Camille Green est une consultante en communication qui, en parallèle à ses études, a travaillé pendant 2 ans, en tant que correspondante, dans un journal quotidien régional.
Désormais salariée dans une agence de communication parisienne, à 38 ans, elle s'intéresse toujours au journalisme et en particulier à la musique, tout en gardant un œil attentif sur la mode et le monde artistique !
camillegreeniswalkingwith@gmail.com
Cet été, il y
a de fortes chances que vous dansiez sur les sons électro-pop du producteur
français LUDE. Ce jeune multi-instrumentaliste de 24 ans, formé dans des écoles
de renoms au Royaume-Unis et aux Etats-Unis, cumule pas moins de 4 millions de
streams grâce à ses compositions très entrainantes ! Bonne nouvelle,
l’artiste est de retour avec son sens inné de la mélodie et il nous laisse
enfin officiellement écouter le son de sa voix en passant pour la première fois
derrière le micro. Le premier single « Missing You », un mélange subtile d’electro-pop
aux accents folk ne peut pas laisser indifférent tout clubbeur qui se respecte.
Selfie par LUDE
Comment as-tu fait tes premiers
pas dans la musique ? Puis comment est-ce devenu ton métier ?
A
l'âge de 6 ans, mon père m'a offert ma première guitare. Peu de temps après,
j'intégrais le Conservatoire dans lequel j'ai étudié jusqu'à l'âge de 12 ans.
La
musique est devenue un métier quand j'ai décidé après le bac, d'intégrer deux écoles
de musique : Brighton Modern Institute of Music (Royaume-Uni) et Berklee
College of Music (Etats-Unis). Durant mes études, j'ai notamment préparé 4
premiers titres dont "Walk Of Shame".
Pourquoi as-tu décidé de changer
de nom de scène et de passer de Lucas à Lude ?
Mon
premier nom "LUCAS." était difficile à identifier sur les plateformes
et les réseaux. J'ai préféré trouver un nom unique qui me corresponde,
"LUDE".
Que raconte ton nouveau single « Missing
you » ?
Cette
chanson raconte une relation « longue distance ». J'y exprime ces
sentiments, bons et moins bons.
Comment as-tu rencontré Trévor de
Verteuil qui chante sur ce titre ?
J'ai
rencontré Trevor à Berklee lors de mes études. Excellent chanteur et
compositeur, j'ai décidé de collaborer avec lui sur ce titre, après avoir
travaillé sur « Walk of Shame » auparavant.
C'est la première fois que tu
passes derrière le micro en faisant les cœurs de cette composition. En avais-tu
envie depuis longtemps ? Va-t-on désormais plus entendre ta voix dans tes
prochaines compositions ?
C'est
une première "officielle". Je compose naturellement les voix avant
des les présenter aux chanteurs et chanteuses. J'ai donc l'habitude de les
chanter préalablement. Il y a des chances que vous retrouveriez ma présence
vocale dans mes prochaines compositions.
Le décès d'Avicii a beaucoup
touché la profession. Quel est ton regard sur son parcours, sur sa contribution
dans ce milieu ?
Tim
(Avicii), c'est littéralement le producteur qui m'a donné le goût de la musique
Electro. J'avais déjà été très touché lorsqu'il a annoncé son retrait quelques
temps auparavant. Je connaissais et étudiais chacun de ses albums. J'ai été
profondément choqué par sa disparition. Il restera à mes yeux mon exemple
principal. Qu'il repose en paix.
Quels sont tes projets ?
Aujourd’hui,
je me concentre énormément sur le processus créatif et compose de nouveaux
morceaux. Beaucoup de choses seront à annoncer...
Tu es plus addict à Snapachat,
Twitter, Instagram ou Facebook ?
J'essaye
de garder une approche délicate avec les réseaux sociaux pour ne pas en abuser.
Cependant Instagram est mon favori.
Le 25 mai 2018, Woody
Murder Mystery reviendra sur le devant de la scène avec un nouvel album
« Lost in Beaucaire » (Freemount Records). Ce trio français a
concocté 12 titres pop doux et apaisants, en anglais ou en français, qui nous
transportent jusqu’à Beaucaire, une ville du Sud de la France. Rencontre avec
Baptiste Rougery qui non seulement écrit et chante sur cet album mais on
peut aussi l'entendre derrière la batterie, les percussions, la basse, le clavier
et la guitare…
Comment avez-vous faits vos
débuts dans la musique ?
Avec mes parents ! J’étais entouré des Beatles avec ma
mère et Jacques Dutronc avec mon père. Après avoir écouté ce qu’ils
avaient à me faire écouter, je me suis mis à la pratique instrumentale en
commençant par le saxophone puis l’accordéon (pourtant peu présents dans ce que
j’écoutais), puis j’ai appris seul à jouer d’autres instruments tout en
étoffant mon bagage d’influences.
Comment vous êtes-vous rencontrés avec
les autres membres du groupe (Jeanne Monteix et Grégoire Lafarge) ? Et comment
est né le nom du groupe Woody Murder Mystery ?
Je suis à l’origine de la création de ce groupe qui a vu le
jour en 2012. Il est la continuité de mon premier groupe de musique que
j’avais formé en 2004. Les influences avaient cependant évolué et pour
marquer le coup le groupe a changé de nom. J’aime beaucoup le cinéma de
Woody Allen et le nom est simplement emprunté à l’un de ses films
« Manhattan Murder Mystery ».
Que raconte la
chanson "Lost in Beaucaire" ? Pourquoi avoir choisi ce titre
pour
cet album ?
Elle est la bande originale de la ballade que j’ai faite
dans cette ville du Sud de la France, en 2014. L’ambiance y était particulière,
un peu comme s’il s’y était passé beaucoup de choses à une époque lointaine.
Concernant le titre, il fallait choisir un titre pour
l’album qui regroupe de vieilles chansons et des chansons plus récentes.
Elle exprime quelque part le mélange anglais et français que l’on
retrouve dans l’album.
De qui vous êtes-vous entourés pour
créer l'album ?
Pour la partie enregistrement et mixage : de moi-même, puis
à un moment donné de Benjamin Tessier (ex-Kissinmas) et Jérémie Bois (Adam
Wood). Pour la partie mastering : Simon Caponi de Basalte Studio. Et
la maison de disque est Freemount Records !
On peut lire sur la
biographie du groupe que l'album est écrit en forme de
kaléidoscope. Qu'est-ce que cela signifie ?
La biographie du groupe a été écrite par le journaliste
Hervé Deffontis, il s'agit surtout d'une image qu’il s’est faite de
l’album. Je n’ai pas encore eu l’occasion de le croiser, mais je lui demanderai
!
En règle générale, les artistes
choisissent de chanter en français ou en anglais... Dans cet album, on
trouve des chansons en français et en anglais. Pourquoi ce choix
?
Et
bien pour moi il n’y a pas de règle ! Il y a déjà suffisamment de règles pour
que je m’en impose en musique. J’aime ces deux langues. C’est venu
naturellement lors de la composition des morceaux.
Que raconte le titre "White
Guy" ?
Ce
titre raconte mon histoire d'amitié avec mon ami d'enfance Pierre. Nous
sommes très proches mais avons pris deux chemins de vie différents.
Vous êtes plutôt accro à Twitter,
Facebook, Instagram ou Snapchat ?
Aucun.
Je déteste les réseaux sociaux. Le groupe à une page Facebook par contre !
Nous
sortons l’album Lost in Beaucaire en France, le 25 mai. Et un concert aura lieu
au Fotomat à Clermont-Ferrand pour fêter la sortie. J’espère que d’autres
concerts suivront !
30 mars 2018… Cette date est inscrite dans l’agenda
de nombreux fans du duo français Part Time Friends puisqu’elle signe leur grand
retour avec un album confectionné entre Los Angeles et le Royaume-Uni. Ce
nouvel opus intitulé « Born To Try » est une réponse à la dictature
du cool et aussi à des critiques reçues sur leur physique… Pauline et Florent
ont ainsi perdu une certaine naïveté mais ils n’ont pas perdu la main pour
fabriquer des titres pop qui donnent envie de danser, dévoilés en
avant-première le 20 mars au Café de la Danse (Paris). On entend désormais plus
distinctement la voix de Florent, les synthés organiques et les guitares
électriques contribuent à apporter un son plus musclé. Loin du star système, la
pureté de Part Time Friends apaise tous les maux.
Selfie - Part Time Friends
Qu'avez-vous
fait depuis notre dernière rencontre en
mars 2015, pour parler de votre deuxième EP « Art Counter » ?
Ola ! Ça fait 3 ans tout pile quand on y pense ! Pas mal de
choses…
Après la sortie de notre 1er album en 2016, tout ne s'est
pas déroulé exactement comme on l'aurait voulu. Il y a eu plein de petites choses
cool, des supers concerts et rencontres mais on a eu beaucoup de mal à faire
décoller l’album. Le vrai déclencheur ça a été d’apparaître dans une publicité de Citroën, ça nous a donné une exposition que les médias ne nous
avaient pas permis d’avoir jusque-là.
Après, on a été très occupés et on a vécu des moments
magiques, ceux pour lesquels on a voulu faire de la musique il y a 10 ans : des
scènes incroyables, comme celle des Francofolies 2017. On a eu la chance de
voyager à Los Angeles et Tokyo par exemple et surtout... On a gagné le droit de
faire ce deuxième album dans des conditions magiques. Big up pour « Un
plan simple », notre label. Et donc nous voilà !
Que raconte ce nouvel album « Born
To Try » (30.03.18) ?
On avait envie d'un titre qui résume tout. On a longtemps pensé appeler l'album
« Streets And Stories » mais on trouvait ça trop générique, pas assez
marquant. Pendant l'enregistrement, on bloquait sur une chanson. On n’était
pas satisfait et cette phrase est sortie puis le reste du morceau a suivi. Au
final, le titre de cet album veut dire exactement la même chose que le titre de
notre premier disque mais 3 ans plus tard, avec toujours autant d'envie et
d'espoir mais bien moins d'illusions.
« Born To Try » parle de ces 3 dernières années : de nos moments
forts, bons et mauvais. On y raconte aussi des histoires sur des lieux qui nous
ont marqués.« Born To
Try » quand on y pense, c'est quasiment un oxymore.
Vous dites avoir perdu en naïveté après
avoir subi de plein fouet la dictature du cool et les remarques sur votre
physique. Cet album est-il une réponse à vos détracteurs ?
Oui, on a perdu en naïveté car la musique est devenue un job à bien des égards
et puis on a aussi vu le vrai visage de beaucoup de choses, de certaines
personnes…
Attention on n’est pas des « bisounours » mais on a quand même
l'impression que de nombreux groupes auraient mieux fait d'ouvrir une agence de
pub. Aujourd'hui on parle de « projets » et plus de
« groupe ». On a rien contre communiquer, c'est même marrant mais ça
doit venir après, pas avant les chansons et s’il y a un fond de vérité dans ton
image, c'est bien aussi.
Mais non, jamais la musique ne sera une réponse à ça, ni à n'importe quoi
d'autre. C'est trop important pour nous pour qu'on le réduise. Écrire, composer, jouer c'est ce qui nous
prend le plus aux tripes, ça sera toujours dans l'action pas dans la réaction.
Crédit photo : Simoné Euzebio
De qui vous
êtes-vous entourés pour réaliser « Born to Try » ?
On est reparti au même endroit (Monmouth
- Pays de Galles) que pour le 1er disque avec exactement les mêmes
personnes. Tom Manning aux mannettes, qui entre temps a repris le studio Monnow
Valley, Ben Christophers nous a aidés à arranger l'album aussi. Ils étaient
déjà là pour le premier disque et on avait confiance en eux. On avait des
chansons ainsi qu'une ligne directrice claire et forte cette fois-ci. Et puis
Tom n'hésite pas à nous pousser vers le haut, ce qui crée des jolis moments de
tensions durant lesquelles on a envie de se coller des gifles, mais aussi et surtout
des putains de bonnes chansons !
On a aussi fait un titre avec Dan Black qui est devenu notre
grand frère et psychiatre parfois quand ça ne va pas entre nous ! Enfin nous
avons fait une chanson avec Guillaume L'Hostis qui est notre ingénieur son, notre
guitariste et qui a mis en place tout notre live. C'est vraiment quelqu'un de
super et talentueux. Du coup, on voulait vraiment faire un titre avec lui.
Ce disque on l’a fait avec des gens en qui on a confiance, qui ont quelque
chose à jouer et surtout qui aiment Part Time Friends.
Sur cet album, on entend davantage la
voix de Florent. Est-ce une volonté de votre part ?
Oui c'est voulu. Sur le premier album, c'était un peu sous
mixé. C'était un axe d'amélioration... Et puis je chante un peu moins mal ah
ah…
Le titre « Streets & Stories » a été
enregistré à Los Angeles. Qu'est-ce qui vous a amené là-bas ? Pourquoi n'y avoir
enregistré qu'un seul titre ?
Ça c'est une belle histoire. Un éditeur américain a entendu un peu par hasard « Here
We Are » et ça lui a donné envie d'écouter l'album, qui lui a donné envie
que l'on vienne à Los Angeles pour des sessions de songwriting avec ses
artistes à lui. Durant l'une d'entre elles, nous avons fait ce qui est devenu « Streets
& Stories ». Ce gimmick de sifflets, on l'avait depuis très longtemps
et là on en a finalement fait une chanson. A la base, ces chansons se
destinaient à d'autres artistes mais celle-là on voulait vraiment la garder !
D’où vous est
venue l’inspiration pour créer « Street & Stories » ?
Rune Westberg avec qui nous avons fait « Streets & Stories » est
un Danois, installé aux Etats-Unis depuis plus de 10 ans. Et le côté
"européen" de nos villes lui manque, on est donc parti sur cette idée
pour créer cette chanson. Contrairement à L.A qui est une ville relativement
récente, carré et assez impersonnelle, on voulait parler de ces villes où tu peux
te déplacer et vivre à pied, ces villes qui deviennent ta ville, presque comme
une personne à part entière. On adore L.A aussi mais c'est vraiment différent
des villes européennes.
Vous avez de nouveau collaboré avec Dan
Black qui a coécrit le titre « Hear That Sound ». Aviez-vous gardé le contact
avec lui depuis « Summertime Burns», enregistré ensemble ?
Dan, c'est vraiment un chic type. Il nous a toujours aidés
tout au long de ces trois dernières années. On a fait des chœurs sur son album,
coécrit des chansons. C'est lui qui nous a présenté Guillaume L'Hostis. Il a
toujours été bienveillant et de bon conseil dans les moments difficiles. On a
senti depuis le début qu'il aimait vraiment nos chansons.
« Hear That Sound » est née en studio quand nous
étions au Pays de Galles et quand nous sommes rentrés, on avait vraiment envie
de la finir avec lui. On en est très content et comme d'habitude, on s'est bien
marré !
Avez qui rêveriez-vous de collaborer ?
Plein de gens : Rihanna, Christopher Owens, Bill-Ryder Jones, Frankie
Cosmos, Belle And Sebastian, Franck Black (Pixies), les XX, Daughter...
Et pleins d'autres ! Faire des chansons avec ces gens ça serait génial.
Vous écoutez quoi en ce moment ?
Les albums qui nous ont marqués en 2017 sont ceux des XX et de DMA’s, un groupe australien
improbable et très 90´s dans le son et la compo. On écoute un peu de tout sur
la route sinon, d’Alex Cameron à Harry Styles, en passant par Véronique Sanson
et Liam Gallagher dont on a adoré le grand retour !
Vous êtes plutôt Facebook, Instagram,
Twitter, Facebook ou Snapchat ?
Je pense que notre préféré c'est vraiment Instagram, on aime
bien faire des stories assez drôles. Mais on utilise les 3, c'est devenu une
obligation aujourd'hui.
DEER sera de retour sur le devant de la scène
le 12 février 2018, aux Trois Baudets (Paris), pour fêter la sortie de son EP,
From The Shore (Attuned Records). Comédien, compositeur, guitariste, chanteur…
Laurent Marion, le leader de ce projet folk-alternatif, a de nombreux talents.Ce Français à la voix suave, admiratif
de l’œuvre du chanteur britannique Nick Drake, a laissé son côté sombre, dévoilé
dans son premier EP, pour mettre en avant dans ce nouvel opus des jours
meilleurs.
Autoportrait par DEER
Comment avez-vous fait vos premiers pas dans la musique ?
Je n’ai qu’un seul souvenir de mes premières notes de musique, celles partagées
avec mon grand-père qui m’a appris « Au clair de la lune » sur son
vieil orgue technics des années 1970. Plus tard, sur le piano de ma grand-mère,
je relevais à l’oreille des vieux standards de Charles Trenet qu’elle me
chantait. A 7 ans, je me suis mis au saxophone puis au piano, à 13 ans. Et maintenant,
je joue d’une dizaine d’instruments sans pour autant prétendre les maitriser
totalement, mais je compose avec.
Comment vous êtes-vous rencontrés avec
les trois autres membres du groupe ?
Nous nous sommes rencontrés après de
nombreuses auditions et grâce aux conseils d’anciens membres du groupe. Yoann,
qui est le plus ancien sur ce projet, je l’ai rencontré durant une tournée dans
le sud de la France. Il a relevé le défi d’apprendre le répertoire très
rapidement. Axel mon batteur est arrivé dans le groupe peu de temps après sur
la recommandation de Yoann, et Nagui mon guitariste a été sélectionné sur une
audition.
Le nom DEER est-il un clin d'œil à une passion pour le monde animal ?
Oui complètement, j’ai trouvé le nom
en me remémorant le film « Princesse Mononoké » de Hayao Miyazaki où
à la fin un dieu cerf, à tête de singe, réconcilie les hommes avec le
règne animal. C’est un moyen pour moi de mettre le projet au dessus de tout et
surtout de moi-même. DEER c’est mon animal totem dans la tradition
amérindienne. Et c’est un symbole de bon présage dans beaucoup de cultures du
monde. C’est un autre moi transfiguré en messager de renouveau.
Est-il vrai que votre musique folk est inspirée du Britannique Nick
Drake ?
Oui, en grande partie. L’œuvre de
Nick Drake est pour moi une fresque poétique sans fin, j’y ai trouvé une sorte
d’inspiration qui m’a donné envie de partir sur des compositions très
personnelles et une nouvelle façon de penser mes mélodies ainsi
que d’aboutir à un minimalisme dans l’écriture (guitare/voix). Il reste
cependant des morceaux orchestral de Nick Drake qui m’ont donné envie d’écrire
pour orchestre ou quatuor.
Que raconte votre nouvel EP From The Shore qui sortira le 12 février
2018 ?
Mon nouvelle EP parle des événements
qui ont marqué ces deux dernières années, des événements tragiques pour la plupart
mais que j’aime transformer en récit épique où je peux encore faire triompher
une lueur d’espoir.
Mon premier EP explorait des côtés
sombres de moi, celui-ci laisse entrevoir des jours meilleurs malgré le
pessimisme ambiant. Je parle de la maladie d’Alzheimer de ma grand-mère dans
une ode aux souvenirs et à la musique qu’elle m’a fait partager. Je rends
hommage aux victimes du Bataclan dans une instrumentale amérindienne-orientale,
et je n’hésite pas à parler des irrévérences des hommes envers les animaux en
empruntant le poème d’Emily Dickinson « wounded Deer » Je finis mon EP en
parlant de la solitude d’un gardien de phare dont l’amour renaît subitement et
l’amène à voyager à nouveau.
Mon inspiration vient
essentiellement des voyages que je fais mais aussi des personnes que j’ai
rencontrées jusque-là. Le cinéma aussi m’a énormément nourri d’images que
j’aime transformer en musique. Mon EP sortira en version physique le 12 février
à l’occasion d’un concert aux Trois Baudets et en digital dans le courant du
mois. J’ai collaboré avec mes musiciens qui me suivent en concert depuis 2 ans
maintenant, Yoann Godefroy à (contrebasse), Nagui Mehany (guitares) et Axel
Hache (batterie et percussions). Pour ce qui est de la réalisation de cet EP,
Benjamin Laffont est venu travailler dans mon studio le DEER Studio Paris que
je viens de créer en plein centre de la capitale. Une bonne pléiade d’invités
mon rejoignent pour étoffer certaines chansons comme Octavio Angarita (violoncelle)
ou encore Anandha Seethanen (chant).
Avec qui rêveriez-vous de collaborer ?
Je rêverai de collaborer avec
Eddie Vedder, Ben Harper, Pura Fé, Hugh Coltman, John Smith, Alela Diane, Peter
von Poehl, Olafur Arnalds il y en a tellement…
D'où vous vient votre goût pour la nature et l'environnement ? Comment
en êtes-vous arrivé à mener une campagne pour la défense de la Camargue pour
WWF ?
Oui étant moi-même de la campagne et
ayant grandi une partie de ma vie avec un beau-père berger j’ai évolué au
milieu des taureaux et des chevaux.
Le parc régional de Camargue est un
de mes lieux préféré pour rechercher l’inspiration et je soutiens notamment WWF
car leur action me semble juste et constructive pour les années à venir et ce,
depuis longtemps.
Concernant la campagne pour la
protection du parc Régional de Camargue, il s’agit d’un des enjeux forts de
WWF. Je ne suis qu’un soutien pour WWF et n’hésite pas à parler avec mon public
des points qui sont représentés chaque année dans le rapport WWF. C’est une mission pour moi
d'aiguiller mon public vers cette ONG qui a de très beaux objectifs. Et en
achetant mon nouvel EP (sortie 12.02.18), 1 euro sera automatiquement reversé à
l’organisation.
Avec un tel engagement écologique, comment survit-on lorsqu'on passe
d'habitant de la Camargue à Parisien ?
Il y a la mémoire de mon enfance que je fais vivre au travers de mes
chansons... En ça la musique me permet de voyager tout en restant dans mon
studio, il y a le sport que je pratique en plein bois de Vincennes au sein du
PUC baseball et il y a simplement des retours au pays une fois par mois si
possible qui me permettent de me reconnecter avec mon environnement favori.
Mais il y a une attitude et des discussions sur les enjeux écologiques avec mon
public. Je partage avec eux mes envies et mes peurs et voir comment on peut changer
ça...
Vous êtes plutôt Facebook, Twitter, Snapchat ou Instagram ?
Facebook, pour la relation immédiate
avec mon réseau et Instagram pour le côté visuel. Je pratique moi-même la
photographie en semi professionnel. Ce qui me permet de partager nos roadtrips
et tournées ou partager simplement mes nouvelles compos avec les gens qui me
suivent
Vous écoutez quoi en ce moment ?
En ce moment j’écoute beaucoup de
choses très diverses mais mon coup de cœur revient à cet album de John Smith
« The fox and the monk » où la guitare et sa voix se suffisent à
elles-mêmes. C’est magique cette facilité déconcertante qu’il a à transmettre
tant d’émotions. Dans un registre plus classique, le dernier album de Max
Richter (compositeur de la BO de la série "The Leftovers") reprend
les quatre saisons de Vivaldi de façon intelligente et subtile. Et encore
Olafur Arnalds, l’ensemble des œuvres qu’il a signé en quelques années est un répertoire
majestueux que je n’ai de cesse d’explorer.
Avec son album « Three Times Lightning », La Rudd alias Human
a confectionné un petit bijou folk dont on ne se lasse pas. Ses mélodies vous
emportent très loin, au cœur de balades secrètes dont l’auteur vous laisse
deviner la destination. La douceur de ses chansons, le rythme festif ou apaisant
de ses mélodies, sa voix atypique ne sont que quelques unes des bonnes raisons
pour découvrir 9 chansons toutes écrites et composées par La Rudd, excepté le
violon préfère-t-il préciser… Grand bien lui a pris de mettre de côté son
groupe Grand National, aux sons électroniques et à l’ambiance new wave pour
explorer les notes oniriques de la folk qui sommeillaient en lui.
Pochette de l'album peint par la femme de La Rudd
Comment
as-tu fait tes premiers pas dans la musique ?
Mon père jouait de la batterie, je m’y suis donc mis
vers l’âge de 7 ans. Et dans mes premiers groupes, j’étais à la fois batteur et
chanteur.
Comment as-tu rencontré Rupert Lyddon et créé le groupe Grand National qui t'a
permis de voyager dans le monde entier ?
Quand j’ai déménagé à Londres, je me suis retrouvé
dans un groupe qui faisait des reprises et Rupert était le guitariste. On a
commencé à écrire ensemble et puis au bout d’un certains temps Grand National
est né.
Pourquoi as-tu décidé de quitter Grand National ?
Avant d’être dans Grand National, j’étais déjà en
train de créer le projet Human. Je comptais un jour ou l’autre y revenir. Grand
National a fait son temps et maintenant je suis retourné à mon projet initial.
Qui est
derrière le projet Human ?
C’est moi,
La Rudd. J’écris mes chansons et j’enregistre la plupart des instruments qui
sont sur l’album, excepté le violon. Et l’album a été co-produit par mon ami
Matt Kemp.
Que raconte l’album
Three Times Lightning, sorti le 26.10.17 ?
Je mets un point d’honneur à ne
jamais expliquer le sens de mes chansons. Elles peuvent signifier des choses
tellement différentes en fonction de chaque personne. Je ne voudrai pas gâcher
l’interprétation de chacun.
Pourquoi
t’es-tu rendu au Maroc pour enregistrer l’album ?
Selfie par La Rudd
Je n’aime pas l’environnement traditionnel du studio.
Je trouve que c’est un peu renfermé et tout est trop parfait. J’aime installer
mon studio dans des endroits intéressants, moins traditionnels. Un de mes amis avait un appartement
au Maroc, disponible pendant 10 jours, j’ai donc sauté sur l’occasion !
Tu es plus
accro à Facebook, Instagram, Snapchat ou Twitter ?
Facebook et Twitter.
Avec qui
rêverais-tu de collaborer ?
Ca aurait été un rêve de travailler avec Neil Young,
Joni Mitchell, Nick Drak, John Lennon.
Du 15 au 17 septembre
2017, SMMMILE, le vegan pop festival ouvre pour la deuxième fois ses portes, au
parc de la Villette, à Paris. Ses 3 fondateurs, tous végans, ont eu envie de
montrer au grand public qu’on peut se faire plaisir en mangeant 100% végétal et
en écoutant de la bonne musique. Au cœur de cette programmation indie, pop,
rock, électro, les visiteurs écouteront notamment, le musicien franco-libanais Bachar Mar Khalifé, les déjantés islandais FM Belfast,
le rappeur américain Mykki Blanco, et Acid Arab qui a carte blanche. Une
programmation qui donne envie de devenir végan au moins le temps d’un week-end.
Rencontre avec Nicolas Dhers, co-fondateur du
festival.
Les 3 fondateurs du festival SMMMILE
Pourquoi avoir décidé de créer ce festival ? Quel est le lien entre la
cause végane et la musique ?
Jean-Benoît, Sylvain et moi, nous sommes tous les 3 musiciens et
végans, cette idée est donc venue assez naturellement ! Nous avions envie de
créer le festival de nos rêves en tant que végan, un festival où l'on a
l'embarras du choix et où tout le monde peut se faire plaisir en mangeant 100%
végétal. Mais nous avions aussi envie de profiter de ces instants de vivre
ensemble, ces parenthèses hors du temps que sont les festivals pour que les
gens puissent découvrir le mode de vie végan, en douceur, en musique et être un
peu plus sensibilisé à cette cause.
D'où vient le nom du festival « SMMMILE » ?
C'est une référence claire à un
album des Beach Boys que l'on adore, nous sommes tous fans de pop et
d'harmonies vocales, Sylvain est même un chef de cœur émérite ! Les 3 MMM c'est
pour le coté gourmand ! Un grand MMMiam !
Qui sont les têtes d'affiche du festival ?
Cette année les têtes d'affiches du
festival vont vous faire voyager, ce sont :
- Bachar Mar Khalifé un musicien
franco-libanais hors norme et virtuoses, qui vient présenter sa nouvelle
création pour la première fois à Paris.
- FM Belfast, des Islandais complètement fous qui jouent une
pop colorée et très SMMMILE.
- Mykki Blanco, rappeur américain, c'est une vraie bête de
scène et en plus il porte un hip hop militant !
- Acid Arab à qui nous avons donné carte blanche pour le
samedi soir !
Mais au-delà des têtes d'affiches il y a une très, très
belle programmation de groupes à découvrir.
Le festival
réunit une friperie, des créateurs, des tatoueurs de xhiheihi et un disquaire,
quel est le lien entre tous ces exposants ?
Le lien le plus évident c'est que
tout ce qui est proposé est végan. L'idée est toujours la même, montrer qu'il y
en a pour tous les goûts, tous le styles et qu'être végan, c'est cool ! Et que
cela peut être accessible, la friperie est là pour en témoigner.
Qui sont les chefs végans invités ?
Alors il y en plusieurs, c'est
David du Potager de Charlotte qui va prendre les cuisine du restaurant du
festival. Nous avons aussi des démonstrations avec Olivier Picard et Sébastien
Kardinal. Enfin nous avons en point d'orgue un dîner gastronomique, c'est Tamir
Nahmias, jeune chef d'origine israélienne qui va relever le défis de faire un
dîner gastronomique végan. Cela promet d'être un véritable voyage et une
expérience gustative hors norme.
Les enfants auront aussi des ateliers de cuisine qui leurs sont
réservés, est-ce que dans la programmation indie, pop, rock, électro certains
artistes leur sont plus destinés ?
Nous travaillons à des siestes
musicales pour les enfants, cela va être annoncé sous peu alors restez à
l'écoute !
Vous êtes
plus accro à Facebook, Twitter, Instagram ou Snapchat ?
Facebook et Instagram !
Qui
rêveriez vous d’accueillir sur la scène de ce festival ?
Si nous avions un budget illimité, la crème de la crème des
végans : Sir Mc Cartney en duo avec Damon Alban !