Camille Green est une consultante en communication qui, en parallèle à ses études, a travaillé pendant 2 ans, en tant que correspondante, dans un journal quotidien régional.
Désormais salariée dans une agence de communication parisienne, à 38 ans, elle s'intéresse toujours au journalisme et en particulier à la musique, tout en gardant un œil attentif sur la mode et le monde artistique !
camillegreeniswalkingwith@gmail.com
Le réseau social TikTok dévoile les résultats de deux études* qui analysent son impact sur la scène musicale mondiale et la façon dont les utilisateurs interagissent avec la musique sur la plateforme. Les résultats montrent que TiKTok est un réseau sur lequel il faut désormais compter pour découvrir de nouveaux artistes.
1.Découvrir de nouvelles musiques
- 80 % des
personnes présentes sur TikTok affirment qu'il s'agit du premier réseau où découvrir de nouvelles chansons, bien avant toute autre plateforme digitale,
service de streaming ou même des recommandations d'amis. Et après avoir écouté une nouvelle
musique, près de la moitié des utilisateurs l'ajoutent à leur favoris (47
%), vont regarder le profil de l'artiste (46 %) et vont jusqu'à le suivre sur
TikTok (43 %).
2.Découvrir de nouveaux artistes
- 4 utilisateurs TikTok sur 10 affirment découvrir de nouveaux artistes
sur la plateforme. Pour les talents émergents, peu importe le style
musical, TikTok constitue une opportunité de faire connaître leur musique à
de nouvelles publics.
3.Re-découvrir de vieux classiques
- 4
utilisateurs sur 5 considèrent que les morceaux nostalgiques
améliorent et apportent davantage de valeur à leur expérience sur la plateforme.
TikTok a
ainsi permis de remettre au goût du jour d'anciens morceaux. Cela a notamment
été le cas avec la chanson « Dreams » de Fleetwood Mac, créée il y a plus de 43 ans, qui s'est hissée en deuxième position du
classement Top 100 du magazine Rolling Stone, après qu'un Américain, Nathan Apodaca, ait publié une vidéo devenue virale,
alors qu'il faisait du skateboard.
*Une étude qualitative menée en
collaboration avec PRS IN VIVO sur le second semestre 2020 et une étude
quantitative réalisée avec InSites Consulting, début
2021, auprès de 4 013 répondants situés en France, Royaume-Uni, Allemagne,
Italie et Espagne
Née
dans les années 1990,
biberonnée aux pop-stars d’MTV, MEY
fait partie de cette nouvelle génération d’artistes qui utilise
ses
créations pour nous pousser à nous remettre en question sur des
thèmes de société. Et
pour cause, la chanteuse
s’interroge et nous interroge sur la place de l’apparence dans la
vie des femmes, avec un très
beau premier
EP, au titre évocateur, « With the lights off » ( « avec les
lumières éteintes » ). L’omniprésence
de l’apparence, l’artiste peut en parler, car elle en a été
victime, allant jusqu’à se remaquiller 50 fois dans une même
journée. Les chansons
de MEY
voguent entre rage, colère, rêverie, rock, folk et hip-hop. Elles
sont intenses, tout comme l’artiste qui nous montre avec pugnacité sa volonté d’être
considérée et respectée en tant que femme. Discussion avec une
artiste engagée.
Comment
as-tu fait tes premiers pas dans la musique ?
J’ai
su que je voulais faire de la musique assez jeune, vers l’âge de
6/7 ans.
Mes
parents ne sont pas du tout musiciens, mais ma mère écoutait quand
même beaucoup de musique : Stevie Wonder, Enya, Mylène Farmer... J’ai
commencé à chanter comme ça, par dessus ses disques, et puis c’est
devenu une passion très rapidement. Dans
ma jeunesse, j’ai fait beaucoup de reprises. J’ai intégré des
groupes de cover et c’est ce qui m’a permis de faire mes
premières scènes.
En
parallèle, j’ai vécu une expérience difficile au cours de mon
adolescence : mon père a été accusé de viol et agressions
sexuelles, et a donc été incarcéré alors que j’avais 14 ans.
La
musique a été mon refuge pendant cette adolescence compliquée, à
la fois pour m’évader mais également comme exutoire de ma
souffrance et ma colère.
Que
raconte ton EP "With the lights off" ? De qui t'es-tu
entourée pour le faire ?
Cet
EP compte beaucoup pour moi. Il a été mon premier pas vers la
reconnaissance de ma vulnérabilité. Je l’ai voulu intime, très
personnel et sans concession.
Jusqu’en
2016, j’avais toujours été uniquement chanteuse et autrice dans
des groupes, ce qui est déjà beaucoup bien sûr, mais j’avais
besoin de faire mon chemin seule, d’être aux commandes, de ne pas
avoir à négocier quoi que ce soit concernant les choix artistiques.
Jusqu’à
présent, la composition, pour moi, c’était toujours en groupe, un
effort collaboratif, et la plupart du temps j’écrivais et chantais
sur des thèmes instrumentaux composés par d’autres personnes.
Cet
EP m’a donc permis de mieux me découvrir en tant que compositrice
et d’aller vers une atmosphère sonore bien à moi.
Pour
le faire, je me suis entourée de Julien Portmann, producteur son et
guitariste. Nos goûts sont différents mais se complètent
parfaitement, il apporte les influences trip-hop et grunge qu’on
peut ressentir sur l’EP. Mes influences à moi sont plus pop, rock
et néo métal.
Les
musiciens qui m’accompagnent sur scène ont également apporté
leur touche sur certains titres de l’EP : Fabien Louail (guitares,
basse), Florent Portmann (piano) et Valentin Provendier (batterie).
Pourquoi
avoir choisi de chanter en anglais ?
Le
choix de l’anglais s’est présenté à moi comme une évidence,
ayant toujours grandi en écoutant de la musique anglo saxonne, et
aussi parce que la langue anglaise en elle-même permet je trouve, de
dire les choses plus directement, sans détours.
La
chanson française a très peu fait partie de ma vie, que ce soit
jeune ou adolescente. J’ai quelques coups de coeur, mais c’est
quand même très rare ! (Rires)
Je
suis avant tout attirée par les musiques « alternatives »
ou « rock », qui sont reposent souvent davantage sur les
mélodies, l’énergie et la production, que sur les textes :
Muse, Florence and The Machine, Bjork, Radiohead, Korn, London
Grammar, Royal Blood, Glass Animals…
Mais
j’expérimente avec le français, petit à petit, et je compte bien
en intégrer quelques titres sur mes projets futurs. Je trouve
intéressant d’essayer de sortir davantage de mes influences pour
créer quelque chose dans un style qui me parle. C’est une vraie
prise de risque pour moi.
Que
raconte le titre « RESPECT »
? Peut-on dire que c'est un titre féministe ?
« RESPECT »
est un titre que j’ai écrit avec beaucoup de spontanéité et dans
lequel j’ai mis beaucoup de colère. Une colère que j’avais, je
pense, accumulée depuis l’adolescence.
Lorsqu’on
grandit en tant que femme dans la société qu’est la nôtre, on se
retrouve très souvent dans des situations choquantes, humiliantes,
sidérantes même. On intériorise tout ça, ne sachant pas forcément
comment réagir sur le coup, mais la colère reste là.
Je
pense que mon expérience dans le monde de la musique m’a obligée
à ouvrir les yeux sur le degré de misogynie de notre société.
D’abord,
parce que c’est un milieu très masculin : de toutes mes
expériences passées, j’ai souvent été la seule fille dans des
groupes d’hommes, au milieu de techniciens qui étaient aussi
toujours des hommes, et j’ai du soumettre mes titres à des
professionnels de la musique (labels, tourneurs) qui étaient eux
aussi uniquement des hommes. Il en a découlé toutes sortes de
débordements : remarques déplacées, attouchements, fixation
permanente sur mon physique, infantilisation, mépris de mes
capacités d’autrice / compositrice / interprète, etc.
C’est
en partie cette expérience qui m’a donné l’idée de faire des
concerts dans le noir, de mettre mon apparence au second plan dans ce
premier album, d’où le titre « With The Lights Off ».
Ma
relation avec mon père a aussi généré énormément
d’incompréhension et de colère chez moi : d’origine égyptienne,
sa culture est très patriarcale. Je l’ai toujours entendu me dire
qu’en Egypte les filles « appartenaient » à leur père,
jusqu’au jour de leur mariage, où là, elle « appartenaient »
à leur mari, et se devaient de le suivre partout, de lui obéir.
Pour
moi, le fil rouge de toutes ces expériences, c’est ce manque
absolu de respect de notre individualité, de notre libre arbitre en
tant que femmes.
Le
respect, la considération, c’est quelque chose qu’un jour, j’ai
vraiment eu besoin de réclamer. Et cette chanson, pour moi, c’est
ça.
Que
raconte le clip de ce titre ?
Le
clip s’est imposé à moi car à l’origine je ne comptais pas
clipper ce morceau. En septembre 2019, les collages ont démarré
dans Paris, et j’ai été scotchée par leur puissance. J’ai
trouvé qu’il y avait une rage commune entre ces messages et mon
titre « RESPECT ».
J’ai
donc monté moi même ces images sur ma musique, et j’ai envoyé la
vidéo à Marguerite Stern, l’initiatrice des collages, en lui
demandant si j’avais son accord pour la publication de cette
vidéo.
Elle
a accepté immédiatement, en me disant que ces collages nous
appartenaient à toutes.
Je
sais que c’est une personnalité controversée dans le milieu
féministe, mais quoi qu’il en soit, je trouve que c’est une
femme qui a beaucoup de courage, et qui a incontestablement eu une
idée de génie, qui j’en suis convaincue, fera date.
La
chanson "Spiky Love" dévoile ton côté sombre ?
En
fait, je crois que ma musique en général me permet d’exprimer les
aspects plus sombres de ma personnalité, et c’est ce qui
m’intéresse et ce que j’ai envie de creuser, en tous cas pour
l’instant.
Je
fais partie de ces gens qui ont presque trop bien intégré les
conventions sociales : la politesse, le fait de prendre sur soi, de
rester toujours souriant et d’intérioriser les choses... La
musique me permet d’exprimer cette autre facette de moi, et ces
sentiments plus sombres, qui ne font pas bonne figure en société,
et qui pourtant sont essentiels, et font partie de la vie.
« Spiky
Love » parle de la face destructrice du désir, et des pulsions
masochistes qui peuvent nous happer. C’est une chanson qui parle du
fait de se complaire dans une relation toxique, sans réussir à s’en
libérer.
Pourquoi
avoir décidé de faire des lives dans la quasi obscurité ?
Comme
je l’ai dit plus haut, j’ai beaucoup souffert de la misogynie
ambiante, dans ma vie personnelle et professionnelle, et ce depuis
mes premières scènes, à l’âge de 14/15 ans.
Ce
regard masculin obsédé par le physique, combiné avec l’obsession
de notre culture pour l’apparence des femmes : être mince, être
belle, être bien maquillée, bien coiffée, avoir de beaux
vêtements, être un objet de désir.
Toute
notre société nous éduque à être cela lorsqu’on est une femme,
et quand on fait de la scène, ces injonctions sont permanentes et
décuplées. On l’a encore vu récemment avec le scandale autour
des remarques sur l’apparence d’Hoshi. Je ne suis pas du tout
étonnée de ce débordement de la part de Fabien Lecoeuvre, car j’ai
grandi avec ce type de discours autour de moi en permanence, que ce
soit de la part des professionnels de la musique, des musiciens qui
travaillent autour de moi, ou même du public.
On
résume encore beaucoup trop les femmes à leur apparence, on leur
demande d’être belle et sexy (selon des critères masculins bien
sûr), sinon, elles n’ont pas de valeur.
J’ai
eu beaucoup de mal à gérer cette pression là. C’est devenu à un
moment de ma vie quelque chose de vraiment pathologique. Certains
boivent, fument, se droguent. Moi, je me remaquillais 50 fois dans
une même journée, je m’observais en permanence, je me détestais
physiquement. Quoi que je fasse, ce n’était jamais assez. Et
c’était vraiment une prison pour moi, parce que c’était
ambivalent : je m’efforçais de répondre à un standard de beauté
parce que j’avais la sensation que c’était la chose la plus
importante aux yeux de tous, et lorsque qu’on me complimentait sur
mon physique, je me sentais terriblement réduite à ça, méprisée,
vide.
Un
jour, j’ai pensé : « tout serait tellement plus simple, si
je pouvais juste être là, sur scène, faire ce que j’aime, sans
avoir à répondre en permanence à ces injonctions ». Alors, j’ai
eu l’idée des concerts dans le noir, et ça a été extrêmement
libérateur pour moi.
A
travers cette démarche, j’ai aussi envie de montrer aux jeunes
filles, qu’on peut être une femme et qu’on peut monter sur scène
sans avoir à forcément donner quelque chose à voir ou être un
objet de séduction.
Après,
je ne compte pas faire uniquement des lives dans le noir complet, ni
forcément rester « cachée » éternellement, mais je
pense que c’est quelque chose qui fait partie de moi et que j’y
reviendrai toujours à certains moments, quand le besoin s’en fera
sentir.
Tes
confinements ont-ils été créatifs ou au contraire ont suscité un
manque d'inspiration ?
Disons
qu’au moment du début du confinement, j’étais dans une phase de
création scénique : j’avais plusieurs résidences planifiées
dans l’année, je devais peaufiner mon live et faire un maximum de
dates courant 2020. Autant dire que ça a été bien compromis !
(Rires)
Du
coup j’ai profité de ce contexte pour sortir un peu de ma zone de
confort : j’ai fait mes premiers lives sur Instagram, pris du temps
pour me connecter davantage avec mon public via les réseaux
sociaux..
Mais
de façon générale, le confinement a été plutôt pénible pour
moi. J’ai tendance à être très obsessionnelle quand je crée, et
du coup c’est très important pour moi de m’aérer l’esprit, de
voir mes amis ou faire du sport pour compenser. J’ai eu quelques
moments de grosse angoisse du coup, des insomnies à répétition, je
pense comme beaucoup. Et puis, la musique et la scène étant mon
métier, ça a fait un très gros vide dans ma vie d’un seul coup,
avec beaucoup d’incertitudes sur l’avenir.
En
revanche, sur la plan de la consommation, j’ai trouvé ça plutôt
reposant : moins de tentations, aller davantage à l’essentiel, se
contenter de ce qu’on a, vivre plus simplement, c’était pas
mal.
Quels
sont tes projets ?
Déjà,
la sortie de mon premier album, qui est pour très bientôt. Ce
premier opus aura été très long à maturer et à produire, mais
j’en suis vraiment fière.
Par
ailleurs, ne veux pas trop en dire, mais je travaille depuis un
moment sur un autre projet qui me passionne et que j’ai hâte de
pouvoir partager.
Tu
es plus addict à Facebook, Twitter, Instagram, TikTok ou ClubHouse ?
Même
si les réseaux sociaux peuvent vraiment devenir toxiques et même si
je pense qu’il faut trouver un équilibre pour ne pas finir pas
vivre sa vie à travers un écran, c’est la plateforme qui m’a
permis de vraiment rencontrer mon public et je l’apprécie.
Je
trouve que c’est une plateforme un peu plus complète que les
autres, qui permet d’étayer un peu plus un propos. Et même si ça
reste du zapping pour beaucoup d’utilisateurs, on peut quand même
y mettre un peu de profondeur et de sens.
Avec
qui rêverais-tu de collaborer ?
Ça,
c’est une question difficile !
Je
pense qu’en réalité, je serai trop impressionnée pour collaborer
avec mes artistes favoris.
En
revanche, en terme de production, j’adorerais faire mixer mon album
par Spike Stent. (Massive Attack- Mezzanine, Coldplay - Ghost
Stories).
J’admire
énormément James Blake aussi, autant pour cette voix incroyable
qu’en tant que producteur. Il a vraiment un son unique.
Tu
écoutes quoi en ce moment ?
Ce
dernier mois, les nouveaux albums de Royal Blood (Typhoons) et LondonGrammar (Californian Soil) sont sortis, donc ces deux albums là
tournent beaucoup chez moi. En ce moment, j’écoute aussi beaucoup
Tool, et je découvre (enfin!) Gojira, avec leur dernier album
Fortitude.
Après plus d’1 an d’attente et de secrets, "We Are The People", l’hymne de l’UEFA EURO 2020 a été dévoilé... Le DJ Martin Garrix a commencé à travailler sur ce morceau il y a 3 ans et
rêvait de la voix de Bono. Lorsque ce rêve se réalise, Bono écrit
paroles et mélodies, The Edge ajoute les riffs de guitare, pour obtenir un tube
pop, aux accents rock et dance, qui rappelle l’univers de chacun de ces
artistes.
JOKO il faut d’abord l’écouter les feux fermés. Sa voix bluesy vous fait
voyager dans des contrées lointaines. Puis il faut s’intéresser à la personnalité
de cette jeune chanteuse strasbourgeoise qui a fait ses premiers pas d’artiste,
cachée : « J'écrivais des chansons en secret, je chantais en secret,
je m'inventais des noms de scène en secret » révèle-t-elle. Heureusement,
la chanteuse a osé sortir de son cocon et la voilà sur la scène électro
française, elle sortira d’ailleurs le 19 mai 2021 son nouvel EP "I've
never been good with words". En attendant, on peut découvrir un de ses
nouveaux titres « Mood » qui alterne entre élégance, douceur et poésie.
Selfie JOKO
Comment as-tu fait
tes premiers pas dans la musique ?
Mes deux parents sont
chanteurs d'opéra et j'ai été au conservatoire enfant mais en grandissant la
musique est devenue le secret le mieux gardé de France... j'étais très timide !
J'écrivais des chansons en secret, je chantais en secret, je m'inventais des noms
de scène en secret ! C'est vraiment avec JOKO que j'ai pu commencer à partager
mes chansons avec mon entourage, tout le monde était surpris !
Comment est né JOKO ? Que
signifie ce nom ?
JOKO c'est la contraction
de John (Lennon) et Yoko (Ono), c'est la rencontre entre moi et Arthur Vonfelt.
Elle a marqué mon début dans la musique et c'est un clin d'oeil à cette période
! Mais c'est un projet solo.
Que raconte ton nouveau titre « Mood » ?
Mood : je l'ai écrite
après une relation très toxique, on était à la cave avec mon producteur (Arthur
Vonfelt) et je n'étais pas au top...j'ai un rapport assez complexe avec la
musique, je me sens rarement à la hauteur, j'ai souvent peur d'échouer et donc
d'essayer. Cet après-midi là j'étais bloquée, en pleurs, je ne savais plus quoi
dire, je supportais plus ma voix, je me supportais plus. Arthur a commencé à
jouer de la guitare en boucle et m'a dit "allez maintenant chante, peu
importe quoi on s'en fout mais chante". Au bout d'un
long long silence et des larmes, ça a commencé à sortir et les paroles suivantes
: « I can't escape out of my head and I don't know how to behave the right way
». Et bizarrement c'est
un des morceaux qui me représente le plus, le fait de ne pas savoir comment se
comporter c'est l'histoire de ma vie, se sentir enfermée dans sa tête avec
comme barrières ses propres peurs et le refrain pour dire que je veux juste un
peu de paix, d'amour, de me ficher la paix, de m'accepter, c'est un peu un cri
de délivrance.
JOKO par Axelle Manfrini
Que va raconter ton nouvel EP "I've never been good with words" qui sortira le 19 mai 2021
? De qui t'es-tu entourée pour le faire ?
J'ai fait cet EP avec
le même producteur que le premier, Arthur Vonfelt. On l'a fait tous les deux,
dans notre ancien studio. Pour moi mon projet et tout particulièrement cet
EP là, je le vois comme un miroir, ce moment où tu scrutes ton reflet et où tu
vois tous tes défauts, tes cicatrices, ce que tu aimes, ce que tu ne supportes
pas, pas de filtres, juste ton reflet, ces moments où tu te regardes avec
honnêteté, sans fierté mal placée, sans le jugement des autres mais juste avec
le tien, peut-être le plus dur de tous. Je suis dans une période de ma vie où
je me rends compte que je ne suis pas la meilleure pour communiquer mes
émotions et que j'ai souvent peur d'exprimer mes limites en pensant que ça
donnera aux autres l'envie de partir. Du coup l'écriture de cet EP m'a permis
d'exprimer tout ce que j'avais retenu depuis pas mal d'années pour sauver la
face ! C’est ce que racontait déjà un peu « U GOT », ce qui nous rend
plus humain (real) ce sont aussi nos faiblesses, nos ratés, nos doutes. Le
héros parfait zéro défaut n'existe pas et quand je prétends l'être, c’est pour
cacher mon mal-être. Sur le premier EP je regardais les autres, sur le deuxième
j'ai retourné le miroir vers moi ! J'aimais l'idée d'avoir un long titre,
l'entassement de mots pour exprimer le fait qu'on ait du mal à s'exprimer !
Cette période de
confinement, couvre-feux, est-elle source de création ?
J'ai eu de la chance
car l'annonce de l'audition pour les Inouïs a engendré tout un tas de travail :
fallait monter un nouveau groupe, avec des nouveaux morceaux ! Je voulais
absolument retrouver quelque chose de plus organique, instrumental pour ce
nouveau live, donc j'ai monté un nouveau groupe avec guitare électrique,
saxophone et percussions ! Avec les répétitions, les résidences, le mois de
février a été carrément créatif !
Quels sont tes projets
?
Sortir des nouvelles
chansons tous les mois jusqu'en mai, mois de sortie de l'EP avec pleins de
surprises.
En janvier, tu as annoncé avoir été sélectionnés aux auditions des inouïs du Printemps de
Bourges. Où en est ce projet ?
Je passe les auditions
demain (ndrl : début mars) !
Tu es plus addict
à Facebook, Twitter, Instagram, TikTok ou ClubHouse ?
Instagram mais
j'essaye de décrocher tous les jours !
A
seulement 21 ans, Shanice a déjà l'étoffe d'une artiste complète.
Auteure, compositrice, interprète, elle enfile tous les costumes
pour son premier EP intitulé « Un peu de moi », créé
et enregistré dans sa chambre. Cinq chansons intimes nous emportent
dans son univers acoustique où piano, guitare, voix nous parlent
d'amour, de vulnérabilité et d'imperfections. La chanteuse s'est
déjà fait remarquer puisqu'elle a gagné le prix Cécile Pollet (abritée par la Fondation de France),
qui soutient les artistes émergentes auteures, compositrices,
interprètes de la chanson française. La récompense de 8 000 euros
lui permettra peut-être de faire ses premiers pas dans un « vrai »
studio d'enregistrement.
Selfie
Comment
as-tu fait tes premiers pas dans la musique ?
Je
suis née dans une famille de musiciens, chanteurs : mes deux
parents et mon frère sont dans la musique (tous mes cousins aussi).
Pour l’anecdote, je me suis retrouvée dans la musique avant même
mes premiers pas, ma maman qui est choriste montait sur scène
même quand j’étais dans son ventre !
Que
raconte "Un Peu de Moi" ? De qui t'es tu entourée pour
réaliser ces 5 chansons ?
Je dirai
que “Un Peu de Moi“ est une boule de sensibilité, comme moi du
coup haha. Je parle d’amour mais aussi de mes réflexions sur
moi-même et de ma connexion au monde.
J’ai
écrit, composé et enregistré seule mais j’ai eu la chance d’être
épaulée par Jauris Bardoux à la photo/vidéo, Wissem à la photo,
Fred Nlandu au mix, Ekaï au graphisme et Sokhan qui m’a aidée à
penser et réaliser tout ça.
Tu es
lauréate du prix Cécile Pollet. Que va te permettre de faire ce
prix (la lauréate remporte 8 000 euros) ?
Ce prix
me permet déjà de voir l’aboutissement de ce petit projet
indépendant, je me dis « bravo de t'être fait
confiance ». Plus concrètement il va me permettre de
financer tout le matériel dont j’ai besoin pour continuer à créer
en qualité et avoir des moyens pour mon futur projet. En plus de
tout ça, une programmation aux Trois Baudets est prévue ! J’ai
hâte malgré le contexte actuel déprimant...
En quoi consiste ce soutien de la salle Les Trois Baudets (Paris) tout au long de l'année 2021 ?
J’aurai
la chance d’être conseillée par des personnes bienveillantes,
professionnelles et à l’écoute qui m’accompagneront dans mon
projet que ce soit dans le travail du live, en studio, au stylisme ou
toute question que je me pose en général.
Ces
périodes de confinement, couvre-feux, ont-elles été une source de
création pour toi ?
ABSOLUMENT
PAS ! L’atmosphère pesante actuelle brouille un peu mon
inspiration..
Quels
sont tes projets ?
Je
travaille sur moi et sur les prochaines chansons qui verront le jour.
Tu es
plus addict à TikTok, Twitch, Facebook, Twitter ou Instagram ?
Elle
est dure cette question. Je peux avoir un joker ?! J’ai envie de
dire Alicia Keys mais aussi Tori Kelly. Alicia Keys pour son aura et
parce que c’est le premier exemple de femme chanteuse et pianiste
que j’ai eu et Tori Kelly parce qu’à son tour elle m’a donné
envie de jouer de la guitare. Son premier projet "homemade" m’a
beaucoup inspirée. Je trouve que c’est une excellente chanteuse,
guitariste et mélodiste.
Quelle
chanson écoutes-tu en boucle en ce moment ?
“Brut"
le nouvel EP d’Yseult. J’ai un peu triché mais c’est tout l’EP
que j’écoute en boucle haha !
Auteure, interprète et compositrice… La jeune artiste Donamaria multiplie les talents et elle le prouve avec son dernier EP « Amnesya ». Il nous emmène dans un voyage qui passe de l’acceptation, à l’apaisement et se termine par la libération. La chanteuse nous fait découvrir avec brio la douceur de son univers mélancolique où les métaphores et Baudelaire se côtoient pour aboutit à un lâcher prise salvateur en temps de crise.
Comment as-tu fait tes premiers pas dans la musique ?
Mes premiers pas dans la musique se sont faits très tôt, c'était vraiment quotidien, la musique et beaucoup le cinéma aussi. A la maison, je regardais en boucle les films d'Hitchcock, les films musicaux avec Barbra Streisand, Audrey Hepburn, le combo Jacques Demy & Michel Legrand... Avec ma fratrie, on faisait régulièrement des spectacles à la maison, chant, danse, théâtre, enregistrements de chansons, tournages de clip... c'était toujours beaucoup de créativité chez nous ! Ma grand-mère était une artiste qui n'a pas pu exceller car son père ne l'a pas laissée faire, c'était une autre époque. Elle jouait du piano divinement bien, je revois ses mains et toutes ses bagues jouer et fredonner des morceaux de jazz, j'adorais la regarder. De là où elle est, elle doit être très heureuse de me voir m'assumer dans cette voie.
Que raconte ton EP "Amnesya" ? Avec qui as-tu collaboré sur cet EP ?
Amnesya est une introspection. C'est la proposition d'un voyage qui tend à l'acceptation, l'apaisement et la libération de ses propres chaînes. Sur cet EP, j'ai collaboré avec mon binôme Robin Morgenthaler, mon compositeur qui est aussi très présent dans la direction artistique de tout ce qui est lié à mon projet, tout comme Camille Plunian et Charlotte Forsans, deux graphistes qui gèrent toute la direction artistique visuelle. A nous quatre, on se complète beaucoup et c’est dans ce petit collectif que l’on surnomme « L’Aquarium » que sont prises beaucoup de décisions importantes.
Que raconte le titre "Ennemi Féroce" ?
Ce titre est très sombre. Je parle de dépression, de maladie, d'agression, de noirceur, de colère... finalement de toutes ces choses de la vie qui à mon sens viennent se nourrir de l'âme, viennent empoisonner à petit feu, s'emparent du corps. Je parle aussi du passager noir qui nous accompagne tous et tente systématiquement de nous rabaisser, de nous dénigrer, de nous dévaloriser, quand il prend le dessus, il nous boycotte et le reste devient contre-productif. J'avais envie de faire un titre évoquant toutes ces choses qui font qu'un moment donné dans la vie, le vase déborde. Et c'est quand on atteint ce climax qu'on rééquilibre et qu'on est en mesure d'accepter cette partie-là de soi-même, notamment en relativisant.
On y entend des passages d’un texte de Baudelaire, « L’héautontimorouménos », signifiant « Bourreau de soi-même ». Baudelaire est-il une source d'inspiration ?
Baudelaire fait partie de ces humains inspirants, quand je le lis, je me sens comprise. Sur cet EP, les sujets que j'évoque sont des sujets qui connectent à plusieurs poèmes des « Fleurs du Mal », j'ai donc eu envie de me faire le featuring de l'impossible.
La chanson "Crateagus" fait référence à ton grand-père. Peut-on dire que c'était un grand aventurier ? Parle-nous de sa traversée de l'Atlantique notamment.
Oui mon grand-père était pour moi un pilier et j'ai toujours été fascinée par toutes les aventures qu'il a vécues, j'adorais ces échanges avec lui, c'était quelque chose de très précieux pour moi. Il était médecin et quand il a pris sa retraite il a décidé de traverser l'Atlantique en voilier, son bateau s'appelait Crataegus. Pour la petite explication, c'est une sorte d'arbuste de l'hémisphère nord qu'on appelle le plus souvent aubépine et qui a pour but en médecine de soulager les palpitations du cœur, d'apaiser et calmer l'anxiété, l'insomnie, c'est ce dont je parle dans ce titre. Concernant sa traversée de l'Atlantique, ce qui m'avait marquée c'est l'histoire détaillée d'une nuit de tempête où son bateau s'est retourné un long moment et où il s'est clairement demandé ce qu'il faisait là tout en acceptant ce qu'il se passait, et puis une vague l'a finalement ramené à la surface, j'ai beaucoup de chance d'avoir autant parlé avec mon grand-père.
Sur ta chaîne YouTube tu fais entre autres des reprises comme "Heroes" de David Bowie, à moitié en anglais et à moitié en français. Comment choisis-tu ces chansons ? Pourquoi ce mix anglais/français ?
Pour faire un cover, j'ai besoin d'accrocher avec le texte et avec la mélodie, j'ai vraiment besoin des deux pour avoir envie de proposer une version personnelle avec ma propre empreinte. Dans le titre Heroes, David Bowie parle d'alcoolisme, et pourtant elle est vue comme une chanson libératrice au final. J'aime beaucoup ce flirt entre une réalité très sombre et une parure plus poétique, le parallélisme entre le héros d'un jour, qui se relève de quelque chose de difficile à affronter, et l'humain qui veut juste se sentir invincible grâce à l'euphorie qu'il peut ressentir par des moments intenses dans la vie ou notamment sous l'emprise d'une substance.
Ton confinement a t'il été "créatif" ou "dépressif" ?
Mes confinements ont été créatifs avec des hauts et des bas mais ils ont été très bénéfiques, c'est au final très bon pour l'épanouissement personnel et l'équilibre de son moi intérieur je crois. Le plus difficile c'est de se dire que depuis presque 1 an, je n'ai plus la possibilité de vivre ce qui anime mon quotidien, c'est à dire être proche des gens que j'aime, les terrasses, les concerts, les festivals, les pièces de théâtre et les comédies musicales, manger au restaurant... Ça manque. J'ai vraiment hâte qu'on reprenne ces libertés et qu'on les savoure !
En cette période d'incertitude, est-il facile en tant qu'artiste de faire des projets ? Quels sont tes projets ?
Oui, ce n’est pas simple ! Mais c'est le cas pour tout le monde non ? J'essaie de rester positive, de trouver des solutions et d'être patiente... Après la sortie de mon EP, il était prévu que je donne des concerts, je voulais également faire des nouvelles scènes dans des festivals, mais la situation a clairement compliqué les choses c'est sûr et puis quand on n’est pas très friand des réseaux sociaux, devoir se cantonner uniquement à ça, c'est dur ! Je profite de tout ce temps pour mettre en place toute la suite, notamment le tournage de mon prochain clip et des live sessions que j'ai hâte de sortir !
Avec qui rêverais-tu de collaborer ?
Travailler avec Woodkid serait absolument incroyable ! Son univers est puissant, poétique et d'une grande profondeur, sa direction artistique est pointilleuse et recherchée, c'est vraiment tout ce que j'aime. Il m'accompagne depuis son premier album et à vrai dire j'ai toujours pensé qu'une collaboration avec lui serait nourrissante, que nos univers se connecteraient bien, cette idée m'intrigue et j'espère un jour avoir l'occasion de le vérifier. Cela dit, j'aimerais beaucoup faire un feat avec un rappeur sur mon prochain EP.
Tu es plus addict à Instagram, TikTok, Facebook, Twitter, Youtube ?
La vérité c'est que je ne suis pas ultra friande des réseaux sociaux ! haha. Je sais que de nos jours on ne peut pas faire sans mais disons que je trouve que c'est un peu la porte ouverte à toutes les fenêtres. C'est comme si aujourd'hui, il fallait d'abord percer sur les réseaux sociaux, j'ai vraiment l'impression qu'il y a une course aux abonnés et que le nombre d'adhésion a du poids dans la balance dans une carrière. De mon point de vue, le nombre d'abonnés est en cohérence totale avec la visibilité dans les médias, les tournées, etc, et non l'inverse. Combien de fois ai-je entendu "fais en sorte d'avoir plus d'abonnés, en dessous de 10 000 abonnés tu n'as pas assez de poids", ça me parait un peu absurde.
Instagram est le réseau que j'utilise le plus au quotidien, mais vous pouvez aussi me trouver sur Facebook et YouTube !
Quelle chanson écoutes-tu en boucle en ce moment ?
Avis aux amateurs de bonnes musiques... La salle de concerts parisienne Les Trois
Baudets a organisé en décembre un calendrier musical, en ligne. Pour les
retardataires, il est possible de revivre ces spectacles sur
la page Facebook des Trois Baudets
ou
leur chaîne YouTube.
Inderdiction de remettre à plus tard ces visionnages car ils disaparaîtront
comme par magie le dimanche 24 janvier 2021. Au programme : Baptiste W. Hamon,
Mauvais Oeil, Petit Prince, Brisa Roché, Pépite, Laura Cahen, Iconopop, Bernard
Werber, HK...
Plus de 50 000 abonnés à son
compte Instagram, près de 200 000 abonnés à sa chaîne YouTube,
Jonathan Roy fait exploser les compteurs des réseaux sociaux. A 31
ans, le chanteur canadien a déjà une carrière très chargée, à
18 ans il raccroche ses patins de hockey quand il comprend qu'il ne
fera pas la même carrière que son père (un des plus grands
gardiens de but de l'histoire de la ligue nationale de hockey) pour
se lancer dans la musique. Après avoir vécu dans le Colorado, celui
qui se dit plus anglophone que francophone revient en chansons sur
son expérience aux Etats-Unis. Sur sa chaîne YouTube, nous
découvrons un artiste autodidacte (ça ne s'entend pas) à la voix
rocailleuse qui multiplie les reprises habiles de tubes et incite au
voyage en pleine nature. Le chanteur a même reçu le trophée
YouTube créateur d'argent pour les 100 000 abonnés dépassés sur
sa chaîne. Un conseil, il faut suivre cet artiste qui n'a pas encore
révélé tous ses talents et dont l'album est prévu en 2021.
Selfie - Jonathan Roy
Comment as-tu fait tes premiers pas
dans la musique ? Enfile-tu toujours tes patins de hockey?
Enfant, j'étais sportif, je voulais
suivre les traces de mon père, grand sportif. J'ai été attiré par
le hockey grâce à lui. J'ai joué au hockey jusqu'à mes 18/19
ans mais j'ai toujours aimé la musique, j'ai toujours écrit.
Et à un moment donné ma mère m'a
acheté une guitare et m'a poussé dans cette voie. Quand je me suis
rendu compte que je ne faisais pas carrière dans le sport, j'ai eu
envie de tenter ma chance dans la musique. C'est un milieu difficile,
avec beaucoup de talents, dans lequel il est très dur de faire
carrière. Puis j'ai eu la chance de rencontrer quelqu'un qui a cru
en ma musique depuis, je continue d'écrire, à faire des spectacles,
des tournées. Mon rêve et ma passion sont devenus un mode de vie :
faire des spectacles partout au Canada, prendre un autobus, un avion
pour aller d'un endroit à l'autre.
Je suis chanceux de faire ça tous les
jours. C'est le plus beau travail au monde.
Pourquoi avoir décidé de laisser
le Québec pour t'installer à Malibu ?
Je viens de Montréal. Il y a 5 ans,
j'ai déménagé dans le Colorado. Je me sens plus anglophone que
français. Je pense en anglais... Mon frère avait un emploi dans le
Colorado d'où mon déménagement sur place. Puis je suis revenu au
Québec, j'y suis depuis l'âge de 16 ans.
Tu es un artiste autodidacte ?
Oui, j'ai appris la guitare sur
YouTube, c'est d'ailleurs une plateforme incroyable pour apprendre
plein de choses, construire une maison, entretenir une ferme comme la
mienne. Je me suis connecté et j'ai appris jour après jour à jouer
de la guitare, en interprétant les chansons qui me plaisaient.
Est-ce qu'une chanson comme
« Keeping Me Alive » peut bouleverser une carrière (30
millions de vues sur YouTube en 1 an) ?
On pense ça de chaque chanson qu'on
crée. On pense que c'est celle-là qui va nous faire réussir. Si
c'est « Keeping Me Alive » qui doit changer ma carrière,
ce serait magnifique. C'est incroyable de voir à quel point les gens
sont connectés avec cette chanson.
Je souhaite simplement sortir ma
musique tranquillement, je n'ai pas de but ultime. Je veux juste
faire des tournées.
L'écriture, c'est comme une thérapie.
Je le fais pour moi et voir que ça touche les gens, c'est fabuleux.
Jamais je n'aurai pensé que cette chanson pourrait avoir un tel
pouvoir. Trente millions de personnes ont écouté cette chanson sur
Youtube, c'est incroyable !
Que raconte "Keeping Me
Alive" ?
La chanson évoque le fait de ne jamais
arrêter de croire en nos rêves, jamais laisser des pensées
négatives nous envahir, toujours avancer, garder la tête haute.
Moi, c'est la musique, c'est ça qui me fait avancer et me fait me
sentir bien ainsi que ma femme, mes animaux et ma ferme. Mais c'est
vraiment la musique qui me fait du bien.
Que raconte la chanson « Lights
of Los Angeles » ?
Je vivais à Toronto et j'avais du
succès avec ma chanson « Daniella Denmark ». Et pourtant
je n'étais pas si heureux que ça, j'avais un autre mode de vie. Je
me suis dit ce n'est pas ça la vie, j'aime voyager, sortir du
cadre que la société impose. Du coup, j'ai tout vendu, j'ai acheté
un vieux van et je suis parti à l'aventure pendant presque 3 ans. Ma
femme n'est pas venue avec moi, pour la première fois de ma vie je
voyais seul. Cette chanson évoque le fait d'être seul, de ne pas
avoir d’interaction avec les gens, d'apprécier les choses que l'on
a autour de soi. J'ai écrit cette chanson après ce voyage. J'étais
seul avec de nombreuses peurs.
Fin août 2020 tu as fait un road trip en
van, de Montréal jusqu'à Vancouver pour préparer un nouvel album.
Comment s'est déroulé ce voyage ?
On est parti à Vancouver pendant 1 moi
et demi. Pendant le road trip, on a fait plusieurs vidéos comme la
reprise de la chanson de Sia, Breathe Me, on a réalisé des
vidéos acoustiques, sans grosse production, dans des endroits sans
électricité. J'adore les endroits extérieurs, où l'on peut faire
de l'escalade, pêcher, tout simplement apprécier la nature et
m'évader du monde extérieur.
On aimerait sortir le prochain single
en janvier 2021 ou cet été, tout dépendra de l'évolution de
l'épidémie.
Jonathan Roy
Quelles seront tes prochaines
reprises, diffusées sur ta chaîne YouTube ?
Surement Let It Be Me de Ray
LaMontagneou une autre chanson qu'onon a filmée dans un train qui avait
déraillé dans le bois. Et ça fait 100 ans que le train est là.
Comment choisis-tu ces chansons ?
Je trouve ça fun d'attirer l'attention
des fans de ces artistes.Une chanson m'inspire, je m'amuse avec et je
la chante.
Ecris-tu aussi en français ?
Dans le futur peut-être, je ne suis
pas fermé à cette idée. Mes parents m'ont donné un fabuleux
cadeau, de pouvoir parler deux langues. Et j'ai déjà fait une
chanson en français avec Natasha St-Pier, La Route. Je suis ouvert à
tout.
Pourquoi avoir décidé de
participer à l'émission America's Got Talent ?
J'étais en Californie et j'ai eu un
appel pour faire les auditions. Je m'y suis rendu, il y avait
beaucoup de gens. Je n'ai pas été retenu pour faire partie du reste
du show. Mais ça reste une belle expérience, d'autant plus que j'ai
toujours rêvé de chanter pour Simon Cowell.
Qu'as tu fait pendant le
confinement, est-ce une période propice à la création pour toi ?
Ma femme et moi, nous venons d'acheter
une maison vers Mont Tremblant (Laurentides). J'ai travaillé dans la
maison pendant 5/6 mois pour arranger la ferme, prendre soin des
animaux. C'est la première fois qu'on a des animaux, des lapins, des
cochons, j'ai fait des marches dans le bois. On a un lac, on peut
pêcher. On n'a pas vu le confinement de la même manière que des
gens qui vivent à Montréal.
Tu es plus addict à Instagram, TikTok,
Facebook, Twitter, Youtube ou les jeux en réalité virtuelle ?
J'adore le casque de réalité
virtuelle. Les réseaux sociaux, c'est plus un job pour moi car c'est
une perte de temps mais dans la musique c'est beau de pouvoir
directement être connecté avec ses fans. Si je ne faisais pas de la
musique, je ne serais pas sur les réseaux sociaux. C'est assez
incroyable cette connexion.
Tu as reçu le trophée créateur
d'argent sur YouTube pour tes 100 000 abonnés à ta chaîne, une belle récompense.
Je trouve ça magnifique, j'apprécie
énormément l'amour que les gens envoient via les réseaux. C'est
grâce à eux si je peux continuer à faire ce que je fais. Cette
chaîne me donne l'opportunité de dire merci aux gens.
Quel est le compte Instagram que tu
nous recommandes de suivre ?
Des gens qui font des activités
extérieures, de l'escalade, de la randonnée, des alpinistes. Je
recommandes des comptes comme celui de Alex
Honnold, Jimmy
Chin, etc.
J'écoute aussi des artistes comme Ben
Howard, Depth
Over Distance est ma chanson préférée.
Avec qui rêverais-tu de collaborer
?
Il y a tellement de personnes. Je
rêverais d'écrire une chanson avec Ray LaMontagne.
J'adore sa façon d'écrire, ses
mélodies. Sa voix est complètement folle...
Quand j'étais jeune, j'étais fan de
lui, de John Mayer, de Jonny Lang. J'essayais de copier leur voix. Et
puis j'ai trouvé ma voix en chantant ces chansons.