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dimanche 15 mars 2020

De la série Netflix « Plan cœur » à son album « Réminiscences », Marc Ruchmann joue avec brio sur tous les tableaux !


Comédien, réalisateur, compositeur, chanteur... A 39 ans, Marc Ruchmann est un artiste aux multiples talents, qui nous a déjà dévoilé une belle partie de son répertoire très varié. Du côté du septième art, certains ont fait sa rencontre via de grosses productions comme Largo Winch II ou The Tourist aux côtés d'Angelina Jolie et Johnny Depp. Et dernièrement, l'acteur a cartonné dans la série Netflix, « Plan Coeur ». Pour ceux qui ont l'oreille plus musicale, le musicien autodidacte se dévoile sous le pseudo de Markus et nous fait entrer dans une BO où les sons, les images et les paroles invitent au voyage... Le tout savamment orchestré par le beatbox de l'artiste qui résonne comme une percussion. A la sortie fin mars 2020 de son album « Réminiscences – Part I & II », un seul conseil, laissez-vous emporter sur la route aux côtés de l'artiste qui saura vous charmer...



Comment avez-vous fait vos premiers pas dans la musique ?
J'ai commencé tout jeune en tant que rappeur. J'étais très à l'écoute du mouvement hip hop des années 1990. J'écrivais des textes, composais des instrus avec des samples. Je faisais parti d'un groupe "Vice 2 Procédure" avec qui nous avons fait des concerts et un album 5 titres aujourd'hui introuvable...
Puis j'ai appris le beat box sur ma première pièce de théâtre "Les Oranges" d'Aziz Chouaki. C'est à ce moment que j'ai rencontré Sig, un virtuose qui m'a fait travailler le beat box comme un instrument. C'est de là que j'ai commencé à voir la musique autrement. Mon beat box m'a permis de m'ouvrir à toutes les cultures musicales.


Que raconte cet album "Réminiscences – Part I & II" (Antipodes Music) à paraître le 27.03 ?
Il ne raconte rien en particulier. Ce sont des sensations qui me traversent au moment où je compose.
Il y a des cycles qui commencent, d'autres qui se finissent et entre les deux, notre mémoire déballe ses souvenirs, les sens font renaître le chemin parcouru.
L'album a deux parties car il a il a été composé en deux mouvements. L'un est plus intimiste que l'autre.

A t'il été créé en souvenirs à certains voyages effectués ?
Mes morceaux sont toujours empreints d'un "ailleurs". J'ai pas mal voyagé dans ma vie et je crois que ma musique est en jetlag permanent entre différents pays.
J'aime décaler les styles. Qu'il n'y ai pas qu'une seule étiquette. Le monde est vaste et la musique et un langage universelle. Ça brise les frontières alors profitons en ! Pas besoin de passeport pour une fois.


De qui vous êtes-vous entouré pour faire cet album ?
Je l'ai commencé seul et puis différents musiciens et chanteuses que j'ai invité ont complété mes esquisses. Il y a finalement pas mal de monde sur ce disc... Nya, Winston McAnuff, Fixi, Sig, Gatica, Bessa, Joachim Orosmane et pleins d'autres...

Comment vous êtes-vous initié au beat-box  ?
Sur ma première pièce de théâtre qu'on a joué en Avignon. Je rappais les textes de l'auteur accompagné d'un beat boxer. Il m'a appris et j'ai fais mes gammes...

Le 31 mars 2020 (concert reporté à cause du Covid 19) vous serez en concert au Café de la danse. Il faut s'attendre à un concert minimaliste ou vous aimez voir les choses en grand ?
Ahaha je pense que le minimalisme fait appelle à une plus grande imagination. Mais je ne fais pas que du minimalisme et je vois toujours les choses en grand quoi qu'il arrive, même si je ne fais pas non plus de la musique très populaire...


En France, il n'est pas toujours facile d'être un artiste polyvalent, devez-vous souvent vous justifier de passer d'acteur à chanteur ?
Absolument et c'est là le problème en France. On à besoin de vous identifier et surtout de ne plus bouger !  Ca perturbe apparemment !
J'ai besoin de m'exprimer, en tant qu'acteur, en tant que musicien et aussi en tenant une caméra.
Je ne me dis pas réalisateur bien que j'ai réalisé déjà deux courts métrages produits et achetés par France télévision. Le message est plus important que le support utilisé. Je suis un curieux et j'aime essayer pleins de choses.

Vous êtes plus addict à Facebook, Instagram, Snpachat, Twitter ou TikTok ?
J'ai pas snapchat, ni TikTok donc je dirai Insta.



Quelle musique écoutez-vous en boucle en ce moment ?
J'aime beaucoup Little Simz, Rodrigo Amarante dont j'ai redécouvert l'album Cavalo.

Quel artiste est à voir sur scène cette année ?
Kery James en acoustique à La Cigale et moi au café de la danse bien sûr !

Quel est votre film coup de cœur du moment ? Et votre série ?
Film : "Une affaire de famille" de Kore-eda et "Papicha" de Mounia Meddour.
Série : "The End of this fuckin' world"


Quel sera votre prochain voyage ?
Pour le moment ce sera au Café de la danse. Je vais vous emmener dans un pays que vous ne connaissez pas ! Sinon, en Asie, en Éthiopie ou en Ouzbékistan... je sais pas encore... Peut-être partout cette année...

Markus en ligne

vendredi 7 février 2020

"Nouveaux voisins", un docu-concert à la rencontre des migrants


Le lundi 24 février à 20h00 au Comedy Club (Paris 10e), les spectateurs vont assister à une rencontre en chanson entre un artiste musicien Merlot et les habitants éphémères d’un centre de migrants. Lors de cette soirée, pas besoin de (long) discours, juste d’apporter son regard humain sur nos « nouveaux voisins ».

Ce projet « nouveaux voisins », est né dans le centre Emmaüs d’accueil de migrants d’Ivry sur Seine où Merlot s’est installé. Il y fait des rencontres, tisse des liens et se lance dans une série de portraits chantés a cappella par des migrants. Enfants, adultes se croisent au son de mélodies afghanes, tchadiennes, irakiennes, roumaines, tibétaines et l’on en apprend davantage sur  une histoire humaine, celle d’un pays, d’une existence…

Assister à ce spectacle est un bon moyen de réaliser comment la musique (de Merlot) réussit à rompre la barrière de la langue, de la culture et de l’isolement.



Comment est né ce projet ?
Merlot : Par hasard, d’abord via une proposition d'atelier d'écriture par l'académie Charles-Cros et puis après, l'envie très forte de partager mes rencontres au CHUM Emmaüs d'Ivry avec les habitants de ma ville et les Français plus généralement.

En quoi consiste ta nouvelle création « Nouveaux voisins » ?
Merlot : À présenter leurs "nouveaux voisins » aux Français via la musique sous forme de portraits chantés, des interviews et des images. Créer une œuvre entre arts et reportage. 

Quelle a été votre rencontre la plus touchante durant ce projet ?
Merlot : Je crois que c'est Ahmed Amirah et Rim. Un couple soudanais qui sont devenus des amis.

©Nouveaux voisins
Le 24.02 au Comedy Club, les spectateurs verront qui sur scène ? Y aura-t-il des invités ?
Merlot : Il y aura des invités qui apparaissent dans le film mais qui ne chantent pas en live. Il n'y a pas de vrais chanteurs parmi eux.

Quel est votre parcours, comment avez-vous commencé dans la musique ? 
Merlot : Par hasard et aussi pour pouvoir écrire des textes d'abord. L'amour et le plaisir de composer la musique est venue plus tard. 

Comment des débuts dans la musique reggae on arrive à réaliser un projet avec des habitants éphémères d'un centre de migrants ?
Merlot : J'ai toujours aimé profiter de la musique pour faire des rencontres. Mélanger art, documentaire et politique. M'ouvrir aux autres, donner à voir le monde. D'abord avec le reggae et de grands voyages en Afrique, Océanie ou en Jamaïque, ensuite dans toutes les banlieues de France et de Navarre à travers mes projets solos sous le nom de Merlot. Dans les écoles avec mes projets « jeune public » et récemment avec des "migrants" dans le docu-concert "nouveaux voisins", j'aime profiter de chaque nouveau projet pour explorer de nouvelles disciplines artistiques et apprendre encore et encore.

©Nouveaux voisins
Vous êtes plus addict à Facebook, Twitter, TikTok, Instagram ou Snapchat ?
Merlot : Je suis bien présent sur Facebook, un peu sur Instagram. Je ne suis pas du tout sur Twitter et je laisse Snap pour mes gosses. Je n'ai pas encore compris TikTok…

Quelles chansons écoutez-vous en boucle en ce moment ?
Merlot : "Démission" par Les Vilars et "Nikes" de Frank Ocean. J'ai toujours un ou deux ans de retard dans mes nouveautés...

Selfie de Merlot

vendredi 31 janvier 2020

Des plages de Vendée à des tubes aux 3 millions de streams, le coup gagnant de 3 surfeurs baptisés Leonie

Il ne faut pas s’y méprendre, Leonie est un groupe composé de trois garçons qui ont décidé de faire un clin d’oeil à une idylle datant du collège en optant pour ce nom de scène très féminin. C'est d'ailleurs à cette période que Fred, son frère Marc et Alban font leur début dans la musique et rêvent sur les plages de Vendée d'un avenir de « pop  star ». 
Puis les années passent et les deux frères se professionnalisent en faisant des études de violon et de trompette au Conservatoire et se lancent le défi de composer un album par an pour donner une 50e de concerts sur la côte vendéenne. Les débuts sur les plages se font sans autorisation. Les artistes en herbe dorment sur les sentiers pédestres lors de tournées anarchiques. Dix ans s'écoulent, le groupe acquiert de l'expérience, Alban rejoint la fratrie en 2014 et les chiffres parlent désormais d'eux-mêmes, leur chanson « Voulez-vous » cumule plus de 3 millions de streams, près de 2,5 millions de vues du clip. La bande originale de vacances de ces trois surfeurs est convaincante. Leonie a trouvé son public et l'idylle du collège n'est désormais plus qu'une douce mélodie lointaine.

©Leonie
Comment avez-vous faits vos 1er pas dans la musique ?
Fred et Marc : Notre père était musicien et il nous a mis à 4 ans à la musique classique. Au collège, on a eu envie de créer un groupe et c’est à ce moment-là qu’on a commencé à se passionner vraiment pour la musique. L’écriture des chansons, le travail en groupe, c’était devenu obsessionnel.
Alban a débuté à 13 ans la batterie parce qu‘il adorait ça, dans sa famille personne n’était musicien.

Comment vous êtes-vous rencontrés ?
Avec Marc nous sommes frères et avons toujours joué ensemble. Alban nous a rejoints par la suite en se faisant passer pour le meilleur bassiste du monde ce qui était évidemment faux puis il a fini par redevenir batteur du projet quand notre ancien batteur est parti.

©Leonie
D'où vient le nom du groupe Leonie ?
D’un fantasme de collège :)

Que raconte le titre "Plage" ? Pourquoi décider de le sortir en version acoustique ?
Fred : Il raconte une histoire un peu personnelle que je n’ai pas envie de raconter par pudeur et par peur également...
La version acoustique est venue naturellement car on aime sortir tous nos titres en acoustique depuis nos débuts.

La chanson "Voulez-vous" cumule plus de 3 millions de streams, près de 2,5 millions de vues du clip. Est-ce que ces chiffres mettent la pression pour la suite ?
Oui complètement. On espère garder cette dynamique et aller encore plus loin. Il ne faut plus que les choses retombent maintenant c’est stressant.


Pourquoi avoir décidé de reprendre le titre Kids de MGMT ?
On le chante avec Marc depuis des années et on avait envie de se faire plaisir !

Un album est-il en préparation ?
Un album est prévu pour 2020 normalement...

Avec qui rêveriez-vous de collaborer ?
Chris Martin, Philippe Katerine, des rappeurs du moment et aussi des chanteuses du moment.

©Leonie
Quel est l'artiste à ne pas louper en 2020 ?
Justin Bieber ahah !

Quelle est votre playlist de début d'année ?
Le dernier Coldplay, le dernier Maroon 5, tous nos potes qui sortent des sons, on est évidemment à fond sur le morceau de Lomepal.

Vous êtes plus addict à Facebook, Twitter, Snpachat, TikTok ou Instagram ?
Insta direct ;)

Leonie en ligne


mardi 31 décembre 2019

Adam Wood, un poète voyageur qui côtoie Kerouac et Hemingway

Avec son nouvel EP « Hello Again » (Freemount Records), Adam Wood nous emmène à ses côtés lors d’une escapade vers de grandes étendues. L’artiste donne le rythme lors de ce voyage pop folk, rock où son âme voyageuse nous embarque au coeur de magnifiques terres inconnues. L’évasion est garantie et nos oreilles nous remercient pour cette BO que des grands voyageurs comme Kerouac ou Hemingway auraient apprécié sur la route. Adam Wood est un poète dont les égratignures rendent ses chansons encore plus belles.

©Romain Fel
 
Comment as-tu fait tes premiers pas dans la musique ?
Mon papa a une immense collection de vinyles. Il est fan de musique rock, folk et psychédélique surtout celle des années 60 et 70. L’âge d’or. Du coup j’ai toujours baigné là-dedans, je suis un peu tombé dans la marmite quand j’étais petit. Donc du plus loin que je puisse me souvenir il y a toujours eu de la musique en boucle à la maison. C’est d’abord les pochettes qui m’ont marqué.
À 6 ans mes parents m’ont inscrit au conservatoire de musique section batterie. J’ai fait de la batterie jusqu’à mes 14 ans mais j’avais du mal avec le côté très scolaire du conservatoire. Même si avec du recul les cours de chorale et d’harmonie m’ont beaucoup apporté mais je détestais le solfège. Il y avait une guitare qui traînait depuis toujours à la maison parce que mon père en jouait un peu dans sa jeunesse. A 16 ans j’ai commencé à gratter tout seul chez moi et j’ai progressé très vite. A partir de là j’ai vraiment commencé, tant bien que mal, à écrire des chansons et progressivement Adam Wood est né.


Que raconte ton nouvel EP "Hello Again" ?
Chaque chanson parle de quelque chose de différent mais je pense que le fil rouge est peut être le « lâcher prise ». Accepter de recommencer à 0, accepter de s’être trompé, accepter d’avoir été loin de la vérité, accepter de quitter cette ville ou cette fille...


Avec qui as-tu collaboré pour réaliser cet EP ?

Avant tout mon ami et claviériste Benjamin Tessier avec qui j’ai entièrement enregistré et produit l’EP dans notre studio et qui a fait un travail de dingue.
Ensuite de musiciens avec qui je collabore depuis très longtemps comme Damien Felten à la basse et Jim Arthur aux guitares.
Mais j’ai aussi voulu m’entourer de nouvelles têtes, il y a donc Tom Couineau qui nous a rejoints à la batterie ainsi que Robin Mom et Elisabeth Polénor respectivement aux cuivres et aux chœurs sur l’enregistrement.


Que raconte le clip et la chanson "Great Escape" ?

C’est un titre qui parle de fuir la ville. Mais la ville ici n’est qu’une image. C’est une chanson qui parle de sortir de la routine, des carcans que la société nous impose, de s’éloigner des idées préconçues et des destins tout tracés.
Le clip a été tourné à New York avec mon ami d’enfance Romain Fel qui est un réalisateur super talentueux et qui m’a suivi pendant 10 jours en parcourant des dizaines de kilomètres à pied avec un sac rempli de matériel sur le dos et sans broncher.
Quoi de mieux pour imager la fuite d’un espace urbain que la ville la plus iconique du monde ?

Dans quel coin du monde nous recommandes-tu de nous évader en cette fin d'année et avec quelle playlist sur la route ?

Honnêtement je ne pense pas qu’il y ait un coin du monde en particulier où aller.
Je conseille surtout aux gens de rejoindre leurs proches, leurs amis, leur famille parce que c’est le plus important durant ces périodes de fêtes. Être entouré de ceux qu’on aime, n’importe où soient-ils.
Pour la playlist je vous conseille de commencer l’apéro et le repas avec « Gold » de Ryan Adams, passer sur « Can’t buy a Thrill » de Steely Dan au moment du fromage et pousser les meubles pour transformer le salon en piste de danse sur « FutureSexx/LoveSound » de Justin Timberlake.

Tu as co-créé le label Fremount Records en 2013, à Clermont-Ferrand. Quel est le bilan 6 an après sa création ?

Après 6 ans à travailler dur sur le projet avec mon ami Mike Chassaing je ne peux pas vous cachez qu’on a un goût un peu doux/amer dans la bouche.
On est très fier de ce qu’on a fait, de tous les disques qu’on a sortis, des projets qu’on a menés à terme, mais c’est très compliqué de transformer tout ça en quelque chose de viable pour nous deux.
On bosse tous les deux à côté, on investit énormément de notre temps, de notre énergie et du peu d’argent qu’on a mais l’industrie du disque devient quelque chose de très difficile.
Mais si on fait le bilan, 14 sorties en 6 ans c’est quand même pas ridicule.
Nous sommes juste parfois frustrés d’être limité par la manne financière. On aimerait faire tellement plus. Mais nous n’avons aucuns regrets, bien au contraire.
Selfie d'Adam Wood

Quel était l'artiste à ne pas louper cette année ?

Personnellement mon album préféré cette année c’est « Oh My God » de Kevin Morby que je trouve absolument magnifique.

Quelle est ta playlist de Noël ?

Tout sauf Mariah Carey.

Tu es plus addict à Facebook, Twitter, Snapchat ou Instagram ?

Snapchat je ne l’ai jamais eu.
J’aime bien Twitter, je rigole beaucoup quand j’y vais.

Quels sont tes projets en 2020 ?

Trouver un tourneur, prendre la route avec les gars et faire un maximum de concerts.
Enregistrer un nouvel album, j’ai déjà les chansons ce n’est qu’une question de planning et d’argent encore une fois.
Et vous allez bientôt entendre parler d’un tout nouveau projet appelé « Blessings » mais pour l’instant je n’en dis pas plus.

Adam Wood en ligne

samedi 30 novembre 2019

Mélodie Lauret : « Je me sens parfois femme, parfois homme, parfois (souvent) absolument rien de tout ça »


Il semblerait que Mélodie Lauret aime faire les choses de façon précoce. A 5 ans, elle commence le théâtre. Et depuis l’âge de 16 ans et un bac prématurément en poche, l’artiste enchaîne le conservatoire de théâtre, la comédie musicale, la composition… A 20 ans, on la retrouve du côté de la chanson avec la sortie le 29 novembre de son premier EP « 23h28 » dont les compositions laissent présager un brillant futur où le mélange des genres est omniprésent.

©Sarah Balhadere


Comment as-tu fait tes premiers pas dans la musique ?

J’ai commencé le théâtre à l’âge de 5 ans. Dès mes premiers pas sur scène je ne voulais plus la quitter. Du coup, j’ai cherché tous les moyens possibles de m’exprimer sur scène. J’avais peur donc j’avais beaucoup besoin des autres, j’ai suivi des cours de comédie musicale, une multitude de  tentatives de groupes, j’accompagnais des amies à leurs concerts. Après ma première rupture amoureuse qui fut aussi une rupture artistique, je me suis émancipée des autres et je me suis vraiment lancée en solo.

Quand as-tu décidé de faire de la musique ton métier ?

J’ai toujours dit vouloir être comédienne. Et ça c’est pour l’éternité. M
on désir d’être chanteuse et comédienne je ne l’assumais pas beaucoup. C’était un rêve un peu muet car je ne me sentais pas du tout légitime. J’avais tenté quelques télé crochets, éliminée avant même la première épreuve.  J’ai pris du temps avant d’accepter qu’on pouvait faire de la musique sans avoir la tessiture et la puissance d’une chanteuse d’opéra. La musique je la visualise sous le spectre des mots et de la théâtralité. Quand j’ai compris ça, assez récemment, mon rêve était beaucoup plus bavard.

Que va raconter ton EP "23h28" paru le 29.11 ?

Il raconte l’amour qui meurt, l’amour qui naît. L’envie d’avoir une place parmi les autres, l’envie d’exister comme eux. Il raconte un échantillon de mes émotions et de mes sentiments.


Ton clip 23h28 a une impressionnante puissance narrative. Raconte nous l'histoire de ce clip et de cette chanson.

J’avais vraiment envie que mes clips ressemblent à des courts métrages plus qu’à des clips de musique. Le rythme est volontairement assez lent.  Je voulais que les gens puissent rentrer dans une émotion concrète, dans une histoire. Qu’ils se sentent intimes sans se sentir voyeurs. 23h28 ça raconte ces parenthèses qui se ferment. Ces moments d’ivresses interdites qui ont du mal à se fermer. Ça raconte autant le début que la fin.

Ton flow, tu l'as travaillé ou c'est quelque chose de naturel ?

C’est assez naturel et spontané à la base. De là j’ai gommé et approfondi certaines choses à force de répétition je pense.
©Sarah Balhadere

Sur ta page Facebook dans "gender" il est écrit "pluriel (masculin et féminin)". C'est embêtant d'être mise dans des cases ?

Je suis perçue comme une femme aux yeux de la société mais cette binarité m’oppresse et ne me convient pas. Je me sens parfois femme, parfois homme, parfois (souvent) absolument rien de tout ça.

A quoi rêve t'on à 20 ans quand est sur le point de sortir un EP ?

J’ai la sensation de rentrer dans une nouvelle ère. Je veux juste me laisser porter, avec l’espoir de vivre des choses assez grandes pour qu’elles continuent d’avoir une raison d’exister artistiquement.




Quels sont tes projets ?

J’aimerais que cet EP soit un premier pas qui mène à une grande promenade. De nouvelles chansons, des concerts (le 18 et 19 décembre
2019 aux Déchargeurs), des albums, des tournages, du théâtre, du cinéma. Faites que ça vive.

Tu fais quoi à 23h28 en règle générale ?

Je marche dans Paris.

J’écris des chansons.

Je cherche le repos dans les bras de celle que j’aime.

Je suis au cinéma.

Je pense, beaucoup.

Tu es plus addict à Facebook, TikTok, Snapchat, Twitter ou Instagram ?

Je suis une twittos de base mais en ce moment je suis de plus en plus (comprenez trop) sur Instagram.

Quelle est ta chanson du moment, que tu écoutes en boucle ?

« La chanson de Delphine » par Vladimir Cauchemar et Clara Luciani.

Mélodie Gardet en ligne


jeudi 31 octobre 2019

De la série Hartley Cœurs à vif à la chanson, retour sur les 25 ans de carrière d’Abi Tucker


Certains la connaissent sous le nom de son personnage, Jodie Cooper, dans la série Hartley Cœurs à Vif, d’autres l’ont découverte dans McLeod’s Daughters, série  dans laquelle elle incarne Grace. L’Australienne Abi Tucker revient sur le devant de la scène dans son plus beau rôle, celui de chanteuse. Un rôle qu’elle n’a jamais délaissé tout au long de sa carrière mais il a parfois moins été mis en avant sur la scène médiatique. Depuis le 27 septembre 2019, son titre « What the future holds » tourne sur toutes les bonnes paylists en attendant son album « What do you really know », prévu en février 2020.
 
Comment as-tu fait tes premiers pas dans la musique ?
Très jeune j'ai été passionnée par la musique et ça ne m'a jamais quittée. Mon père est musicien et la musique a toujours constitué une part importante de ma vie, en particulier la chanson.
Est-ce que ton succès en tant qu'actrice dans la série Hartley Coeurs à Vif notamment, a fait de l'ombre à ta carrière de chanteuse ?
J'ai souvent été impliquée dans les BO des émissions dans lesquelles j'ai joué. Ce fut une épée à double tranchant, car beaucoup de gens qui s'identifient à moi en tant que chanteuse sont surpris que je sois actrice et vice versa. Bien que la musique et le jeu d'acteur aillent vraiment de pair à mon avis, notamment lors des concerts. Et les carrières de chacun sont uniques ! Qui a dit qu'on ne peut pas faire les deux ?
Est-ce que le succès mondial d'Harley Cœurs à vif a aussi eu un impact négatif dans ta vie, en parallèle a tout ce que cela t'a apporté de positif ?
J'étais très jeune quand j'ai commencé à travailler dans cette série. J'ai toujours vu ce succès comme une chance même si je n'ai pas toujours su en profiter au maximum. Désormais j'ai plus confiance que jamais dans ma carrière.
Est-ce que ton personnage de la chanteuse Miranda dans la série "Nos vies secrètes" ("The Secret Life Of Us") t'a donné la possibilité de refaire de la musique ?
Miranda était un personnage intéressant parce qu'elle était parfois une actrice au chômage et parfois chanteuse. J'ai continué à écrire et à enregistrer de la musique tout au long du tournage et j'ai sorti un album solo quelque temps après. J'étais aussi en train de changer de direction musicale car je me suis séparée de mon partenaire musical avec qui je travaillais depuis des années. Cela a été extrêmement difficile. J'ai pris un tournant très pop et j'ai davantage mis le chant de côté. J'ai été fortement influencée par la musique que j'aimais à l'époque, ainsi que par l'industrie musicale.
Ton nouvel album "Who do you really know" raconte quoi ?
Il évoque le fait de devenir soi-même et de s'accepter. Il y a des moments sombres, des expériences douces-amères et, parmi tout ça, il y a toujours de l'espoir.  
  
Avec qui as-tu collaboré sur cet album ?
J'ai travaillé sur des chansons pendant plusieurs années, mes propres démos, un peu comme différents brouillons ou chapitres dans un roman. Certaines chansons ont d’abord été faites en pré-production puis travaillées avec un producteur à New York, d'autres étaient juste des idées que j’ai conservées et que j'ai retravaillées. Je n'avais pas vraiment l'intention de terminer l'album mais en écoutant cette version finale, je me sens chanceuse d'avoir su créer ce groupe. Ce sont tous des musiciens incroyables et ils ont apporté un véritable sens à la musique que nous avons créée. Je connaissais leur force grâce aux projets sur lesquels nous avions travaillés ensemble excepté Evan Mannell, avec qui je n'avais jamais travaillé auparavant. Je suis si contente qu’il fasse partie de ce projet, il a le sens du rythme.
La chanson "What the future holds" raconte quoi ?
WTFH est une chanson sur une dispute que j'ai eue avec mon compagnon. J'ai écrit les paroles puis c'est devenu une chanson.

Dans le futur, te vois-tu continuer à jouer la comédie et chanter ou préfères-tu te concentrer sur un de ces talents ?
J'ai toujours joué et chanté mais la musique c'est toute ma vie. La musique et ma famille.

Avec qui rêverais-tu de collaborer ?
J’aimerai collaborer avec Underworld ou un producteur qui permettrait d’emmener mes chansons et ma voix dans une toute autre direction.
As-tu des projets ?

Je travaille sur la lancement de mon album à Sydney prévu le 30 janvier 2020 et à l’étranger, des dates au Royaume-Uni, en France, en Allemagne en juin et juillet.

Tu es plus addict à Facebook, Twitter, Snapchat ou Instagram ?

J’utilise Facebook et Instagram.

Sur quelle chanson, tu aimes danser ?

Le dernier album solo de Paul Epworth, Voyager

Avec quelle chanson tu aimes commencer ton week-end ?

Sunny de Nick Cave est génial ou tout ce qu’il y a sur l’iPod de Chris, mon compagnon.

Quelle est la plus jolie chanson de tous les temps ?

Paranoid eyes de Pink Floyd et tellement, tellement d’autres.

Discographie 
2003 - Dreamworld
2008 - One December Moon

Abi en ligne
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Instagram
Site Internet



dimanche 15 septembre 2019

Clio, une ex institutrice aux chansons renversantes !

A 31 ans, Clio, l’ex institutrice devenue chanteuse par accident, affiche déjà des chiffres renversants sur son CV : 2 albums dont les deux premiers singles de son dernier opus « Déjà Venise » dépassent le million de vues sur YouTube et 1,5 millions de streams… Et l’artiste auteure-compositrice-interprète a plus d’une histoire couchée dans ses carnets de notes. Ainsi, dans ce dernier album Clio nous emmène au cœur de 11 histoires/titres où l’on s’immerge dans la vie de couple, pas toujours heureuse, fugitive, où c’est la chanteuse souvent qui abandonne. La preuve en images dans le clip très cinématographique « Déjà Venise », dans lequel on retrouve le couple, Esther Garrel et Pablo Pauly qui n'a plus grand chose à sauver... 


Comment as tu fait tes premiers pas dans la musique?
Je n’ai pas appris la musique quand j’étais petite mais ma grand-mère était pianiste et écrivait des très belles chansons. C’est un peu après 20 ans, quand j’ai appris quelques accords de guitare, que j’ai commencé à mettre en musique mes mots. Et comme j’avais déjà plein de mots dans plein de carnets, j’ai très vite écrit beaucoup de chansons.

Comment as-tu décidé d’en faire ton métier et de mettre de côté celui d’institutrice ?
J’ai toujours su que mon métier consisterait à écrire, d’une manière ou d’une autre. Je suis devenue prof des écoles pour avoir une stabilité rassurante pour essayer de faire quelque chose de mes chansons. J’ai eu la chance d’obtenir une disponibilité de l’éducation nationale qui me permet d’avancer tranquillement dans la musique sans craindre les difficultés possibles. J’ai pris beaucoup de plaisir en étant institutrice et j’y retournerais sans problème si j’en ai marre des chansons ou si elles en ont marre de moi.

Comment es-tu arrivée pour la première fois sur scène, aux Trois Baudets en 2014 ?
Je n’avais jamais chanté mes chansons en public. Mais un ami a envoyé mes petites maquettes aux Trois Baudets et ils ont dit : « Allez hop, on vous programme pour dans un mois ».
Alors ça a été le branle-bas de combat, il a fallu trouver un musicien pour m’accompagner car je joue très mal de la guitare et du piano. Cette première scène est un très bon souvenir même si j’étais terrifiée à l’idée de monter sur scène et chanter mes petites chansons devant tout le monde.

Quelques semaines après la naissance de ton fils, il t’accompagne déjà pour faire les premières parties de Gauvain Sers ou Thomas Dutronc. Pour toi la vie d’artiste se vit en famille ?
Ça s’est fait comme ça et j’ai décidé de prendre les choses comme elles arrivaient ! On a vécu des moments très rigolos avec le couffin dans les loges, etc. Et puis comme mes chansons sont douces, il s’endormait tranquillement dès que je me mettais à chanter.


Que raconte ce nouvel album « Déjà Venise » ?
C’est un album où les chansons parlent beaucoup d’histoires d’amour plus ou moins heureuses, de la rencontre à l’abandon, en passant par l’ennui.

De qui t’es-tu entourée pour faire cet album ?
J’ai mis longtemps pour trouver les bonnes personnes pour la réalisation de ce disque. Je voulais des réalisateurs qui s’impliquent sans s’imposer, qui m’écoutent sans s’effacer, et puis aussi qui aient des goûts et des idées qui aillent dans le même sens que moi. Et puis je suis tombée sur Florian (Monchatre) et Augustin (Parsy) avec qui tout a été simple et joyeux. On n’avait presque pas envie que ce disque se termine.

En t’écoutant on a l’impression que selon toi la vie de couple est plus difficile aujourd’hui que pour les générations précédentes…
Dans mes chansons, ça semble à la fois difficile et pas grave du tout. Je crois que ces affaires là dépendent des gens qui les vivent plus que de la génération à laquelle ils appartiennent.

D’où t’es venue cette envie de revisiter le classicisme de la chanson française ?
Je n’ai pas pensé à ça à vrai dire. Je n’ai rien contre le classicisme de la chanson française. Je voulais des arrangements qui laissent le premier rôle à la voix et à ce qu’elle raconte tout en étant riches, actuels et entraînants.

Que raconte le titre « Déjà Venise » ?
C’est une fille qui se rend compte que son amoureux va s’en aller, qu’il est même déjà un peu parti.  Elle sait qu’il n’y a plus grand chose à sauver mais ne peut pas croire qu’il va la planter là.



Esther Garrel et Pablo Pauly jouent dans le clip de ce titre. Comment cette rencontre s’est faite ? Théo (Leroyer) avait écrit le scénario du clip. Il avait d'ailleurs déjà écrit et réalisé les deux précédents. Je ne voulais pas jouer dedans, je voulais que les rôles soient joués par des vrais comédiens. On a très vite proposé à Esther qui nous a dit oui et qui nous a parlé de Pablo. Leur couple nous a beaucoup plu. On était extrêmement contents qu’ils aient envie de participer à tout ça.

Romy Schneider est ton idole ?
C’est une actrice magnifique, en particulier dans son rôle de Rosalie dans César et Rosalie. C’est ce film dont il est question dans ma chanson « Romy S. ».


Avec qui rêverais-tu de collaborer ?
Avec plein de gens mais pour le moment j’ai du mal à avoir envie de travailler à plusieurs. J’aime bien écrire mes petites choses toute seule dans mon coin, avec mon carnet et mon piano.

Tu es plus addict à Facebook, Twitter, Snapchat ou Instagram ?
Je suis addict à rien du tout. J’aimerais pouvoir faire ce métier sans jamais me connecter à un réseau social, malheureusement pour le moment c’est tout à fait impossible. Mais si on ne me forçait pas, je ne publierais absolument jamais rien sur aucun réseau.

Quel titre as-tu écouté cet été ?
Le temps est bon de Bon entendeur ! 

Clio en ligne
Clio en concert
08.10 : Le Bijou, Toulouse
09. 10 : LeBijou, Toulouse
17. 10 : La Puce à l'Oreille, Riom
18. 10 : Salle Paul Garein, Lyon
19. 10 : Espace Julien, Marseille
22.10 : Café de la Danse, Paris
07.11 : Le Rocher de Palmer, Cenon
15.11 : Le Ponant. Pacé
21.11   : Le Scénacle, Besançon
22.11 : Le Scénacle, Besançon
04.12 : Centre Culturel, Le Haillan
10.01.20 : Le cheval blanc, Schiltigheim
16.01.20 : Château de Goutelas, Marcoux
23.01.20 : La Bouche d'Air, Nantes 1ère partie d'Alex Beaupain
07.03.20 : MJC, Venelles
26.03.20 : Centre Culturel, Flers 1ère partie de Renan Luce
06.05.20 : Les Tanzmatten, Selestat