebasse.

Enfin j’ai créé mon association de concert éco-responsable GREEN DEER EVENT qui a pour vocation de produire des spectacles qui "consomment moins".

DEER ©elledudvisuals


Pour DEER, les confinements ont-ils été créatifs ou un moment de pause ?

Un moment de pause car je devais commencer à produire mon album et aussi un moment créatif car j’ai composé plein de nouvelles chansons pour l’occasion. Cette période à aussi été propice à une belle remise en question, avec un vrai challenge : faire du nouveau avec de l’ancien car beaucoup de mes chansons de cœur n’avaient jamais eu la chance d’être enregistrées en studio.

J’ai pris énormément de plaisir à me poser et à retraverser des centaines de mémos sur mon téléphone pour trouver la/les chansons qui ferai(en)t de cet album, un album « conclusif » de cette première trilogie DEER. C’est un tournant dans le projet, je pense que je vais partir sur de nouveaux sentiers pour le prochain opus en 2024, avec des tonalités potentiellement plus électriques et alternatives.


DEER fait partie des lauréats 2022 des Labos Artistiques de Montpellier. Quel est ton lien avec cette ville ?

Montpelliérain de naissance j’ai dit très tôt (à 18 ans) à ma mère que je reviendrai pour faire quelque chose ici. J’ai toujours eu envie de créer un pôle artistique indépendant à Montpellier. 

Pourquoi avoir postulé ?

En rencontrant le LABO artistique sur les réseaux, je me suis dit que c’était cool de dire clairement que j’étais de retour dans ma région, et de la belle manière... j’ai postulé et j’ai était retenu. Ca nous apporte une visibilité sur la région et un vrai partenariat avec les maisons pour tous de Montpellier ainsi que l’accès à certaines salles de concert et de répétition (le Black Sheep, Théâtre Jean Vilar, Victoires 2). J’ai découvert ce réseau que je connaissais peu et je trouve ça super, ces lieux sont vraiment de beaux tremplins pour des artistes comme moi qui ont besoin de salles alternatives pour se produire et qui nous tendent la main, j’ai rencontré des directeurs de salle que m’a présenté Mounir Retabia le directeur du Labo sans qui je ne les aurais pas directement rencontré, je tiens dans ce sens à le remercier.

DEER ©maelysnegrit


Quels sont les projets de DEER ?

L’album vient tout juste d’être masterisé, la pochette est en cours de sélection. Plusieurs collaborations artistiques ont été faites : Omar Sidi Alami, Elle Dud visuals en photographie, Sascha Bokobza en peinture, Ferdi production pour mes logos, et bien d’autres…

Un clip est en préparation avec les talentueux Pauline Saint Esteben et Stan Cointe, un duo de réalisateurs que j’ai découverts l’année dernière.

La création d’un live avec des videos projections est prévu avec le super magicien visuel Romain Lalire, en résidence.

J’ai produit avec NUMA production et François Galarneau deux superbes live sessions enregistrées dans un studio mythique à Paris.

Nous sommes en train de faire le rétro planning de 2023 pour la sortie de l’album. 

Et je suis déjà en train de préparer un EP très spécial mais je ne peux pas en dire plus...


En 2018, nous avions discuté de l'engagement écologique de DEER. En ce début d'année, quel bilan fais-tu pour la planète ?

Le bilan est très mauvais lorsque l’on voit les chiffres du WWF on ne va pas dans le bon sens.

Il faut agir localement ce que je fais avec mon association même si ça prend du temps et que les moyens ne sont pas toujours en place ou les mentalités pas prêtes au changement… 

Faut y aller et ne pas rester les bras croisés. On peut revenir à des choses simples, sans se priver, je pense que ça nous rapprocherait sans retourner à l’âge de pierre évidemment mais en étant moins techno-dépendant et en revoyant les enjeux de la production artistique pour ce qui est de notre métier par exemple.

Tu es plus addict à Facebook, TikTok ou Instagram ?

Instagram je fais de la photo alors forcément….


Quelle chanson écoutes-tu en boucle en ce moment ?

"Heart and Soul » de Roseaux lien Spotify : https://open.spotify.com/track/4CGtfGtkS2mCcedBqFq75i?si=25967d8fc34c45df

Pour regarder le magnifique clip : https://www.youtube.com/watch?v=N6_PAfftTkk

DEER en concert

Le 12 mai au Blackheep (Montpellier) avec les lauréats Quincy Gane et Late on Monday

DEER en ligne

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dimanche 12 décembre 2021

Le groove inimitable de John Milk

Jamaican Soul, Rythm & Blues, Shaolin Soul, NuSoul et Hip-Hop… les influences du nouvel EP « Dont’ blame the hammer » de John Milk sont nombreuses pour le plus grand plaisir de nos oreilles. Derrière les musiques de l’artiste dont les sonorités rappellent la pop anglaise, il est difficile de deviner que John est un producteur et compositeur français. Avec brio, il réussit à créer des musiques qui le distinguent, tout en ayant un son en perpétuelle évolution... Cet EP de 6 titres est à écouter de toute urgence.


Selfie John Milk


Comment as-tu fait tes premiers pas dans la musique ?

Tardivement, à l’âge de 17 ans. Mon petit frère avait acheté une guitare pour apprendre la guitare classique et j’ai commencé par reprendre des morceaux simples grâce aux tablatures, à chanter des morceaux de Ben Harper dont le « Live from Mars » m’avait beaucoup parlé à l’époque. Une démarche d’autodidacte. Il n’y a pas de musiciens dans notre famille. Je n’ai donc pas de formation académique.  

Cela a toujours été une évidence pour toi de chanter en anglais ?

Oui le chant en anglais ouvre des portes à un auditoire plus large. La puissance de cette langue dans sa concision également est un vrai bonheur lorsqu’il s’agit d’exprimer des sentiments en peu de mots. Mon éducation et la musique qu’on écoutait à la maison ont également joué un rôle clé dans cette orientation. Mon père écoutait beaucoup de musique nord-américaine et anglaise, du blues, du rock et de la folk principalement. Très peu de disques de musique française tournaient à la maison.



Que raconte ton EP "Don't Blame The Hammer"?

Je suis heureux qu’on me pose cette question :) Il raconte l’ère du digital. Ce n’est peut-être pas évident à première vue, mais « Don’t blame the Hammer » et « Offline Love » sont inspirés du monde connecté dans lequel nous vivons. A force d’entendre que les effets néfastes d’Internet sur nos vies sont la faute des réseaux sociaux, je me suis dis : ok, mais en fait ces réseaux ce sont des outils. C’est ce que nous en faisons qui les rend bons ou mauvais. Alors ne blâme pas l’outil mais réfléchi à ce que tu fais avec. Car ces réseaux ou le progrès technologique en général ont des tas de côtés très positifs. C’est donc à mon humble échelle une chanson de prise de conscience. « Offline Love » a un message plus direct : arrête de mater ton téléphone quand tu es entouré des gens que tu aimes (et des autres aussi). L’amour se trouve en mode avion chez moi.

Avec qui as-tu collaboré pour le faire ?

 Les titres originaux ont été fait par mes soins 100% dans mon studio. Les remixes sont réalisés par deux producteurs avec qui j’ai déjà eu la chance de collaborer. Blanka qui gravite dans le milieu du hip-hop et masterise souvent mes morceaux. Il a une très belle oreille et une super sensibilité aux musiques noires qui m’inspirent. Bruno Patchworks pour le second remix pour qui je chante parfois. Qui a été mon professeur en quelques sortes pendant mes premières années en tant que producteur et qui a également rejoint mon groupe pour la tournée de 2015 sur l’album « Treat Me Right ». Des gens bien en somme. 

 


Après un 1er album de Soul classique puis un album de R&B "Paris Show Some Love", quelles sont les influences de cet EP ?

 J’aime à penser que ce nouvel EP est une synthèse des deux premiers albums. Mes influences pour cet EP : Al Green, Durand Jones, Van Morrison, Neil Young, Shuggie Otis, Childish Gambino.



Tu expliques faire de la contrainte technologique et de moyens limités une force, un vecteur de créativité et d’identité. Est-ce qu'avec plus de moyens ta musique serait différente ?

 Avec plus de moyens ma musique serait certainement différente et surement moins personnelle. Je pense que les gens cherchent de la musique qui leur parle. Et pour que ça nous parle, on a besoin de ressentir l’humanité derrière la production. Selon moi cette humanité réside dans un son parfois imparfait, parfois hors des codes dont se dégage de l’authentique. C’est comme pour tout : une équipe de foot avec que des stars, une femme toute refaite, une déco d’appart comme dans un magazine déco. Sur le papier c’est censé être le top mais en vrai ça ne marche pas forcément. Ce n’est donc pas mon rêve de bosser un album dans un grand studio connu. Je me sentirais dépossédé de ce qui fait mon son. 


Que raconte la vidéo "Don't blame the hammer"? Pourquoi avoir décidé de la réaliser ? 

Elle raconte au premier degré l’histoire du marteau qui est mal utilisé. Elle raconte la schizophrénie. Un personnage renverse un mec, des ponts et chaussés, décide de l’achever plutôt que de l’aider. Dans sa fuite il est poursuivi par la police mais également par son ombre. Cette ombre prenant finalement la place de notre homme qui se retrouve alors bloqué dans une boucle sans fin. J’ai décidé de participer à la réalisation du clip car la vidéo est mon métier en parallèle de la musique.

Tes confinements ont-ils été créatifs ou cela a été un moment de pause pour toi ?

 Oui super créatifs. Il faut savoir qu’un producteur n’est pas étranger au concept de tanière et d'hibernation. Prendre du temps hors du temps c’est un must pour composer et produire même si ça ne rapporte pas d’argent pour vivre.

Tu es plus addict à Instagram, TikTok ou Facebook ?

Instagram. Je me dis souvent que c’est débile de l’ouvrir juste par réflexe. Encore une fois tout est une question de dosage. 

Quel titre écoutes-tu en boucle en ce moment ? 

 Professional de Gabriels

 

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dimanche 28 novembre 2021

Les podcasts « En sac à dos » de Bénédicte Schmitt, un voyage immersif au plus près des palpitations du cœur des artistes

Bénédicte Schmitt c’est une artiste touche à tout, un électron libre de l’industrie musicale, fasciné par le son. Elle produit, enregistre, mixe et réalise des podcasts « En sac à dos » avec une touche bien à elle. Ces podcasts constituent un vrai voyage avec les personnes qu’elle rencontre, une immersion au cœur de la musique, dans les coulisses des concerts, au plus près des palpitations du cœur des artistes.

3…2…1… Mettez vos écouteurs, ces cartes postales sonores vous emportent dans un vrai voyage immersif : https://soundcloud.com/studio-sac-a-dos


Quel est ton parcours, comment es-tu devenue ingénieure du son, réalisatrice artistique ?

Je suis devenue Ingénieure du son et réalisatrice artistique en fabriquant une guitare en carton. Mais c’était l’électricité qui m’intéressait.

Comment marche le son ? Je le découvre en s’amusant à enregistrer sur une K7, puis je découpe des bouts de bande. Le son devient alors l’outil pour exprimer mon imaginaire, j’ai 12 ans.

Côté scolaire c’est totalement atypique, un bac A1, un passage éclair en histoire de l’art, une mise à niveau BEP d’électrotechnique et un BTS de Régie Son. Et arrivent mes premières expériences professionnelles théâtres, salles de concert, festivals, même le Parc Astérix avec une saison technicienne de Mehnir Fm la radio qui barde. Puis la rencontre avec Dominique Blanc-Francard et je me retrouve embarquée dans l’aventure des Studios Labomatic, fondés par Dominique et ses fils Hubert BoomBass et Mathieu Sinclair. Aujourd’hui je co-pilote avec Dominique, les Labomatic Studios, nous ne nous sommes plus quittés, passion du son partagée, 25 années qui filent, enregistrer, mixer, découvrir, guider, construire, rêver, casser les codes, innover, « Etre au service de la musique / hors cadre ».

Quel est le concept d'"en sac à dos" ?

"En Sac à Dos" c'est une immersion entre et hors les murs d'un lieu, un son en 360°, entre 2 oreilles, vivant, la bande son d'un film sans images. C’est une série de podcasts que je produis j’ai toutes les casquettes, enregistrement, mixage et réalisation. Au fil de mes escapade je propose à des artistes de la scène actuelle des cartes postales sonores, je les suis sur une journée de concert, de leur arrivée à leur départ, une journée de sons.

Tout y passe, les portes, les balances, les rires, les couloirs, les doutes, le concert en coulisse et dans la salle. Permettre à l’auditeur d’entendre un rêve éveillé, avec les aspérités des salles, des enregistrements nomades libres et fulgurants. La technique et ses progrès m’ont bien aidé, j’ai toujours été en quête de nouveaux terrains de jeux et un peu geek aussi. Avant il fallait un camion, un studio mobile pour enregistrer des lives, seuls les artistes importants pouvaient le faire à cause du coût faramineux ! Aujourd’hui tu peux enregistrer un concert avec un laptop, un cable éthernet et des enregistreurs pour les ambiances, même un smartphone ça marche. Du coup, pour me dégourdir les jambes entre 2 albums j’ai commencé à faire des enregistrements nomades, puis des soirées notamment beaucoup de Fêtes Souterraines, j’ai vraiment pris goût à la liberté que cela m’apportait. Le concept a évolué, StudioSacàDos est né.

Puis le 1 er confinement est tombé. Je me suis retrouvée sur ma planche à mixer à Trouville, un jour je vois passer le Printemps de Bourges imaginaire, j’avais fait un StudioSacàDos sur les Inouies en 2018, je regarde la liste des artistes qui auraient dû y jouer et je réalise que je les ai quasiment tou.te.s dans mes 8 to d’archives sonores de mes escapades. J’ai proposé à Rebecca Manzoni de faire la voix de ce Voyage imaginaire, au printemps de Bourges, j’ai écrit le scénario, sorti mes grands ciseaux et après 3 jours et 3 nuits le voyage était en ligne.

La fibre journalistique fraternel résonne en moi depuis la disparition brutale et tragique de mon petit frère le 3 juin 2020, aujourd’hui j’écris et je scénarise mes EnSacàDos, ma collaboration avec la dream team de Louie Média m’apporte aussi énormément de connaissances sur le monde du Podcast.


Selfie B.Schmitt
Selfie B.Schmitt


Actuellement, les podcasts se multiplient et sont très tendance, est-ce que cela t'a fait peur de lancer un enième podcast ?

Pas du tout, Podcast est devenu un terme générique, fourre-tout un peu comme un sac à dos ahaha ! Plus sérieusement, il n’y a quasiment pas de podcast sur la musique, En SacàDos est un objet sonore non identifié, proposer un podcast hors format, original, est un atout, il sera plus visible dans cette masse, un peu comme un mouton multicolore dans un troupeau de moutons blanc. La difficulté est de le rendre audible au plus grand nombre d’auditeurs. La multiplication est dans tous les domaines aujourd’hui et celui n’empêche pas d’avoir des projets émergeants et de qualité.

"En sac à dos" pourrait parfaitement se décliner en émission télé, y as-tu déjà pensé ?

Ah non surtout pas, l’image tue l’imaginaire, le son laisse la place au rêve, c’est un film sans image. Une écoute d’En Sac au casque est un voyage, chaque auditeur peut y voir des images différentes, de même chaque écoute est différente. L’image fige, enferme le spectateur dans une boite, sa télé. En plus je réalise mes EnSacàDos seule, en field recording, multi-zoom, ce qui me permet d’être au plus près des artistes, pas sûre qu’ils acceptent une équipe avec 3 à 4 camera !

Avec quel matériel "pars-tu en sac à dos" ?

Il vient de Londres, c’est un cadeau de mon frère Olivier Schmitt journaliste et étoile filante de l’underground. Il est en toile de jute bleu et beige, le dos est renforcé, ses sangles sont en cuirs. Il a une petite poche intérieure pour y glisser un laptop et une extérieure pour mes affaires personnelles. Je le garnie de petites trousses Pijama dans lesquelles je range mon matériel par famille, c’est assez militaire comme organisation.

J’adapte mon packtage sur chaque EnSacàDos, des enregistreurs Zoom, j’ai une sacré collection, H1, F1, H8, F8, QN2, des micro XY, MS un illustre PCM D1 Sony mon premier enregistreur qui a fait ses classes avec Camille à l’église Saint Eustache en 2005. J’ai un fabuleux micro ambisonique Sennheiser qui prend le son en 360 degrés, un casque avec des micro sur les écouteurs, des batteries pour éviter les piles, pleins de petits accessoires pour accrocher mes enregistreurs. Après ce sont des outils, ce qui est le plus important c’est l’expérience, la rapidité, être au bon endroit au bon moment, prendre des notes... Construire ton scénario sur le fil d’une journée, savoir s’effacer quand il le faut sans effacer le son pour autant…

Quel "en sac à dos" t'a le plus marqué ?

Aucun, ils sont tous différents, chaque EnSacDos est un kiff une expérience faite de rencontres, de découvertes et d’émotions aussi. Il y en a un fort en émotions, Ian Caulfield & Friends au FGO, il m’aura fallu cette date pour réaliser la douleur des musicien.ne.s de ne plus pouvoir jouer ensemble devant un public, la joie du public d’écouter de la musique dans une salle, et à quel point cela m’a manqué de ne plus pouvoir me glisser en coulisse, enregistrer ces moments de vie. Depuis le 8 juin 2021, j’avoue une boulimie de EnSacàDos, ça m’a aussi poussé à lancer officiellement la série, à travailler avec Mélissa Phulpin, à démarcher les plateformes, répondre à des itv comme la tienne.

Tu es adepte d'évasions en sac à dos ?

Oui c’est addictif, un de mes rêves faire le festival Iceland AirWaves festival à Reykjavik, mais aussi un Music tour bus, ou encore enregistrer un album en pleine forêt. Tout est possible avec ce StudioSacàDos, enregistrer hors les murs d’un studio, puis passer des heures à découper, mixer, réaliser raconter une histoire avec ces sons dans les murs de mon studio.

Qui rêverais-tu de suivre "en sac à dos" ?

C’est le projet, le contenu qui guide mes envies pas une personne. C’est comme un album, tu peux avoir envie de travailler avec un artiste sur un projet, mais pas sur le suivant. Comme je te le disais ci-dessus, enregistrer un album au cours d’un voyage, au fil des rencontres, et faire d’un EnSacàDos 2 formats, l’album et le documentaire sonore qui l’accompagne, traduire en son le processus de création et surtout sans image ! $

Quels sont tes projets ?

Le prochaine EnSacàDos mise en ligne est avec Stephan Eicher à Engelberg, pour les 30 ans de son album Engelberg, je suis en train de le finaliser. Mardi je serai avec Barbara Carlotti à la Cigale, y’a aussi les soirées A définir dans un futur proche, à la Boule Noire puis Magenta à L’Olympia. En 2022, je retourne au Festival Variations à Nantes, je continue les soirées Souffle Collectif au Consulat. Y’a le Festival des 36 heures de Saint Eustache qui pointe son nez aussi.

En parallèle j’ai une belle activité au Labomatic avec des enregistrements, des mixages et des réalisations. Les Résistances Poétiques de Cyril Dion et Sébastien Hoog, un album avec la magnifique Ingrid Caven, la réalisation d’une série de podcast pour Louie Média où je compose également la musique. En bonus il faut que je trouve le temps de prendre la mer avec mon Stellar Waveski pourquoi pas avec mon StudioSacàDos enregistrer le silence et les sons qui glissent sur l’eau.

Quel titre tourne en boucle chez toi en ce moment ?

Le dernier album de Parcel et d’Efterklang et fip tous les matins dans ma salle de bain.

lundi 18 octobre 2021

Anthony Lazaro, l’Italien qui ne peut pas s’arrêter de créer des chansons

Anthony Lazaro fait partie de ces artistes boulimiques, capables de sortir deux albums et deux EP en plein confinement (2020/2021). En cette fin d’année, l’artiste italien reste inarrêtable, il sort en octobre 2021 un « mini-album » intitulé « Midnight Pilots ». Une version portugaise de sa chanson cocooning « Life Could Be So Simple » verra bientôt le jour et il travaille à de nouvelles versions de ses chansons en hindi, français et même en coréen ! En décembre, vous entendrez de nouveau parler de lui puisqu’il sortira un nouvel EP "secret" en collaboration avec l’artiste Sarah Kang. Impossible d'arrêter Anthony Lazaro dans son process créatif...
©Asja Caspar

Comment as-tu fait tes premiers pas dans la musique ? 

Par un heureux accident : j'ai toujours été passionné de musique mais pendant des années, je n'ai même pas osé apprendre la guitare. Puis, un jour, presque par plaisanterie, j'ai décidé de prendre ma première leçon de guitare : après une heure, et après avoir appris à jouer C, G et Am sur ma guitare, j'avais écrit ma première chanson. Je n'ai jamais arrêté après ça.



Tu es un auteur-compositeur-interprète italien, tu vis à Hambourg, tu chantes en anglais… Tu peux trouver ta place n'importe où ?

Je pense que je suis amoureux de cette idée d'être toujours un peu sans racine. J'adore voyager et j'ai une profonde curiosité pour les langues et les autres cultures. Parfois je me dis que j'aimerais essayer de vivre en Asie pendant quelques années. Parfois, je rêve de m'installer aux États-Unis pour un certain temps. J'aime laisser ouvertes toutes les possibilités, musicalement, linguistiquement et géographiquement.

En 2020/2021, tu as sorti deux albums et deux EP. Peut-on dire que tu es en pleine effervescence créative ?

Je dois admettre que j'ai des rythmes créatifs assez intenses. J'essaie de créer tous les jours puis je retravaille cette création un jour, une semaine, parfois des mois plus tard, pour rouvrir les meilleures et les terminer. J'ai plus de 40 chansons inédites, donc celles que vous trouvez sur Spotify ne sont que la partie émergée de l'iceberg. Je suppose que la surmultiplication créative est une chose permanente.

De quoi parle ton prochain album « Midnight Pilots » qui sortira en octobre ?

Ce mini album "Midnight Pilots" comprendra les titres Moody Wind, Small Rainbows, 300 Mornings, Until You Find et Mille Incendi. Et, bien sûr, Midnight Pilots, une chanson qui m'enthousiasme beaucoup : presque comme un mariage entre Fly With Me et The Silent Patient. J'ai hâte de la partager avec le monde entier.




Avez qui as-tu travaillé pour réaliser cet album ?

Comme presque toutes mes chansons, il a été coproduit et mixé par l'immensément talentueux Danny Humming, mon complice dans tous mes projets musicaux. Mais on retrouve également, en tant que co-vocaliste, la divine Marle Thomson, sur Until You Find.

De quoi parle la chanson "Something new" ?

On a parfois l'impression de ne faire que répéter des mots qui ont déjà été dits un million de fois, cela arrive en amour mais aussi en chanson. Vous aimeriez sortir quelque chose d'unique et de révolutionnaire pour exprimer la profondeur de vos sentiments. Ou, au moins, rester loin de quelque chose qui ressemble à un cliché ou à une réplique de film. On décide d'essayer quelque chose de nouveau, au lieu de dire : _ ____ ___.


Tu as sorti une première chanson en espagnol, "Gravedad". Pourquoi avoir choisi cette langue ? Tu pourrais chanter dans n'importe quelle langue ?

Je me suis toujours demandé comment mes chansons sonneraient dans différentes langues. L'espagnol est un choix naturel, car il est très proche de l'italien, et j'ai beaucoup de personnes qui écoutent mes chansons au Mexique, en Argentine, au Chili, alors j'ai décidé de faire un essai. Mais ce n'est qu'un début : une version portugaise de Life Could Be So Simple va bientôt sortir, et je travaille à des versions de mes chansons en hindi, en français et en coréen !

 

©Asja Caspar


Tu es plus addict à TikTok, Instagram, YouTube, Facebook ou Twitter ?

Ahah, je ne sais pas si je peux me considérer comme accro. Je passe beaucoup de temps à répondre aux commentaires et aux messages sur Instagram et YouTube, ça c'est sûr ! Parfois, cela peut prendre 2 heures de la journée ! Avec TikTok, je suis encore en train de me familiariser : cela prend du temps. Je me considère comme l'un des pires TikTokkers de tous les temps :D

Avec qui rêverais-tu de collaborer ?

Il y a tellement d'artistes avec lesquels j'aimerais travailler ! Toutes les collaborations que j'ai faites ont été une expérience incroyable et m'ont beaucoup appris. En décembre, un nouvel EP "secret" sortira, avec Sarah Kang, et j'en suis très excité : c'est une collaboration de rêve pour moi, car je suis une fan de la musique de Sarah et c'est un privilège de pouvoir coécrire et coproduire avec elle. J'ai d'autres artistes dans mon radar avec lesquels j'aimerais essayer de travailler en 2022 !

Quelle chanson écoutes-tu en ce moment ?

Plutôt que d'écouter la même vieille chanson tous les jours, j'essaie de changer un peu, de trouver de nouvelles chansons que j'aime, de les envoyer dans ma liste de lecture des meilleures chansons, d'aller me plonger dans leurs eaux familières, puis de sortir et d'explorer à nouveau pour trouver de nouveaux trésors pour ma collection.

Anthony Lazaro en ligne


dimanche 12 septembre 2021

Dragon Rapide nous donne rendez-vous le 15 septembre avec « Mumbo Jumbo »

Tenez-vous prêt, le 15 septembre 2021 les Dragon Rapide sortent leur nouvel album intitulé « Mumbo Jumbo ». Le groupe de Clermont-Ferrand nous emmène dans un voyage vers les années 1990 avec au programme une traversée dans leurs déceptions sentimentales, dans la conquête spatiale, des clins d’œil à des films et séries et même à leur animal de compagnie. Amusement garanti.


Comment avez-vous fait vos 1ers pas dans la musique ? Comment vous êtes-vous rencontrés ?

On a tous commencé à vraiment s'intéresser à la musique en écoutant du rock indé dans les années 1990. Et on a essayé de faire pareil en apprenant tout seuls. Les premiers groupes, les premiers concerts, ça a été au début des années 2000, on s'est rencontrés comme ça. A Clermont-Ferrand, la musique c'est un petit milieu, tout le monde finit par jouer ensemble à un moment ou à un autre !

D'où vient le nom Dragon Rapide ?

C'est un avion anglais de la deuxième guerre mondiale, classe, belle ligne. On a choisi ça parce que je (Sylvain) suis fan de tout ce qui touche à l'aviation. Et puis le nom est cool.


De qui vous êtes-vous entourés pour faire ce 2e album "Mumbo Jumbo" qui sortira le 15 septembre ?

L'album a été enregistré et mixé par Olivier Perez, un bon pote dont on adore le groupe (Garciaphone). Il avait déjà mixé notre premier disque ('See the Big Picture', en 2018) mais avec des prises qu'il n'avait pas faites. Pour celui-ci on s'est dit qu'on allait lui laisser gérer l'ensemble. On a fait ça de manière assez simple, avec peu de matériel et pas dans un studio 'pro', ça donne au truc l'esprit DIY qu'on voulait.

Que raconte-t-il ?

En fonction des chansons, l’album fait référence à pas mal de choses différentes : déceptions sentimentales, des films ou séries qu'on a vus, la conquête spatiale, un animal de compagnie disparu, etc.


Que raconte « Full Moon », le premier single de l'album ?  

C'est la suite de la chanson 'Odyssey', qui était sur notre premier disque. Ça évoque le voyage du vaisseau de la mission Apollo XIII vers la lune. Il y aura une suite sur un prochain album : ceux qui connaissent l'histoire pourront en conclure que le morceau sera certainement moins enjoué.

Quelle est la chanson de cet album dont vous êtes le plus fier ?

Hé, c'est un peu dur de choisir, ça dépend des jours. Le fait de les jouer en concert va surement faire évoluer le classement.


Quels sont vos projets ?

Jouer le plus possible, partout. Tu as des plans ? Et puis commencer un troisième album, celui-là a pris plus de temps que prévu à cause du covid.

Quelle est la chanson de votre été ?

Alors moi j'ai écouté en boucle 'Trevor Philippe' de Johnny Mafia. C'est un groupe de Sens, en plein dans la diagonale du vide, un peu comme nous. Super clip.

Vous êtes plus addict à Instagram, TikTok ou Snapchat ?

On utilise un peu Instagram, on est trop vieux pour les autres trucs.

 

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