Camille Green est une consultante en communication qui, en parallèle à ses études, a travaillé pendant 2 ans, en tant que correspondante, dans un journal quotidien régional.
Désormais salariée dans une agence de communication parisienne, à 38 ans, elle s'intéresse toujours au journalisme et en particulier à la musique, tout en gardant un œil attentif sur la mode et le monde artistique !
camillegreeniswalkingwith@gmail.com
Vogue les a décrites comme "fabuleuses", New Woman magazine a consenti à admettre que "nous voulons toutes leur ressembler", c'est donc officiel les journaux anglophones sont tombés sous le charme du trio féminin de pop, jazz britannique The Puppini Sisters.
The Puppini Sisters (album Hollywood - 2011) sera le 30 juin 2012 à l'Olympia (Paris)
Ce groupe de pin-up au style kitsch, rétro et burlesque se compose de trois drôles de dame, l'italienne Marcella Puppini et les anglaises Stephanie O'Brien et Kate Mullins. Victimes de leur succès, comprenant des reprises très sollicitées comme Crazy in love de Beyoncé Knowles, le groupe ne cesse de se produire dans le monde entier.
Pour la Saint-Valentin Marcella, qui a créé en 2007 un orchestre entièrement féminin The Forget Me Nots, s'est posée entre deux concerts pour se rappeler ses meilleurs souvenirs liés à l'amour...
Marcella, what is the best city to be on Valentine's day?
Any city that my husband and I both happen to be in. I am often away on Valentine's day, so if I managed to be with him I could even be in a tent on the Siberian tundra and be perfectly happy.
What was your best Valentine's day?
I have only ever managed to spend one Valentine's day with my husband in the 8 years we have been together, so of course that was my best. I think it was three or four years ago, and we just stayed at home and had a beautiful dinner together and just enjoyed each other company. I like simple things when it comes to love: juse being together is enough! Plus, my husband is always very romantic.
Have your fans ever done crazy things to show you their love?
One guy tattooed Puppini on his belly button. He asked me permission first as it's my surname, but I thought it was very sweet!
What is the craziest thing you have ever done for love?
Well, I have never tattooed anyone's name on myself! My husband has my name and my favourite flower tattooed on his right arm, but then he's definitely the more romantic one in our relationship.
I have never done anything that crazy, really, but when I first met him he was just about to go to Denmark for two months to work in a circus, and I just had to go and see him. I had never done that for anyone, and that's how I knew I'd fallen in love with The One.
Jeudi 9 février, David Abel autoportrait au café restaurant Le Gymnase
A 28 ans, le britanico néo-zélandais David Abel a déjà usé plusieurs sacs de voyage avant de se fixer à Paris. Personne ne l’attendait et pourtant c’est dans la ville lumière qu’il a posé ses valises après un périple de près de deux ans en Australie. Rencontre avec l’artiste qui s’exprime dans un français quasi parfait.
De sa Nouvelle-Zélande natale, David Abel a acquis son goût prononcé pour la musique grâce à des grands-parents propriétaires d’un magasin de musique, des parents collectionneurs de vinyles et une tante multi instrumentistes avec pas moins de 30 instruments à son palmarès ! Les premières notes de David commencent lorsqu’ils subtilisent la guitare de son frère puis, trouvant l’exercice plaisant, il continue l’aventure en montant des groupes jusqu’à ses années fac. A la fin de ses études, l’étudiant en lettres travaille dans un magasin de musique puis une combinaison de facteurs le pousse à abandonner son poste : le salaire, peu gratifiant ; son groupe qui se sépare et la rupture avec sa copine de l’époque. Le chanteur autodidacte se trouve à l’orée d’un voyage à travers les frontières.
Première destination, Sydney
Pour son premier voyage, David décide de rendre visite à son frère en Australie. Vivre de sa musique lui semblait plus facile à Sydney : « il y a plus de monde, plus de bars qu’en Nouvelle-Zélande ». Le musicien fait ainsi ses débuts en tant que chanteur solo dans des bars: « C’est cliché mais être seul sur scène c’est perturbant, tu te sens vraiment nu, si tu foires une chanson ça s’entend ! ». « Cette expérience a été très formatrice, si tu réussis à retenir l’attention d’un public pendant 45 minutes avec simplement une guitare acoustique et une voix, c’est significatif ! ». Deux ans passent, David parcourt le désert australien puis décide d’aller explorer ses origines. Le Néo-zélandais de grands parents anglais est un peu frustré de n’apparaître « anglais que sur le papier », en 2007 il fait ses valises pour Londres.
Deuxième « escale », Paris
L’escale prévue à l’origine pour quelques jours à Paris se transforme en années. David ne quitte pas sa guitare et sort son premier EP en 2009 « The Charming Ruins ». Le chanteur garde un œil critique sur ce premier opus qu’il n’aime pas trop « malgré les bonnes idées ». « Je chantais pas mal mais le chant est moins bien réussi que maintenant, je n’osais pas explorer ma voix, je n’avais pas encore ma tessiture actuelle ». L’autocritique semble plutôt dure puisque cet EP amène tout de même David dans un festival où il se produit juste avant le groupe français Pony, Pony, Run, Run.
Puis pendant 18 mois, David se consacre à la création de Beyond the black sea, sorti le 30 janvier 2012. Pour cet album, il s’entoure de Chloé Dunn, au violon, Valentin Mussou au banjo, à la guitare, de Jérémie Lainé à la batterie, aux percussions, Julia Drouot, au piano. David ne tarie pas d’éloges sur son groupe, « Valentin est doué pour la production, quand tu cherches un son, il le trouve ; c’est un très bon musicien qui est allé au conservatoire, quand tu lui joues tes chansons, il analyse les sons interprétés ».
L’album poussé par le prix Paris jeunes talents, retrace le parcours du globetrotteur. Il évoque « des personnages rencontrés » pendant ses voyages, des récits d’amis et des conversations écoutées aux portes, le chanteur explique en souriant : « C’est un exercice que j’aime bien faire, je ne fais pas ça tout le temps mais ça m’a déjà inspiré pour des écrire des chansons ! ». Beyond the black sea contient une partie des influences de David, le titre « Madame Ray » explore les rythmes de bossa nova, le chanteur compare les guitares inversées de « Jesus Gun » à celle des Beatles et certains sons font appel à la musique country .
Les influences du chanteurs constituent donc une occasion pour rebondir sur les dernières critiques faites à Lana Del Rey ou même Lady Gaga, tout comme ces chanteuses, David Abel prendrait-il des vieux sons pour faire du neuf ? « Au début j’étais attiré par la musique des années 60 mais pendant la production de l’album, je n’ai pas essayé de créer un album vintage d’autant plus que quand tu enregistres avec une ordinateur tu peux te permettre des créations que tu ne pouvais pas faire il y a 40 ans. J’écoute aussi beaucoup de nouveaux groupes comme The Vampire Weekend, il me semble que ça doit avoir une influence sur ma musique. Concernant Lady Gaga c’est une musicienne avec beaucoup de talents et elle a un regard meilleur que le mien pour comprendre ce qui va être à la mode. Je veux juste que ma musique sonne correctement, elle, ses sons sont produits pour passer à la radio »
Certes les compositions de David Abel sont bercées par des influences anciennes mais c’est sans doute grâce à cela que Beyond the black sea se laisse aussi facilement écouter. L’album mérite que l’on prenne du temps pour décortiquer ses pistes, maintenant reste à espérer que le globetrotteur ne veuille pas reprendre son sac de voyage en quittant Paris pour de nouvelles frontières.
Every Corner par David Abel en session acoustique pour Camille Green
17 décembre 2011, Julien Ribot autoportrait, Place verte
Julien Ribot n’a pas vraiment le profil de l’artiste au vu de son baccalauréat : un bac C obtenu avec une moyenne de 16 en maths et ce, avec un an d’avance. Et pourtant c’est pendant sa jeunesse qu’il fait des rencontres déterminantes. Elles l’ont amené à être diplômé en 1995 de l’Ecole supérieure d’arts graphiques Penninghen et à sortir le 23 janvier 2012, son quatrième disque, l’EP « Songs for Coco », dédié à sa fille.
Julien n’a pas 10 ans quand il commence les cours de piano, très vite il se met à composer des mélodies. Difficile d’analyser cette aptitude, le chanteur avance diverses possibilités : une « vie antérieure », « bébé est-ce que j’ai entendu des chansons à la radio ? », le diamant de la platine vinyle de ses parents qui, enfant, le fascinait.
En 3ème, il se trouve un ami qui dessine sur les tables au fond de la classe et caricature les professeurs. Même en étant un très bon élève, « j’étais toujours copain avec les « nerds », les gens bizarres ». Rapidement les deux garçons commencent à sécher les cours pour écouter The Velvet Underground, The Doors, Miles Davis. Julien se désintéresse alors des maths et veut intégrer une école de dessin. Il part s’installer à Paris à l’âge de 17 ans. En 1995 il est diplômé et commence sa carrière d’illustrateur.
Une autre rencontre lui permet d’avancer dans ses projets musicaux, celle avec Kahimie Karie, une chanteuse japonaise proche de Philippe Katerine. Elle aime sa musique et lui demande de composer pour elle, Julien s’exécute. Il commence à côtoyer le monde de la musique professionnelle. De 2001 à 2008, il sort trois albums (Hôtel Bocchi, La métamorphose de Caspar Dix, Vega) mais reste déçu par l’attitude de sa maison de disque de l’époque, pas assez impliquée dans le développement de son image. De 2008 à 2011, Julien gagne sa vie en créant des musiques pour des publicités, en exposant ses dessins, il écrit des nouvelles pour la revue littéraire Bordel créée en 2003 par Frédéric Beigbeder et Stéphane Million, fait ses propres films d’animation. L’artiste touche à tout.
« Songs for coco » un voyage auprès de sa muse
La prochaine étape dans la carrière de Julien Ribot reste devant lui, avec la sortie de « Songs for Coco » le 23 janvier 2012. A 38 ans, avec ce quatrième opus il manie avec habileté la langue anglaise, « exactement ce qu’il ne faut pas faire en ce moment » souligne le chanteur amusé de défier les maisons de disques frileuses quant à l’idée de signer un artiste français avec des chansons en anglais. « Avec l’anglais tu peux aborder des thèmes plus intellectuels sans que cela ne paraisse pédant ou des choses très simples sans que cela ne paraisse bête ».
Dans ce voyage et avec des rythmes pop entrainants, Julien accompagne ses auditeurs auprès de sa muse Annabelle, leur raconte des histoires d’amour en les plongeant dans le monde de l’art contemporain avec « Cyclop », une référence à la l’œuvre du Suisse Jean Tinguely et de sa femme Niki de Saint Phalle. Il fait preuve de fortes connaissances musicales lorsqu’il fait référence à Moondog, le muscien américain, inventeur de nombreux instruments.
« Je suis conscient que je ne rentre pas dans le cadre d’une musique commerciale et je n’ai d’ailleurs pas comme ambition de vendre des millions de disques ». Il n’est donc pas toujours facile de monter financièrement des projets, c’est pourquoi son prochain clip « Love » est cofinancé par des internautes via le site internet Kisskissbankbank. Le chanteur se donne les moyens de réussir puisqu’une célèbre jeune actrice - dont le nom ne peut pas encore être révélé - figurera dans ce clip.
2012, reste encore en chantiers puisque Julien aimerait trouver une maison de disque et avoir du temps pour ses très nombreux projets. Une chose demeure acquise lorsque l’on écoute son message vocal où sa fille déclare amusée «Bonjour vous êtes bien sur le répondeur du célèbre chanteur Julien Ribot », sa première fane reste conquise !
François, Robert et Amaury, trois membres de François & the Atlas Mountains les 27 & 28 novembre
Révélation du Printemps de Bourges, "jeunes talents" de Rock en Seine 2011, en première partie d’Anna Calvi, le groupe François & The Atlas Mountains a de beaux jours devant lui.
« Indie pop » pour les uns, « alternative folk » pour les autres il est difficile de se mettre d’accord pour définir le genre musical de François & The Atlas Mountains et pour cause, le groupe reste en constante évolution.
Leader français du groupe, François est parti pendant 7 ans puiser son inspiration à Bristol en Angleterre, « une ville où je savais que je serai entouré par la musique » souligne le chanteur. Tout commence alors qu’il est bénévole au Cube cinéma, « un vivier d’artistes », il y rencontre le violoniste et le joueur de harpe présents sur son premier album. «J’ai emprunté un enregistreur quatre pistes, j’ai fait le tour des vides grenier pour trouver un clavier, en jouet ». L’artiste se fait la main et auto-produit ainsi trois albums jusqu’en 2008 où il rentre en France, pour se remettre en question. « A force d’être en tournées, j’ai perdu mon travail d’assistant de français. La Grande Bretagne a un mode de vie particulier, le travail et l’argent finissent par prendre le dessus ».
Plaines inondables sort en 2009, François s’y entoure d’une formation symphonique du pays basque, « Unkle Jelly Fish ». Le chanteur se rappelle avec plaisir que pour la première fois un de ses albums bénéficie « d’une vraie distribution ». 2010 marque un tournant, le groupe effectue assez de concerts pour pouvoir vivre modestement de sa musique. « Beaucoup d’artistes ont eu un rythme de vie qu’ils n’auraient pas dû avoir dans les année 1990. Aujourd’hui j’aspire à un niveau de vie de l’ordre de la décence : pouvoir m’acheter à manger, payer mon loyer et acheter du matériel pour ma musique » plaide le chanteur au nom du groupe.
François & The Atlas Mountains, un groupe dont le chiffre reste indéfini
Mais qui sont François & The Atlas Mountains ? La réponse demeure floue puisque le groupe est extensible en fonction des amis qui viennent apporter leur contribution plus ou moins longtemps. Le dernier opus « E Volo Love », sorti en France le 3 octobre 2011, s’est doté de la participation d’Amaury Ranger, «un musicien hors pair qui a un goût affirmé pour le groove » et qui permet au groupe de « s’orienter vers une musique universelle » ; Robert Hunter le batteur, lui, apporte des influences pop.
François constate mystérieusement que le titre de l'album « E Volo Love », palindrome signifiant « Et je vole mon amour », résonne comme « une formule magique ». Le titre laisse donc planer un certain mystère autour de l'album aux accents pop et où il faut se plonger pour se laisser immerger par le style du groupe. Le son de François semble se bonifier avec le temps, même si le chanteur de 29 ans constate qu’au contraire, lui, perd du plaisir avec l’âge: « J’ai fait le tour de beaucoup de procédés de création, rencontré de nombreux musiciens, je m’émerveille moins qu’à mes débuts ». Pourtant lorsque François évoque la chance de pouvoir un jour arriver à amener son groupe sur la scène de l'Olympia, il semble aussi enjoué qu’un enfant.
Piscine live par François & The Atlas Mountains
François & The Atlas Mountains sur scène:
December 9th: FR Le Camij, Niort December 15th: FR Le Cargö, Caen December 16th:FR Le temps Machine, Tours January 12th: Eurosonic, Nederland January 18th: FR Nantes, Bis fest January 22nd: UK Celtic Connections, Scotland January 25th: UK Slaughtered Lamb, London
January 26th: Uk Brighton
January 27th: Uk Bristol, MotorcycleShowroom
January 28th: Uk Gateshead
Feb 1st: UK Reading
Feb 2nd : Uk Shepheard's Bush Empire, London
Fev 13 : Paris Café De La Danse
3 Meltones sur 4 au Gymnase, autoportrait le mardi 15 novembre
The Kooks, Phoenix, de prestigieux noms de groupes affluent pour comparer Meltones, le groupe pop-rock français âgé de 20 à 22 ans. Le début de carrière des quatre garçons ressemble à un scénario hollywoodien.
Daniel, Etienne, Pierre et Thomas se rencontrent au collège et se lient d’amitié grâce à des passions communes : le skateboard et la musique. En 4ème, ils fondent un groupe, pas toujours pris au sérieux puisqu’en « balance » ils étaient surnommés « les petits lapins ». Eux mêmes aujourd’hui reconnaissent certaines faiblesses aux prestations de l’époque.
Du « home made studio » à la signature chez My Major Company
Au lycée, le groupe commence à composer leurs propres titres. Aidée par une copine de classe, Margaux, la bande fait des tremplins et là « c’est l’éclate, on s’est rendu compte que la scène c’est jouissif ». Meltones trouve son style « pop rock tropical », traduction : « de la pop anglaise, des années 70 et d’aujourd’hui ». Margaux leur trouve des dates et même un studio pour faire une première maquette alors qu’ils n’ont que 16, ans pour le plus jeune. Bilan : « ce premier essai studio nous a beaucoup appris ». « Après cette expérience, on a commencé à composer des chansons qui nous représentaient plus mais cette fois dans un studio aménagé chez nous». Margaux a joué un rôle déterminant dans la suite de leur carrière, puisqu’en Terminal sans en parler aux garçons la jeune fille envoie des chansons signées Meltones à My Major Company, le label communautaire qui permet à des internautes de financer des projets musicaux. Alors qu’Etienne est en vacances à l’étranger, il reçoit un coup de téléphone du co-fondateur de My Major Company, Michaël Goldman, sans comprendre le lien de parenté avec le chanteur, et apprend que le projet de Meltones est retenu. En mai 2008, Daniel Ventura, Etienne Lunzo, Pierre Duval et Thomas Valencelle signent leur premier contrat musical. Les dés sont lancés mais l’avenir reste incertain puisqu’il faut attendre 8 mois pour que Meltones récoltent 700 000 euros via les dons des 923 internautes contributeurs et puissent donc avoir l’opportunité d’enregistrer avec un matériel de professionnels.
52 jours d’immersion en studio
Le groupe est entouré par deux pointures : Phillipe Zdar connu pour avoir travaillé avec Phoenix - ce qui n’a pourtant pas mis de pression particulière au groupe - supervisait le projet et Florent Livet, constamment en studio. Durant ces 52 jours d’enregistrement, la collaboration est riche en apprentissages : « Ils nous ont appris à enregistrer correctement », « on a revu nos méthodes de travail, notre façon de penser la musique, à réfléchir à la musique en terme de tensions, de relâchement. Maintenant on reconnaît un son ». « Philippe nous a montré qu’il ne faut pas avoir peur d’aller loin dans son idée ».
Pierre a écrit en anglais les textes des 11 chansons de l’album « Nearly Colored » sorti le 6 juin, le passage à l’âge adulte et ses interrogations y sont relatées. Difficile encore pour le groupe d’arriver à gagner sa vie en jouant mais leur musique les a déjà emmenés au-delà des frontières françaises : à Glasgow et Lausanne par exemple. Le futur reste flou, le plan B : « arriver à bien jouer en live ».
Leur musique pop est entrainante et ramène dans les contrées anglaises explorées par The Kooks, le jeune âge des quatre français n’a pas pollué le niveau musical de l’album. Espérons qu’ils sachent aussi bien s’entourer au moment de produire le deuxième opus. Mais le groupe vit au jour le jour, aujourd’hui, ils se préparent pour leur scène de demain, à la Maroquinerie.
“I never thought that the music called "jazz" was ever meant to reach just a small group of people, or become a museum thing locked under glass like all other dead things that were once considered artistic.” - Miles DAVIS
Samedi dernier, David Guetta a investi le Grand Rex pour présenter en avant première mondiale son film "Nothing But the Beat"produit par la boisson énergétique Burn. L'excellente organisation de la soirée a permis de mieux digérer le film...
David Guetta sait accueillir ses invités: tapis rouge, sucettes à l'effigie de la soirée, hôtesses aux couleurs de Burn, une salle VIP remplie d'alcool et de nourriture fine, discours de remerciement du DJ, lui-même, à la fin de la projection.
Dans la salle de cinéma, arrivé à son siège, l'invité VIP trouve un sac rempli de cadeaux (la compilation de David Guetta, un T-Shirt F*** Me I'm Famous, une canette Burn, un lipstick, un porte clef). Certains se payent même le luxe d'aller fouiller dans les sacs des retardataires pour trouver un T-shirt à sa taille ou d'une autre couleur !
Arrivée l'heure du film, le son de cloche est différent.
Certes on apprend comment le DJ est arrivé, avec un dur labeur, à se construire une renommée mondiale, à influencer plusieurs générations et surtout à ouvrir la voie aux autres DJ.
Seul problème, on tourne en rond tout au long du documentaire. Will I Am ne fait que répéter ou paraphraser ce que dit son collègue Snoop Doog. Katy Guetta, qui a joué un rôle fondamental dans la carrière de son mari, n'est pas à son avantage dans ce film où on a plutôt envie de sourire en l'écoutant parler anglais. Malgré la super production, le documentaire n'arrive pas au niveau de l'Envoyé Spécial de 2010 sur David Guetta. Oui, on attendait plus du DJ qui transforme tout ce qu'il touche en tubes interplanétaires.
Jérémy et Dimitri, jeudi 25 août 2011, Square Jean XXIII, Paris
Le duo français AVA aurait pu ne jamais voir le jour si un soir de décembre 2010, Dimitri et Jérémy n'avaient pas été forcés à se parler. Jusque là, les deux musiciens se rencontraient en soirées via des amis en commun mais préféraient s'éviter. Pour Dimitri, "Jérémy avait une tête de con". "Et puis, un soir, on s'est retrouvé face à face et on a été obligé de discuter". Les aprioris se lèvent en découvrant le travail de l'autre, Dimitri décide d'envoyer une composition à Jérémy. Le lendemain le chanteur y aura apposé sa voix avec un texte en français. "Ca m'a hyper bluffé", confie aujourd'hui le compositeur. AVA vient de naître.
Un mois à peine après cette rencontre, les deux musiciens croisent le réalisateur Gérald Hustache-Mathieu. Il recherche des musiques pour la BO de son nouveau film, Poupoupidou, avec Jean-Paul Rouve. Dimitri et Jérémy lui font des propositions, au final cinq titres sont retenus. Le duo doit alors rapidement trouver un nom de groupe. AVA sera un clin d’œil à l'actrice américaine, Ava Gardner. "En cherchant un nom, on est tombé un peu par hasard sur cette icône féminine du cinéma, ce nom nous correspondait parfaitement, Jérémy ayant une voix un peu féminine et ce film propulsant notre carrière". "Si on extrapole, les deux "A" c'est nous et le "V" reste le symbole de la féminité".
Du cinéma à leurs racines pop-rock
Ces cinq titres sur la BO de Poupoupidou ne révèlent pas complètement l'atmosphère du prochain album du groupe. "On a dû se mettre au service de Gérald, on a eu la chance de voir les différentes étapes de construction du film" mais "pour notre prochain album on n'oublie pas nos racines pop-rock". "L'album sera très mélancolique, non pas que nous soyons des garçons tristes mais certaines musiques sont "badantes", un titre s'appelle même "Dépressif anonyme".
Dans ce projet, le duo souhaite mettre la musique en avant. "On a eu le temps d'expérimenter différents styles de musiques à travers nos groupes, de métal pour Dimitri et de pop pour Jérémy. Leur expérience réciproque leur permettra, sans doute de produire un projet abouti. En effet Dimitri fait de la musique depuis l'âge de 5 ans avec un passage imposé par ses parents au Conservatoire, Jérémy, lui, est un autodidacte et ravi d'apprendre de nouveaux accords grâce à l'expérience de son aîné.
Aujourd'hui, leur objectif reste de vivre de leur musique et surtout de la transmettre à un public: "notre vie est occupée par la musique, dès qu'on a une idée, on l'enregistre sur notre téléphone portable. Il faut y croire, le but n'est pas de rouler en Rolls Royce demain"."Pour le moment, notre stratégie consiste à se montrer disponible pour se produire sur scène."
L'album sortira en 2012 mais tout pourrait s’accélérer si un label signait le duo.
Nadeah - la première chanteuse interviewée sur ce blog - recèle d'idées pour se faire connaître.
Et pour cause, jeudi 25 août, à 19h30, elle organise un concert sauvage (c'est-à-dire gratuit) au kiosque du Square Jean XXIII (Quai de l'Archevêché, rue du Cloître Notre-Dame, Métro: Cité). Elle dévoilera en exclusivité des titres de son prochain album, Venus Gets Even, dont la sortie est prévue le 19 septembre.
Bonus de la soirée, la jeune australienne viendra accompagnée de RedEye et d'AVA.
Self made photo by Red Eye le 31 juillet chez Ginette, Montmartre
Guillaume Fresneau demeure l'exemple typique de l'artiste touche à tout. Chant, musique, photographie, graphisme, un peu de réalisation, rien ne lui résiste. Son domaine de prédilection reste la musique.
Sa première rencontre avec la musique, Guillaume la décrit comme "ratée". Enfant, alors qu'il vit au Texas, le franco-américain fait ses gammes à la guitare. L'exercice n'est pas aussi facile qu'il le pensait. Il lâchera rapidement l'instrument.
Puis à l'adolescence, alors qu'il est rentré dans sa Bretagne natale, Guillaume donne une seconde chance à la musique avec "une envie plus affirmée". Même s'il ne s'en rend pas encore compte, il écrit les premières notes d'une longue histoire.
"Les bonnes rencontres au bon moment"
"La musique c'est d'abord une passion puis des rencontres" préfère souligner Guillaume.A 18 ans, Armel Talarmain a croisé sa route et ils ne se sont plus quittés puisqu'en parallèle à leurs études ils ont formé ensemble le groupe Dahlia qui compte déjà trois albums à sa discographie et ne souhaite pas s'arrêter en si bon chemin. Mais poussé pour sa curiosité, Guillaume est en train d'expérimenter les joies de la carrière solo avec Red Eye.
"Dahlia, c'est un groupe alors on échange, tout le monde donne son avis sur tout. Avec Red Eye, j'ai eu envie d'explorer un nouveau territoire seul." Le chanteur folk lance ainsi sa carrière solo avec des textes en anglais, un clin d’œil à sa double nationalité, et sort "This is Red Eye" en 2008 puis "Run Away" en 2009. Il réitère l'aventure, cette année, avec un EP "Be the one", sorti le 14 février. La voix chaude du chanteur vous transporte dans des contrées américaines, celles du monde de la folk. Lorsque l'on discute avec Guillaume, on a même du mal à croire que cette voix quelque peu timide puisse avoir autant de puissance sur scène. L'artiste avoue ainsi avoir conscience de prendre de plus grands risques en solo qu'avec son groupe : "Seul, j'ai davantage de responsabilités, je ne peux pas me cacher derrière une image, si les chansons déplaisent, je suis le seul responsable". Le chanteur essaye alors de se construire une carapace en guise de marketing, il évite au maximum de montrer son visage: "Je préfère que le public découvre d'abord ma musique. Le fait de mettre des visages en avant, ça fait très chanson française. En Angleterre, il y a beaucoup de paysages sur les pochettes d'album"et cela fonctionne très bien.
Un album "do it yourself"
"Be the one"est un album que les Anglais pourraient décrire comme "do it yourself" (bricolé à la main). La pochette de l'album a d'ailleurs été photographiée par le chanteur. "J'aime beaucoup cette démarche, ne rien avoir à attendre de ton label et construire toi même ton album".
Entre la France et les Etats-Unis le cœur du chanteur oscille :Avignon, Bordeaux, Paris, Rennes, Los Angeles, San Francisco, la liste des salles de concert où il est passé s'allonge. Aux Etats-Unis, il est attendu comme le "frenchie" mais la surprise est grande lorsqu'il commence à chanter... en anglais ! Malgré sa certaine popularité, Guillaume reste très lucide et reconnait que le système français permet aux artistes comme lui - non reconnu à tous les coins de rues - d'arriver à vivre de la musique, ce qui n'est pas le cas aux Etats-Unis.
Certains comparent le chanteur avec Elliott Smith ou Jeff Buckley, Guillaume est presque gêné d'être assimilé à deux artistes autant "glorifiés après leur mort". Amy Winehouse est d'ailleurs la dernière en date à ajouter sur cette liste. Guillaume analyse finement la carrière de la chanteuse: "Elle était un personnage attachant, c'est d'ailleurs son côté sombre qui la rendu sympathique". "A la différence de ce que j'essaye de faire, elle a repris un concept et n'a pas cherché à en lancer un mais à l'écoute de sa première chanson, j'ai tout de suite accroché". Nous aussi on a tout de suite accroché à l'écoute de ton dernier EP.