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jeudi 31 mai 2012

Maxence Cyrin, un trait d'union entre les styles


Maxence Cyrin comptabilise trois albums à son actif, des collaborations avec des grands couturiers qui ont de quoi rendre jaloux de nombreux professionnels et pourtant son nom demeure peu connu du grand public. De nos jours être compositeur, pianiste et orchestrateur sans être chanteur, signifie-t-il ne pas être "bankable"? Maxence Cyrin veut prouver le contraire.

Autoportrait le mercredi 23 mai chez Ginette, Montmartre
L'artiste n'explique pas vraiment sa vocation pour la musique. Il se remémore pourtant une maman qui écoutait beaucoup de musique classique, l'accès à sa collection de vinyles, ainsi que sa "première émotion musicale: Une nuit sous le mont chauve de Modeste Moussorgski". Puis, le jeune garçon s'attèle à son éducation artistique: à l'âge de 7 ans il commence le solfège et à 9 ans le piano. A 10 ans à peine, il réalise sa première composition, "le morceau s'appelait "Danse des Indes", je m’en rappelle encore, j'avais voulu reproduire le son des Indiens d'Amérique". Le garçon possède donc déjà quelques prédispositions pour la musique.
A son entrée au Conservatoire de Besançon, Maxence Cyrin se plait à dire qu'il avait déjà un passé de "showman", "au collège, j'interprétais des morceaux comme I was made for lovin' you de Kiss devant mes camarades". "Mais là où je me suis le plus épanoui demeure au lycée, en classe A3 (lettre et musique) l'éducation musicale était moins rigide qu'au Conservatoire".

"Je voulais être prix au sérieux "
Après de telles études, il ne paraît pas anormal que Maxence commence sa vie professionnelle en travaillant dans une "radio anarchiste locale".  Dans le studio, il s'opposait au quota de chansons françaises en diffusant des groupes anglais de cold wave. A cette période, il découvre alors la musique industrielle et se met à la musique électronique. Puis une certaine routine s'installe: tous les 6 mois, il part à Paris pour s'approvisionner en musiques. "Je repérais alors les labels qui m'intéressaient et je leur envoyais des K7. Peek a Boo Records à Lille a été le premier label à me répondre." Les premiers maxi de l'artiste s'orientent vers un style techno trance. 

A 25 ans, Maxence pose ses valises à Paris «pour faire de la musique ». Il apprend par cœur tous les opéras de Wagner et devient « crooner pop » dans des soirées où il effectue de nombreuses reprises comme Born to be Alive "façon Elvis à Las Vegas". En parallèle, Maxence continue son expérience à la radio puisqu’il réalise pour radio Nova des portraits chantés des invités de la station. Puis lassé de ne pas être pris au sérieux, le jeune homme se concentre sur son objectif, la musique.

De Chanel à Lanvin…
En 2005, Maxence Cyrin sort Modern Rhapsodies puis Novö Piano en 2009, des albums de reprises où les arrangements de morceaux comme Where is my mind des Pixies ou Crazy in love de Beyoncé, leur donnent un deuxième souffle de vie. Le pianiste, lui, explique interpréter des morceaux « façon Erik Satie ». Des styles de musique très différents se rencontrent alors et génèrent une certaine méfiance du milieu professionnel, ce qui agace quelque peu Maxence. « Dans l’art contemporain et dans la mode, c’est très admis de détourner et de réinventer des styles avec d’autres styles existants à l’exemple d’Andy Warhol. Personne ne dit à Warhol qu’il n’a rien inventé. J’effectue un travail artisanal car je reprends et décortique toutes les mélodies ». Un travail qui au final s’apparente à celui des stylistes.
Maxence commence d’ailleurs à bien connaître le monde de la mode puisqu’il travaille également au service de grands couturiers. Dernièrement, il a joué pour le défilé Chanel à Versailles où il a adapté en 15 jours des morceaux électro pop comme ceux de Metronomy ou Empire of the Sun au clavecin et trio à cordes. Le musicien a également collaboré aux 10 ans d’Albert Elbaz chez Lanvin à Paris, puis à Pékin; l’objectif : « mélanger une musique au piano avec de la techno minimale très froide et industrielle à partir d’une bande son faite par Ariel Wizman ».  L’orchestrateur se remémore cette collaboration en imitant le grand couturier lui dicter des consignes « Tu vois Max, j’ai envie que ça soit la rencontre de la beauté et de l’horreur ». Au musicien ensuite de se débrouiller avec la consigne…
Dans le milieu de la mode, l’artiste évolue alors dans un monde plus ouvert à l’avant-gardisme. « Ces adaptations sont mieux perçues que dans le secteur de la musique qui a du mal à me classer dans des cases et ce, malgré 2 millions de vues sur Youtube » constate Maxence. Difficile donc de parier sur un artiste que l’on ne peut ni classer dans les cases rock, jazz, pop, classique ou techno. Le désir de monter sur scène reste alors inassouvi pour le pianiste.

The Fantasist, « un moi onirique »
Malgré le manque de confiance des promoteurs pour produire une musique inclassable, Maxence ne se lasse pas de faire des albums. Avec The Fantasist (mars 2012), l’homme dévoile pour la première fois ses propres compositions. « Je commençais à être frustré de ne faire que des reprises et j’avais assez rendu hommage à des artistes ». Il décrit cet album comme « la bande originale d’un film imaginaire ». « J’étais mélancolique quand j’ai créé cet album mais la tristesse est faite pour être transcendée en quelque chose de beau » qui a pris la forme de cet album de 12 pistes. Maxence reste rêveur quand il décrit The Fantasist, ce personnage « pourrait exister s’il avait beaucoup d’argent car il aurait la possibilité d’être en dehors de la réalité ».

L’artiste enchaîne donc les projets, il pense d’ailleurs depuis 5 ans à son prochain album plus électronique : de la «space pop, de la musique planante mais qui restera pop dans l’écriture » et qui comprendra « beaucoup de synthés analogiques » ; programmé pour 2013. Il endosse même la casquette de directeur artistique pour le chanteur Nicolas Comment et a travaillé au piano mécanique l’adaptation, pour la galerie Perrotin, de l’album My God is Blue de Sébastien Tellier. L’artiste qui a créé sa page Facebook pour prouver au monde qu’il existe semble sur la bonne voie pour être reconnu à grande échelle dans la profession.

 Maxence Cyrin - Eye of the storm

Maxence Cyrin online

mardi 10 avril 2012

Dans la boite à trésors d'Asaf Avidan

Sa voix demeure reconnaissable entre 1000. Son style, dont certaines touches rappellent celui de Jared Leto, réunit tous les éléments pour faire de lui LA prochaine star incontournable de la chanson folk. Rencontre avec l'auteur, compositeur, interprète israélien Asaf Avidan.

C'est avec le sourire aux lèvres qu'Asaf Avidan se remémore son anniversaire fêté sur scène quelques jours plus tôt, "on m'a fait une sacrée surprise". En effet, le 1er avril dernier alors qu'il jouait à guichet fermé au Trianon, c'est une salle comble qui lui a souhaité ses 32 printemps. L'artiste aux plus de 15 000 fans Facebook et qui atteint plus de 600 000 écoutes sur Youtube s'étonne pourtant encore de sa côte de popularité...

Du cinéma à la musique
L'auteur-compositeur a cependant débuté sa carrière plutôt tardivement. Fils de parents diplomates, il est amené à voyager et passe 4 ans en Jamaïque. Par la suite, il étudie le cinéma d'animation à la Bezalel Academy of Arts and Design à Jérusalem. Déjà à l'époque, il est reconnu pour son talent puisqu'il remporte un prix au festival du film de Haifa grâce à son court-métrage de fin d'études "Find love now". Puis un grand tournant arrive dans sa vie, à la suite d'une séparation il quitte son travail dans l'animation et part vivre à Jérusalem pour se consacrer à la musique.


Autoportrait d'Asaf Avidan, mercredi 4 avril hôtel Royal Fromentin
Asaf Avidan & the Mojos
A 26 ans, le chanteur autoproduit son premier EP Now that you are leaving. Asaf s'entoure de 4 musiciens durant sa tournée : Ran Nir à la basse, Yoni Sheleg à la batterie, Roi Peled à la guitare et Hadas Kleinman au violoncelle, ils deviendront Asaf Avidan and the Mojos. Le groupe commence plutôt bien sa carrière puisqu'il réussit à arriver finaliste à la M.E.A.N.Y fest de New York, un festival de musique pour trouver des talents internationaux. En 2008 sort l'excellent album The Reckoning qui devient sans surprise disque d'or et de platine en 2009. La chanson "weak" est même utilisée dans la BO du film L'Arbre, réalisé par Julie Bertuccelli et dont le rôle principal est  interprété par Charlotte Gainsbourg.

Weak interprété par Asaf Avidan and the Mojos

En 2009, le groupe refuse des offres de labels européens pour autofinancer leur tournée. Asaf Avidan s’explique : « J’ai créé avec mon frère mon propre label Telmavar Records pour être aussi indépendant que possible. Évidement, le marché européen et même le marché mondial ne sont pas aussi accessibles qu’ un territoire comme Israël. Il s’agit de trouver le juste équilibre pour trouver un public plus large. Sans aide, la démarche est perdue d’avance mais il ne faut pas perdre son intégrité. Il y a 6 ans, quand je suis devenu musicien, j’ai été assez chanceux pour avoir des offres de plusieurs labels mais quand je lisais leur contrat, j'étais dubitatif. Ils te prennent beaucoup et te donnent peu. En créant mon propre label, je suis devenu un artiste qui peut commercialiser mon propre produit. Je suis le seul qui peut décider au final de changer un son ou un refrain ». En s’autoproduisant le groupe gagne donc de nombreuses libertés.

La même année, Asaf Avidan and the Mojos sort un deuxième album “Poor Boy / Lucky Man”, il relate l’histoire d’un garçon né avec un trou à la place du cœur. Encore une fois l’album devient disque d’or. Jusqu’en 2011, le groupe ne cesse d’être en tournée et sort en 2010 Through the Gale qui relate le voyage « aveugle et entêté d’un capitaine et de son équipage loyal à la recherche de l’immortalité au royaume des Dieux ».
En 2011, Asaf Avidan décide de prendre un autre tournant dans sa vie et quitte le groupe pour se lancer en tournée accompagné d’une seule violoncelliste. Quand on lui demande aujourd’hui si un retour avec The Mojos pourrait être envisagé, il balaye la question d’un non très éloquent.

"Avidan in a box", une boite aux 19 titres acoustiques
Asaf Avidan trace donc désormais sa route seul avec un très bel album sorti en mars 2012, « Avidan in a box (live acoustic recording) » et à l’écouter il semble comblé par cette expérience. « Cet album est un retour à mes débuts et en même temps il marque une certaine évolution. Avant de rencontrer The Mojos, je jouais mes chansons avec une guitare et un harmonica », cet album enregistré en 48 heures dans une salle (et non pas un studio d’enregistrement) est donc un clin d’œil au musicien qui faisait ses débuts en 2006 avec pour seule compagne sa guitare. L’homme a tout de même acquis plus de prestance grâce à des scènes partagées avec The Mojos et des grands noms comme Ben Harper, Bod Dylan ou Lou Reed. Quant à son écriture, elle mérite d’être décortiquée en se plongeant dedans.

Un nouvel album pour le début de l’été
Ce « workalcoholic » (selon ses propres mots) sortira le premier single de son prochain album en juin 2012. Il décrit l’album « moins acoustique, avec un mélange de plusieurs genres comprenant quelques touches électroniques et plus de sons de clavier». « Maintenant que je n’écris plus pour un groupe, j’écris différemment mais c’est toujours ma voix, mes textes et cette même mélancolie ». L’artiste dont la voix a souvent été comparée à celle de Janis Joplin se dit flatté par la comparaison avec l’une des plus grandes vocaliste de notre temps mais espère que le public oubliera cette étiquette avec le temps.

Aujourd’hui aucune collaboration n’est à l’ordre du jour, il explique cela d’un air malicieux, cela provient « d'un manque de confiance en soi mélangé avec une trop grande confiance en soi ». « J’ai un énorme respect pour de nombreux artistes mais mon art est très personnel et je ne sais pas vraiment comment m’y prendre pour collaborer avec quelqu’un d’autre que moi. J’ai encore peu d’expérience dans ce métier donc je me sens en quelque sorte sous-qualifié pour envisager une collaboration ».

On vient de toucher du doigt une facette de la personnalité de l’artiste étonné par la rapidité avec laquelle sa carrière s’est enchaînée. « C’est juste bizarre » souligne-t-il de façon très terre à terre. « Je ne sais pas comment l’expliquer, c’est toujours un grand questionnement pour moi, j'essaye d’arriver à comprendre pourquoi les gens payent pour venir m’écouter ou même, sans dépenser d’argent me regardent sur YouTube. Tout ce que je fais est si personnel. Je me demande toujours comment est-il possible d’arriver à toucher autant de gens. Mais j’espère que le phénomène va continuer de s’amplifier car j’adore ce que je fais. Quand je vois que Leonard Cohen qui à près de 80 ans repart en tournée, je me dis que moi aussi je veux continuer à jouer aussi longtemps que possible. Et si des gens se déplacent pour venir me voir, cela me donne une légitimité pour continuer. ». D’autant plus que le musicien semble se complaire dans cette relation avec ses fans puisqu’il gère sa page Facebook et répond personnellement à leurs commentaires.

Finalement, si Asaf Avidan cherche encore la raison pour laquelle ses fans se multiplient, nous, nous avons trouvé, le chanteur est un Artiste avec toutes les failles et les aptitudes que cela engendre. Mais chut…laissons le chercher et continuer sa route.


Reckoning Song (One Day) by Asaf Avidan




                                                
Asaf Avidan online
Site Internet
Facebook
Vimeo 
Bandcamp 


























































































samedi 31 mars 2012

RJ Thompson, l'étoile montante de la pop anglaise

RJ Thompson autoportrait, le 19 mars 2012


A  seulement 26 ans Richard Thompson peut se targuer de pouvoir compter ses semaines passées en tournées en années et d'être monté sur scène aux côtés d'artistes éclectiques comme l'Australienne Gabriella Cilmi révélée par sa chanson Sweet About Me, les Ecossais The Proclaimers, le groupe britannique de New Wave Ultravox et même la chanteuse américaine de jazz Madeleine Peyroux.

L’Anglais originaire de Newcastle-upon-Tyne commence sa carrière à 15 ans et écrit sa première chanson « Angel In The Undergrowth » en 2001, après avoir assisté au concert de U2 au Manchester Evening News Arena. S’en suit 1 album et 3 EP dont le dernier Cognitive Rules, sorti en décembre 2011, a été enregistré dans les studios Trinity Heights de Newcastle puis masterisé dans les prestigieux studios Abbey Road à Londres. « On y trouve du matériel des années 1960, 1970 qui permet d’obtenir un son unique » se plait à souligner RJ. « De plus, cette journée passée dans ces studios nous a permis de travailler avec Geoff Pesche » qui a collaboré avec quelques grands noms de la pop comme Coldplay ou Gorillaz  afin de « parfaire chaque piste ».

"Fables", un titre aux touches jazzy
RJ Thompson a donc su s’entourer pour confectionner Cognitives Rules aux 6 pistes prometteuses très pop.
Certains sons très jazzy comme celui de Fables prouvent que le chanteur n’hésite pas à toucher à différents registres. « J’essaye de me lancer des défis. Quand j’ai commencé à composer il y a 7 ou 8 ans, j’écrivais des chansons très simples avec 3 ou 4 accords. Puis j’ai passé beaucoup de temps à côtoyer d’autre musiciens et à apprendre à leurs côtés, donc avec le temps j'ai diversifié mon écriture et cela a une influence non négligeable sur le son final. »

RJ Thompson trace sa route sans label, en tant qu'artiste indépendant et recèle d'idées pour se rapprocher de ses fans et "faire grandir sa communauté". Il lui est par exemple déjà arrivé d'envoyer un e-mail aux abonnés à sa newsletter pour leur demander quelles reprises ils aimeraient le voir interpréter. Les chanceux se sont vus dédiés la chanson qu'ils réclamaient. 
Le jeune anglais admet tout de même qu'il n'est pas si facile que ça de vivre de sa passion mais reste optimiste, "de nos jours d'incroyables opportunités s'offrent aux artistes notamment sur Internet et de ce fait il est possible pour les artistes indépendants d'être aussi populaire que certains "grands" artistes rattachés à des maisons de disque".

Ce fan de Bruce Springsteen demeure insatiable dans ses découvertes, dernièrement il s'est essayé à la réalisation de clip pour sa chanson "Risk"et sera déjà de retour en studio dans l'année. Nul ne sait ce qu'il nous réserve dans les prochains mois...

 "Risk" by RJ Thompson


Concerts:
28 avril - Newcastle
18 mai - Darlington

RJ Thompson online

 

jeudi 23 février 2012

In love with The Puppini Sisters

Vogue les a décrites comme "fabuleuses", New Woman magazine a consenti à admettre que "nous voulons toutes leur ressembler", c'est donc officiel les journaux anglophones sont tombés sous le charme du trio féminin de pop, jazz britannique The Puppini Sisters.

 The Puppini Sisters (album Hollywood - 2011) sera le 30 juin 2012 à l'Olympia (Paris)

Ce groupe de pin-up au style kitsch, rétro et burlesque se compose de trois drôles de dame, l'italienne Marcella Puppini et les anglaises Stephanie O'Brien et Kate Mullins. Victimes de leur succès, comprenant des reprises très sollicitées comme Crazy in love de Beyoncé Knowles, le groupe ne cesse de se produire dans le monde entier.  


Pour la Saint-Valentin Marcella, qui a créé en 2007 un orchestre entièrement féminin The Forget Me Nots, s'est posée entre deux concerts pour se rappeler ses meilleurs souvenirs liés à l'amour...

Marcella, what is the best city to be on Valentine's day?
Any city that my husband and I both happen to be in. I am often away on Valentine's day, so if I managed to be with him I could even be in a tent on the Siberian tundra and be perfectly happy.

What was your best Valentine's day?
I have only ever managed to spend one Valentine's day with my husband in the 8 years we have been together, so of course that was my best. I think it was three or four years ago, and we just stayed at home and had a beautiful dinner together and just enjoyed each other company. I like simple things when it comes to love: juse being together is enough! Plus, my husband is always very romantic.
Have your fans ever done crazy things to show you their love?
One guy tattooed Puppini on his belly button. He asked me permission first as it's my surname, but I thought it was very sweet!

What is the craziest thing you have ever done for love?
Well, I have never tattooed anyone's name on myself! My husband has my name and my favourite flower tattooed on his right arm, but then he's definitely the more romantic one in our relationship.
I have never done anything that crazy, really, but when I first met him he was just about to go to Denmark for two months to work in a circus, and I just had to go and see him. I had never done that for anyone, and that's how I knew I'd fallen in love with The One.



Discographie

Betcha Bottom Dollar (2006) 

The Rise and Fall of Ruby Woo (2007) 

Christmas With the Puppini Sisters (2010) 

Hollywood (2011)

 

The Puppini Sisters

Site officiel 

Facebook 

Twitter 


 

dimanche 19 février 2012

David Abel, from New Zealand to Paris with his folk


                                                     Jeudi 9 février, David Abel autoportrait au café restaurant Le Gymnase
A 28 ans, le britanico néo-zélandais David Abel a déjà usé plusieurs sacs de voyage avant de se fixer à Paris. Personne ne l’attendait et pourtant c’est dans la ville lumière qu’il a posé ses valises après un périple de près de deux ans en Australie. Rencontre avec l’artiste qui s’exprime dans un français quasi parfait.
De sa Nouvelle-Zélande natale, David Abel a acquis son goût prononcé pour la musique grâce à des grands-parents  propriétaires d’un magasin de musique, des parents collectionneurs de vinyles et une tante multi instrumentistes avec pas moins de 30 instruments à son palmarès ! Les premières notes de David commencent lorsqu’ils subtilisent la guitare de son frère puis, trouvant l’exercice plaisant, il continue l’aventure en montant des groupes jusqu’à ses années fac. A la fin de ses études, l’étudiant en lettres travaille dans un magasin de musique puis une combinaison de facteurs le pousse à abandonner son poste : le salaire, peu gratifiant ; son groupe qui se sépare et la rupture avec sa copine de l’époque. Le chanteur autodidacte se trouve à l’orée d’un voyage à travers les frontières.
Première destination, Sydney
Pour son premier voyage, David décide de rendre visite à son frère en Australie. Vivre de sa musique lui semblait plus facile à Sydney : « il y a plus de monde, plus de bars qu’en Nouvelle-Zélande ». Le musicien fait ainsi ses débuts en tant que chanteur solo dans des bars: « C’est cliché mais être seul sur scène c’est perturbant, tu te sens vraiment nu, si tu foires une chanson ça s’entend ! ». « Cette expérience a été très formatrice, si tu réussis à retenir l’attention d’un public pendant 45 minutes avec simplement une guitare acoustique et une voix, c’est significatif ! ».  Deux ans passent, David parcourt le désert australien puis décide d’aller explorer ses origines. Le Néo-zélandais de grands parents anglais est un peu frustré de n’apparaître « anglais que sur le papier », en 2007 il fait ses valises pour Londres.
Deuxième « escale », Paris
L’escale prévue à l’origine pour quelques jours à Paris se transforme en années.  David ne quitte pas sa guitare et sort son premier EP en 2009 « The Charming Ruins ».  Le chanteur garde un œil critique sur ce premier opus qu’il n’aime pas trop « malgré les bonnes idées ». « Je chantais pas mal mais le chant est moins bien réussi que maintenant, je n’osais pas explorer ma voix, je n’avais pas encore ma tessiture actuelle ». L’autocritique semble plutôt dure puisque cet EP amène tout de même David dans un festival où il se produit juste avant le groupe français Pony, Pony, Run, Run.
Puis pendant 18 mois, David se consacre à la création de Beyond the black sea, sorti le 30 janvier 2012. Pour cet album, il s’entoure de Chloé Dunn, au violon, Valentin Mussou au banjo, à la guitare, de Jérémie Lainé à la batterie, aux percussions, Julia Drouot, au piano. David ne tarie pas d’éloges sur son groupe, « Valentin est doué pour la production, quand tu cherches un son, il le trouve ; c’est un très bon musicien qui est allé au conservatoire, quand tu lui joues tes chansons, il analyse les sons interprétés ».
L’album poussé par le prix Paris jeunes talents, retrace le parcours du globetrotteur. Il évoque « des personnages rencontrés » pendant ses voyages, des récits d’amis et des conversations écoutées aux portes,  le chanteur explique en souriant : « C’est un exercice que j’aime bien faire, je ne fais pas ça tout le temps mais ça m’a déjà inspiré pour des écrire des chansons ! ». Beyond the black sea contient une partie des influences de David, le titre « Madame Ray » explore les rythmes de bossa nova, le chanteur compare les guitares inversées de « Jesus Gun » à celle des Beatles et certains sons font appel à la musique country .
Les influences du chanteurs constituent donc une occasion pour rebondir sur les dernières critiques faites à Lana Del Rey ou même Lady Gaga, tout comme ces chanteuses, David Abel prendrait-il  des vieux sons pour faire du neuf ? « Au début j’étais attiré par la musique des années 60 mais pendant la production de l’album, je n’ai pas essayé de créer un album vintage d’autant plus que quand tu enregistres avec une ordinateur tu peux te permettre des créations que tu ne pouvais pas faire il y a 40 ans. J’écoute aussi beaucoup de nouveaux groupes comme The Vampire Weekend, il me semble que  ça doit avoir une influence sur ma musique. Concernant Lady Gaga c’est une musicienne avec beaucoup de talents et elle a un regard meilleur que le mien pour comprendre ce qui va être à la mode. Je veux juste que ma musique sonne correctement, elle, ses sons sont produits pour passer à la radio »
Certes les compositions de David Abel sont bercées par des influences anciennes mais c’est sans doute grâce à cela que Beyond the black sea se laisse aussi facilement écouter. L’album mérite que l’on prenne du temps pour décortiquer ses pistes, maintenant reste à espérer que le globetrotteur ne veuille pas reprendre son sac de voyage en quittant Paris pour de nouvelles frontières.

 Every Corner par David Abel en session acoustique pour Camille Green
David Abel online

David Abel sur scène
2 mars: Le bouillon belge (Paris 20ème)
5 avril:  Les ballades sonores - showcase acoustique dans le magasin (Paris 18ème)
30 avril: L'international (Paris 11ème)


samedi 31 décembre 2011

Julien Ribot, le Frenchie qui ose toucher à la langue de Shakespeare avec "Songs for Coco"



                                            17 décembre 2011, Julien Ribot autoportrait, Place verte
Julien Ribot n’a pas vraiment le profil de l’artiste au vu de son baccalauréat : un bac C obtenu avec une moyenne de 16 en maths et ce, avec un an d’avance. Et pourtant c’est pendant sa jeunesse qu’il fait des rencontres déterminantes. Elles l’ont amené à être diplômé en 1995 de l’Ecole supérieure d’arts graphiques Penninghen et à sortir le 23 janvier 2012, son quatrième disque, l’EP « Songs for Coco », dédié à sa fille.
Julien n’a pas 10 ans quand il commence les cours de piano, très vite il se met à composer des mélodies. Difficile d’analyser cette aptitude, le chanteur avance diverses possibilités : une « vie antérieure », « bébé est-ce que j’ai entendu des chansons à la radio ? », le diamant de la platine vinyle de ses parents qui, enfant, le fascinait.
En 3ème, il se trouve un ami qui dessine sur les tables au fond de la classe et caricature les professeurs. Même en étant un très bon élève, « j’étais toujours copain avec les « nerds », les gens bizarres ». Rapidement les deux garçons commencent à sécher les cours pour écouter The Velvet Underground, The Doors, Miles Davis. Julien se désintéresse alors des maths et veut intégrer une école de dessin. Il part  s’installer à Paris à l’âge de 17 ans. En 1995 il est diplômé et commence sa carrière d’illustrateur.
Une autre rencontre lui permet d’avancer dans ses projets musicaux, celle avec Kahimie Karie, une chanteuse japonaise proche de Philippe Katerine. Elle aime sa musique et lui demande de composer pour elle, Julien s’exécute. Il commence à côtoyer le monde de la musique professionnelle. De 2001 à 2008, il sort trois albums (Hôtel Bocchi, La métamorphose de Caspar Dix, Vega) mais reste déçu par l’attitude de sa maison de disque de l’époque, pas assez impliquée dans le développement de son image. De 2008 à 2011, Julien gagne sa vie en créant des musiques pour des publicités, en exposant ses dessins, il écrit des nouvelles pour la revue littéraire Bordel créée en 2003 par Frédéric Beigbeder et Stéphane Million, fait ses propres films d’animation. L’artiste touche à tout.
« Songs for coco » un voyage auprès de sa muse 
La prochaine étape dans la carrière de Julien Ribot reste devant lui, avec la sortie de « Songs for Coco » le 23 janvier 2012. A 38 ans, avec ce quatrième opus il manie avec habileté la langue anglaise, « exactement ce qu’il ne faut pas faire en ce moment » souligne le chanteur amusé de défier les maisons de disques frileuses quant à l’idée de signer un artiste français avec des chansons en anglais. « Avec l’anglais tu peux aborder des thèmes plus intellectuels sans que cela ne paraisse pédant ou des choses très simples sans que cela ne paraisse bête ».
Dans ce voyage et avec des rythmes pop entrainants, Julien accompagne ses auditeurs auprès de sa muse Annabelle, leur raconte des histoires d’amour en les plongeant dans le monde de l’art contemporain avec « Cyclop », une référence à la l’œuvre du Suisse Jean Tinguely et de sa femme Niki de Saint Phalle. Il fait preuve de fortes connaissances musicales lorsqu’il fait référence à Moondog, le muscien américain, inventeur de nombreux instruments.
« Je suis conscient que je ne rentre pas dans le cadre d’une musique commerciale et je n’ai d’ailleurs pas comme ambition de vendre des millions de disques ». Il n’est donc pas toujours facile de monter financièrement des projets, c’est pourquoi son prochain clip « Love » est cofinancé par des internautes via le site internet Kisskissbankbank. Le chanteur se donne les moyens de réussir puisqu’une célèbre jeune actrice  - dont le nom ne peut pas encore être révélé - figurera dans ce clip.
2012, reste encore en chantiers puisque Julien aimerait trouver une maison de disque et avoir du temps pour ses très nombreux projets. Une chose demeure acquise lorsque l’on écoute son message vocal où sa fille déclare amusée «Bonjour vous êtes bien sur le répondeur du célèbre chanteur Julien Ribot », sa première fane reste conquise !

 Les liens web vers Julien Ribot

lundi 5 décembre 2011

François & the Atlas Mountains à la conquête de l'hexagone et même plus si affinités


François, Robert et Amaury, trois membres de François & the Atlas Mountains les 27 & 28 novembre

Révélation du Printemps de Bourges, "jeunes talents" de Rock en Seine 2011, en première partie d’Anna Calvi, le groupe François & The Atlas Mountains a de beaux jours devant lui.
« Indie pop » pour les uns, « alternative folk » pour les autres il est difficile de se mettre d’accord pour définir le genre musical de François & The Atlas Mountains et pour cause, le groupe reste en constante évolution.
Leader français du groupe, François est parti pendant 7 ans puiser son inspiration à Bristol en Angleterre, « une ville où je savais que je serai entouré par la musique » souligne le chanteur. Tout commence alors qu’il est bénévole au Cube cinéma, « un vivier d’artistes », il y rencontre le violoniste et le joueur de harpe présents sur son premier album. «J’ai emprunté un enregistreur quatre pistes, j’ai fait le tour des vides grenier pour trouver un clavier, en jouet ». L’artiste se fait la main et auto-produit ainsi trois albums jusqu’en 2008 où il rentre en France, pour se remettre en question. « A force d’être en tournées, j’ai perdu mon travail d’assistant de français.  La Grande Bretagne a un mode de vie particulier, le travail et l’argent finissent par prendre le dessus ».
Plaines inondables sort en 2009, François s’y entoure d’une formation symphonique du pays basque, « Unkle Jelly Fish ». Le chanteur se rappelle avec plaisir que pour la première fois un de ses albums bénéficie  « d’une vraie distribution ». 2010 marque un tournant, le groupe effectue assez de concerts pour pouvoir vivre modestement de sa musique. « Beaucoup d’artistes ont eu un rythme de vie qu’ils n’auraient pas dû avoir dans les année 1990. Aujourd’hui j’aspire à un niveau de vie de l’ordre de la décence : pouvoir m’acheter à manger, payer mon loyer et acheter du matériel pour ma musique » plaide le chanteur au nom du groupe.
François & The Atlas Mountains, un groupe dont le chiffre reste indéfini
Mais qui sont François & The Atlas Mountains ? La réponse demeure floue puisque le groupe est extensible en fonction des amis qui viennent apporter leur contribution plus ou moins longtemps. Le dernier opus  « E Volo Love », sorti en France le 3 octobre 2011, s’est doté de la participation d’Amaury Ranger, «un musicien hors pair qui a un goût affirmé pour le groove » et qui permet au groupe de « s’orienter vers une musique universelle » ; Robert Hunter le batteur, lui, apporte des influences pop.
François constate mystérieusement que le titre de l'album « E Volo Love », palindrome signifiant « Et je vole mon amour », résonne comme « une formule magique ». Le titre laisse donc planer un certain mystère autour de l'album aux accents pop et où il faut se plonger pour se laisser immerger par le style du groupe. Le son de François semble se bonifier avec le temps, même si le chanteur de 29 ans constate qu’au contraire, lui, perd du plaisir avec l’âge: « J’ai fait le tour de beaucoup  de procédés de création, rencontré de nombreux musiciens, je m’émerveille moins qu’à mes débuts ». Pourtant lorsque François évoque la chance de pouvoir un jour arriver à amener son groupe sur la scène de l'Olympia, il semble aussi enjoué qu’un enfant. 
Piscine live par François & The Atlas Mountains

François & The Atlas Mountains sur scène:
December 9th: FR Le Camij, Niort
December 15th: FR Le Cargö, Caen
December 16th:FR Le temps Machine, Tours
January 12th: Eurosonic, Nederland
January 18th: FR Nantes, Bis fest
January 22nd: UK Celtic Connections, Scotland
January 25th: UK Slaughtered Lamb, London
January 26th: Uk Brighton
January 27th: Uk Bristol, MotorcycleShowroom
January 28th: Uk Gateshead
Feb 1st: UK Reading
Feb 2nd : Uk Shepheard's Bush Empire, London
Fev 13 : Paris Café De La Danse

lundi 21 novembre 2011

MELTONES : « On savait qu’il avait travaillé avec le groupe PHOENIX»


                                                     3 Meltones sur 4 au Gymnase, autoportrait le mardi 15 novembre
The Kooks, Phoenix, de prestigieux noms de groupes affluent pour comparer Meltones, le groupe pop-rock français âgé de 20 à 22 ans. Le début de carrière des quatre garçons ressemble à un scénario hollywoodien.
Daniel, Etienne, Pierre et Thomas se rencontrent au collège et se lient d’amitié grâce à des passions communes : le skateboard et la musique. En 4ème, ils fondent un groupe, pas toujours pris au sérieux puisqu’en « balance » ils étaient surnommés « les petits lapins ». Eux mêmes aujourd’hui reconnaissent certaines faiblesses aux prestations de l’époque.
Du « home made studio » à la signature chez My Major Company
Au lycée, le groupe commence à composer leurs propres titres. Aidée par une copine de classe, Margaux, la bande fait des tremplins et là « c’est l’éclate, on s’est rendu compte que la scène c’est jouissif ». Meltones trouve son style « pop rock tropical », traduction : « de la pop anglaise, des années 70 et d’aujourd’hui ». Margaux leur trouve des dates et même un studio pour faire une première maquette alors qu’ils n’ont que 16, ans pour le plus jeune. Bilan : « ce premier essai studio nous a beaucoup appris ». « Après cette expérience, on a commencé à composer des chansons qui nous représentaient plus  mais cette fois dans un studio aménagé chez nous». Margaux a joué un rôle déterminant dans la suite de leur carrière, puisqu’en Terminal sans en parler aux garçons la jeune fille envoie des chansons signées Meltones à My Major Company, le label communautaire qui permet à des internautes de financer des projets musicaux. Alors qu’Etienne est en vacances à l’étranger, il reçoit un coup de téléphone du co-fondateur de My Major Company, Michaël Goldman, sans comprendre le lien de parenté avec le chanteur, et apprend que le projet de Meltones est retenu. En mai 2008, Daniel Ventura, Etienne Lunzo, Pierre Duval et Thomas Valencelle signent leur premier contrat musical. Les dés sont lancés mais l’avenir reste incertain puisqu’il faut attendre 8 mois pour que Meltones récoltent 700 000 euros via  les dons des 923 internautes contributeurs et puissent donc avoir l’opportunité d’enregistrer avec un matériel de professionnels.
52 jours d’immersion en studio
Le groupe est entouré par deux pointures : Phillipe Zdar connu pour avoir travaillé avec Phoenix - ce qui n’a pourtant pas mis de pression particulière au groupe - supervisait le projet et Florent Livet, constamment en studio. Durant ces 52 jours d’enregistrement, la collaboration est riche en apprentissages : « Ils nous ont appris à enregistrer correctement », « on a revu nos méthodes de travail, notre façon de penser la musique, à réfléchir à la musique en terme de tensions, de relâchement. Maintenant on reconnaît un son ». « Philippe nous a montré qu’il ne faut pas avoir peur d’aller loin dans son idée ».
Pierre a écrit en anglais les textes des 11 chansons de l’album « Nearly Colored » sorti le 6 juin, le passage à l’âge adulte et ses interrogations y sont relatées. Difficile encore pour le groupe d’arriver à gagner sa vie en jouant mais leur musique les a déjà emmenés au-delà des frontières françaises : à Glasgow et Lausanne par exemple. Le futur reste flou, le plan B : « arriver à bien jouer en live ».
Leur musique pop est entrainante et ramène dans les contrées anglaises explorées par The Kooks, le jeune âge des quatre français n’a pas pollué le niveau musical de l’album. Espérons qu’ils sachent aussi bien s’entourer au moment de produire le deuxième opus. Mais le groupe vit au jour le jour, aujourd’hui, ils se préparent pour leur scène de demain, à la Maroquinerie.
                              Meltones Don't Stop Breathing

MELTONES sur scène
22/11/2011
LA MAROQUINERIE (Paris)


23/11/2011
Club Laiterie (Strasbourg)


25/11/2011
Arcade (Notre Dame de Gravenchon)


26/11/2011
Le Rack' Am (Bretigny sur Orge)

01/12/2011
Bars en Trans (Rennes)


02/12/2011
Le Florida (Agen)


10/12/2011
La Luciole (Herblay)


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