Camille Green est une consultante en communication qui, en parallèle à ses études, a travaillé pendant 2 ans, en tant que correspondante, dans un journal quotidien régional.
Désormais salariée dans une agence de communication parisienne, à 38 ans, elle s'intéresse toujours au journalisme et en particulier à la musique, tout en gardant un œil attentif sur la mode et le monde artistique !
camillegreeniswalkingwith@gmail.com
C'est le moment de ressortir sa vieille VHS pour réviser ses classiques ! Le (vrai) bus des Spice Girls, rendu célèbre dans leur film Spice World (1997) pourra être réservé sur Airbnb à partir du 22 mai 2019.
Le Spice Bus sera installé au cœur de Wembley Park, où les voyageurs pourront séjourner les 14 et 15 juin en déboursant 99£ la nuit (environ 113€). La
pièce à vivre récemment rénovée comprend des fauteuils de cinéma Union
Jack roses sous un néon « Girl Power » et regorge de magazines et CD
vintage des années 1990 pour se replonger dans cette époque. Qui faut-il remercier pour cette annonce ? Suzanne, la propriétaire du bus qui a su saisir la bonne opportunité puisque les Spice Girls se reforment et seront bien sûr en concert à Wembley les 14 et 15 juin. L'histoire ne dit pas si elles feront une visite aux voyageurs dans le Spice Bus. Affaire à suivre... #SpiceUpYourLife
Lucy Rose a apporté beaucoup de tristesse sur la scène du Café de la danse le 9 mai 2019, en dévoilant son dernier album "No words left". Mais ces notes mélancoliques ont été ponctuées par de la douceur et par la virtuosité des trois musiciens qui accompagnent l'artiste sur scène.
La chanteuse, compositrice et multi-instrumentiste anglaise a attendu quelques chansons avant d'oser discuter avec son public mais c'était pour mieux nous laisser rentrer dans le concert et encore plus apprécier son humour "so british".
"Shiver" par Lucy Rose au Café de la danse
Concernant le fil conducteur très triste de ce dernier album, la chanteuse a avoué espérer ne jamais plus écrire un tel album et que son père lui demande d'ailleurs pourquoi ses chansons sont aussi tristes. On n'aura pas la réponse, qu'elle même avoue ne pas connaître mais ses compositions folk, sa voix envoûtante et sa présence pétillante sur scène en font une artiste à découvrir en live pour un moment de douceur, reposant.
Bear’s Towers c’est tout d’abord une
voix atypique, rauque, entrainante, reconnaissable parmi des centaines et qui se
marie parfaitement avec les rythmiques pop-folk de ce groupe composé de quatre
amis qui se sont rencontrés au collège. Pour son deuxième album
« Kyma », le groupe prend un tournant plus rock tout en conservant la
force de ses mélodies folk. Après seulement quatre ans de carrière et des
premières parties dans des festivals aux côtés de Ben Harper, Selah Sue, Shaka
Ponk, Asaf Avidan, Talisco, Bear’s Towers continue sa montée en puissance.
Cette fois-ci, le groupe nous embarque dans un road-trip où l’on alterne entre
la douceur et l’adrénaline de l’aventure. Ca vaut le coup de monter le son notamment
sur des titres comme Midnight Girl ou Oak.
Comment avez-vous fait vos premiers pas dans la
musique ?
Tommy
et Nathan : L’éducation musicale de notre père a beaucoup joué dans notre
envie d’apprendre la guitare, dès la fin de l’école primaire.
Aurélien
et Olivier : C’est venu un peu plus de nul part, plus ou moins à la même
période.
Comment vous êtes-vous rencontrés ?
On
s'est rencontrés à la fin du collège, on a ensuite eu des projets musicaux
ensemble, parfois séparément, mais rien de conséquent. En 2015, le groupe s’est
doucement créé entre Tommy, Nathan et Aurélien. Olivier n’était pas dans le
projet initialement mais il a réalisé nos premiers enregistrements, et
naturellement il a intégré le groupe peu après.
D'où vient le nom Bear's Towers ?
L’ours,
c’est Aurélien, les tours, ce sont les jumeaux. Sur scène, quand on était
encoreque trois, ça faisait l’ours
et ses tours de part et d’autre. C’est aussi simple que ça !
Que raconte votre 2e album "
Kyma" ?
Kyma s’est écrit tout naturellement
lors de la composition de l’album. Le terme Kyma vient du grec et signifie
“vague”. A l’image de cet opus, entre les mouvements lancinants de l’eau et la
puissance des vagues.
Vous
développez un seul et même récit décliné autour de quatre grands thèmes :
l’errance, l’amour, la mort et la renaissance. Pourquoi faire ce choix et ne
pas s'en écarter?
C’était important pour nous
de parler de sujets qui nous inspirent et qui nous parlent dans la vie de tous
les jours. Nos espoirs, nos peurs, nos rêves. L’idée était de faire ressentir,
à travers nos expériences et notre vision du monde, les différentes émotions
auxquelles on peut être confrontés.
Pourquoi
avoir décidé de prendre un tournant plus rock dans cet album ?
On a beaucoup d’influences
différentes à nous 4, mais si il y a un univers dans lequel on se retrouve
tous, c’est bien le rock. Si notre premier album « Never Alone », est
plus accentué folk, « Kyma » l’est moins. Nous avons vraiment essayé
de laisser une place beaucoup plus importante à nos influences, c’est donc tout
naturellement qu’on y retrouve cette touche rock.
De
qui vous êtes-vous entourés pour le faire ?
On s’est toujours entourés
de personnes de confiance afin de pouvoir travailler dans les meilleures
conditions. C’est pourquoi nous avons décidé d’enregistrer cet album avec Jean-Christophe
Lefevre, dans les studios de notre label, Single Bel. On a également fait appel
à Alexandre De Charrin pour les arrangements et Antoine Depoisier, pianiste, à
qui l’on doit l’intro du titre Oak.
Vous
avez fait des premières parties de grands artistes : Ben Harper, Selah Sue,
Shaka Ponk, Asaf Avidan, Talisco. Est-ce qu'une rencontre durant ces premières
parties a été marquante pour vous ?
Difficile de n’en citer
qu’une, il y en a tellement ! Néanmoins, notre rencontre avec le groupe Diva
Faune fut une des plus marquantes je pense. On a eu l’occasion de partager la
scène à plusieurs reprises avec eux et c’est toujours le même plaisir à chaque
fois.
Vous
êtes plus addict à Facebook, Twitter, Snapchat ou Instagram ?
Si il fallait en choisir
qu’un seul, Instagram serait le gagnant. A vrai dire, on n’est pas tellement
addict, on se sert essentiellement des réseaux sociaux pour communiquer avec notre
public, mais comme on est encore loin d’avoir autant d’abonnés que Kim
Kardashian, on peut encore profiter de la vraie vie.
On
a pas mal d’idées en tête pour la suite. Actuellement on travaille sur un
nouvel opus, un EP de quelques titres qui devrait voir le jour en fin d’année
si tout se passe bien. Pour le reste, on préfère garder quelques surprises sous
le coude et ne pas tout dévoiler, donc il
faudra faire preuve
d’imagination et de patience !
Après 20 ans de carrière, le duo YULES continue sa
route en toute indépendance sur la scène musicale française. Et le 12 avril
2019, les deux frères dévoileront leur dernier album « A Thousand
Voices », concocté pendant 1 an et demi. Cet opus a été l’occasion de
refaire un saut dans le passé en ressortant une vieille guitare électrique, laissée
de côté pendant des années et un vieux Juno 106. Au programme : une
écriture pop comme on les aime et une énergie rock dont on ne peut que
raffoler. A écouter de toute urgence.
YULES
Comment avez-vous fait vos premiers pas dans la
musique ?
Avec
Bertrand, nous avons à peu près commencé la guitare en même temps, j’avais 14
ans et il en avait 18. Je relie vraiment l’apprentissage de la musique à une
forme de quête de sens, je cherchais à m’extraire de l’ennui dans lequel
j’évoluais, dans cette petite ville de province dans laquelle je vivais. J’ai pensé
que la musique serait la clé, j’ai eu de la chance d’avoir un cousin musicien
amateur qui m’a initié et encouragé, mon père m’a montré quelques accords de
guitare et c’était parti !
D'où vient le nom YULES ?
Cela vient
du prénom d’un des enfants de Bertrand qui est né au moment où nous avons créé
Yules. Son prénom trottait dans nos têtes, nous l’avons légèrement déformé pour
lui donner une forme ni anglo-saxonne, ni française… nous voulions deux
syllabes et puis ça se dit : « Youless ». Probablement un reste des
cours de latin…
YULES
Lorsqu'on écoute votre musique on pourrait
penser que vous êtes un groupe anglo-saxon. Comment votre style musical s'est
construit ?
Justement
il s’est construit en écoutant principalement des groupes anglo-saxons. Nous
sortions d’une expérience de groupe de 6 ans et nous chantions exclusivement en
français. Alors, tout naturellement, nous avons d’abord essayé d’écrire les
premières chansons de Yules en français, c’est Bertrand qui s’y collait mais
sincèrement, le son et l’intention n’étaient pas du tout au rendez-vous. Ça
changeait trop l’esthétique musicale, et puis ma voix est très différente lorsque
je chante en français.
Rapidement,
je me suis mis à écrire en anglais les premiers textes et notre son commençait
à se profiler. On nous a beaucoup posé la question du pourquoi nous chantions
en anglais mais c’est simplement une histoire d’esthétique. Nous
aimons beaucoup la langue française mais n’avons pas du tout réussi à la
faire sonner avec notre musique.
Pour ce
qui est du style musical, les débuts étaient plutôt planant, trip-hop
atmosphérique mais toujours avec un côté pop qui ne nous a jamais lâché. Nous
sommes des enfants des années 80 et avons reçu la pop music en pleine face. Par
la suite, notre son est devenu plus acoustique et le nouvel album est une
synthèse avec un retour à l’électrique mais sans oublier les chansons.
En 2014, vous avez sorti l'album "I'm your
man...Naked" en hommage à Leonard Cohen. L'artiste était un mentor pour
vous ?
Oui
sincèrement, d’ailleurs en parlant de chansons, Leonard Cohen est un maître, il
a élevé le « songwriting » au plus haut point. Son oeuvre nous touche
énormément. Il a d’ailleurs été aussi un guide par son témoignage de vie, pas
seulement à travers sa musique mais aussi dans sa vie d’homme, cherchant un
équilibre entre le terrestre et le spirituel. Le voir sur scène a été une
consécration, lui rendre hommage sur scène en recréant un de ces albums est un
immense bonheur. Nous enfilons ses chansons comme on enfile une veste de
costume le temps d’une soirée… Cela m’a remis dans l’écriture aussi, moins
complexé bizarrement…
Que raconte votre dernier album "A Thousand
Voices" ? De qui vous êtes-vous entourés pour le faire ?
C’est un
album de réconciliation avec le passé qui me semble être le meilleur moyen
d’épanouissement personnel.
C’est
aussi un disque de réappropriation de soi, de sa vie, de notre son. J’ai
ressorti ma guitare électrique que je n’avais plus touchée depuis des années,
ainsi que mon vieux Juno 106 que j’ai depuis mes 13 ans, et ce fût le point de
départ sonique. La première chanson réécrite fût « A Thousand
Voices », elle a donné une direction forte au disque ainsi que son nom à
l’album. Elle était une bonne synthèse, on y retrouve l’écriture pop, les
ambiances planantes et l’énergie rock contenue.
Je suis
très fier de ce disque qui découle d’un long processus de retour au plaisir de
jouer de la musique, de manière simple, comme au début, sans enjeu, sans maison
de disque, juste un besoin qui nous dépasse un peu.
On a
d’abord joué les chansons sur scène en trio avant de les enregistrer, je ne
voulais pas aller en studio sans m’être assuré que les chansons puissent
toucher le public.
Nous avons
enregistré au Wild Horse Studio à Besançon et l’entourage est réduit à un
batteur (Antoine Passard sur le disque/ Bertrand Perrin sur scène) et il y a
aussi un featuring de la chanteuse Lonny Montem et le label Marjan Records.
Pourquoi avoir décidé de faire un disque en 2
volets (hiver/été) ?
Disons
qu’au tout début, on s’est demandé si on allait pas sortir un premier EP qui
était les 5 titres de la « Winter Side »… Puis j’ai écrit de
nouvelles chansons, peaufiné certains titres jamais sortis et une nouvelle face
s’est imposée à nous. Alors on s’est dit qu’il fallait l’enregistrer en été
pour voir si l’on pouvait sentir une influence des saisons dans
l’enregistrement. On a finalement pas vraiment surfé sur cette idée mais j’aime
bien l’idée d’en parler pour que les gens se demandent à l’écoute de l’album « quand
a été enregistré telle ou telle chanson ? ».
J’ai aussi
par la suite beaucoup réécouté la re-création des Quatre Saisons de Vivaldi par
Max Richter, que je trouve splendide.
Quels vos projets ?
Tourner,
tourner, tourner… Nous sommes avant toute chose un groupe de scène, c’est là
que nous avons appris notre métier; et ce bien avant de faire des albums. Le
« power trio » que nous formons avec Bertrand Perrin à la batterie
est ultra jouissif. C’est un batteur que nous avions croisé avec Diving With
Andy puis chemin faisant, il nous avait accompagné sur la tournée de Strike a
Balance en 2011-2012. On le retrouve en très grande forme et les tous premiers
concerts furent prometteurs… Nous venons de jouer « I’m your
Man…Naked » en version symphonique et avons également l’intention de le
rejouer prochainement tant l’expérience fût énorme.
Et puis
nous avons enregistré une reprise de Kate Bush qui sortira prochainement sur le
volume 2 de « I Wanna Be Kate » une compilation de reprises de Kate
Bush par des groupes de la scène de Chicago, c’est produit par Thomas Dunning
et nous sommes le seul groupe français à figurer sur cette compilation qui
sortira en Amérique du Nord.
Selfie - YULES
Ca fera bientôt 20 ans que vous avez sorti votre
1er EP auto produit (2003). Quel est votre regard sur votre carrière ?
Que c’est
un métier difficile, comme tous les métiers d’ailleurs et que je rêve de
sensibiliser les gens à notre réalité. Bien souvent, on pense que les choses
vont vite, que les albums sortent facilement, sans douleur mais c’est une image
d’Epinal. Il n’y a pas d’acquis, lorsqu’on est indépendant, tout est à
construire en permanence, on se fait oublier très vite si l’on n’est pas
toujours en train de publier sur les réseaux sociaux.
J’essaie
de m’extraire de tout cela au maximum pour me concentrer sur l’essentiel qui
est la musique mais malheureusement, je ne peux pas totalement faire
l’autruche. C’est un secteur qui est en perpétuel changement, il faut donc
s’adapter, sinon il faut aller « jouer de la guitare tout seul sous les
tilleuls ».
Selfies - YULES et Bertrand Perrin qui accompagne le groupe sur scène
Vous êtes plus addict à Facebook, Twitter,
Instagram ou Snapchat ?
Plutôt
Instagram mais je suis beaucoup sur Facebook aussi pour l’aspect professionnel.
Twitter, je n’ai jamais pu m’y faire, je n’ai pas l’esprit de synthèse ;-) Et
Snapchat, si je n’avais pas 20 ans de carrière, ça m’intéresserait peut-être.
Vous écoutez quoi en ce moment ?
J’ai
souvent un train de retard avec les nouveautés, j’aime bien découvrir les
albums lorsqu’ils viennent naturellement à moi alors en ce moment de manière
totalement aléatoire, j’écoute « Sincerely, Future Pollution » de
Timber Timbre, « First Mind » de Nick Mulvey, « Lier » de
Barbarossa, « Cusp » de Alela Diane, « Singles » de Future
Islands, « You Want it Darker » de Leonard Cohen, « High
Violet » de The National, « Beyond the Missouri Sky » de Pat
Metheny & Charlie Haden, « Vanishing Act » de Early Winterr,
« 22, a Million » de Bon Iver…
Avec « Ancien Majesty »,
le dernier album du groupe Portier Dean, le duo nous prouve que les Français
peuvent aussi brillamment maîtriser les codes de la musique pop anglophone.
Biberonnés au rock, Gwendal et Gildas ont choisi comme « musique
maternelle », à défaut de langue maternelle, la musique anglo-saxonne et
grand bien leur en a pris. Dans cet album, en quelques accords les trentenaires
nous font voyager avec des titres forts comme Pythia où les artistes nous font
passer d’un registre orchestral à une pop douce sur laquelle on a envie de se laisser emporter. Les médias comparent parfois Portier Dean à The National ou Arcade
Fire. On leur souhaite autant de succès.
Comment avez-vous fait vos premiers
pas dans la musique ?
Nous ne sommes pas du tout issus de
familles de musiciens. Nous avons eu l'idée de faire de la musique parce que
nous avions des amis au collège qui jouaient de la batterie et de la guitare.
On a vite accroché. On trouvait ça réjouissant de pouvoir reproduire nous même
la musique qu'on aimait. Et puis après, on s'est amusé à composer des morceaux.
D'où vient le nom "Portier Dean" ?
Portier et Dean ce sont deux noms de
familles rencontrés par hasard sur un interphone. Nous les avons adoptés. Ils
sont très différents, c'est ce qui nous a tapé dans l’œil : « Portier »
évoque quelque chose de physique, d'ordinaire tandis que « Dean » est
cinématographique, littéraire et légendaire.
Lorsqu'on écoute votre musique on pourrait penser que vous êtes un groupe
anglais ou américain. Comment votre style musical s'est construit ?
Très clairement nos influences sont
majoritairement anglophones. On baigne dedans depuis qu'on est petits, surtout
du rock au départ. De la même façon que notre langue maternelle est le Français,
notre "musique maternelle" est la musique anglo-saxonne. Nous ne
cherchons pas à faire "américain" mais par la force de ce
"maternage sonore" notre vocabulaire et notre accent musical peuvent
sonner américains.
Mais nous écoutons vraiment de tout
sinon, du rock bien sûr mais aussi de la pop, de l'électro, du hip-hop... et
pas exclusivement en Anglais. Plus le temps passe et plus nous intégrons ces
influences variées dans notre musique. C'est le cas dans notre album Ancient
Majesty.
Que raconte votre 1er album Ancient Majesty ?
Ancient Majesty rassemble des titres
qui évoquent des valeurs qui nous sont chères : l'amour, l'espérance, la
nature, le partage...
De qui vous êtes-vous entourés pour le créer ?
Il y a eu deux phases, nous avons
composé surtout à deux, dans un premier temps, en nous laissant guider par le
jeu, l'expérimentation. Dans un second temps, pour les arrangements et la
réalisation, nous avons été épaulés et guidés par Adrien Leprêtre de Samba de
la Muerte et Concrete Knives. Il a été très précieux en nous aidant à aller au
bout de nos idées et à rendre notre son plus abouti.
Que raconte le titre Pythia ? En quelques minutes vous changez de registre
dans ce titre, comment ce morceau a été construit ?
Pythia parle de la prêtresse d’Apollon
dans le temple de Delphes. Les puissants de la Grèce antique venaient la
consulter pour connaître leur avenir. Droguée, plongée dans une forme de
transe, elle se mettait à parler dans son délire et livrait des phrases
incompréhensibles. Mal interprétés, ces augures incitaient des malheureux à des
actes qui les menaient à leur perte.
Ce morceau est parti d'une improvisation
avec une ligne de basse et un rythme brut, répétitif. Nous avons voulu tirer ce
fil tout au long du morceau avec les mêmes accords en introduisant des variations,
une montée. Un peu comme une transe qui atteint son apogée.
Quels sont vos projets ?
Dans l'immédiat, nous voulons faire
vivre notre album qui vient de sortir. Nous avons pas mal de concerts qui
s'organisent jusqu'à l'été, qui vont nous faire voyager en France et même en
Allemagne. Et puis nous avons déjà des envies et des idées pour composer de
nouveaux morceaux.
Vous êtes plus addicts à Facebook, Twitter, Snapchat ou Instagram ?
Surtout Facebook et Instagram. Mais
on n'est pas vraiment "addicts", pas encore en tout cas on espère :-)
Vous écoutez quoi en ce moment ?
Gwendal : Je fais tourner pas mal un
album de 2015 "Kinshasa"
de Mbongwana Star. Une musique vraiment puissamment charnelle.
Gildas : Je suis constamment en
train de fouiller sur Spotify, de surveiller les nouveautés sur Pitchfork et
NPR par exemple, je vais souvent aller chercher des disques plus anciens aussi.
En ce moment j'écoute beaucoup de death metal, Thy Art is Murder, par
exemple, mais j'écoute pas mal aussi Lord Esperanza et Odezenne, qui sont
beaucoup plus hip-hop... Je n'ai pas vraiment de barrières en termes d'écoute.
J-2 avant le grand retour de (This is) Redeye avec la sortie du nouvel opus « Desert Eyes », le 25.01.19. Dans
cet album, l’artiste français Guillaume Fresneau revient sur ses 4 ans
d’expatriation au Texas, ses voyages et rencontres effectués aux Etats-Unis. Le
chanteur dévoile des chansons folks au rythme entrainant et toujours aussi
finement travaillées, idéales en bande son d’un bon road-trip.
Pourquoi avoir décidé de repartir
t'installer au Texas, la terre de ton enfance ?
Je suis reparti vivre 4 ans au Texas car j’avais
besoin de retrouver une forme d’inspiration, me rapprocher de la musique que
j’aime et que j’avais envie de faire, dans un environnement qui me convient et
me motive : musiciens, producteurs, studios, clubs, radios etc. J’ai donc
fait énormément de musique sur place !
Que raconte « Desert
Eyes » qui va sortir le 25.01 ? De qui t'es-tu entouré pour le réaliser ?
« Desert Eyes » raconte ma trajectoire et
mes voyages aux Etats-Unis, notamment à travers le désert de l’Ouest Texan, et
comment ça m’a nourri personnellement, musicalement, spirituellement… J’ai
rencontré un réalisateur et musicien incroyable, Dan Duszynski, qui a travaillé
avec Loma, Molly Burch, Cross Records, Shearwater entre autres et qui a très
bien compris et accompagné ce que je voulais faire, capter le son du voyage,
aussi bien physique qu’intérieur. Son studio est installé en pleine campagne à
quelques kilomètres d’Austin.
Et que raconte le premier single
« A Name To A Face » ?
« A Name to a Face » raconte une errance sans but, d’être à la
recherche de quelque chose sans trop savoir quoi… et espérer, un jour, mettre
le doigt sur ce quelque chose, comme enfin retrouver le nom associé a un
visage !
La présentation de l'album évoque un
changement de son, qu'est-ce que cela veut dire ? Prends-tu un tournant musical
?
Oui, un changement de son dans la façon dont il a été enregistré, avec des
magnétos à bande, ou dans de simples chambres, pas forcément dans le studio. Et
puis la grosse influence de la scène musicale d’Austin : des echos, des
delays, des reverbs, un peu de psyché, un peu de country, etc.
Et le projet est rebaptisé en
(Thisis) Redeye au lieu de RedEye, pourquoi ce changement ?
Pour marquer ce changement de son justement. Les disques précédents étaient
très travaillés, orchestrés, arrangés, celui-ci est clairement plus brut, comme
un re-centrage : this is…
Pour ton album « Be the
one », tu avais photographié la pochette de l'album. Es-tu à l'origine de
certaine(s) création(s) graphique(s) de ce nouvel opus ?
La photo est de Caroline Ruffault, qui a trempé ses photos dans des bains
qui modifient et donnent un côté magique/surréaliste au paysage…mais oui, les
dessins sur la photos sont de moi…je voulais des dessins ou écritures qui
puissent rappeler les signes rupestres.
Ton groupe Dahlia est-il toujours en
pause ?
Oui toujours en pause !
Tu es plus accro à Facebook,
Twitter, Instagram ou Snapchat ?
Instagram je pense, pour le côté visuel, je suis beaucoup de dessinateurs,
graphistes etc
Que trouve t'on dans ta playlist de
cet hiver ?
Coup de Coeur pour Rainbow Kitten Surprise ! Et les nouveaux disques
de Molly Burch et RF Shannon.
Avec son 3e
album « Houdini », le groupe San Carol revient sur le devant de la
scène avec une écriture plus personnelle voire même politique, où la mélancolie
et la joie se côtoient. Maxime Dobosz, leader du groupe, qui a quitté son
travail plus « traditionnel » pour vivre de sa passion, évoque
également dans cet album cette affection pour la musique qui de manière ambivalente
peut aussi être très destructrice…
Maxime, comment as-tu
fait tes 1er pas dans la musique ?
Je suis venu à la musique un peu par hasard, suite à un pari d'été avec des
amis d'enfance. A l'adolescence on s'était dit que chacun d'entre nous
commencerait à jouer d'un instrument à la rentrée. Moi j'avais choisi la
guitare, mes parents m'ont donc offert ma première guitare électrique. Quelques
mois après la rentrée, je m'exerçais à reprendre comme tout le monde
« Come As You Are », en jouant cette chanson au pouce, pratique.
J'ai eu comme un coup de foudre avec l'instrument. J'ai
revendu ma console de jeux et j’ai commencé mes premières démos sur « Audacity »
avec un micro que j'avais récupéré je ne sais où. J'ai pris une année de cours
mais ça ne me parlait pas trop, mon truc c'était d'écrire des chansons,
bidouiller des sons, faire des trucs d'une manière ou d'une autre. A 27 ans,
j'oublie encore régulièrement ce qu'est un chevalet ou une frète sur une
guitare, c'est dire si je m'intéresse à la technique, qu'elle soit matérielle
ou musicale.
J'ai eu un autre coup de foudre un peu au même moment
en entrant dans la chorale de mon collège avec un professeur qui était
exceptionnel au point d'avoir défini quels sont mes groupes préférés, encore
maintenant. C'était une chorale dans laquelle nous chantions beaucoup de
classiques rock et de chansons populaires qui nous plaisaient étant jeunes.
C'était parfait pour développer une passion viscérale.
Mes parents, mon frère et ma sœur n'étaient pas
spécialement musiciens même si un peu tout le monde a joué d'un instrument un
jour ou l'autre. Par contre, de la musique était jouée constamment à la maison.
J'ai des souvenirs de mon père me faisant écouter très fort « Space
Oddity » de Bowie ou « Child In Time » de Deep Purple sur la
route entre Fontevraud l'Abbaye et La Ferté Bernard que nous faisions alors
tous les weekends, aller et retour. On avait tous les weekends une heure et
demie à écouter un nombre incalculables d'albums et de playlists faits par mon
père et parfois par ma sœur. Pour dire, encore aujourd'hui une des meilleures
manières que j'ai d'apprécier un disque est en voiture, j'estime que c'est la
parfaite méthode pour évaluer aussi bien le son que la qualité des chansons,
c'est facile de s'emmerder en voiture même avec de la musique.
Je n'ai pas été vraiment été poussé à la musique mais
avec le recul je pense que j'ai eu un éveil musical assez rêvé, tout sauf rébarbatif
ou écœurant. Je suis très reconnaissant à ma famille et à quelques mentors pour
cela.
Comment as-tu pris la
décision de lâcher ton travail dans l'administration pour te consacrer à la
musique ?
Je suis toujours étonné que cette histoire revienne
aussi souvent, on l'a écrit dans le dossier de presse en réaction je pense, à
l'album d'avant où je revendiquais à l'époque l'attachement que j'avais à mon
ancien travail, que j'ai finalement d'ailleurs encore. Bon, j'imagine que je ne
peux m'en prendre qu'à moi-même. La décision n'a pas été simple car j'avais une
situation financièrement très arrangeante et pleine de sécurité qui plus est,
dans un cadre que j'estime. Je travaillais à la Sécurité Sociale, l'Assurance
Maladie plus précisément, qui sont pour moi des ciments de notre société, qui
sont malheureusement émiettés et souvent insultés par manque de savoir.
J'ai quitté mon travail car mon poste là-bas était
profondément ennuyeux et que j'y étais de plus en plus triste car une aussi
grande administration, pour un jeune gars avec des espoirs artistiques, ce
n'est pas compatible avec mes souhaits. Au bout d'un moment, quand on se rend
compte que l'on n'est que l'ombre de soi-même, c'est qu'il faut passer à autre
chose et prendre un peu de risques. Ma dulcinée m'a énormément aidé à cela, à
réaliser que je n'étais pas heureux et elle m'a offert l'opportunité de faire
autre chose de manière plus concrète. Elle travaillait à Nantes et ça m'a un
peu décidé à avoir des envies d'ailleurs, casser ma vie métronomique.
Que raconte l'album
"Houdini" (Freemount Records) et que signifie "Houdini" ?
Je ne sais pas pourquoi l'album s'appelle
« Houdini », j'imagine qu'il y a forcément un sous-texte dicté par
mon subconscient. A l'époque, j'ai fini par retomber sur ce nom car c'était le
nom que j’avais donné à un vieux projet musical quand j'habitais encore au Mans
« Little Houdini ». Je n'avais pas vraiment sorti de musiques,
c'était très amateur car à l'époque j'étais dans la découverte la plus totale,
mais finalement des années plus tard en réécoutant des chansons de ce temps là,
quelques unes ont vraiment retenu mon attention au point de les retravailler et
de les intégrer à cet album. « Lone Star » et « Doesn't
Matter » qui ferment le disque en l'occurrence.
En quoi la tournée au Texas
a influencé le groupe dans la création de cet album ?
Je ne crois pas que les quelques dates au Texas aient
influencé quoi que ce soit de manière artistique. Ce qui est certains c'est
nous sommes entrés en studio à peine une semaine après notre retour et que nous
étions encore dans l'excitation provoquée par cette ville géniale qu'est
Austin. Jouer aux Etats-Unis pour des petits Français, c'est forcément un
énorme challenge même si nous n'avons pas joué dans des grandes salles devant
des foules là-bas, les Américains ont la musique dans le sang et sont
généralement à mes yeux des musiciens très bons, il y a comme un complexe
d'infériorité. Résultat, nous sentir capable de jouer devant ce public et de
les faire aimer notre musique, cela nous a mis dans des conditions optimales
pour enregistrer un disque, il y avait l'alchimie du groupe qui joue ensemble,
l'envie d'expérimenter et de prendre un plaisir fou.
Etait-ce
voulu de prendre une autre direction musicale que les deux précédents albums ?
Je ne pense pas qu'elle ait fondamentalement changé
entre « Humain Trop Humain » et « Houdini ». Pour moi les
deux albums se ressemblent beaucoup si ce n'est que le premier est plus frontal
que le deuxième. Ce qui fait ce ressenti provient à mon sens de la production,
du son du disque. En tout cas, quel que soit le disque de San Carol, même en
comprenant le premier album « La Main Invisible », je ne me suis
jamais trop posé la question de quelle direction prendre, ça dépendant avant
tout des moyens à disposition et de l'inspiration. J'aime beaucoup les sons
vaporeux et les rythmiques qui claquent, le reste on verra.
De qui t’es-tu entouré pour
réaliser "Houdini" ?
Raphaël d'Hervez (Pégase, Minitel Rose) a réalisé
l'album. Il est un peu le 5ème membre du groupe sur cet album. Il a énormément
apporté à la patine sonore de ces chansons. On s'est bien trouvé car nous avons
énormément de références communes et de terrains d'entente, notamment sur la
musique ambiante et les batteries de vandales. En fait, enregistrer « Houdini »
avec Raphaël était en gros illustrer une bagarre de loubards sur un nuage, un
jour de messe. J'ai du mal à m'imaginer enregistrer de la musique avec
quelqu'un d'autre à l'heure actuelle.
Le 1er single
« Cancer » est assez mélancolique, non ? Que raconte cette chanson ?
« Cancer » parle des doutes que j'ai quant à
la musique et le fait de vouloir développer un projet musical, si ça foire, que
faire après ? Une passion est quelque chose de très destructeur dans le
sens où il est impossible de s'en passer malgré l'environnement et tout un tas
de signaux négatifs emmêlés à des flashs aveuglants assez rares.
Le pire, c'est que cette chanson n'a pas répondu à ma
question du tout. Je n'ai juste qu'une profonde conviction, souhaiter être
musicien ne sert pas à grand chose, c'est un plaisir profondément égoïste qui
peut violemment aider quelques rares personnes. D'autant que désormais, il y a
tellement de propositions musicales cachées dans chaque recoin du monde et de
l'espace temps qu'à quoi bon, tout ceci est vain et qu'un apport de pollution
sonore et visuel supplémentaires. Pourtant, je ne peux pas m'empêcher de
vouloir exister dans ce merdier. Jusqu'à nouvel ordre.
Tu es plus addict à
Facebook, Twitter, Snapchat ou Instagram ?
Alors que le 3e single du dernier album
« Chapter III – A Perfect Storm » d’Ulrich Forman sort aujourd’hui, l’artiste
aux influences anglo-saxonnes nous montrent encore une fois qu’il est capable
de nous surprendre. En effet, le chanteur qui avait pris l’habitude de
« tout faire seul », a su s’entourer de talents pour ce nouvel opus aux
chansons pop intemporelles, où larmes et joie coexistent dans un même tableau.
Haha je suis toujours aussi d'accord avec lui sur ce point
et je le constate même au quotidien. Pour répondre à la question, je ne me suis
pas assis sur les 10% restant et pour être tout à fait honnête j'estime même
avoir pris plus de temps qu'il n'en fallait pour finaliser cet album. Autrement
dit, j'ai eu du mal à m'assoir sur ces 10%.
J'ai dû enregistrer, produire et mixer une petite trentaine de titres, pour un
album qui au final n'en compte que dix. De plus, pour chaque titre, j'ai
enregistré différentes versions d'arrangements et le choix final ne s'est
finalement fait que très peu de temps avant d'envoyer l'album en
fabrication... la veille je dirais.
Il est donc sans doute fort probable que dans les mois à venir je sorte une
partie de se travaille d'une façon ou d'une autre.
Que raconte cet album ?
Je crois que le titre de l'album synthétise bien son propos.
''Chapter III - A Perfect Storm'', un nouveau chapitre, une parfaite tempête.
Un paradoxe qui sied bien aux chansons de cet album. Des mélodies plutôt
positives portant souvent des propos plus introspectifs et parfois même
douloureux. Cet album a été écrit lors d'une période charnière de ma
vie d'homme et d'artiste. L'album parle d'amour, de rencontre, de ruptures, de
chamboulements de vie dans tout ses excès. Les larmes et la joie
coexistant dans un même tableau.
Et de qui vous êtes-vous entouré pour le créer ?
Pour cet album, et contrairement à
ce que j'avais fait jusqu'ici, je ne voulais pas tout faire seul. J'ai eu
besoin de la présence, de l'écoute et du regard bienveillant de proches. De
personnes qui connaissaient l'homme que je suis et pas seulement le
musicien. Je co-signe donc certains titres avec Cédric O'Heix
ou Loïc Desplanques. Je suis par ailleurs
parti quelques mois à New York pour travailler avec Fab Dupont (Paul McCartney
/ The Do ...) qui m'a de plus, permis de rencontrer une partie des musiciens de
Paul McCartney et notamment son batteur Graham Hawthorne qui joue sur
plusieurs titres de l'album.
En France, j'ai
collaboré avec Florent Livet (Phoenix / Bloc Party) et Pavle Kovacevic (Sébastien
Tellier) qui sont des amis proches et qui ont respectivement travaillé sur le
mixage et les arrangements de certains titres de l'album. Le mastering a été
confié à Antoine ''Chab'' Chabert (Feist / Daft Punk), un ami de longue date.
Cet album est le
fruit d'un travaille en famille et ce n'est pas une formule toute faite ! Pour
preuve, mes filles chantent sur certains titres !
D'où vous est venue l'envie de passer derrière la
caméra pour le clip « Today » ?
Pour cet album, et compte tenu de son propos très personnel,
j'avais envie exploiter moi même chaque media pour compléter les pièces du
puzzle. C'est pour cette raison que je tenais à réaliser moi même les clips des
''singles'' de cet album dont trois sont déjà sortis. Par ailleurs, il est
important de souligner que ces clips, je les ai co-réalisés avec Alexandre
Tissot avec qui je crois nous nous complétons bien sur ce terrain là.
Ce clip
évoque-t-il votre envie de retourner en enfance ?
Sans rentrer dans une explication de texte, le clip de
''Today'' met en scène le parcours d'un homme qui au contact d'une personne qui
a su garder son âme d'enfant, parvient lui même à retrouver la sienne.
Le clip ne montre que le reflet de leurs âmes et la route,
que le chemin de vie. Tout est une question de rencontres.
Est-ce que vous continuez votre activité multiple :
création de musiques de films, de publicité, votre propre label ?
Je continue bien sûr de composer et produire pour d'autres. Au
printemps sortira notamment le film ANDY de Julien Weill avec Vincent Elbaz et
Alice Taglioni dont la bande originale est signée Ulrich Forman.
Par ailleurs, au cours des prochains mois sortiront sur mon
label AU REVOIR MA BELLE PRODUCTIONS les maxis des projets respectifs de deux
des musiciens qui m'accompagnent sur scène, Gaëtan Allard (Solar Parachute) et
Clément Febvre.
Vous êtes plus addict à Facebook, Twitter, Snapchat
ou Instagram ?
Je suis addict à plein de choses mais pas trop aux réseaux
sociaux. Ceci dit, celui sur lequel je passe le plus de temps est sans aucun
doute Instagram.
Quelle est la chanson que vous écoutez en boucle en
ce moment ? Le titre que j'écoute en boucle en ce moment c'est ''Don't Miss It'' deJames Blake. Un pur bijou ! Dans le propos et dans la façon dont il est
produit.
Vous rêveriez de collaborer avec qui ?
Je rêvais de collaborer avec Feist dont la musique me
touche profondément et ce depuis des années. J'ai eu la chance de pouvoir
échanger avec elle à ce sujet là. Ça a failli se faire puis ''plouf'',
pour des questions d'agenda de sortie ça ne s'est pas fait. Peut-être une
prochaine fois. Le rêve reste donc intact.