Camille Green est une consultante en communication qui, en parallèle à ses études, a travaillé pendant 2 ans, en tant que correspondante, dans un journal quotidien régional.
Désormais salariée dans une agence de communication parisienne, à 38 ans, elle s'intéresse toujours au journalisme et en particulier à la musique, tout en gardant un œil attentif sur la mode et le monde artistique !
camillegreeniswalkingwith@gmail.com
Le Roi Lion est la comédie musicale à ne pas louper en cette fin d'année 2022, pour sa deuxième saison au théâtre Mogador (Paris). Ce spectacle qui a déjà attiré plus de 100 millions de spectateurs dans le monde, a passé le cap des 500 000 billets vendus depuis son retour à Paris, en novembre 2021.
Quatorze ans après sa première adaptation en français, ce show confirme son succès à Paris grâce aux importants moyens mis en place, il a par exemple fallu 34 000 heures pour créer les 300 masques et 400 costumes du spectacle. Les spectateurs en prennent plein les yeux pendant 2h35 grâce aux nombreux décors majestueux, aux somptueux costumes, aux talents des danseurs, chanteurs et acteurs dont Nala (Ilona) et Simba (Esteban), âgés de seulement 10 ans. La mise en scène est également remarquable avec des acteurs qui n'hésitent pas à sortir de scène pour se rapprocher du public.
Le chanteur britannique Charlie Winston qui a su conquérir en 2009 le cœur des Français avec son titre "Like a hobo" est de retour avec un cinquième album "As I am", sorti le 30 septembre 2022 (label indépendant, Tôt Ou Tard). L'artiste de 44 ans a confectionné cet opus de 14 titres pendant le confinement, dans le studio parisien du chanteur Vianney qui a réalisé cet album.
Les notes pop folk de l'artiste sont toujours sa marque de fabrique, tout comme les accords de guitare et de piano qui le caractérisent si bien. On découvre des titres touchants, un duo avec Vianney, "Shifting Paradigms", Ibrahim Maalouf, "Don't worry about me" et d'autres chansons qui poussent à la réflexion telles que Sweet Tooth (à écouter ci-dessous), inspirée de Donald Trump, titre qui évoque la cupidité, l'envie d'avoir toujours plus, le capitalisme à tout prix. Un album qui pousse à la réflexion !
Charlie Winston est en concert dans toute la France en 2022/2023, à partir du 4 novembre 2022, à Nîmes et pour les Auvergnats, le 7 avril 2023 à Moulins. Il donnera un concert privé (gratuit) vendredi 14 septembre 2022 à 18h00, à la Fnac des Ternes (Paris).
C’est la belle note de la rentrée Ben Mazué, Gaël Faye et Grand corps malade, réunis autour d’un album « Éphémère », à paraître le 16 septembre 2022. Quand les maîtres des mots s’unissent, cela ne peut présager que poésie et finesse.
Le 10 juin n'était pas une journée comme les autres pour l'autrice-compositrice-interprète, réalisatrice et productrice de radio française, Barbara Carlotti. En effet, elle s'est vu remettre la médaille de "chevalière" de l'ordre du mérite dans le domaine artistique à la villa Médicis. L'autrice a volontairement choisi de féminiser le titre ("chevalière") et d'insister sur l'apport des femmes dans le domaine artistique et culturel.
Cela a été l'occasion de retracer le parcours de l'artiste qui a plusieurs cordes à son arc : ses 7 albums musicaux (2005 à aujourd'hui), ses duos et collaborations, la bande dessinée musicale avec le dessinateur Christophe Blain, ses émissions de radio pour France Inter et ses ateliers de créations radiophoniques sur France Culture ainsi ses spectacles mêlant littérature et musique ("Nébuleuse, Dandy", "Rock and Roll Lies", "Le laboratoire Onirique", son premier film comédie musicale "Quatorze ans" tourné dans le village familial de Poggio Di Venaco tourné en 2019, son dernier son album "Corse île d'amour" en hommage à la chanson corse des années 1960 et 1970 sorti en 2020 et finissant par évoquer le prochain album à venir composé en grande partie lors d'une résidence à la Villa Médicis.
L'artiste a donné un concert sur la Terrasse du Bosco à la Villa Médicis, avec ses amis Bertrand Belin et David Numwami qui figureront sur son nouvel opus. Elle a interprété avec eux des duos surprises et reprises. Accompagnée de son groupe pop avec Pierre Leroux (guitare électrique), Benjamin Esdraffo (claviers), Mathias Fisch (batterie), elle a chanté des titres de ses 7 albums et 2 titres de son nouvel album, à paraître au printemps 2023, ont été dévoilés pour la première fois.
Concert de Barbara Carlotti à la Villa Médicis Source : Instagram
C'est le retour d'un événement musical parisien majeur et ouvert à tous. Le Fnac Live Paris se déroulera du 29 juin au 1er juillet 2022, au cœur de Paris. Au programme de ces trois journées, 29 concerts gratuits, répartis sur 2 scènes (la grande scène extérieure sur le parvis de l'hôtel de ville de Paris et la scène intérieure, dans les salons de ville de Paris).
Cette année encore de grands noms vont se succéder face au public : Keren Anne, Jane Birkin, Jacques, Lonny, Isha, Thylacine, Pierre de Maere, Jazzy Bazz, Bob Sinclar & Pedro Winter, PR2B, Youv Dee, Sam Isha, Florent Marchet, Bachar Mar Kalife, Superpoze, Aloïse Sauvage, Terrenoire, The Doug, Arooj Aftab, Bertrand Belin.
Le festival sait faire durer le suspense car les noms de six autres artistes participant à l'événement seront dévoilés le 16 juin.
En 10 ans l'événement peut se targuer de rassembler 100 000 spectateurs chaque année et d'offrir gratuitement au public une programmation très riche.
Plus que quelques jours pour aller frissonner (de plaisir) en assistant au Cabaret des Monstres de l'artiste Demi Mondaine sur la scène des Trois Baudets (Paris), jusqu'au 30 avril 2022.
"Le Cabaret des Monstres est un petit cabaret gothique qui joue avec jubilation des ambiances macabres du fantastique. « La Blanche », dame fantôme en robe de mariée, au piano, au chant et dans une interprétation miel et fauve, influe la vie à quinze monstres : Ghoul, Glob, Sorcière, Monstre Plante, Monstre de Frankenstein… Demi Mondaine a composé une partition dessinant des portraits tendrement horrifiques, mélancoliques et hallucinatoires."
Une chose est sûre, on sort des codes traditionnels du cabaret car pour ce spectacle, Demi Mondaine fait appel à des artistes venus du monde de la danse ou du cirque qui donnent vie à de magnifiques créatures terrifiantes. Pendant 1h30, les spectateurs se laisseront envoûter par 6 "artistes-montres". A ne pas rater !
En attendant, l'album "Aqua" de Demi Mondaine, prévu en 2023, c'est aux Trois Baudets qu'il faut vite aller côtoyer les monstres.
L'auteur compositeur interprète britannique, Tom Odell était à la gare de Bucarest (Roumanie) le 11 mars afin d'accueillir les réfugiés ukrainiens en chanson. L'artiste portant un t-shirt aux couleurs de l'Ukraine a essayé d'apaiser les esprits en chantant notamment son tube "Another love", cumulant près de 400 millions de vues YouTube.
"Hier, j'ai eu l'honneur de chanter "Another love" à la gare de Bucarest en compagnie de nombreux réfugiés ukrainiens. Des milliers d'ukrainiens fuyant la guerre transitent tous les jours par cette gare et beaucoup voyagent depuis 3 jours sans repos, déracinés de leur maison, de leurs biens, de leur travail et de leur famille. Leur monde a été bouleversé de façon inimaginable. Ce sont principalement des femmes, des enfants et des personnes âgées mais ce qui est le plus remarquable chez eux c'est leur force d'esprit. Ils sont formidables."
Selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), depuis le début de l'invasion de l'Ukraine par l'armée russe, 3 millions de personnes ont fui l'Ukraine à date (15.03.22).
Voici une raison de
plus de s’impatienter avant l’arrivée du printemps : la sortie à cette période
du nouvel album d’Ulrich Forman « CHAPITRE IV - Vulnerable ». En attendant,
l’artiste a tout prévu pour nous faire patienter en douceur. Il a d’abord sorti
en janvier un très beau titre « Breathin », aux accents pop dont il a le
secret. Le chanteur nous parle de tomber amoureux sans y être préparé, le souffle
tourne court ou s’accélère au premier baiser… Ceux qui s’impatientent déjà
peuvent être rassurés, rendez-vous le 4 mars pour un nouveau clip !
Depuis 2018, je n'ai
pas vraiment chômé ! J'ai composé et/ou produit les albums d'autres artistes
comme ''Safe and Sound'' de Awa Ly ou encore ''No Curfew'' de Bergmann et même
certains albums dont les sorties sont imminentes comme ceux de Omoh ou de
Toukan Toukan. J'ai par ailleurs signé quelques bandes originales pour le
cinéma dont celle du film ANDY de Julien Weill avec Alice Taglioni et Vincent
Elbaz et dont est tiré un « maxi » que j'ai sorti en 2019 porté par le titre
''Before The Night''.
Ton confinement a-t'il
été créatif ou a-t-il imposé une pause ?
J'ai été testé positif
au Covid la veille du premier confinement… à ce moment-là, on connaissait mal
ce virus et j'ai jugé préférable pour mes proches de m'isoler. Assez
rapidement, j'ai choisi de me confiner dans mon studio d'enregistrement et non
chez moi.
Ça a véritablement été
à cette période que j'ai posé les premières bases de cet album qui allait
devenir mon Chapter IV. Une pause imposée mais créative que je me remémore avec
une certaine nostalgie.
Que raconte
"Chapter IV - Vulnerable" ? De qui t'es-tu entouré pour faire cet
album ?
Comme je l'évoquais,
j'ai entamé l'écriture de cet album pendant le premier confinement. Les thèmes
évoqués dans ces nouveaux morceaux, la rupture, les blessures, la
reconstruction, la résilience … j'avais même provisoirement trouvé le titre de
''Vulnérable'' pour cet album...
Puis, presque un an
après, j'ai eu un accident de moto assez sévère. Plus que jamais la notion de
''Vulnérabilité'' prenait une dimension encore plus large que celle à laquelle
je pensais initialement.
Immobilisé, je ne
pouvais plus jouer de piano ou de guitare qui sont les instruments principaux
avec lesquels j'avais jusqu'ici l'habitude de composer. J'ai donc dû revoir ma
façon de travailler et pour la première fois j'ai commencé l'écriture de
nouveaux titres par les paroles. Les mots avant les mélodies. Des mots, des
phrases, des expressions plein les carnets et plein le téléphone.
Puis, j'ai travaillé
avec des samples, des textures, des boucles. Et enfin, j'ai cherché les mélodies
qui seraient l'écrin de ces paroles introspectives tournées vers une forme de
renouveau.
J'ai alors sollicité
un ami de longue date guitariste, Hugo Martin, avec qui nous avons ouvert de
nouvelles perspectives harmoniques pour ces titres.
J'ai coécrit le
dernier titre de cet album, ''Abide With Us'' avec un ami trompettiste avec qui
je jouais dans un groupe lorsque nous avions 15 ans, Yann Lupu.
Et pour la première
fois, j'ai invité deux artistes sur un titre, Bergmann et Days (RacecaR) sur le
titre ''I Wish I Loved You More''. Super expérience !
Enfin, mon acolyte
Florent Livet a mixé cet album masterisé par Antoine ''Chab'' Chabert ! La
Famille !
Quel sera le prochain
chapitre ?
C’est un peu tôt pour
le prédire surtout que je réserve encore quelques surprises autour de cet
album.
Que raconte « Breathin
» ainsi que son clip ?
Le titre ''Breathin''
évoque la peur que l'on peut avoir à aimer à nouveau après une rupture. Faire
confiance et se faire confiance à nouveau.
A quel moment
sommes-nous prêts à aimer ? Le sommes-nous jamais vraiment ?
Alors, peu importe les
cicatrices du passé avec lesquelles il faudra apprendre à vivre et peu importe l'issue,
il faut se lancer, sans réserve, vivre l'instant sans compter les minutes, même
si on a le souffle court. ''Rien ne sert de fuir''... C'est ça que raconte ce
titre et ce clip.
Pourquoi avoir comparé
le fait de tomber amoureux avec la course effrénée que l'on voit dans le clip ?
Ce coureur illustre la
personne qui regarde sans cesse vers l'avant et jette de temps en temps de
furtifs coups d'œil en arrière, vers le passé, mais n'ose jamais s’arrêter pour
vivre l'instant présent. S’arrêter pour contempler, aimer, tout simplement
vivre.
Lorsque cette course
prendra fin, d'une manière ou d'une autre il sera trop tard, alors ''Osons !''.
Quels sont tes projets
?
Je travaille
actuellement à la finalisation des petites ''surprises'' que j'évoquais tout à
l'heure.
Par ailleurs, je
termine la bande originale de la première série Warner France, VISITORS écrite
et réalisée par Simon Astier et qui sortira en mai, presque en même temps que
mon album.
Tu es plus addict à
Facebook, TikTok ou Instagram ?
Clairement plus addict
à Instagram ! Même si j'y perds de précieuses heures de sommeil.
Quelle chanson
écoutes-tu en boucle en ce moment ?
Depuis la nuit du
SuperBowl regardé avec des amis à la maison et ce show de mi temps incroyable,
jeme réécoute en boucle le titre ''Love Yourself'' de Eminem... avec les
images c'est encore meilleur !
En 2022, tu aimerais… que cet album m'ouvre les portes de
certaines collaborations dont je rêve depuis des années. Leslie, si tu
m'entends...;)
C’est depuis 2018 que nous n’avions pas croisé la route de l'auteur compositeur DEER, accompagné de son brillant trio, Yoann Godefroy (contrebasse/chant), Nagui Mehany (guitares/chant) et Axel Hache (batterie/chant). A l’époque, ils montaient sur la scène des
Trois Baudets pour la sortie de leur EP « From the Shore ». Quatre ans se sont écoulés durant lesquels DEER a multiplié les projets (2 tournées nationales en 2019 et 2020, la composition musicale du spectacle "Seareines" mis en scène par Malou Vigier/compagnie Halem théâtre, etc.) et revient sur le devant de la scène avec une riche actualité (nouvel album,
futur EP, etc.) sans oublier d’allier musique et éco-responsabilité grâce à des
concerts qui « consomment moins ». Au fil des
années, DEER trace sa route et se fait repérer, il fait ainsi partie des lauréats
2022 des Labos Artistiques de Montpellier. Rencontre avec un artiste,
toujours aussi passionné.
Notre dernière discussion remonte à 2018, pour la sortie de l'EP "From the Shore". Que s'est-il passé depuis pour DEER ?
Tout d’abord le clip « From The
shore » a reçu le prix SACEM X ULULE ce qui nous a permis de le produire
plus facilement, il a donc bénéficié de plus de visibilité.
J’ai été Lauréat Du RIFFX en 2018
dans le 92 et j'ai fait plein de concerts qui ont porté la sortie de l’album ainsi
que des résidences avec mes musiciens. J'ai rencontré de super coachs qui nous ont permis d’améliorer le set. J’ai bénéficié d’une bonne revue de presse avec un article
Rolling Stone magazine, et surtout trois sélection FIP notamment dans
"l’émission sous les jupes de FIP."
Le live s’est enrichi au cours de
nos deux tournées nationales de 2018 et 2019 que j’ai auto-produites :
les fameux « DEER SUMMER TOUR ».
A partir de 2020 je me suis
concentré sur mon album avec :
- Matthieu Lefèvre, un super
réalisateur/ingé son/directeur duTIKI Studio, qui m’a aidé à produire
l’album dans son studio.
- Edouard Bonan qui nous a accueillis dans son studio Edroom pour enregistrer les batteries et les basses de l’album.
- Gunnar Ellwanger (Gunwood) à la
direction artistique avec moi, qui signe l’arrangement d’un de mes titres
- Et "last but not the
least" Alex Finkin (réalisateur du projet Roseaux), mon mentor, réalisateur de mon premier EP
avec qui j’ai re-enregistré les voix de 5 chansons et qui a re mixé certains
titres et masterisé l’album.
J’ai gardé mon équipe de musiciens
avec Nagui Mehany, à la guitare, Axel Hache, à la batterie et Yoann Godefroy, à
la contrebasse.
Enfin j’ai créé mon association de
concert éco-responsable GREEN DEER EVENT qui a pour vocation de produire des
spectacles qui "consomment moins".
Pour DEER, les
confinements ont-ils été créatifs ou un moment de pause ?
Un moment de pause car je devais
commencer à produire mon album et aussi un moment créatif car j’ai composé plein de
nouvelles chansons pour l’occasion. Cette période à aussi été propice à une belle remise en question, avec un vrai challenge : faire du nouveau avec de l’ancien car beaucoup de mes
chansons de cœur n’avaient jamais eu la chance d’être enregistrées en studio.
J’ai pris énormément de plaisir à me poser et à retraverser des
centaines de mémos sur mon téléphone pour trouver la/les chansons qui ferai(en)t
de cet album, un album « conclusif » de cette première trilogie DEER.
C’est un tournant dans le projet, je pense que je vais partir sur de nouveaux
sentiers pour le prochain opus en 2024, avec des tonalités potentiellement plus
électriques et alternatives.
DEER fait partie des lauréats 2022 des Labos Artistiques de Montpellier. Quel est ton lien avec cette ville ?
Montpelliérain de naissance j’ai dit
très tôt (à 18 ans) à ma mère que je reviendrai pour faire quelque chose ici.
J’ai toujours eu envie de créer un pôle artistique indépendant à
Montpellier.
Pourquoi avoir postulé
?
En rencontrant le LABO artistique
sur les réseaux, je me suis dit que c’était cool de dire clairement que
j’étais de retour dans ma région, et de la belle manière... j’ai postulé et
j’ai était retenu. Ca nous apporte une visibilité sur la région et un vrai
partenariat avec les maisons pour tous de Montpellier ainsi que l’accès à
certaines salles de concert et de répétition (le Black Sheep, Théâtre Jean
Vilar, Victoires 2). J’ai découvert ce réseau que je connaissais peu et je
trouve ça super, ces lieux sont vraiment de beaux tremplins pour des artistes
comme moi qui ont besoin de salles alternatives pour se produire et qui nous
tendent la main, j’ai rencontré des directeurs de salle que m’a présenté Mounir
Retabia le directeur du Labo sans qui je ne les aurais pas directement rencontré,
je tiens dans ce sens à le remercier.
L’album vient tout juste d’être
masterisé, la pochette est en cours de sélection. Plusieurs
collaborations artistiques ont été faites : Omar Sidi Alami, Elle Dud
visuals en photographie, Sascha Bokobza en peinture, Ferdi production
pour mes logos, et bien d’autres…
Un clip est en préparation avec les
talentueux Pauline Saint Esteben et Stan Cointe, un duo de réalisateurs que j’ai
découverts l’année dernière.
La création d’un live avec des
videos projections est prévu avec le super magicien visuel Romain Lalire, en
résidence.
J’ai produit avec NUMA production et
François Galarneau deux superbes live sessions enregistrées dans un studio
mythique à Paris.
Nous sommes en train de faire le
rétro planning de 2023 pour la sortie de l’album.
Et je suis déjà en train de préparer
un EP très spécial mais je ne peux pas en dire plus...
En 2018,
nous avions discuté de l'engagement écologique de DEER. En ce début d'année,
quel bilan fais-tu pour la planète ? Le bilan est très mauvais lorsque
l’on voit les chiffres du WWF on ne va pas dans le bon sens.
Il faut agir localement ce que je
fais avec mon association même si ça prend du temps et que les moyens ne sont pas
toujours en place ou les mentalités pas prêtes au changement…
Faut y aller et ne pas rester les
bras croisés. On peut revenir à des choses simples, sans se priver, je pense que ça nous rapprocherait
sans retourner à l’âge de pierre évidemment mais en étant moins
techno-dépendant et en revoyant les enjeux de la production artistique
pour ce qui est de notre métier par exemple.
Tu es plus addict à Facebook, TikTok
ou Instagram ?
Instagram je fais de la photo alors
forcément….
Quelle chanson écoutes-tu en boucle
en ce moment ?
Jamaican Soul, Rythm & Blues, Shaolin Soul, NuSoul et Hip-Hop… les
influences du nouvel EP « Dont’ blame the hammer » de John Milk sont
nombreuses pour le plus grand plaisir de nos oreilles. Derrière les musiques de
l’artiste dont les sonorités rappellent la pop anglaise, il est difficile de
deviner que John est un producteur et compositeur français. Avec brio, il
réussit à créer des musiques qui le distinguent, tout en ayant un son en perpétuelle
évolution... Cet EP de 6 titres est à écouter de toute urgence.
Selfie John Milk
Comment as-tu fait tes premiers pas dans la musique ?
Tardivement, à l’âge de 17 ans. Mon petit frère avait acheté
une guitare pour apprendre la guitare classique et j’ai commencé par reprendre
des morceaux simples grâce aux tablatures, à chanter des morceaux de Ben Harper
dont le « Live from Mars » m’avait beaucoup parlé à l’époque. Une
démarche d’autodidacte. Il n’y a pas de musiciens dans notre famille. Je n’ai
donc pas de formation académique.
Cela a toujours été une évidence pour toi de chanter en
anglais ?
Oui le chant en anglais ouvre des portes à un auditoire plus
large. La puissance de cette langue dans sa concision également est un vrai
bonheur lorsqu’il s’agit d’exprimer des sentiments en peu de mots. Mon
éducation et la musique qu’on écoutait à la maison ont également joué un rôle
clé dans cette orientation. Mon père écoutait beaucoup de musique
nord-américaine et anglaise, du blues, du rock et de la folk principalement.
Très peu de disques de musique française tournaient à la maison.
Que raconte ton EP "Don't Blame The Hammer"?
Je suis heureux qu’on me pose cette question :) Il raconte
l’ère du digital. Ce n’est peut-être pas évident à première vue, mais
« Don’t blame the Hammer » et « Offline Love » sont
inspirés du monde connecté dans lequel nous vivons. A force d’entendre que les
effets néfastes d’Internet sur nos vies sont la faute des réseaux sociaux, je
me suis dis : ok, mais en fait ces réseaux ce sont des outils. C’est ce que
nous en faisons qui les rend bons ou mauvais. Alors ne blâme pas l’outil mais
réfléchi à ce que tu fais avec. Car ces réseaux ou le progrès technologique en
général ont des tas de côtés très positifs. C’est donc à mon humble échelle une
chanson de prise de conscience. « Offline Love » a un message plus
direct : arrête de mater ton téléphone quand tu es entouré des gens que tu
aimes (et des autres aussi). L’amour se trouve en mode avion chez moi.
Avec qui as-tu collaboré pour le faire ?
Les titres originaux ont été fait par mes soins 100%
dans mon studio. Les remixes sont réalisés par deux producteurs avec qui j’ai
déjà eu la chance de collaborer. Blanka qui gravite dans le milieu du hip-hop
et masterise souvent mes morceaux. Il a une très belle oreille et une super
sensibilité aux musiques noires qui m’inspirent. Bruno Patchworks pour le
second remix pour qui je chante parfois. Qui a été mon professeur en quelques
sortes pendant mes premières années en tant que producteur et qui a également rejoint
mon groupe pour la tournée de 2015 sur l’album « Treat Me Right ».
Des gens bien en somme.
Après un 1er album de Soul classique puis un album de
R&B "Paris Show Some Love", quelles sont les influences de
cet EP ?
J’aime à penser que ce nouvel EP est une synthèse des
deux premiers albums. Mes influences pour cet EP : Al Green, Durand Jones, Van
Morrison, Neil Young, Shuggie Otis, Childish Gambino.
Tu expliques faire de la contrainte technologique et de
moyens limités une force, un vecteur de créativité et d’identité. Est-ce
qu'avec plus de moyens ta musique serait différente ?
Avec plus de moyens ma musique serait certainement
différente et surement moins personnelle. Je pense que les gens cherchent de la
musique qui leur parle. Et pour que ça nous parle, on a besoin de ressentir
l’humanité derrière la production. Selon moi cette humanité réside dans un son
parfois imparfait, parfois hors des codes dont se dégage de l’authentique.
C’est comme pour tout : une équipe de foot avec que des stars, une femme toute
refaite, une déco d’appart comme dans un magazine déco. Sur le papier c’est
censé être le top mais en vrai ça ne marche pas forcément. Ce n’est donc pas
mon rêve de bosser un album dans un grand studio connu. Je me sentirais
dépossédé de ce qui fait mon son.
Que raconte la vidéo "Don't blame the hammer"?
Pourquoi avoir décidé de la réaliser ?
Elle raconte au premier degré l’histoire du marteau qui est
mal utilisé. Elle raconte la schizophrénie. Un personnage renverse un mec, des
ponts et chaussés, décide de l’achever plutôt que de l’aider. Dans sa fuite il
est poursuivi par la police mais également par son ombre. Cette ombre prenant
finalement la place de notre homme qui se retrouve alors bloqué dans une boucle
sans fin. J’ai décidé de participer à la réalisation du clip car la vidéo est
mon métier en parallèle de la musique.
Tes confinements ont-ils été créatifs ou cela a été un
moment de pause pour toi ?
Oui super créatifs. Il faut savoir qu’un producteur
n’est pas étranger au concept de tanière et d'hibernation. Prendre du temps
hors du temps c’est un must pour composer et produire même si ça ne rapporte
pas d’argent pour vivre.
Tu es plus addict à Instagram, TikTok ou Facebook ?
Instagram. Je me dis souvent que c’est débile de l’ouvrir
juste par réflexe. Encore une fois tout est une question de dosage.