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lundi 19 janvier 2015

Ruddy Descieux donne de la voix au cinéma avec Discount


Autoportrait le 6.01.15 au Bistrot des Cinéastes - Paris

Après un premier EP XY réalisé en 2012, Ruddy Descieux revient sur le devant de la scène en s'attelant cette fois-ci à l'exercice du 7e art. Ainsi, dès mercredi 21 janvier, Century, la toute nouvelle chanson de l'artiste, sera à l’affiche du film Discount dans lequel joue notamment Zabou Breitman. Rencontre avec l’artiste dont l’univers tourne toujours autour de la musique même dans ses rêves.

Depuis 2012, la sortie de ton dernier EP, qu’as-tu fait ?
A la sortie de mon EP, j’ai effectué une série de concerts parisiens. Sur scène, nous pouvions être jusqu’à 6 ou 7 musiciens, ce n’est pas toujours facile à gérer. Au final, les concerts étaient plus épurés, les morceaux de l’EP étaient réarrangés pour aboutir parfois uniquement à un son piano/voix. Cet exercice m’a encouragé à continuer dans cette lignée très acoustique. Je me suis également produit avec Virgule qui avait sorti son premier EP à la même période. Et en parallèle, j’ai continué à enseigner dans une école de musique.

Quelle a été ta source d’inspiration pour écrire tes nouvelles chansons ?
Les voyages sont déterminants pour moi car ils m’inspirent. Ainsi, certaines chansons ont été écrites hors de France, sur une plage de Crète par exemple, où j’ai été envahi par un sentiment très fort de liberté. Je n’ai même pas encore terminé cette chanson, mais je sais d’ores et déjà qu’elle s’appellera « Mer de Libye ». La Crête est un des rares endroits de la planète qui m’a donné envie de poser mes valises. La Croatie possède également de merveilleux paysages, dotés de contrastes très forts, il y a beaucoup de nature, des éléments dont j’ai cruellement besoin. Parfois, je me lasse du côté urbain de Paris. Je me sens alors plus vivant au contact de la nature, d’horizon, d’étoiles dans le ciel...


Comment ta nouvelle chanson Century a-t-elle été sélectionnée pour être au générique du film Discount, réalisé par Louis-Julien Petit ?
J’ai connu Louis-Julien Petit grâce à des connaissances en commun, le groupe Chkrrr qui avait réalisé des musiques pour son premier court-métrage. Alors qu’il travaillait sur son premier long métrage auto-produit et cherchait des musiques additionnelles, Valentin Mussou du groupe Chkrrr nous a présentés. Quatre des chansons de mon EP XY (2012) ont été utilisées pour illustrer des scènes d’ « Anna et Otto ». Les paroles de mes chansons parlaient à Louis-Julien et avaient un sens avec les personnages de son film.

Et pour son premier long métrage Discount, sorti le 21 janvier 2015, Louis-Julien cherchait une chanson pour le générique du film, je lui ai alors envoyé quelques chansons. Century a été son coup de cœur. Il a alors fallu réarrangé la chanson pour le film afin qu’elle ait une version plus dépouillée, plus intime pour coller à l’histoire. Cela faisait un moment que je souhaitais faire une chanson épurée piano, voix, violoncelle avec la même atmosphère que celle présente dans la vidéo de la chanson Flying tournée pour ton blog (cf. ci-dessous).


J’étais très stressé car cette chanson a été enregistrée en une semaine et donc à une cadence folle. Mais grâce à ce stress est né un moment merveilleux en studio. Le réalisateur m’a livré ses envies, ses désirs. De la version uniquement piano/voix qui existait, on a ajouté un violoncelle et la touche personnelle de chacun des musiciens. 
Nous nous trouvions dans le studio Py à Maisons Alfort, un endroit qui se transmet de bouche à oreille, de passionné à passionné. Il est détenu par un musicien qui a énormément de matériel dont un incroyable vieux piano à queue Pleyel.

Dans quelles circonstances Century a-t-elle été écrite ?
J’ai entendu cette chanson dans un de mes rêves ! C’était un rêve futuriste dans lequel la Terre est partiellement détruite. Alors que je vis sur un satellite, je me retrouve parachuté sur Terre. Et j’ai soudain le sentiment d’une quête à accomplir dont les contours ne sont pas définis. Je me fraie un chemin, je me cache et j’en viens à révéler mes pouvoirs à un frère et une soeur dans une boutique qui pourrait s’apparenter à un magasin du 6e arrondissement, quand soudain j’entends la musique de Century. Je me réveille alors car j’ai envie de garder cette musique en mémoire. Je me suis mis au piano et j’ai commencé à écrire le refrain. Ca ne m’était jamais arrivé auparavant d’être inspiré par un de mes rêves ! Au final, j’ai co-écrit cette chanson avec David Abel.

Mais le plus important reste le sujet du film Discount qui soulève l’adhésion, et dans lequel la chanson est utilisée. Ce film est bien parti pour intéresser le public, je suis heureux d’être associé à un thème aussi fort et aussi bien mené. 
©Ruddy Descieux
En parallèle à cette chanson en générique de film, as-tu un album en préparation ?
En ce moment, j’auditionne des musiciens afin de pouvoir enregistrer un futur album ou EP qui pourrait sortir d’ici l’été. J’ai envie de chansons acoustiques, assez dépouillées et que les passages d’une chanson à l’autre soient cohérents, fluides. A contrario de mon EP XY qui était doté de chansons très éclectiques car arrangées à des moments différents. Cette fois-ci, j’ai envie qu’on ait le sentiment qu’il s’agit d’une famille de chansons.

J’imagine qu’il y aura une base piano, voix, violoncelle avec de la trompette par petites, moyennes ou grandes touches ! L’objectif est de faire un album qui ressemble à ce que le public pourra voir sur scène. 
©Sidney Kwanone - 2015


Que racontent tes chansons ?
Plus j’avance et plus j’ai le sentiment que mes chansons racontent des moments de vie. Par exemple, la chanson Century vient du futur, Save Me met en avant un univers féodal. L’idée est de traverser le temps, l’espace, les souvenirs pour que se dégage une forme de liberté de création. Je suis influencé par beaucoup d’éléments autour de moi.

La chanson Save Me est sans doute née grâce à la série Game of Thrones que je regarde depuis 2 ans. Je ne me fixe aucune limite. A travers des chansons, j’incarne des personnages et les décors peuvent être situés dans le futur, le passé, en France ou ailleurs.

Tes futures chansons seront-elles toujours écrites en anglais ?
Il n’y aura toujours pas de français ! Par contre, je tiens un blog personnel depuis 2 ans, dans lequel je publie des poèmes en français… Je les traduirai peut-être un jour en anglais.

©Sidney Kwanone - 2015
Le graphisme a-t-il toujours une part importante dans ta vie ?
Depuis 2 ans, j’essaye beaucoup de choses, je prends beaucoup de photos, je fais énormément de tests graphiques. Je suis très admiratif des artistes qui arrivent à traduire leur musique en images. J’espère pouvoir trouver un équilibre entre le son, l’image et la scène pour construire quelque chose d’unique.

D’ailleurs ton compte Facebook est très visuel…
Ce compte est l’occasion pour moi d’exprimer ma créativité à travers des photos ou des messages que j’essaye de soigner. Il m’arrive de ne pas être très spontané mais j’essaye de faire en sorte qu’il y ait un sens. Je me retiens parfois de publier certains messages car je pourrais être tenté de succomber au dictat de la phrase efficace. Je vais aussi créer un compte Instagram en lien direct avec les futures chansons de l’album.

Qu’écoutes-tu en ce moment ?
Damon Albarn, j’ai écouté son album un nombre de fois incalculable, sa mélancolie est intelligente et brillante. Je ne m’en lasse pas.

L’album de Mélissa Laveaux que je trouve prodigieux, un des plus réussis ces dernières années. Aucune chanson n’est à jeter à la poubelle. L’album est très fort et très puissant, j’adorerais travailler avec des gens comme ça. Elle a sortie l’album avec le label No Format dont j’aime la démarche visuelle, leur cohérence avec les albums qu’ils produisent pour des artistes intéressants.

Sufjan Stevens, il est complètement barré, ses musiques sont d’une richesse incroyable mais il est parfois difficile à suivre. Il y a une telle profusion, une telle richesse !

As-tu des envies particulières pour tes prochains concerts ?
J’aimerais arriver à me produire dans des endroits insolites. Ca m’intéresse et j’espère qu’avec ce futur album, je pourrai sortir des sentiers battus.

Prochains concerts
25.02.15 au Pop in Paris
20.03.15 à La dame de Canton - Paris

Ruddy Descieux en ligne
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Ecoutez Century

mercredi 31 décembre 2014

Le groupe Animali repositionne Lyon sur l'échiquier musical

Autoportrait confectionné par Animali


Lorsqu’un groupe de musique folk nordique et un autre de pop électronique fusionnent cela donne Animali. Un groupe lyonnais, né en 2013 et qui a sorti son premier EP en mars 2014. Le nom de cet opus « The Spark and three other poorly produced pièces of music » donne le ton. En effet, si l’autodérision semble être le maitre mot de ce quintet, on découvre vite que le groupe cache d’autres talents, capables de nous entraîner dans un tourbillon sonore, parfaitement maîtrisé à l’aide de références à Pink Floyd et aux années 70. Ces cinq musiciens, âgés de 26 et 29 ans, qui font uniquement appel à leurs propres talents pour produire leur musique planchent déjà sur leur prochain EP, à paraître au deuxième semestre 2015. Et qui sait, avec le temps, ces cinq garçons seraient bien capables de suivre les traces de grands groupes français comme Phoenix car le potentiel de leurs morceaux dépasse les frontières de l'Hexagone.

Comment avez-vous fait commencé à jouer de la musique ?
Hadrien Santos Dasilva (batterie) : A l’âge de 10 ans, alors que je vivais au Mexique, j’ai voulu commencer à faire de la batterie pour imiter mon oncle. A 20 ans, je suis entré au Conservatoire de jazz à Lyon.
Nicolas Mieral (basse) : Je commencé à jouer de la guitare en faisant  des reprises de Georges Brassens. Quand j’étais à l’école primaire, j’ai voulu jouer de la guitare électrique mais je n’en avais pas, du coup mon père m’en a fabriqué une. Elle sonnait presque juste car il avait imité le manche de la guitare folk ! Après, j’ai commencé à jouer de la basse dans un groupe.
Benjamin Ricardier (guitare/chant) : J’ai commencé à jouer de la guitare à 14 ans, poussé par mes parents qui voulaient que je fasse une activité. Du coup, j’ai suivi le parcours de mon frère musicien. J’ai commencé par jouer  des morceaux un peu bourrins comme du métal puis j’ai pris quelques cours, j’ai commencé à monter des groupes avec Julien quand on était en seconde. Je me suis formé sur le tas, en m’enregistrant.
Julien Jussey (clavier/chant) : J’ai commencé le piano à l’âge de 5 ans et je suis entré au Conservatoire à 10 ans. J’ai fait beaucoup de musique classique puis un peu de jazz avant de tout envoyer balader. A côté de ça, je suis ingénieur du son,  le travail en studio m’intéresse énormément : réalisation, arrangement, mixage. Je travaille pour le groupe et pour des artistes qui me plaisent.

©Etienne Lescure
Comment vous êtes-vous rencontrés ?
On avait tous des groupes respectifs à Lyon mais il y a un an on s’est rendu compte que le projet autour de notre groupe Animali nous intéressait particulièrement. On s’est ainsi retrouvé au sein d’un studio créé à Villeurbanne Tube and Tape. On est sur la route depuis un an grâce à la sortie de notre premier EP et on s’apprête à en sortir un deuxième.
Comment s’est déroulée la phase de création de ce premier EP « The Spark and three other poorly produced pièces of music », sorti en mars 2014 ?
On a créé cet EP rapidement, on avait quelques morceaux au bout de nos doigts depuis un moment. A l’origine, on avait enregistré des maquettes et quand on a commencé à faire des répétitions, on a particulièrement apprécié le son réalisé. On a alors pris les quatre bouts de maquettes que nous avions et on en a fait quatre chansons. On n’a pas fait de tri, ce sont les quatre premières chansons qu’on a créées qui ont été enregistrées.
Le titre de ce premier EP est un « peu » ironique, non ?
Il y un côté rigolo et grandiloquent. On ne trouve pas que cet EP soit particulièrement mal produit ou mal enregistré. On aime bien la manière dont il sonne, même s’il a été fait avec les moyens du bord, on en est fier.
Certains décrivent votre style de musique comme du « rock psychédélique », qu’est-ce que c’est ?
C’est de notre faute si on nous décrit comme ça, il fallait rentrer dans une case et on a choisi cette description. On ne voulait pas être assimilé à de la musique pop/rock , on a choisi cette étiquette de « rock psychédélique » car il y a beaucoup de sons de clavier dans notre musique, quelques références aux années 70 et on aime bien tout ce qui est expérimental.
Comment avez-vous eu l’idée d’appeler le groupe Animali ?
C’est Sylvain, notre guitariste qui a eu cette idée. Ce mot correspond à l’idée qu’on se fait de notre musique. On aime cette idée de concept non figé, qui est susceptible de bouger, c’est ce qu’on a envie de faire en tant que musiciens.

Comment vous est venue l’idée du thème du clip The Alchemists ?
Nous n’avions pas d’argent pour faire ce clip, on s’est donc entouré de personnes qui sortaient de l’école.  Ils ont aimé notre musique et ont accepté de faire ce clip gratuitement. 
Que cela soit dans ce clip ou dans la pochette de l’EP, on a l’impression que vous donnez une part importante à l’image, c’est voulu ?
Toute la phase de création visuelle est un passage obligé et important. L’artiste Etienne Lescure a créé le visuel du 1er EP. Il y a un côté bordélique dans l’image qui nous correspond bien.
©Etienne Lescure
De nouvelles chansons sont-elles en préparation ?
Même si on possède  un titre qui dure 10 minutes, on a été obligé d’écrire assez rapidement de nouvelles chansons pour faire des concerts. A la sortie du premier EP, on avait déjà quelques morceaux prêts pour la scène. L’idée de ce deuxième EP est d’enregistrer des chansons déjà testées en concert. Il n’y aura pas de surprise pour ceux qui nous ont vu récemment en concert. On finit actuellement d’enregistrer cet EP dans notre studio et on prévoit une sortie au deuxième trimestre 2015. Nicolas et Julien enregistrent, mixent et masterisent nos chansons. On est parfaitement autonome. Tant qu’on ne nous proposera pas de faire ça avec les meilleurs des meilleurs, on continuera à procéder ainsi.
Avez-vous déjà une idée précise de la création graphique ?
Nicolas a pensé à mettre des Pingouins partout, sur scène et sur notre pochette. Cette idée vient du cerveau malade de certains membres du groupe… Et le prochain clip de la chanson Hysterical Star mettra en scène un ours dans une machine à laver.
Est-ce que c’est facile de gagner sa vie en tant qu’artiste ?
Pour le moment, on ne vit pas de notre musique. Sur les cinq membres du groupe, il y a trois intermittents du spectacle et deux membres du groupe travaillent en parallèle. A moyen terme, la seule solution pour vivre de notre musique serait d’être intermittent, c’est une sorte de rêve en tant que musicien (rires). Sinon, il faut réussir un coup publicitaire et on pourra s’acheter une maison (rires).
Comment vous positionnez-vous face au problème du téléchargement illégal ?
On fait partie de cette génération qui a grandi en téléchargeant énormément, il est donc difficile de se positionner contre. Par ailleurs, le peu de ventes digitales qu’on a faites nous ont très peu rapporté. Notre stratégie c’est plutôt d’encourager les gens à télécharger. C’est une démarche de soutien, on estime que si quelqu’un a aimé un disque, il peut décider par la suite de l’acheter.  Mais on a avant tout envie d’inciter les gens à nous écouter et le moyen direct c’est la gratuité. On ne fera  pas comme Metallica qui fait des procès aux personnes qui téléchargent leur musique illégalement mais ça viendra peut-être.
Animali en ligne

dimanche 23 novembre 2014

Derrière les façades d'un duo français


 
Autoportrait 30.10.14 Studio Montmatre Recording
 A 30 ans, Amélie Festa et Mathieu Maestracci, le duo qui compose le groupe français Facades, peut se targuer d’avoir d’ores et déjà à son palmarès le prix du meilleur clip international, remis en 2012, à Hollywood. Malgré cette distinction, qui aurait pu leur faire ralentir leur rythme, le groupe confectionne depuis plus de 3 ans Those who crossed territories, un album aux sonorités anglo-saxonnes très apaisantes. Retour sur le pacours de ce duo qui construit sa carrière pierre par pierre.
Comment avez-vous fait vos premiers pas dans la musique ?
Amélie : Mes parents ne sont pas musiciens mais ils ont toujours écouté beaucoup de musique anglosaxonne comme Mickaël Jackson, Les Beatles, Otis Redding. A l’âge de 6 ans, ils m’ont inscrite au Conservatoire pour faire du solfège et du piano. Arrivée au collège, j’ai arrêté le Conservatoire et je me suis mise à jouer de la guitare. Et, au lycée, une bande d’amis avait un groupe de rock mais il leur manquait un chanteur. Ils m’ont persuadé de tenter ma chance à leurs côtés. J’ai donc commencé à apprendre à chanter de façon autodidacte et plus tard, j’ai pris quelques cours de chant.
Quand j’ai dû choisir ma voie, j’ai opté pour une école d’ingénieur du son. Selon moi, ça complétait bien ma formation technique de musicienne. Et c’est dans cette école que j’ai rencontré Mathieu.
Mathieu : Comme Amélie, mes parents écoutaient beaucoup de musiques anglo-saxonnes comme Queen. Ils ont toujours détesté les Beatles alors que moi j’adore. J’ai un parcours similaire à celui d’Amélie puisque mes parents m’ont aussi inscrit au Conservatoire vers l’âge de 6 ans en guise d’éveil musical. J’ai voulu faire du saxophone mais je n’avais pas l’âge requis. J’ai donc commencé à faire du piano jusqu’à la fin de mon cursus au Conservatoire, à 15 ans. A cette période, je me suis mis à jouer de la guitare. Et j’ai eu envie de faire autre chose que ce que l’on apprend au Conservatoire, j’en avais marre de Chopin et de Mozart… A 14 ans, j’ai monté mon premier groupe de rock/métal, The Spherical Minds dans lequel je suis resté 10 ans. On a fait 3 albums et tourné en Europe avec un label belge.
Je suis entré à l’école d’ingénieur du son à Paris (ESRA) la même année qu’Amélie. C’est là que nous nous sommes rencontrés,  on avait à peu près les mêmes goûts musicaux. J’avais écrit des chansons pour Spherical Minds mais je voulais y apposer une voix féminine. C’est comme ça qu’on a commencé à travailler ensemble. Au début, on faisait pas mal de reprises, REM, Radiohead, Madonna, les Beatles, Floyd, tous les grands classiques pop rock des années 1990. Puis on a commencé à intégrer nos chansons.
Comment avez-vous rencontré le réalisateur Stéphane Meunier (ndlr : Les Yeux dans les Bleus en 1998) ?
Amélie : J’ai rencontré Stéphane Meunier en passant un casting pour la série Foudre. Je lui ai dit que j’étais musicienne et il n’avait pas trouvé de compositeur pour la série. Je lui ai donné un CD de 5 titres avec les premières chansons de Facades et peu de temps après il me rappelait pour me dire qu’il adorait les chansons. Au final, la série a été reconduite pendant 5 saisons et c’est aussi cette opportunité qui nous a donné envie de persévérer dans ce domaine. Cela a été un fil conducteur pour la suite de notre carrière.
Est-ce que l’on travaille de la même manière en créant pour son propre album que pour une série ?
Mathieu : Cette série a été ma première expérience de composition à l’image. Au début de notre collaboration, Stéphane Meunier nous demandait de composer ce qu’on aimait sans se coller aux images de la série. Dans les compositions, il voulait avant tout écouter la voix d’Amélie qu’il adore. Par la suite, j’ai fait davantage de compositions en fonction d’images que je voyais. Mais Amélie n’a jamais eu à chanter devant un écran pour se synchroniser avec des images de la série.
Dans la série, il y a d’ailleurs beaucoup de chansons de Facades que l’on entend presque en entier, jusqu’à 2/3 minutes, ce qui est rare à la télévision. Et c’est ce qui nous a permis de nous faire connaître, nous avons constitué l’identité musicale de Foudre. Quand les gens entendaient des chansons, ils les identifiaient bien à Facades. Et grâce à la série, à l’époque, quand Myspace était encore le régulateur de la popularité d’un artiste, nous pouvions atteindre jusqu’à 7 000/8 000 écoutes pas jour, on a même été à plusieurs reprises dans le « top artistes » Myspace.
Comment avez-vous trouvé le nom du groupe Facades ?
Mathieu : C’est toujours l’enfer de trouver un nom de groupe… L’idée m’est venue grâce à un  compositeur américain que j’adore Philip Glass. Il a réalisé beaucoup de musiques de films comme The hours, Le rêve de Cassandre, The truman show. Et dans un de ses albums il y a un morceau qui s’appelle Facades. J’aime bien ce mot et ce qu’il me rappelle, c’est donc une petite référence à ce morceau et un hommage au compositeur. Ce mot est assez symbolique, chacun l’interprète à sa manière. Ca me fait penser à un mur qui soit sépare les gens, soit les relie et j’aime bien cette idée là.
Quel est votre style de musique ?
Amélie : Notre style est difficile à décrire, il est issu de nombreuses influences : des compositeurs contemporains, des grands classiques de la pop, de notre formation classique, les groupes électro que nous écoutons… On a intégré tout ça dans cet album, il peut donc y avoir des morceaux simples, guitare/voix plutôt folk, des synthés, des instruments classiques, etc.
Mathieu : On ne change pas de style avec le  temps mais on mélange plus les genres, on cloisonne moins chaque morceau. Au sein d’un même morceau, il peut y avoir plusieurs influences. 



Que raconte l’album Those who crossed territories sorti en novembre 2014 ?
Amélie : Il y a des morceaux très personnels, d’autres qui s’inspirent de ce qu’on peut voir de la vie de nos amis ou de ce qui arrive dans le monde. 
Mathieu : Et en ne dévoilant pas le sens précis de nos morceaux, cela laisse libre cours à l’interprétation. C’est la base de la musique et c’est ce pourquoi la musique me fait vibrer, il faut faire ses propres projections même si on ne peut pas toujours être abstrait. Cet album a forcément  été conditionné par ce que l’on a vécu au moment où l’on composait mais cela fait tellement de temps que l’on travaille sur cet album, 3 ans environ, que l’on ne peut pas dire qu’il est le reflet d’une période précise de notre vie.
Et le titre de l’album, « Ceux qui traversent les frontières » renvoie à ce que nous faisons en tant que musicien, nous mélanger et ne pas nous limiter à de simples étiquettes.  En tant que personne, nous voyageons beaucoup et on ramène ça dans notre musique, il y a des influences étrangères. 
« Laisser libre cours à l’interprétation »… Est-ce que c’est cela que vous avez voulu faire avec le clip « Past Scenes » ?
Amélie : Les gens peuvent interpréter la fin à leur manière, il n’y a pas d’explication logique.
Mathieu : Concrètement, il y a un trucage à la fin du clip ! On aime bien les sens multiples : est-ce que la jeune fille est vieille dans sa tête ? Est-ce qu’elle est vieille physiquement mais jeune dans sa tête ? On aime cette dualité…
 
D’ailleurs vous avez reçu le prix du meilleur clip international 2012 au festival Apalooza, à Hollywood. Comment cela s’est-il passé ?
Amélie : On a participé à un concours international, « 48 Hours music video project ». Le principe est de faire un clip en 48 heures. L’équipe de réalisation WOOW YOUR LIFE nous a tirés au sort et on a commencé à travailler ensemble alors qu’on ne se connaissait pas.
Mathieu : C’était super on n’a pas dormi pendant 48 heures… On a été tiré au sort un vendredi soir, on a passé la nuit à écrire l’histoire avec l’équipe composée d’une dizaine de personnes. Le lendemain on a tourné toute la journée et toute la soirée. L’équipe a commencé à monter le clip dans la nuit du samedi au dimanche, le dimanche on a fini de tourner le matin, puis on a fini de monter le clip le dimanche après-midi. 
En rencontrant cette équipe, il y a tout de suite eu une alchimie, c’est aussi pour ça que le clip est aussi bien. Ils ont tout de suite cerné le double sens de la chanson, l’esthétisme que l’on aime et qui correspondait à leur univers. 
Amélie : On a participé à la finale française que nous avons remportée en mai 2012. Ce qui nous a permis de participer à la finale internationale à Hollywood, en mars 2013.
Mathieu : On était en compétition avec beaucoup d’autres pays mais on a remporté cette finale.
Quelle a été votre méthode de travail pour l’album qui vient de sortir ?
Mathieu : On a écrit et composé toutes les chansons tous les deux. On s’est entouré d’une dizaine de musiciens pour jouer de tous les instruments dont on ne sait pas jouer ! Je joue de la guitare, du clavier, je fais la programmation, les sons électronniques. On a travaillé avec des musiciens de studio comme Julien Tekeyan, le batteur de Khaled qui joue aussi avec Féfé, Jeff Tekeyan, qui a été le bassiste d'Asa, Nicolas Matthuriau, l'acolyte de Vincent Delerm, Stéphane Montigny, le tromboniste d'Olivia Ruiz et de M.
J’écris les arrangements et ensuite avec les musiciens on les adapte. Il n’y a rien de figé mais en même temps on ne laisse pas de place à de l’improvisation. Par exemple, pour le batteur je lui écrivais la grosse caisse et la caisse claire et pour le reste il se débrouillait. J’essaye d’apporter des bases aux musiciens mais comme ce sont de grands musiciens, j’avais aussi envie de leur laisser une certaine liberté. D’ailleurs, la plupart des musiciens nous ont accompagné sur scène, au Divan du monde. 
Comment avez-vous rencontré la chanteuse allemande Tokunbo du groupe Tok, Tok, Tok  et fait un duo avec elle ?
Mathieu : J’adorais ce groupe et on avait un ami en commun avec la chanteuse. On lui a fait passé notre album, elle nous a envoyé un e-mail nous disant qu’elle allait suivre notre activité. On lui a proposé de venir chanter sur un de nos morceaux et elle a tout de suit accepté. Les gens autour de nous nous disent que ce titre, In Between, est un des meilleurs titres de l’album.
Que réservent vos prochains concerts ?
Mathieu : On est en train de changer nos prestations scéniques. On était trop sur scène, en effet, à 5 la programmation est difficile. Nous allons donc désormais être 4 avec plus de musiciens multi-instrumentistes. On réduit les effectifs à cause de la crise. Deux dates parisiennes seront programmées en janvier 2015.
Vous vivez votre présence sur Facebook comme un plaisir ou une obligation ?
Amélie : C’est une obligation qui a une certaine utilité malgré tout !
Mathieu : Pour un groupe émergent aujourd’hui, c’est obligatoire d’être sur Facebook à moins de faire un style de musique très particulier. Actuellement nous ne sommes pas de grands fans de Twitter mais dans deux semaines j’aurai peut-être changé d’avis.
J’aime bien l’interface de Soundcloud. Il y a beaucoup de groupes que j’aime, notamment de la scène électronique, très actifs sur ce site. Il y a beaucoup de remixes, j’adore le concept de pouvoir commenter un morceau à un instant précis. C’est pour les gens qui aiment le son, le graphisme.

Facades en ligne

samedi 8 novembre 2014

Absent depuis 9 ans en France, Robbie Williams fait un retour triomphal


1 minute... C'est le temps qu'il a fallu à Robbie Williams pour remplir le Zénith de Paris, le 30 mars 2015. Absent depuis 9 ans des salles françaises, on aurait pu croire que la star britannique boudait la France depuis son dernier concert au Parc des Princes, le 17 juin 2006, lors de sa tournée "Close Encounters". Il prouve le contraire en ajoutant 2 nouvelles dates parisiennes à sa tournée (31 mars et 1er avril 2015).

Cette tournée intitulée "Let Me Entertain You Tour" laisse présager que le chanteur interprétera les meilleurs titres de sa carrière sur scène. Robbie Williams l'a compris, le public français l'attend de pied ferme et ce, depuis de nombreuses années !


mardi 30 septembre 2014

FM Laeti passe la seconde avec l’album For the Music


Après un premier album soul, folk et acoustique, le trio FM LAETI revient sous les feux des projecteurs en octobre 2014, avec la sortie de leur second album For the Music, plus pop et orchestral. Ces chansons retracent les différentes étapes d’une histoire d’amour avec ses attentes, ses joies, ses orages et l’envie de redémarrer ce cercle infernal ! Le riche vécu de la chanteuse du groupe, Laetitia Bourgeois - dont le père était le premier batteur du groupe Kassav' et la mère a participé à la création d’une école de musique à Pointe-à-Pître - sera à coup sûr source d’inspiration de nombreuses futures chansons.


Comment as-tu fait tes premiers pas dans la musique ?
Mon père est batteur, ma mère mélomane et mon beau père pianiste classique. Mes sœurs et moi avons grandi entourées par la musique, de musiciens et d’instruments. Plus jeune, j’ai essayé plusieurs instruments avant de trouver le mien. 
J’aimais chanter, j’ai donc rejoint une chorale de musique de chambre dans un conservatoire local, dans laquelle je suis restée 6 ans ; de 12 à 18 ans. Nous chantions des choses très variés : Stabat Mater de Pergolesi en passant par des chants traditionnels ou des compositions plus modernes. C’est là que j’ai appris à chanter.
J’ai aussi fait partie du groupe de Jazz vocal de mon lycée pendant 2 ans. Le Jazz vocal se concentre sur les standards de Jazz chantés en accapella ou accompagnés d’instruments. On y apprend aussi le Scat. Le Scat c’est des onomatopées qui peuvent remplacer les paroles dans l’improvisation. Ella Fitzgerald et Louis Armstrong en sont les maîtres.
J’ai retrouvé le jazz à Paris.  La musique me manquait et j’ai rencontré des musiciens avec lesquels j’ai monté différentes formations.  

En 2002, tu te rends à Paris et exerces notamment le métier de comédienne. Qu'est-ce qui t'a poussée à revenir à la chanson ?
J’ai aimé faire du théâtre à l’université et ça m'a beaucoup appris, mais je n’ai pas continué une fois installée à Paris. J’ai travaillé dans la mode comme costumière. Très rapidement quelque chose m'a manqué et je me suis remise à la musique tout en travaillant le tissu en parallèle. La musique a tranquillement pris de plus en plus de place. Maintenant c’est ma vie à temps plein.


Que veut dire FM Laeti et qui se cache derrière ce nom ?
Je me présente ainsi : FM LAETI, chanteuse à bord d’un bateau de pirates ! FM LAETI, c’est Laetitia et François-Marie à la composition, Pierre-Marie à la production et une belle bande de musiciens pour nous accompagner.  

Ton parcours est rythmé par les voyages, tu es née en Guadeloupe, tu as vécu au Canada et aux Etats-Unis et aujourd'hui en France. Ces voyages sont-ils nécessaires pour puiser ta source d'inspiration ?
J’imagine que oui, car mon inspiration vient de ce qui m’entoure, ce que je vis, ce que j’observe. Notre musique est pop et soul, voyage et boit les influences. Voyager rafraîchit et donne des idées. 

Que raconte le deuxième album For the Music et dans quel contexte a-t-il été créé ? 
On s’est retrouvé François-Marie, Pierre-Marie et moi à plusieurs reprises, fin 2012 et début 2013, en Provence, pour des sessions d’improvisations. Des heures de travail ont été sauvegardées sur un petit magnéto. De retour à Paris, nous avons écouté et retravaillé ce qui nous plaisait et commencé à réfléchir aux arrangements.

Certains rythmes sont-il un clin d'oeil à ta Guadeloupe natale ? 
Il y a un carnaval sous-jacent dans "The Cove". Je le voulais comme ça, un peu subtil mais bien audible pour les oreilles averties. Marlon B., notre ingénieur son qui a co-réalisé l'album avec FM, a su trouver cet équilibre. 

                                                                                    Wanna Dance par FM Laeti

As-tu eu envie de t'éloigner de l'univers plus acoustique du premier album ?
Oui un peu. On avait envie d’accélérer le tempo et de danser. Nous avons joué avec beaucoup de styles et des instruments datant des années 1980, 1990 et 2000. Les synthés prennent une place importante dans ce disque. Mais nous restons attachés aux ballades, avec des clins d’oeil à la “old school”.

Tu mélanges parfois du créole avec de l'anglais dans tes chansons. Est-il plus difficile pour toi de chanter en français ? Pourquoi n'as-tu pas encore sortie de titre en français ?
Je chante et j’écris surtout en anglais car de 9 à 22 ans, j’ai grandi dans un environnement anglophone. Les idées et l’inspiration me viennent plus facilement en anglais. C’est comme ça. Pour ce qui est du créole, j’aime bien chanter dans cette langue et je trouve qu’elle se mêle bien à l’anglais. Je chanterais en Français quand le moment viendra, quand la mélodie ou la collaboration s’y prêtera.

Avec quel artiste rêverais-tu de collaborer sur un titre ?
Il y en a plein... Lauryn Hill, Devonte Hynes, Paul Simon, Jill Scott, Drake, Prince ou Chali 2Na…

FM Laeti en ligne

dimanche 31 août 2014

Taïni and Strongs, des Lyonnais tout droit sortis d’un bon Tarantino



Autoportrait d'Ambre - août 2014
« Bang ! », un nom particulièrement bien trouvé pour le premier album pop rock du groupe Taïni and Strongs composé de quatre musiciens et d’une chanteuse au timbre de voix facilement reconnaissable. Ces cinq lyonnais âgés de 23 à 37 ans ont réussi avec brio un album entrainant où ils mélangent : des titres qui pourraient tout droit être sortis d’un film de Tarantino et un côté street art acidulé porté par la pochette de l’album, signée par l’artiste peintre Jakè. Rencontre avec Ambre, chanteuse et instigatrice du groupe qui a soufflé cette année ses trois bougies.

© Jakè
Comment as-tu décidé de devenir chanteuse ?
Mes parents mélomanes, écoutaient beaucoup de musique à la maison : Michael Jackson, Steve Wonder, Deep Purple, les Beatles, Queen. Et je me souviens que j’assistais aux répétitions du Groupe de ma tante. Elle était fan de Bowie et m’a transmis sa passion pour la musique. Je suis entrée au Conservatoire municipal à l’âge de 4 ans. A 6 ans, j’ai décidé de faire du piano. A 12 ans, j’ai monté mon premier groupe et puis à l’âge de 20 ans, j’ai décidé d’en faire mon métier.
Comment as-tu rencontré les 4 garçons qui forment avec toi le groupe Taïni & Strongs ?
Je suis le lien entre tous les musiciens : Alwin (clavier) est mon meilleur ami, j’ai rencontré Mathias (guitare) au Conservatoire à Lyon, Damien (basse) est un ami d’un ami et Nicolas (batterie) est une connaissance de Damien.
Que signifie le nom du Groupe Taïni & Strongs ?
Il est toujours compliqué de trouver un nom de groupe, ça prend du temps. Taïni & Srongs est un jeu de mot car je ne suis pas très grande, on a donc voulu mettre en avant le fait que je suis une petite femme au milieu de quatre garçons. Ainsi « taïni » signifie petit en anglais (ndlr « tiny ») et capitaine en japonais. 
© Laurie Franck

Vous vous définissez comme un groupe de « power pop anglophone lyonnais », qu’est-ce que cela signifie ?
On trouve que c’est un peu réducteur d’avoir à définir notre musique. Du coup, derrière le concept « power pop » on veut montrer que notre projet pop est très rock’n’roll durant nos concerts notamment, avec des touches d’électro. On chante en Anglais d’où le terme « anglophone » tout en étant originaire de Lyon !
Après avoir sorti un EP en 2011, le groupe a produit en 2014 son premier album en anglais intitulé « BANG ! ». Que raconte cet album ?
C’est la photo d’un instant de vie. On le définit comme un concept album assez cinématographique, il y a beaucoup d’images et de références. C’est un pèle mêle au même titre que la pochette de l’album. Il s’agit du premier jet de notre histoire, un résumé d’un peu moins de 3 ans de vie de groupe. Pour cet album, j’avais vraiment envie de chanter en anglais, c’est ma culture musicale et cette langue sonne plus simplement que le Français pour moi.
© Laurie Franck

Aujourd’hui beaucoup d’artistes sortent également leur album sous la forme de vinyles, pourquoi ne pas l’avoir fait ?
J’aime bien ce côté vieille école et si nous avions eu assez d’argent nous aurions fait l’album sous la forme de vinyles. En tant que spectatrice, j’apprécie les CD en tant qu’objet et j’aime encore les acheter.
Le groupe est présent sur Facebook, avez-vous prévu d’ouvrir un compte Twitter ou Instagram ?
Pas dans l’immédiat. Le concept des réseaux sociaux est génial et complètement « affreux ». Facebook est un super outil qui nous permet de communiquer gratuitement sur des dates de concert, notre actualité, l’album. De façon ponctuelle, on peut partager des moments de vie du groupe mais notre vie privée reste personnelle. Il faut communiquer auprès du public mais dans la limite du raisonnable car notre vie quotidienne n’est pas très intéressante.
Le statut d’intermittent du spectacle est souvent remis en questions, est-ce un statut indispensable pour vivre votre vie d’artiste ?
Dans le groupe, 3 membres sur 5 sont intermittents. C’est un statut qui nous permet de survivre tout en nous laissant la possibilité de créer à côté.
En 2 ans, le groupe a fait près de 90 concerts. Comment vous préparez-vous avant vos concerts ?
Nous répétons beaucoup avant d’arriver sur scène, nous travaillons tous dur techniquement. Tous les membres du groupe sont d’ailleurs très exigeants avec eux-mêmes. Travailler autant nous permet d’être libéré sur scène. Cela nous permet de lâcher prise et laisser la magie opérer. Ainsi on évite le copier-coller de nos « lives ». Ce n’est jamais le même concert même si les chansons sont les mêmes. Il faut venir nous voir sur scène, ça vaut le coup !
Le deuxième album est-il déjà en cours de préparation ?
Certaines chansons sont déjà écrites et cet album sera dans la même lignée que le premier.
Tu rêverais de collaborer avec qui pour ce prochain album ?
Je ne serai pas contre que Jack White réalise cet album !
Dates de concerts
27 septembre 2014 : Towerfest à Violay
24 octobre 2014 : Le Silex à Auxerre w/Mademoiselle K
30 octobre 2014 : L'Antidote à Bordeaux
7 novembre 2014 : Music Bar au Havre
Taïni & Strongs en ligne