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dimanche 6 septembre 2020

De la BO du film de Luc Besson à un album co-réalisé avec Carla Bruni, Alexiane se confectionne son conte de fées

Alexiane s'est fait connaître dans le monde entier avec son tout premier single « A Million On My Soul », révélé dans le film « Valérian et la Cité des Mille Planètes » de Luc Besson, le mari de la tante de la chanteuse. Attention aux conclusions hâtives, l'artiste a travaillé dur pour en arriver là. Après une enfance au Sénégal puis au Canada, Alexiane fait ses gammes à l'UCLA (Université de Californie à Los Angeles), crée son propre label et a la force de caractère de ne pas écouter ceux qui lui disent de surfer rapidement sur le succès de son titre « A Million On My Soul » (plus 40 millions de streams). Elle prend son temps pour mener à bien son conte de fées et peaufine l'écriture de son premier album, co-réalisé avec Carla Bruni (sortie prévue en janvier 2021). Rencontre avec une jeune artiste de 28 ans, prometteuse.

Comment as-tu fait tes débuts dans la musique ?

Je ne me rappelle pas l'âge exacte mais je me rappelle que j'ai commencé à chanter très jeune au Sénégal et que j'ai pris des cours de djembé à l'âge de 7 ans. Puis j'ai pris des cours de chansons pop et classiques à l'âge de 10 ans, au Canada. J'ai commencé à écrire plus tard quand j'étais adolescente. Je suis passée de l'écriture d'un journal intime à l'écriture de courtes histoires puis enfin à des chansons.  

 


Comment as-tu réagi face au succès de ton 1er single « A Million On My Soul » ? Est-ce que cela t'a mis de la pression pour la suite ?

Quand j'ai écrit « A million on my soul » et quand la chanson est sortie, j'étais encore étudiante. J'étais à UCLA (Université de Californie à Los Angeles), je suivais des cours de « music business and production » et en parallèle je créais mon premier album. Le titre « A million on my soul » était mon tout 1er single. Ce succès (plus de 40 millions de streams) a été très gratifiant tout en mettant la barre très haut. Il m'a mis une certaine pression mais je suis contente de l'avoir eue. Après la sortie de ce titre, j'ai continué l'école, j'ai été diplômée et j'ai créé mon propre label « Gion record ». J'ai aussi travaillé trois années supplémentaires sur mon premier album afin qu'il me ressemble vraiment. Beaucoup de personnes dans le milieu souhaitaient que je diffuse ma musique rapidement mais c'était important pour moi de travailler davantage avant de sortir quoi que ce soit. Je suis contente d'avoir attendu car je suis fière du travail accompli sur « Bad sounds », sorti en juin 2020. 


Est-il parfois difficile d'être vu comme la nièce de Luc Besson ?

Pas vraiment, je crois en mon propre talent.

Ton premier album « Into the Sun » est co-produit par Carla Bruni. Comment vous êtes vous connues ? 

Carla Bruni m'a contactée après avoir écouté « A million on my soul » et m'a demandé de lui envoyer une démo sur laquelle je travaillais. Je lui ai envoyé ma chanson « Safe haven ». Après l'avoir entendue, en 2018, elle m'a proposé de co-produire mon album « Into the Sun ». Carla a été une vraie mentor durant toutes ces années. Elle a un bon fond, elle est intelligente et une sacrée oreille qui m'a guidée durant tout le processus d'écriture de mon premier album. Je lui serai toujours reconnaissante d'avoir été là pour moi et d'avoir cru en moi.

Que raconte l'album « Into the sun » ?

C'est un voyage introspectif vers la guérison. Une avancée vers la lumière. L'album traite de l'isolement, de l'oppression, de la maladie, de la sexualité, des relations avec les autres, de l'imagination, de la perte, de la mort, du temps qui passe, de la spiritualité et de l'émancipation. Cet album équivaut à 5 ans de thérapie.

 

Alexiane et Salif Keita
Alexiane aux côtés de Salif Keita
 

Quel est ton lien avec le Sénégal ? Comment ce pays influence ta musique ?

Mon père est à moitié français, à moitié sénégalais. Et nous avons vécu quelques années à Dakar quand j'étais enfant. Si vous écoutez attentivement des titres comme «  Bad Sounds » et « Into the Sun » vous comprendrez comment mon enfance en Afrique a influencé ma musique, que cela soit en termes de sensation, d’interprétation et de rythmes. Dans l'album « Bad Sounds », vous pouvez écouter ma collaboration avec le légendaire chanteur malien Salif Keita sur le titre « Gold ».

Que raconte cette chanson « Gold » ?

C'est une chanson spéciale que je chante accompagnée de la voix en or d'Afrique, un cher ami et mentor, Salif Keita. Elle évoque la beauté de vieillir, le fait d'accepter la différence. Elle parle de force et d'amour propre. Il y a aussi beaucoup de sens cachés que je révélerai avec le temps. 


 

Que raconte le titre « Soldier » et quelle est l'histoire du clip ? 

"Soldier" est un hymne à l'autonomie, à la force, au courage et à la confiance en soi. Lorsque tout semble hors de portée, lorsque la solitude et l'oppression des éléments extérieurs règnent, nous avons la capacité de trouver en nous la force de surmonter les difficultés.

Avec qui rêverais-tu de chanter ? 

Mr Eazi, Rema, Dido, Celine Dion, Carla Bruni... Et Amy Winehouse et Leonard Cohen s'il étaient encore en vie ! C'est difficile ! Il y en a tellement d'autres !! Chanter avec Salif est un rêve qui est devenu réalité. C'est un de mes artistes préférés. J'ai grandi en l'écoutant !

Tu es plus addict à Facebook, Twitter, TikTok ou Instagram !

Instagram.

Quelle est ta playlist de l'été ?

 Les chansons que je mets sur ma playlist Spotify qui s'appelle “Some of my favourite tracks” et “Afrobeats 2020” ! 

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mercredi 19 août 2020

De la musique au dessin, en passant par des engagements en faveur des droits humains, le monde enchanté de Loup Blaster

Après ses études Louise Philia Druelle alias Loup Blaster, est revenue s’installer à Calais, sa ville natale. Elle fréquente alors les squats, les camps de fortune, la Jungle de Calais et s'engage au quotidien en faveur des personnes migrantes. L'artiste touche à tout, à la musique, au dessin, à la réalisation et multiplie les projets qui font écho aux personnes exilées qu'elle côtoie.

Le 11 septembre 2020, Loup reviendra sur le devant de la scène en musique, avec un EP intitulé « Philia ». La chanteuse de 28 ans évoque le quotidien pas toujours rose de sa vie natale mais reste optimiste en montrant que rien n'est terminé malgré les expulsions. Loup, une artiste engagée comme on les aime.

Comment as-tu fait tes premiers pas dans la musique ?

Mes parents se sont rencontré dans une fanfare ! Mon père est luthier (réparateur d'instruments de musique) et j'ai grandi entouré de musique. Enfant, je passais de longs moments à m'amuser sur des pianos. J'ai appris le violon et la contrebasse quelques années mais j'ai abandonné en entrant au lycée, et je me suis tournée vers le dessin. 

J'ai commencé à composer mes premières chansons vers 20 ans sur garageband. J'expérimentais beaucoup en bricolant ma voix, en faisant des boucles. Par la suite j'ai été entourée d'amis « beat makers » et donc j'ai sauté le pas et composé mes propres instrus. Ça fait quelques années que je rode mes titres en live et je vais maintenant les partager avec tout le monde : https://soundcloud.com/loupblaster

Tu es une artiste pluridisciplinaire, dessinatrice, musicienne, réalisatrice. Est-ce que tu pratiques ces différentes disciplines séparément ou tu arrives à faire des oeuvres qui allient toutes ces disciplines ?

Tout est lié pour moi. J'ai toujours aimé la pluridisciplinarité, c'est pour ça que je me suis d'abord tourné vers le cinéma d'animation, le clip, le VJing. La relation entre le son et l'image me passionne et j'ai aussi du mal à rentrer dans une seule case. 

Il y a tant de façons de raconter des choses, j'aime que ça puisse passer par quelque chose de sensoriel, de sensible. C'est ce qui m'a amenée à créer une performance audiovisuelle (JUNGLE) avec mon ami NUMéROBé et que je me lance aujourd'hui dans la mise en scène de mon propre univers musical. Je prépare un premier clip. 

Avec ton oeil de réalisatrice, quel est ton clip le plus abouti selon toi ? 

J'ai adoré travailler avec Clap ! Clap ! et le label Black Acre : https://vimeo.com/144538427.

Ça a été des années riche en expérience. J'ai tourné avec lui en Europe sur son show, en étant VJ sur scène, moi aussi. Donc faire du live et pouvoir travailler sur tous ces supports comme le design d'un vinyl c'est ce que je préfère et ce que je trouve le plus abouti. 

 

Que raconte ton prochain EP « Philia » ?

Philia, c'est un mot en grec ancien pour désigner l'amitié, un amour inconditionnel. Cet EP sortira début septembre. 

En revenant vivre à Calais, j'ai été aussi bouleversée qu'inspirée par la vie ici. A travers mes rencontres avec des personnes exilées et grâce à une prise de conscience politique. On a vécu des choses brutales et construit des choses incroyablement belles. C'est cette histoire que j'essaye de raconter dans mes chansons. 

J'essaye aussi de mettre en lumière le fait que rien n'est fini malgré les expulsions. Il y a et il y aura toujours des gens de passage à Calais, et il faut les traiter avec dignité dans le respect des droits fondamentaux. On ne peut pas priver des personnes d'accès à l'eau, à la nourriture, aux sanitaires comme c'est le cas aujourd'hui. 

 

De qui t'es-tu entourée pour le faire ?

J'ai fait cet EP seule, de la musique à l'écriture, aux enregistrements. 

Un ami, Bonzai DJ, a participé à un des beats et pour le mastering des morceaux j'ai reçu l'aide d'Amédée Duhamel et Alex Debuchy. Un 1er single est sorti le 1er août 2020, sur la compile ALLOPOP de LaSouterraine, le clip sera diffusé dans la foulée. 

Que raconte le titre End it Up ?

End it up raconte le sentiment d'enfermement et d'être prise au piège dans une ville qui se barricade. C'est un appel à manifester, à marcher ensemble contre la violence des frontières et tout ce que ça implique. Soyez à nos côté, on a besoin de vous, de vos regards et de vos voix. 

 

Qu'est-ce qui t'a donné envie de t'engager pour la cause des migrants ?

Comme je disais, j'ai eu une prise de conscience à partir de 2014 quand j'ai commencé à aller sur les campements. J'ai vu le jeux malsain des élus politiques et leurs manipulations médiatiques. 

Je me suis dit que je devais agir et montrer autre chose. En étant Calaisienne j'ai rencontré des gens différents, de tous pays, avec des parcours et des caractères différents. Ils ont changé ma compréhension du monde parce que j'ai pu décentrer mon point de vue. 

J'ai l'intuition et l'espoir qu'avec les arts on peut montrer les choses autrement, avec douceur parfois, ou en laissant exploser sa colère. 

C'est aussi par la culture que j'ai appris à connaître les exilés, à travers le langage, la musique, la cuisine. 

Tu es plus addict à Facebook, Twitter, Instagram, Tik Tok ?

Je suis sur Instagram surtout et je suis active sur ma page artiste Facebook. J'ai un tumblr aussi où je partage mes créations visuelles. 

Mais j'essaye de ne pas être trop accro à tout ça. C'est pour ça que j'aime Calais qui est une petite ville où l'on vit un peu comme dans un village parfois. On croise des amis et des connaissances tout le temps sans avoir besoin de son téléphone. 

Quelle est la playlist que tu nous recommandes d'écouter cet été ?

Je ne peux que recommander la compile ALLOPOP de La Souterraine, sortie le 1er août. 

20 morceaux de pop underground, variés et généreux ! J'aime que La Souterraine s'intéresse à la musique dans sa diversité, hors du flot mainstream. Dans un univers de plus en plus sponsorisé, je trouve que c'est important de soutenir tout le monde. C'est une démarche engagée dans ce sens. 

Moi aussi j'espère trouver ma place dans la cette sphère musicale, dont la première marche est de sortir un morceau sur une plateforme collective. J'ai hâte d'avancer et de partager de nouveaux morceaux.

 

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jeudi 30 juillet 2020

Morgane Imbeaud, une artiste amazone qui chevauche ses peurs et ses doutes dans un doux voyage pop folk

Après un voyage initiatique en Norvège, Morgane Imbeaud est de retour avec un magnifique album « Amazone ». En effet, à 30 ans la Clermontoise décide d'affronter sa phobie, la solitude et part seule en voyage pour la première fois de sa vie afin de faire face à ses démons. La petite fille a désormais grandi. Elle est devenue une Amazone impliquée dans des causes et qui sait en plus bien s'entourer. Jean-Louis Murat, l'actrice Marina Hands, Renaud Brustlein font partie de ce voyage dont la bande-son est un petit bijou pop folk d'une grande douceur qui nous dévoile les doutes et les combats de cette grande artiste.


On t'a quittée sur ce blog en 2017 avec les songes de Léo, depuis en 2018 tu as notamment enregistré avec le chanteur Elias Dris un album de reprises des chansons du duo Simon & Garfunkel. Comment s'est effectuée cette collaboration ?
Avec Elias, on voulait depuis quelques temps faire de la musique ensemble et un producteur a évoqué l'idée de reprendre Simon and Garfunkel. C'était un grand défi très enrichissant ! En plus d'avoir pu faire de la musique avec Elias, j'ai surtout rencontré un ami pour la vie. 
Comment est né le projet Amazone ?
Le point de départ, le déclencheur, fut mon départ en Norvège lorsque je suis partie seule pour la première fois de ma vie. J'ai longtemps été submergée d'angoisses et de peurs que je trainais depuis l'adolescence et qui s'étaient accentuées avec les années, elles faisaient encore trop partie de mon quotidien. 
Depuis ce voyage tout à changé, je me suis sentie libre, en accord avec mes envies, j'ai quitté la petite fille pour devenir une femme.

Pourquoi à 30 ans, as-tu ressenti le besoin de partir dans un pays nordique ?

J'ai toujours été fascinée par les couleurs des pays nordiques et ma deuxième passion est la photo. La solitude a longtemps été une phobie, et je voulais m'en débarrasser pour oser être libre. Parce que je travaille sur moi depuis toujours, étant lassée de trainer toutes ces peurs, j'ai enfin pu les affronter et surtout les faire disparaître. 
Je suis arrivée à Oslo, j'ai pris le ferry, je me suis arrêtée sur l'île de Gressholmen, j'ai pleuré de voir tant de beauté pour la première fois de ma vie, j'ai passé quelques heures à faire des photos et j'ai surtout réussi à profiter de l'instant présent, la plénitude. Cette île est mon refuge, personne ne pourra jamais me gâcher ce que je ressens lorsque je vais là-bas. 
C'est très rassurant, j'aime savoir que tout est possible et que je ne suis jamais piégée quelque part.


Que raconte cet album Amazone ?
Amazone dénonce des normes d'une société que je n'aime pas, je parle également de mes doutes (Storm), d'amour (si l'amour est un sport), de déception (je t'en veux / rien ne dure), d'affirmation de soi dans mes envies (Gressholmen). 
Avec qui as-tu collaboré pour faire cet album ?
Renaud Brustlein de H-Burns a réalisé l'album et m'a confié quelques chansons. C'était une vraie collaboration qui m'a beaucoup appris autant sur la plan personnel que professionnel. 
Comment as-tu rencontré Jean-Louis Murat et l'actrice Marina Hands ?
Je connaissais Jean-Louis depuis longtemps, nous avons collaboré plusieurs fois ensemble sur ses albums et sur mon projet "Les songes de Léo" dans lequel il m'a aidée à formuler en chanson mon histoire. 
J'ai toujours travaillé avec des hommes et les femmes m'ont manqué. Marina représente pour moi L'amazone des temps modernes. C'est une femme libre et indépendante, passionnée, douce et affirmée, je l'aime beaucoup. Nous avons des amis en commun, je me suis permise de leur demander son contact pour lui proposer le duo sur Messenger, elle a acceptée et j'ai adoré notre rencontre ! 

Amazone est aussi un clin d'oeil au féminisme. Quelles causes te tiennent à coeur ?
Plusieurs causes me tiennent à coeurs mais je vais vous parler de l'association Caméléon qui défend les enfants victimes de violences sexuelles aux philippines et fait de la prévention contre la pédocriminalité. Pendant le confinement, les filles victimes de violences sexuelles recueillies dans les centres ont écrit un texte en anglais car elles voulaient remercier le personnel soignants. J'ai mis ce texte en musique et la chanson s'appelle "Modern Heroes", il est possible de la télécharger via Bandcamp pour seulement 1 euro. Tous les droits sont reversés directement à l'association. 
Je deviens également marraine d'une petite fille, je vous encourage à aller visiter leur site, toutes les infos sont inscrites :  https://www.cameleon-association.org/
J'ai été extrêmement touchée par Laurence, la fondatrice de l'association et l'histoire des filles. Laurence me redonne foi en l'humanité. Je n'aime pas le monde dans lequel on évolue et c'est important pour moi d'aider les autres, à mon niveau. 
 
Que raconte le morceau « Beautiful Losers » ?
Tout est dans le titre, c'est un enchaînement de quelqu'un qui ne sait pas prendre des bonnes décisions. « I lose everything that I'm trying to keep close » est une phrase que j'adore et qui me correspondait très bien auparavant. 
Dans le titre « Gressholmen » tu écris «Je n’ai plus peur de dire que sans vous tout va bien.». Ce voyage a t'il permis de couper le cordon avec tes proches ?
Tout à fait ! Mais couper le cordon avec ses proches ne signifie pas les abandonner ou les renier, bien au contraire. J'aime les gens qui m'entourent pour ce qu'ils sont, pas parce que j'en ai besoin pour assouvir une peur irrationnelle. 
Quels sont tes projets cet été ?
Je reste beaucoup en Auvergne pour écrire et enregistrer puis je pars un peu dans les landes. 

Où rêverais-tu d'aller cet été ?
Je devais partir en Norvège, faire un voyage dans les îles lofoten... C'est bien évidemment remis à plus tard ! 
Quelle est ta playlist en ce moment ?
Je réécoute toute la discographie de Patti Smith !

Morgane Imbeaud en ligne


dimanche 21 juin 2020

DJ Wallace nous fera danser tout l'été

DJ Wallace est de retour avec un nouvel album dont les mélodies du single « Love Novice » nous feront danser tout l'été (à écouter ici) ! Le producteur et compositeur français s'amuse à mélanger les genres musicaux et les collaborations avec des talents issus d'univers différents que le sien. Les titres du DJ aux accents pop, rock, soul, funk, électro rythmeront l'été.
©DJ Wallace

Comment avez-vous fait vos premiers pas dans la musique ?
J'ai fait mes premiers pas dans la musique grâce à mes parents, mon grand frère, qui écoutaient Nana Mouskouri, de la musique africaine et divers artistes internationaux, rock, funk, dance...
Mes premiers sons je les ai effectués sur la platine vinyle de mon père avec ses vinyles, en m'amusant à mixer et scratcher dessus.

Pourquoi avoir décidé de créer votre propre label en 2012 ? Cela signifie-t-il avoir plus de libertés ?
J'ai décidé de fonder mon propre label car en tant que DJ aujourd'hui, il est pratiquement impossible d'exister sans produire ses titres. Cela veut dire aussi que j'ai une liberté musicale sans être dicté par des majors ou qui que ce soit grâce à cette indépendance. J'ai pu créer ma signature vocale reconnaissable parmi tant d'autres. Cela amène aussi une identité professionnelle pour pouvoir être référencé et être crédible aux yeux de tous.

Votre musique a des influences électro pop, funk, soul, hip-hop. Peut-on dire que vous êtes un DJ touche à tout ?
Mes influences font partie de mon ADN musical (mon enfance mes humeurs ma diversité culturelle et sociale) effectivement on retrouve des influences, funk électro, pop, dance et hip hop...
Toutes ces influences m'appartiennent en quelques sorte car j'y ai baigné très tôt. Je me considère comme un DJ hybride qui n'a pas de frontière musicale mais qui assemble les influences d'hier et d'aujourd'hui qui l'ont marqué pour ne faire qu'un.

Que raconte le titre Love Novice ? Avec qui avez-vous travaillé pour le réaliser ?
Le titre Love Novice parle d'amour de respect, de compassion et d'espoir. L'auteur qui interprète ce magnifique titre s'appelle Mormoro, un artiste américain du Minnesota. Je l'ai rencontré  au Midem de Cannes, éco système des intervenant de la musique mondiale et on à sympathisé. J'ai composé la musique en France et je l'ai envoyée aux Etats-Unis pour le mastering.

Que raconte votre nouvel album ?
Mon premier album est sortie au mois de mai 2020, je n'est pas voulu changer la date de sortie (ndlr : malgré le covid) car le printemps est symbolique selon moi pour une sortie d'album. Il parle d'amour, de relations amoureuses qui finissent mal, des situations du quotidien en général entre les personnes du sexe opposée le message véhiculé par les artistes et la tolérance, la compréhension, le désespoir, et les émotions primaires entre les les hommes et les femmes.

Avec qui avez-vous collaboré ?
Les artistes avec lesquels j'ai collaboré s'appellent Mormoro, Sophia Mojo, Sizzlin Sunny, Eva Longa, Sandra Costa, Poulikiss, Miral... Tout ces artistes sont anglo-saxons et indépendants.




Est-ce qu'il est facile de gagner sa vie en tant que DJ ?
Vivre de sa passion est difficile tant que l'on n'a pas une assise financière suffisante. Cependant pour en vivre il faut faire des sacrifices et travailler sans cesse. Il faut aussi être bien entouré pour que ça se concrétise et être médiatisé grâce aux médias et réseaux sociaux..

Le confinement a t'il pour vous été source de créativité ? Comment avez-vous vécu cette période ?
Le confinement n'a été en aucun cas pour moi une source d'inspiration car l'atmosphère était trop anxiogène. Il m'était impossible d'être créatif. La période vécue était spéciale mais très enrichissante en même temps, avec certaines prises de conscience.

Vous êtes plus addict à Facebook, Instagram, Snapchat, TikTok ou Twitter ?
Je ne suis addict à aucun réseau social, je les utilise par nécessité pour mon activité.

Quelle playlist nous conseillez-vous d'écouter cet été ?
La playlist à écouter cet été est Colors AllShows, playlist qui permet de découvrir les nouveaux talents de demain.

DJ Wallace en ligne

dimanche 17 mai 2020

Kwoon nous envoûte sur la cime des volcans...

Kwoon revient sur le devant de la scène avec un single LIFE, écrit pour sa fille qui met en avant l'apprentissage au quotidien à ses côtés. L'artiste âgé de 43 ans, dont on peut aussi retrouver des compositions pour des films, séries, publicités sous le nom de Sandy Lavallart nous emmène dans un univers onirique, "une sorte d'hymne à la vie où on doit voir le verre à moitié plein et tirer des leçons de chaque instant, être conscient que parfois la Terre ne tourne pas si rond que ça, mais qu'avec un minimum de recul, de bons sens et de sourire, on récolte du bon". Un clin d'oeil à l'actualité pour ce guitariste qui a déjà montré son vif intérêt pour la planète et les voyages lors du Volcano Tour. Une série de vidéos commencées en décembre 2019, tournées sur la cime des volcans, à découvrir sur sa page Youtube. Et "ce n'est que le début" nous confie l'artiste qui pour le moment n'a fait qu'une escale qui vaut le détour, à Lanzarote, sur le volcan Corona...
Autoportrait par Kwoon
Comment avez-vous fait vos premiers pas dans la musique ?
J'ai fait du piano et solfège à 11 ans pour faire des reprises d'Elton John ou Jean Michel Jarre mais ça n'aura duré qu'un an... Puis à 17 ans, 2ème coup de foudre d'ado cette fois pour la scène rock de Seattle que tout le monde connaît bien. J'ai acheté ma première guitare, monté mon premier groupe punk, fait des tremplins rock de lycée où tu as l'impression d'être une star internationale quand tu gagnes, dans ton village de 2000 habitants en Picardie :)
J'ai eu un deuxième groupe, puis parallèlement, j'avais besoin de m'exprimer à 100% à travers un nouveau projet que j'ai baptisé Kwoon. Je suis autodidacte.

©Kwoon

Les projets menés par Kwoon sont-ils différents de ceux de Sandy Lavallart ?
Sandy Lavallart est Kwoon. Mais sous mon vrai nom je compose surtout de la musique pour les films, documentaires, pub, séries... Kwoon sera plus artistique sans aucune règle, aucune limite.


Que raconte le nouveau single LIFE ? Pourquoi avoir voulu intégrer votre fille dans ce projet ?
LIFE est une dédicace à ma fille, tout en métaphore. C'est exactement ce que je lui apprends chaque jour. Je suis donc réaliste, juste sans être drama, ni en mode Disney.
Je compose toujours seul, j'écris seul. Évidemment, je m'entoure de musiciens interprètes pour jouer des instruments que je ne maitrise pas comme les violons, alto, batteries. J’écris les partitions et je leur envoie.

Un album est-il en préparation ?
Oui, il va venir progressivement selon mon humeur. Je n'ai pas envie de bâcler tout juste parce que des gens l'attendent depuis longtemps. Pour la collaboration, je ne sais pas encore. Et il racontera certainement des épisodes de vie, il y aura de l'espoir et des peines, mais l'équilibre sera doux et poétique.


Comment avez-vous eu l'idée du Volcano Tour ? Quel était le but ?
C'est un rêve de toujours, et ce n'est que le début : jouer dans des lieux insolites, pour ressentir des émotions fortes. Vous n'imaginez pas à quel point tout change quand vous jouez au sommet d'un volcan endormi, ou au bord d'une falaise haute de 800m. C'est intense ce qu'il se passe là haut. J'aime ressentir cela. Je prépare dores et déjà la suite. J'ai été freiné comme tout le monde par le Corona, heureusement, j'ai eu la chance de le dompter et lui parler avec douceur avant le confinement ;) 

©Kwoon
Les voyages ont l'air de vous inspirer, ce confinement n'a pas été trop difficile ?
Horrible ! C'est la pire des punitions.

Le confinement a t'il été créatif ?
Pas vraiment. La boule au ventre, c'est très compliqué de rester créatif. Alors j'ai surtout planifié mes futures sorties qui se feront pour le moment en France, puis à l'ouverture des frontières, je continuerai ce que j'avais prévu.

©StephaneBerla
Quels sont vos projets ?
Retourner surfer le plus rapidement possible. 

Quelle a été votre playlist de confinement ?
J'ai été intoxiqué personnellement par tous ces lives @home, c'était la fête de la musique pendant 2 mois sur les réseaux sociaux. Il y avait du bon mais malheureusement beaucoup trop de mauvais. J'ai préféré me couper du monde et écouter des playlists folk.

©Kwoon
Quel film nous conseillez-vous pour le déconfinement ? Et quelle série ?
J'ai bien enchainé la collection Louis de Funès, Depardieu & Pierre Richard, film SF avec ma fille. Ca rebooste bien ça :)

Vous êtes plus addict à Facebook, Twitter, Instagram, Snapchat ou TikTok ?
Je ne connais et utilise que les 3 premiers. Peut-être que je devrais m'intéresser à cette nouvelle génération d'applis. Pour l'instant, je m'en moque. J'ai l'impression que c'est l'ère de se filmer en faisant des playbacks de musique autotunée, pas trop ma came.

Kwoon en ligne 

dimanche 26 avril 2020

Le confinement créatif de Bear's Towers


Pour certains, le confinement est créatif ! C'est le cas du groupe Bear's Towers qui est productif pendant cette période où les Français doivent rester chez eux. Au programme : la sortie d'un EP « Prism » le 3.04, la promotion de leur EP à distance, un téléconcert, des vidéos sur Instagram... Une bonne occasion de se poser sur son canapé, de discuter avec Aurélien, Nathan, Tommy, Olivier de l'actualité de leur groupe Bear's Towers et de se laisser entraîner par cette voix si puissante qui constitue l'ADN du groupe dont le membre le plus âgé a seulement 26 ans...
©Bear's Towers

L’année fut plutôt chargée de notre côté ! Entre l’enregistrement de notre EP en juillet 2019, la saison des festivals, la fin du “Kyma Tour” en octobre 2019, notre tournée en Angleterre pour la Toussaint, et la sortie de notre EP  “Prism” ce mois-ci,  autant dire qu’on n’a pas vu le temps passer !

Que raconte votre EP « Prism », sorti le 3.04.20 ?
On parle de pas mal de choses différentes notamment de la complexité à comprendre et exprimer ses émotions, d’histoires d’amour impossibles, de jalousie mais également de l’urgence climatique, qui est un sujet qui nous tient particulièrement à coeur.

De qui vous êtes vous entourés pour le créer ?
Nous avons eu la chance de travailler avec Jamy Ben à la réalisation et Robin Florent du Larabee Studio au mixage. Une expérience vraiment enrichissante pour nous que d'avoir pu collaborer avec eux !

©Bear's Towers

Dans votre dernier album, vous aviez pris un tournant rock. Retrouve-t-on cette influence dans cet EP ?
L’influence rock est toujours là, c’est d’ailleurs ce tournant qui nous a donné envie d’ajouter cette touche pop-electro à nos morceaux. C’est pourquoi nous avons décidé de laisser plus de place à nos envies et inspirations telles que Foals ou encore Imagine Dragons. Bien sûr on s'inspire encore, au fond de nous, de groupes comme Mumford and Sons, particulièrement leur dernier opus.

Quels sont vos projets post confinement ?
La première chose qu'on va faire après ce confinement va être de se retrouver (on n'a jamais été séparés aussi longtemps !) pour se remettre à faire de la musique ensemble.


Où avez-vous choisi de passer le confinement ? Est-ce un "confinement créatif" ?
On aurait aimé être confiné ensemble mais c'était compliqué de s'organiser à cause de la vitesse des mesures mises en places. Alors on est chacun chez soi !
Etant donné que la sortie de "Prism" était imminente, on a beaucoup bossé la promo de cet EP, ça nous a occupés bien des journées et encore aujourd'hui.
On profite aussi de tout ce temps pour composer, ré-arranger… Donc oui, on peut parler de "confinement créatif", chacun chez soi !

Vous avez fait un téléconcert avec l'Obs, d'autres lives sont-ils prévus pendant le confinement ?
Oui, d'autres live seront prévus tout au long du confinement. On a d'ailleurs commencé une série de petites vidéos d'une minute sur Instagram, où Aurélien alterne entre compositions et reprises

Quel compte Instagram nous recommandez-nous de suivre ?

Quelle est votre playlist idéale pour le confinement ?
La playlist Pandemic Music par Alpine Records, notre tourneur, on les embrasse.

 Bear's Towers en ligne :

dimanche 15 mars 2020

De la série Netflix « Plan cœur » à son album « Réminiscences », Marc Ruchmann joue avec brio sur tous les tableaux !


Comédien, réalisateur, compositeur, chanteur... A 39 ans, Marc Ruchmann est un artiste aux multiples talents, qui nous a déjà dévoilé une belle partie de son répertoire très varié. Du côté du septième art, certains ont fait sa rencontre via de grosses productions comme Largo Winch II ou The Tourist aux côtés d'Angelina Jolie et Johnny Depp. Et dernièrement, l'acteur a cartonné dans la série Netflix, « Plan Coeur ». Pour ceux qui ont l'oreille plus musicale, le musicien autodidacte se dévoile sous le pseudo de Markus et nous fait entrer dans une BO où les sons, les images et les paroles invitent au voyage... Le tout savamment orchestré par le beatbox de l'artiste qui résonne comme une percussion. A la sortie fin mars 2020 de son album « Réminiscences – Part I & II », un seul conseil, laissez-vous emporter sur la route aux côtés de l'artiste qui saura vous charmer...



Comment avez-vous fait vos premiers pas dans la musique ?
J'ai commencé tout jeune en tant que rappeur. J'étais très à l'écoute du mouvement hip hop des années 1990. J'écrivais des textes, composais des instrus avec des samples. Je faisais parti d'un groupe "Vice 2 Procédure" avec qui nous avons fait des concerts et un album 5 titres aujourd'hui introuvable...
Puis j'ai appris le beat box sur ma première pièce de théâtre "Les Oranges" d'Aziz Chouaki. C'est à ce moment que j'ai rencontré Sig, un virtuose qui m'a fait travailler le beat box comme un instrument. C'est de là que j'ai commencé à voir la musique autrement. Mon beat box m'a permis de m'ouvrir à toutes les cultures musicales.


Que raconte cet album "Réminiscences – Part I & II" (Antipodes Music) à paraître le 27.03 ?
Il ne raconte rien en particulier. Ce sont des sensations qui me traversent au moment où je compose.
Il y a des cycles qui commencent, d'autres qui se finissent et entre les deux, notre mémoire déballe ses souvenirs, les sens font renaître le chemin parcouru.
L'album a deux parties car il a il a été composé en deux mouvements. L'un est plus intimiste que l'autre.

A t'il été créé en souvenirs à certains voyages effectués ?
Mes morceaux sont toujours empreints d'un "ailleurs". J'ai pas mal voyagé dans ma vie et je crois que ma musique est en jetlag permanent entre différents pays.
J'aime décaler les styles. Qu'il n'y ai pas qu'une seule étiquette. Le monde est vaste et la musique et un langage universelle. Ça brise les frontières alors profitons en ! Pas besoin de passeport pour une fois.


De qui vous êtes-vous entouré pour faire cet album ?
Je l'ai commencé seul et puis différents musiciens et chanteuses que j'ai invité ont complété mes esquisses. Il y a finalement pas mal de monde sur ce disc... Nya, Winston McAnuff, Fixi, Sig, Gatica, Bessa, Joachim Orosmane et pleins d'autres...

Comment vous êtes-vous initié au beat-box  ?
Sur ma première pièce de théâtre qu'on a joué en Avignon. Je rappais les textes de l'auteur accompagné d'un beat boxer. Il m'a appris et j'ai fais mes gammes...

Le 31 mars 2020 (concert reporté à cause du Covid 19) vous serez en concert au Café de la danse. Il faut s'attendre à un concert minimaliste ou vous aimez voir les choses en grand ?
Ahaha je pense que le minimalisme fait appelle à une plus grande imagination. Mais je ne fais pas que du minimalisme et je vois toujours les choses en grand quoi qu'il arrive, même si je ne fais pas non plus de la musique très populaire...


En France, il n'est pas toujours facile d'être un artiste polyvalent, devez-vous souvent vous justifier de passer d'acteur à chanteur ?
Absolument et c'est là le problème en France. On à besoin de vous identifier et surtout de ne plus bouger !  Ca perturbe apparemment !
J'ai besoin de m'exprimer, en tant qu'acteur, en tant que musicien et aussi en tenant une caméra.
Je ne me dis pas réalisateur bien que j'ai réalisé déjà deux courts métrages produits et achetés par France télévision. Le message est plus important que le support utilisé. Je suis un curieux et j'aime essayer pleins de choses.

Vous êtes plus addict à Facebook, Instagram, Snpachat, Twitter ou TikTok ?
J'ai pas snapchat, ni TikTok donc je dirai Insta.



Quelle musique écoutez-vous en boucle en ce moment ?
J'aime beaucoup Little Simz, Rodrigo Amarante dont j'ai redécouvert l'album Cavalo.

Quel artiste est à voir sur scène cette année ?
Kery James en acoustique à La Cigale et moi au café de la danse bien sûr !

Quel est votre film coup de cœur du moment ? Et votre série ?
Film : "Une affaire de famille" de Kore-eda et "Papicha" de Mounia Meddour.
Série : "The End of this fuckin' world"


Quel sera votre prochain voyage ?
Pour le moment ce sera au Café de la danse. Je vais vous emmener dans un pays que vous ne connaissez pas ! Sinon, en Asie, en Éthiopie ou en Ouzbékistan... je sais pas encore... Peut-être partout cette année...

Markus en ligne

vendredi 7 février 2020

"Nouveaux voisins", un docu-concert à la rencontre des migrants


Le lundi 24 février à 20h00 au Comedy Club (Paris 10e), les spectateurs vont assister à une rencontre en chanson entre un artiste musicien Merlot et les habitants éphémères d’un centre de migrants. Lors de cette soirée, pas besoin de (long) discours, juste d’apporter son regard humain sur nos « nouveaux voisins ».

Ce projet « nouveaux voisins », est né dans le centre Emmaüs d’accueil de migrants d’Ivry sur Seine où Merlot s’est installé. Il y fait des rencontres, tisse des liens et se lance dans une série de portraits chantés a cappella par des migrants. Enfants, adultes se croisent au son de mélodies afghanes, tchadiennes, irakiennes, roumaines, tibétaines et l’on en apprend davantage sur  une histoire humaine, celle d’un pays, d’une existence…

Assister à ce spectacle est un bon moyen de réaliser comment la musique (de Merlot) réussit à rompre la barrière de la langue, de la culture et de l’isolement.



Comment est né ce projet ?
Merlot : Par hasard, d’abord via une proposition d'atelier d'écriture par l'académie Charles-Cros et puis après, l'envie très forte de partager mes rencontres au CHUM Emmaüs d'Ivry avec les habitants de ma ville et les Français plus généralement.

En quoi consiste ta nouvelle création « Nouveaux voisins » ?
Merlot : À présenter leurs "nouveaux voisins » aux Français via la musique sous forme de portraits chantés, des interviews et des images. Créer une œuvre entre arts et reportage. 

Quelle a été votre rencontre la plus touchante durant ce projet ?
Merlot : Je crois que c'est Ahmed Amirah et Rim. Un couple soudanais qui sont devenus des amis.

©Nouveaux voisins
Le 24.02 au Comedy Club, les spectateurs verront qui sur scène ? Y aura-t-il des invités ?
Merlot : Il y aura des invités qui apparaissent dans le film mais qui ne chantent pas en live. Il n'y a pas de vrais chanteurs parmi eux.

Quel est votre parcours, comment avez-vous commencé dans la musique ? 
Merlot : Par hasard et aussi pour pouvoir écrire des textes d'abord. L'amour et le plaisir de composer la musique est venue plus tard. 

Comment des débuts dans la musique reggae on arrive à réaliser un projet avec des habitants éphémères d'un centre de migrants ?
Merlot : J'ai toujours aimé profiter de la musique pour faire des rencontres. Mélanger art, documentaire et politique. M'ouvrir aux autres, donner à voir le monde. D'abord avec le reggae et de grands voyages en Afrique, Océanie ou en Jamaïque, ensuite dans toutes les banlieues de France et de Navarre à travers mes projets solos sous le nom de Merlot. Dans les écoles avec mes projets « jeune public » et récemment avec des "migrants" dans le docu-concert "nouveaux voisins", j'aime profiter de chaque nouveau projet pour explorer de nouvelles disciplines artistiques et apprendre encore et encore.

©Nouveaux voisins
Vous êtes plus addict à Facebook, Twitter, TikTok, Instagram ou Snapchat ?
Merlot : Je suis bien présent sur Facebook, un peu sur Instagram. Je ne suis pas du tout sur Twitter et je laisse Snap pour mes gosses. Je n'ai pas encore compris TikTok…

Quelles chansons écoutez-vous en boucle en ce moment ?
Merlot : "Démission" par Les Vilars et "Nikes" de Frank Ocean. J'ai toujours un ou deux ans de retard dans mes nouveautés...

Selfie de Merlot

vendredi 31 janvier 2020

Des plages de Vendée à des tubes aux 3 millions de streams, le coup gagnant de 3 surfeurs baptisés Leonie

Il ne faut pas s’y méprendre, Leonie est un groupe composé de trois garçons qui ont décidé de faire un clin d’oeil à une idylle datant du collège en optant pour ce nom de scène très féminin. C'est d'ailleurs à cette période que Fred, son frère Marc et Alban font leur début dans la musique et rêvent sur les plages de Vendée d'un avenir de « pop  star ». 
Puis les années passent et les deux frères se professionnalisent en faisant des études de violon et de trompette au Conservatoire et se lancent le défi de composer un album par an pour donner une 50e de concerts sur la côte vendéenne. Les débuts sur les plages se font sans autorisation. Les artistes en herbe dorment sur les sentiers pédestres lors de tournées anarchiques. Dix ans s'écoulent, le groupe acquiert de l'expérience, Alban rejoint la fratrie en 2014 et les chiffres parlent désormais d'eux-mêmes, leur chanson « Voulez-vous » cumule plus de 3 millions de streams, près de 2,5 millions de vues du clip. La bande originale de vacances de ces trois surfeurs est convaincante. Leonie a trouvé son public et l'idylle du collège n'est désormais plus qu'une douce mélodie lointaine.

©Leonie
Comment avez-vous faits vos 1er pas dans la musique ?
Fred et Marc : Notre père était musicien et il nous a mis à 4 ans à la musique classique. Au collège, on a eu envie de créer un groupe et c’est à ce moment-là qu’on a commencé à se passionner vraiment pour la musique. L’écriture des chansons, le travail en groupe, c’était devenu obsessionnel.
Alban a débuté à 13 ans la batterie parce qu‘il adorait ça, dans sa famille personne n’était musicien.

Comment vous êtes-vous rencontrés ?
Avec Marc nous sommes frères et avons toujours joué ensemble. Alban nous a rejoints par la suite en se faisant passer pour le meilleur bassiste du monde ce qui était évidemment faux puis il a fini par redevenir batteur du projet quand notre ancien batteur est parti.

©Leonie
D'où vient le nom du groupe Leonie ?
D’un fantasme de collège :)

Que raconte le titre "Plage" ? Pourquoi décider de le sortir en version acoustique ?
Fred : Il raconte une histoire un peu personnelle que je n’ai pas envie de raconter par pudeur et par peur également...
La version acoustique est venue naturellement car on aime sortir tous nos titres en acoustique depuis nos débuts.

La chanson "Voulez-vous" cumule plus de 3 millions de streams, près de 2,5 millions de vues du clip. Est-ce que ces chiffres mettent la pression pour la suite ?
Oui complètement. On espère garder cette dynamique et aller encore plus loin. Il ne faut plus que les choses retombent maintenant c’est stressant.


Pourquoi avoir décidé de reprendre le titre Kids de MGMT ?
On le chante avec Marc depuis des années et on avait envie de se faire plaisir !

Un album est-il en préparation ?
Un album est prévu pour 2020 normalement...

Avec qui rêveriez-vous de collaborer ?
Chris Martin, Philippe Katerine, des rappeurs du moment et aussi des chanteuses du moment.

©Leonie
Quel est l'artiste à ne pas louper en 2020 ?
Justin Bieber ahah !

Quelle est votre playlist de début d'année ?
Le dernier Coldplay, le dernier Maroon 5, tous nos potes qui sortent des sons, on est évidemment à fond sur le morceau de Lomepal.

Vous êtes plus addict à Facebook, Twitter, Snpachat, TikTok ou Instagram ?
Insta direct ;)

Leonie en ligne


mardi 31 décembre 2019

Adam Wood, un poète voyageur qui côtoie Kerouac et Hemingway

Avec son nouvel EP « Hello Again » (Freemount Records), Adam Wood nous emmène à ses côtés lors d’une escapade vers de grandes étendues. L’artiste donne le rythme lors de ce voyage pop folk, rock où son âme voyageuse nous embarque au coeur de magnifiques terres inconnues. L’évasion est garantie et nos oreilles nous remercient pour cette BO que des grands voyageurs comme Kerouac ou Hemingway auraient apprécié sur la route. Adam Wood est un poète dont les égratignures rendent ses chansons encore plus belles.

©Romain Fel
 
Comment as-tu fait tes premiers pas dans la musique ?
Mon papa a une immense collection de vinyles. Il est fan de musique rock, folk et psychédélique surtout celle des années 60 et 70. L’âge d’or. Du coup j’ai toujours baigné là-dedans, je suis un peu tombé dans la marmite quand j’étais petit. Donc du plus loin que je puisse me souvenir il y a toujours eu de la musique en boucle à la maison. C’est d’abord les pochettes qui m’ont marqué.
À 6 ans mes parents m’ont inscrit au conservatoire de musique section batterie. J’ai fait de la batterie jusqu’à mes 14 ans mais j’avais du mal avec le côté très scolaire du conservatoire. Même si avec du recul les cours de chorale et d’harmonie m’ont beaucoup apporté mais je détestais le solfège. Il y avait une guitare qui traînait depuis toujours à la maison parce que mon père en jouait un peu dans sa jeunesse. A 16 ans j’ai commencé à gratter tout seul chez moi et j’ai progressé très vite. A partir de là j’ai vraiment commencé, tant bien que mal, à écrire des chansons et progressivement Adam Wood est né.


Que raconte ton nouvel EP "Hello Again" ?
Chaque chanson parle de quelque chose de différent mais je pense que le fil rouge est peut être le « lâcher prise ». Accepter de recommencer à 0, accepter de s’être trompé, accepter d’avoir été loin de la vérité, accepter de quitter cette ville ou cette fille...


Avec qui as-tu collaboré pour réaliser cet EP ?

Avant tout mon ami et claviériste Benjamin Tessier avec qui j’ai entièrement enregistré et produit l’EP dans notre studio et qui a fait un travail de dingue.
Ensuite de musiciens avec qui je collabore depuis très longtemps comme Damien Felten à la basse et Jim Arthur aux guitares.
Mais j’ai aussi voulu m’entourer de nouvelles têtes, il y a donc Tom Couineau qui nous a rejoints à la batterie ainsi que Robin Mom et Elisabeth Polénor respectivement aux cuivres et aux chœurs sur l’enregistrement.


Que raconte le clip et la chanson "Great Escape" ?

C’est un titre qui parle de fuir la ville. Mais la ville ici n’est qu’une image. C’est une chanson qui parle de sortir de la routine, des carcans que la société nous impose, de s’éloigner des idées préconçues et des destins tout tracés.
Le clip a été tourné à New York avec mon ami d’enfance Romain Fel qui est un réalisateur super talentueux et qui m’a suivi pendant 10 jours en parcourant des dizaines de kilomètres à pied avec un sac rempli de matériel sur le dos et sans broncher.
Quoi de mieux pour imager la fuite d’un espace urbain que la ville la plus iconique du monde ?

Dans quel coin du monde nous recommandes-tu de nous évader en cette fin d'année et avec quelle playlist sur la route ?

Honnêtement je ne pense pas qu’il y ait un coin du monde en particulier où aller.
Je conseille surtout aux gens de rejoindre leurs proches, leurs amis, leur famille parce que c’est le plus important durant ces périodes de fêtes. Être entouré de ceux qu’on aime, n’importe où soient-ils.
Pour la playlist je vous conseille de commencer l’apéro et le repas avec « Gold » de Ryan Adams, passer sur « Can’t buy a Thrill » de Steely Dan au moment du fromage et pousser les meubles pour transformer le salon en piste de danse sur « FutureSexx/LoveSound » de Justin Timberlake.

Tu as co-créé le label Fremount Records en 2013, à Clermont-Ferrand. Quel est le bilan 6 an après sa création ?

Après 6 ans à travailler dur sur le projet avec mon ami Mike Chassaing je ne peux pas vous cachez qu’on a un goût un peu doux/amer dans la bouche.
On est très fier de ce qu’on a fait, de tous les disques qu’on a sortis, des projets qu’on a menés à terme, mais c’est très compliqué de transformer tout ça en quelque chose de viable pour nous deux.
On bosse tous les deux à côté, on investit énormément de notre temps, de notre énergie et du peu d’argent qu’on a mais l’industrie du disque devient quelque chose de très difficile.
Mais si on fait le bilan, 14 sorties en 6 ans c’est quand même pas ridicule.
Nous sommes juste parfois frustrés d’être limité par la manne financière. On aimerait faire tellement plus. Mais nous n’avons aucuns regrets, bien au contraire.
Selfie d'Adam Wood

Quel était l'artiste à ne pas louper cette année ?

Personnellement mon album préféré cette année c’est « Oh My God » de Kevin Morby que je trouve absolument magnifique.

Quelle est ta playlist de Noël ?

Tout sauf Mariah Carey.

Tu es plus addict à Facebook, Twitter, Snapchat ou Instagram ?

Snapchat je ne l’ai jamais eu.
J’aime bien Twitter, je rigole beaucoup quand j’y vais.

Quels sont tes projets en 2020 ?

Trouver un tourneur, prendre la route avec les gars et faire un maximum de concerts.
Enregistrer un nouvel album, j’ai déjà les chansons ce n’est qu’une question de planning et d’argent encore une fois.
Et vous allez bientôt entendre parler d’un tout nouveau projet appelé « Blessings » mais pour l’instant je n’en dis pas plus.

Adam Wood en ligne