Camille Green est une consultante en communication qui, en parallèle à ses études, a travaillé pendant 2 ans, en tant que correspondante, dans un journal quotidien régional.
Désormais salariée dans une agence de communication parisienne, à 38 ans, elle s'intéresse toujours au journalisme et en particulier à la musique, tout en gardant un œil attentif sur la mode et le monde artistique !
camillegreeniswalkingwith@gmail.com
Depuis vendredi 8 juin, une atmosphère particulière règne au 59 rue de Rivoli (Paris 1er): pour la deuxième année, le festival gratuit Jazz Pas Grave ouvre ses portes jusqu'à demain, dimanche 9 juin.
Les murs du 59 rue de Rivoli sont remplis d'histoire... Le 1er novembre 1999, l'artiste surnommé Suisse Marocain fait partie de la bande qui investit les murs "du 59", un immeuble laissé à l'abandon par le Crédit Lyonnais et l'Etat français. Suisse Marocain se remémore 13 ans d'histoire: "Dans un premier temps, on a nettoyé l'immeuble puis on a ouvert la maison au peuple". Les lieux attirent tout d'abord des peintres puis le squat est investi par des musiciens.
Suisse Marocain reconnait que sans une aide extérieure ce projet n'aurait pu être pérennisé: "En 2001, fortement poussée par Bertrand Delanoë, la ville de Paris achète l'immeuble et nous le confie afin de le faire vivre et de l'entretenir."
Depuis, le 59 est devenu un squat ouvert au public désireux d'admirer les œuvres d'art des peintres qui investissent toute l'année les différents étages. Souvent, la rencontre avec le public est inattendue, interpellé par les musiciens qui jouent dans la vitrine donnant sur la rue de Rivoli, les passants poussent la porte du 59.
Autoportrait: Malamente, le 9 juin
Le violoniste italien, Malamente est lui aussi entré au 59 en arrivant à Paris il y a 7 ans. Simona, une jeune artiste italienne lui avait griffonné l'adresse sur un bout de papier quand il a quitté son Italie natale. Désormais il fait parti de la programmation du Festival Jazz Pas Grave avec son groupe Guappecarto et n'est pas déçu par l'accueille que lui a réservé hier le public: "C'est la meilleure ambiance de Paris, dans une salle de spectacle il y a une grande distance avec le public tandis qu'ici on ne fait pas la différence entre les artistes et les spectateurs". Pour la fête de la musique Guappecarto sera d'ailleurs sur le balcon du 59 rue de rivoli proposant un spectacle musical avec deux acrobates qui danseront sur la façade.
Le Festival totalement gratuit (entrée gratuite, concerts gratuits, nourriture gratuite) ne pourrait cependant pas exister sans la contribution du public. Aurélien, membre de l'association 59 rue de Rivoli, explique: "Le festival se veut très libre, nous voulons faire découvrir à un large public des artistes à qui on ne donne pas forcément la parole dans d'autres festivals. Nous vivons de la générosité du public, si tous les visiteurs donnaient 5 euros, il est évident que nous pourrions penser à une 3ème édition du Festival".
Aurélien raconte que le nom du Festival vient de la signature des peintures de Suisse Marocain: "artiste inconnu c'est pas grave"
Festival Jazz Pas Grave au 59 rue de rivoli(Paris 1er)de midi à minuit
Maxence Cyrin
comptabilise trois albums à son actif, des collaborations avec des grands
couturiers qui ont de quoi rendre jaloux de nombreux professionnels et pourtant
son nom demeure peu connu du grand public. De nos jours être compositeur,
pianiste et orchestrateur sans être chanteur, signifie-t-il ne pas être
"bankable"? Maxence Cyrin veut prouver le contraire.
Autoportrait le mercredi 23 mai chez Ginette, Montmartre
L'artiste n'explique pas vraiment sa vocation pour la
musique. Il se remémore pourtant une maman qui écoutait beaucoup de musique
classique, l'accès à sa collection de vinyles, ainsi que sa "première émotion musicale: Une nuit sous le mont chauve de Modeste Moussorgski". Puis, le
jeune garçon s'attèle à son éducation artistique: à l'âge de 7 ans il commence
le solfège et à 9 ans le piano. A 10 ans à peine, il réalise sa première
composition, "le morceau s'appelait "Danse des Indes", je m’en
rappelle encore, j'avais voulu reproduire le son des Indiens d'Amérique".
Le garçon possède donc déjà quelques prédispositions pour la musique.
A son entrée au Conservatoire de Besançon, Maxence Cyrin se
plait à dire qu'il avait déjà un passé de "showman", "au
collège, j'interprétais des morceaux comme I
was made for lovin' you de Kiss devant mes camarades". "Mais là
où je me suis le plus épanoui demeure au lycée, en classe A3 (lettre et
musique) l'éducation musicale était moins rigide qu'au Conservatoire".
"Je voulais
être prix au sérieux "
Après de telles études, il ne paraît pas anormal que
Maxence commence sa vie professionnelle en travaillant dans une "radio
anarchiste locale". Dans le studio, il s'opposait au quota de
chansons françaises en diffusant des groupes anglais de cold wave. A cette
période, il découvre alors la musique industrielle et se met à la musique
électronique. Puis une certaine routine s'installe: tous les 6 mois, il part à
Paris pour s'approvisionner en musiques. "Je repérais alors les labels qui
m'intéressaient et je leur envoyais des K7. Peek a Boo Records à Lille a été le
premier label à me répondre." Les premiers maxi de l'artiste s'orientent
vers un style techno trance.
A 25 ans, Maxence pose ses valises à Paris «pour faire de
la musique ». Il apprend par cœur tous les opéras de Wagner et devient « crooner
pop » dans des soirées où il effectue de nombreuses reprises comme Born to be
Alive "façon Elvis à Las Vegas". En parallèle, Maxence continue son
expérience à la radio puisqu’il réalise pour radio Nova des portraits chantés
des invités de la station. Puis lassé de ne pas être pris au sérieux, le jeune
homme se concentre sur son objectif, la musique.
De Chanel à Lanvin…
En 2005, Maxence Cyrin sort Modern Rhapsodies puis Novö
Piano en 2009, des albums de reprises où les arrangements de morceaux comme
Where is my mind des Pixies ou Crazy in love de Beyoncé, leur donnent un deuxième
souffle de vie. Le pianiste, lui, explique interpréter des morceaux « façon
Erik Satie ». Des styles de musique très différents se rencontrent alors
et génèrent une certaine méfiance du milieu professionnel, ce qui agace quelque
peu Maxence. « Dans l’art contemporain et dans la mode, c’est très admis
de détourner et de réinventer des styles avec d’autres styles existants à
l’exemple d’Andy Warhol. Personne ne dit à Warhol qu’il n’a rien inventé. J’effectue un travail artisanal car je reprends et décortique
toutes les mélodies ». Un travail qui au final s’apparente à celui des
stylistes.
Maxence commence d’ailleurs à bien connaître le monde de la
mode puisqu’il travaille également au service de grands couturiers.
Dernièrement, il a joué pour le défilé Chanel à Versailles où il a adapté en 15
jours des morceaux électro pop comme ceux de Metronomy ou Empire of the Sun au
clavecin et trio à cordes. Le musicien a également collaboré aux 10 ans
d’Albert Elbaz chez Lanvin à Paris, puis à Pékin; l’objectif : « mélanger une
musique au piano avec de la techno minimale très froide et industrielle à
partir d’une bande son faite par Ariel Wizman ». L’orchestrateur se remémore cette collaboration en imitant
le grand couturier lui dicter des consignes « Tu vois Max, j’ai envie que
ça soit la rencontre de la beauté et de l’horreur ». Au musicien ensuite
de se débrouiller avec la consigne…
Dans le milieu de la mode, l’artiste évolue alors dans un monde plus
ouvert à l’avant-gardisme. « Ces adaptations sont mieux perçues que dans le secteur de la musique qui a du mal à me classer dans des cases et ce, malgré
2 millions de vues sur Youtube » constate Maxence. Difficile donc de
parier sur un artiste que l’on ne peut ni classer dans les cases rock, jazz,
pop, classique ou techno. Le désir de monter sur scène reste alors inassouvi
pour le pianiste.
The Fantasist,
« un moi onirique »
Malgré le manque de confiance des promoteurs pour produire
une musique inclassable, Maxence ne se lasse pas de faire des albums. Avec The Fantasist (mars 2012), l’homme dévoile
pour la première fois ses propres compositions. « Je commençais à être
frustré de ne faire que des reprises et j’avais assez rendu hommage à des artistes ».
Il décrit cet album comme « la bande originale d’un film
imaginaire ». « J’étais mélancolique quand j’ai créé cet album
mais la tristesse est faite pour être transcendée en quelque chose de
beau » qui a pris la forme de cet album de12 pistes. Maxence reste rêveur quand il décrit The Fantasist, ce personnage « pourrait
exister s’il avait beaucoup d’argent car il aurait la possibilité d’être en
dehors de la réalité ».
L’artiste enchaîne donc les projets, il pense d’ailleurs depuis
5 ans à son prochain album plus électronique : de la «space pop, de la
musique planante mais qui restera pop dans l’écriture » et qui comprendra
« beaucoup de synthés analogiques » ; programmé pour 2013. Il
endosse même la casquette de directeur artistique pour le chanteur Nicolas Comment
et a travaillé au piano mécanique l’adaptation, pour la galerie Perrotin, de l’album My God is Blue de Sébastien Tellier. L’artiste qui a créé sa page Facebook
pour prouver au monde qu’il existe semble sur la bonne voie pour être reconnu à
grande échelle dans la profession.
Sa voix demeure reconnaissable entre 1000. Son style, dont certaines touches rappellent celui de Jared Leto, réunit tous les éléments pour faire de lui LA prochaine star incontournable de la chanson folk. Rencontre avec l'auteur, compositeur, interprète israélien Asaf Avidan.
C'est avec le sourire aux lèvres qu'Asaf Avidan se remémore son anniversaire fêté sur scène quelques jours plus tôt, "on m'a fait une sacrée surprise". En effet, le 1er avril dernier alors qu'il jouait à guichet fermé au Trianon, c'est une salle comble qui lui a souhaité ses 32 printemps. L'artiste aux plus de 15 000 fans Facebook et qui atteint plus de 600 000 écoutes sur Youtube s'étonne pourtant encore de sa côte de popularité... Du cinéma à la musique
L'auteur-compositeur a cependant débuté sa carrière plutôt tardivement. Fils de parents diplomates, il est amené à voyager et passe 4 ans en Jamaïque. Par la suite, il étudie le cinéma d'animation à la Bezalel Academy of Arts and Design à Jérusalem. Déjà à l'époque, il est reconnu pour son talent puisqu'il remporte un prix au festival du film de Haifa grâce à son court-métrage de fin d'études "Find love now". Puis un grand tournant arrive dans sa vie, à la suite d'une séparation il quitte son travail dans l'animation et part vivre à Jérusalem pour se consacrer à la musique.
Autoportrait d'Asaf Avidan, mercredi 4 avril hôtel Royal Fromentin
Asaf Avidan & the Mojos
A 26 ans, le chanteur autoproduit son premier EP Now that you are leaving. Asaf s'entoure de 4 musiciens durant sa tournée : Ran Nir à la basse,
Yoni Sheleg à la batterie, Roi Peled à la guitare et Hadas Kleinman au
violoncelle, ils deviendront Asaf Avidan and the Mojos. Le groupe commence plutôt bien sa carrière puisqu'il réussit à arriver finaliste à la M.E.A.N.Y fest de New York, un festival de musique pour trouver des talents internationaux. En 2008 sort l'excellent album The Reckoning qui devient sans surprise disque d'or et de platine en 2009. La chanson "weak" est même utilisée dans la BO du film L'Arbre, réalisé par Julie Bertuccelli et dont le rôle principal est interprété par Charlotte Gainsbourg.
Weak interprété par Asaf Avidan and the Mojos
En 2009, le groupe refuse des offres
de labels européens pour autofinancer leur tournée. Asaf Avidan
s’explique : « J’ai créé avec mon frère mon propre label Telmavar
Records pour être aussi indépendant que possible. Évidement, le marché
européen et même le marché mondial ne sont pas aussi accessibles qu’ un territoire comme Israël. Il
s’agit de trouver le juste équilibre pour trouver un public plus large. Sans
aide, la démarche est perdue d’avance mais il ne faut pas perdre son intégrité.
Il y a 6 ans, quand je suis devenu musicien, j’ai été assez chanceux pour avoir
des offres de plusieurs labels mais quand je lisais leur contrat, j'étais dubitatif. Ils te prennent beaucoup et
te donnent peu. En créant mon propre label, je suis devenu un artiste qui peut commercialiser mon propre produit. Je
suis le seul qui peut décider au final de changer un son ou un refrain ».
En s’autoproduisant le groupe gagne donc de nombreuses libertés.
La même année, Asaf Avidan and the Mojos sort un
deuxième album “Poor Boy / Lucky Man”, il relate l’histoire d’un garçon né avec
un trou à la place du cœur. Encore une fois l’album devient disque d’or.
Jusqu’en 2011, le groupe ne cesse d’être en tournée et sort en 2010 Through the
Gale qui relate le voyage « aveugle et entêté d’un capitaine et de son
équipage loyal à la recherche de l’immortalité au royaume des Dieux ».
En 2011, Asaf Avidan décide de prendre un autre
tournant dans sa vie et quitte le groupe pour se lancer en tournée accompagné
d’une seule violoncelliste. Quand on lui demande aujourd’hui si un retour avec
The Mojos pourrait être envisagé, il balaye la question d’un non très éloquent.
"Avidan in a
box", une boite aux 19 titres acoustiques
Asaf Avidan trace donc désormais sa route seul avec un
très bel album sorti en mars 2012, « Avidan in a box (live acoustic
recording) » et à l’écouter il semble comblé par cette expérience.
« Cet album est un retour à mes débuts et en même temps il marque une
certaine évolution. Avant de rencontrer The Mojos, je jouais mes chansons
avec une guitare et un harmonica », cet album enregistré en 48 heures dans
une salle (et non pas un studio d’enregistrement) est donc un clin d’œil au
musicien qui faisait ses débuts en 2006 avec pour seule compagne sa guitare.
L’homme a tout de même acquis plus de prestance grâce à des scènes partagées
avec The Mojos et des grands noms comme Ben Harper, Bod Dylan ou Lou Reed. Quant à son écriture, elle
mérite d’être décortiquée en se plongeant dedans.
Un nouvel
album pour le début de l’été
Ce « workalcoholic » (selon ses propres mots)
sortira le premier single de son prochain album en juin 2012. Il décrit
l’album « moins acoustique, avec un mélange de plusieurs genres comprenant quelques
touches électroniques et plus de sons de clavier». « Maintenant que
je n’écris plus pour un groupe, j’écris différemment mais c’est toujours ma
voix, mes textes et cette même mélancolie ». L’artiste dont la voix a
souvent été comparée à celle de Janis Joplin se dit flatté par la comparaison
avec l’une des plus grandes vocaliste de notre temps mais espère que le public
oubliera cette étiquette avec le temps.
Aujourd’hui aucune collaboration n’est à l’ordre du
jour, il explique cela d’un air malicieux, cela provient « d'un manque de confiance en
soi mélangé avec une trop grande confiance en soi ». « J’ai un énorme
respect pour de nombreux artistes mais mon art est très personnel et je ne sais
pas vraiment comment m’y prendre pour collaborer avec quelqu’un d’autre que
moi. J’ai encore peu d’expérience dans ce métier donc je me sens en quelque
sorte sous-qualifié pour envisager une collaboration ».
On vient de toucher du doigt une facette de la personnalité
de l’artiste étonné par la rapidité avec laquelle sa carrière s’est enchaînée.
« C’est juste bizarre » souligne-t-il de façon très terre à terre.
« Je ne sais pas comment l’expliquer, c’est toujours un grand
questionnement pour moi, j'essaye d’arriver à comprendre pourquoi les gens payent pour
venir m’écouter ou même, sans dépenser d’argent me regardent sur YouTube. Tout
ce que je fais est si personnel. Je me demande toujours comment est-il possible
d’arriver à toucher autant de gens. Mais j’espère que le phénomène va continuer
de s’amplifier car j’adore ce que je fais. Quand je vois que Leonard Cohen qui à près de 80 ans repart en tournée, je me dis que moi aussi je veux continuer à jouer
aussi longtemps que possible. Et si des gens se déplacent pour venir me voir,
cela me donne une légitimité pour continuer. ». D’autant plus que le
musicien semble se complaire dans cette relation avec ses fans puisqu’il gère
sa page Facebook et répond personnellement à leurs commentaires.
Finalement, si Asaf Avidan cherche encore la raison
pour laquelle ses fans se multiplient, nous, nous avons trouvé, le chanteur est
un Artiste avec toutes les failles et les aptitudes que cela engendre. Mais
chut…laissons le chercher et continuer sa route.
A seulement 26 ans Richard Thompson peut se targuer de pouvoir compter ses semaines passées en tournées en années et d'être monté sur scène aux côtés d'artistes éclectiques comme l'Australienne Gabriella Cilmi révélée par sa chanson Sweet About Me, les Ecossais The Proclaimers, le groupe britannique de New Wave Ultravox et même la chanteuse américaine de jazz Madeleine Peyroux.
L’Anglais originaire de Newcastle-upon-Tyne commence
sa carrière à 15 ans et écrit sa première chanson « Angel In The
Undergrowth » en 2001, après avoir assisté au concert de U2 au
Manchester Evening News Arena. S’en suit 1 album et 3 EP
dont le dernier Cognitive Rules, sorti en décembre 2011, a été enregistré dans les studios
Trinity Heights de Newcastle puis masterisé dans les prestigieux studios Abbey
Road à Londres. « On y trouve du matériel des années 1960, 1970 qui
permet d’obtenir un son unique » se plait à souligner RJ.
« De plus, cette journée passée dans ces studios nous a permis de
travailler avec Geoff Pesche » qui a collaboré avec quelques grands noms de
la pop comme Coldplay ou Gorillaz afin de « parfaire chaque piste ».
"Fables", un titre aux touches jazzy
RJ Thompson a donc su s’entourer pour
confectionner Cognitives Rules aux 6 pistes prometteuses très pop.
Certains sons très jazzy comme celui de Fables prouvent
que le chanteur n’hésite pas à toucher à différents registres. « J’essaye
de me lancer des défis. Quand j’ai commencé à composer il y a 7 ou 8 ans,
j’écrivais des chansons très simples avec 3 ou 4 accords. Puis j’ai passé beaucoup de temps à côtoyer d’autre musiciens et
à apprendre à leurs côtés, donc avec le temps j'ai diversifié mon écriture et cela
a une influence non négligeable sur le son final. »
RJ Thompson trace sa route sans label, en tant qu'artiste indépendant et recèle d'idées pour se rapprocher de ses fans et "faire grandir sa communauté". Il lui est par exemple déjà arrivé d'envoyer un e-mail aux abonnés à sa newsletter pour leur demander quelles reprises ils aimeraient le voir interpréter. Les chanceux se sont vus dédiés la chanson qu'ils réclamaient.
Le jeune anglais admet tout de même qu'il n'est pas si facile que ça de vivre de sa passion mais reste optimiste, "de nos jours d'incroyables opportunités s'offrent aux artistes notamment sur Internet et de ce fait il est possible pour les artistes indépendants d'être aussi populaire que certains "grands" artistes rattachés à des maisons de disque".
Ce fan de Bruce Springsteen demeure insatiable dans ses découvertes, dernièrement il s'est essayé à la réalisation de clip pour sa chanson "Risk"et sera déjà de retour en studio dans l'année. Nul ne sait ce qu'il nous réserve dans les prochains mois...